Un texte posté il y a quelques temps dans la section "sur une saison - l'hiver vient", je le soumets ici à votre lecture.
Le passé en lestage
Ce matin à pas lents, le passé pour bagages
Je pars sans savoir où, je flâne à travers bois
Si les chants des oiseaux, me content leurs voyages
Au pays du soleil, moi dans le coeur j'ai froid.
Mes pas m'ont amenée au chemin de halage
Vers je ne sais quel port, vers je ne sais quel choix
Quand au pied d’un roseau, caché près du rivage
J’aperçois un lapin, dans l’herbe qui festoie.
Le ciel se vêt soudain de gris et s'ennuage
Un vent violent d’été, s’invite discourtois
Le lapin d’un seul bon sentant venir l’orage
S’enfuit à travers champs, vers les lointains sous-bois.
Sans nulle hésitation j’ai compris ce message
Aller vers ton destin, aller vers où tu dois
Sans se tourner jamais, le passé en lestage
Il cherche ce refuge à ce qu’il entrevoit.
J’ai repris mon chemin et sous les frais ombrages
Dans le ciel lumineux, aux éclairs qui rougeoient
J’ai mis un grand sourire au clair de mon visage
Pour partir sans frémir vers ce qui est ma voie.