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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le banc de l'infâme.

Auteur Sujet: Le banc de l'infâme.  (Lu 2407 fois)

Hors ligne RyanCoteAzur

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Le banc de l'infâme.
« le: 30 janvier 2016 à 02:28:31 »
Âmes sensibles, s'abstenir.
(Bien que je n'ai pas trop détaillé, vous êtes prévenus).

~~~~~~~~

Je suis seul. Comme souvent d'ailleurs, assis sur ce banc en ce si beau temps pas si anodin que ça. Le ciel est bleu, le soleil est jaune mais le vent est blanc. Blanc givre. Il fait un peu frisquet mais ce n'est pas grave puisque je n'y prête pas trop attention. Je suis concentré sur autre chose de plus important.

Je flotte dans l’air du haut de mon banc, sans jamais m’écraser sur le sol. Je suis seul mais pourtant des gens courent, marchent, se promènent en face de moi. Ils passent sans jamais revenir, tandis que moi j'attends. J'attends que le temps passe. J'ai l'impression d'être au ralenti et que mon entourage est en accélération. Je ne remarque rien, sauf cette jeune rosière qui passe, suivant cette foule de personnes. Une petite brune aux yeux verts avec un sourire aux dents blanches.  Elle tient entre ses mains un rouge - (sang) - à lèvre qu'elle maintient fortement serré entre ses longs doigts fins. Elle me remarque et me sourit. Je n'aime pourtant pas ces pouffiasses qui pètent plus haut que leur cul, mais je me suis vu nu en elle et mon cœur s’est alors emballé. Elle rougit au moment où elle a du se voir nue en moi, me regardant de son même faciès si souriant.
Et maintenant, je suis seul, face à mes obscénités, face à mes pulsions et face aux actes que je vais commettre - car oui, c'est plus fort que moi, il faut que je passe à l'action - . Le temps s'est arrêté, alors que nos regards sont toujours croisés, comme aimantés.  Cette colombe ne me lâche pas du regard, comme un défi qu'elle tente d'entamer avec l'infâme. Elle n'a encore aucune idée de qui je suis mais elle insiste, ne reculant devant rien.
Je me lève de ce banc, restant à quelques mètres d'elle, pendant que cette foule continue d'avancer. Elle et moi sommes au ralenti, cependant, les gens continuent leur chemin. Ils passent sans jamais revenir. Sans jamais savoir ce qu'il va se présenter sous leur regard niais.

Je me rapproche de cette colombe, fourrant ma main droite dans ma poche de blue-jean pour en y extirper un mouchoir de chloroforme que je fiche sur sa trogne de pouffiasse. Elle s'endort et je l’entraîne instinctivement dans mon élan et ça y est, la voilà devenue victime. Victime de mes obscénités, de ma barbarie.

C'est devant ce banc, alors que la foule continue d'avancer, que je passe à l'action. Je soulève de mon autre main, la gauche, mon scalpel de boucher pour commencer mon amusement, ma réjouissance. Tout est au ralenti. Je croise le regard de chaque passant, lisant sur son visage, l'horreur et le dégoût mêlé à la curiosité morbide, comme si cette scène de torture et de souffrance n'était que simple distraction dans le but d'apercevoir du sang et une victime devenue jouet de l'infâme. Devenue morte.
Malgré le calme que je m’efforce de maintenir, je ne peux m'empêcher de la déchiqueter de cette même lame, tel un pantin sans défense, sous la perspective visuelle des promeneurs devenus spectateurs.
Elle est morte, tandis que moi je suis vivant.
C'est ainsi que je triomphe de ma victime en me levant pour me placer face à elle, lui fichant des coups de scalpel à tout va pour n'en faire qu'un bout de viande dégueulasse. La voyant gisant dans son sang qui lui reflète un homme au visage greffé et éclaboussé de gouttes de sève humaine, je me contente de sourire avant de tourner les talons à la recherche d'un nouveau banc.
« Modifié: 30 janvier 2016 à 20:23:43 par RyanCoteAzur »
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Souffrance, torture, supplice, tourment, mal, larme.
Assassinat, crime, homicide, suicide, parricide, suppression.

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Hors ligne kokox

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Re : Le banc de l'infâme.
« Réponse #1 le: 30 janvier 2016 à 03:40:32 »

La victime meurt face à un assassin. L'assassin, lui, meurt face au monde entier.
Un neurologue peut-être ? Une potentielle opération ? Voire une gentille lobotomie !
Sinon, tu as Daesh ! Il ont de très bons couteaux là-bas, à ce qu'on dit !

Hors ligne Le Randonneur

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Re : Le banc de l'infâme.
« Réponse #2 le: 30 janvier 2016 à 05:22:52 »
J'ai encore frappé et cette attraction a pris le dessus sur moi. J'ai pris un plaisir intersidérale.

Chaque fois, je suis pris d'une espèce de fièvre, d'un tremblement nerveux et il faut que je le fasse. Il faut que je tue.[/left]

Pas certain de la pertinence de ce passage. C'est un peu cliché (?), inutile (?)

Par contre, je pense que ce serait plus fort, plus punché de terminer par :
je me préoccupe contente de sourire avant de tourner les talons à la recherche d'un nouveau banc.

mais je me suis vu nu en elle et mon cœur s’est alors emballé. Elle rougit au moment où elle a du se voir nue en moi, me regardant de son même faciès si souriant.
Je me doute bien de ce que tu évoques et même des doubles sens, mais ça sera difficile pour elle d'être en lui non ?

En règle générale, je n'ai rien à redire. Le ton est bien défini, la hargne bien ressentie. Chute classique et bien amenée. Un travail bien réalisé.


Hors ligne RyanCoteAzur

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Re : Le banc de l'infâme.
« Réponse #3 le: 30 janvier 2016 à 13:44:21 »
Je ne préfère pas parler de Daesh. C'est pas le bon endroit.
Mais merci quand même de ton passage ?

Le Randonneur :

Après mûre réflexion,  le mot " contente " est plus approprié, c'est vrai. Je vais modifier ça, merci.

Citer
mais je me suis vu nu en elle et mon cœur s’est alors emballé. Elle rougit au moment où elle a du se voir nue en moi, me regardant de son même faciès si souriant.
Pour ce qui est de ça, j'entends par " elle a du se voir nue en moi " prétendant que c'est ce qui l'a fait sourire. Se voir elle avec moi, à mes côtés, au plus profond de ma propre personne, à l'intérieur de mon corps. Comme un coup de foudre (?). Tu vois ce que je veux dire ?

Sinon, je te remercie pour ton petit compliment si facétieux.
J'espère pouvoir te donner autant de plaisir à lire, la fois prochaine.
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Hors ligne RyanCoteAzur

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Re : Le banc de l'infâme.
« Réponse #4 le: 30 janvier 2016 à 20:27:04 »
Bonsoir Champdefaye,

Bon, pour commencer, j'ai effectué les multiples corrections que tu as trouvé, merci à toi.
C'est bien mieux comme ça (bien que tu n'ais pas trop apprécié la lecture) j'admets. Maintenant, passons à la réponse de tes interrogations.

Citer
La voyant gisant dans son sang qui lui reflète un homme au visage greffé et éclaboussé de gouttes de sève humaine.
Ce reflet la, est celui du narrateur qui se voit dans le bain de sang de sa victime. Est-ce plus clair ? J'aurai peut-être du mieux tourner la phrase, mais je n'ai pas su faire. Désolé.

Citer
Je dois dire que je n’ai pas beaucoup aimé le texte. Je l’ai trouvé gratuitement sadique et morbide.
Il y a cette chose qui me fait sourire. " Sadique et morbide " c'est exactement ce que je voulais transmettre au lecteur et visiblement, c'est réussi. C'est bien le seul point positif que j'en tire.

Le texte est peut-être finalement raté. J'en suis désolé, encore une fois.
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En ligne Luna Psylle

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Re : Le banc de l'infâme.
« Réponse #5 le: 31 janvier 2016 à 09:45:59 »
L'avis que je vais donner risque d'être peu clair en soi, donc il va me falloir détailler (froidement, de bon matin ^^) le pourquoi du comment j'en suis arrivée à là :
J'ai aimé l'image, mais l'image me dérange.

Je suis d'avis (et ce n'est que mon mien à moi, je le précise) que le genre humain est attiré par la violence et le sexe, mais que beaucoup ne le reconnaissent pas. Je prends comme exemple les séries policières ou à l'eau de rose que l'on peut voir passer à la télé, où ce que les gens attendent, c'est un peu de frisson, quelques organes déchiquetés ou un petit morceau de lune sous la fontaine.
L'homme se veut civilisé, mais beaucoup d'entre nous ont une part de violence refoulée qui vient peut-être de qui nous avons été il y a fort fort longtemps.

Et, finalement, ce texte parle à cette part-là de nous. Celle qui se demande ce que ça ferait de planter ce passant ou de pousser la collègue chiante du 32ème étage (mais non, je ne parle pas d'expérience :noange:), là comme ça, juste pour voir.

Donc, de ce point de vue là, ce texte fait écho à cette nature enfouie en moi.

Mais, il y a aussi une autre part, celle qui me prétend civilisée. C'est souvent elle qu'on retrouve quand on est en face de la société (quand on parle à des amis, de la famille ou même un inconnu qui nous demande l'heure), qui nous demande d'être poli, serviable et gentil.

Et là, pour ma part, elle est choquée, finalement pas par rapport à l'action de l'homme, mais plutôt par l'action des passants, à tel point qu'elle se demande "qu'est-ce que moi j'aurais fait à leur place ? Appeler à l'aide ou observer, juste pour en voir un peu plus ?".

Citer
Le texte est peut-être finalement raté.

Je ne pense pas que le mot raté soit le bon. Mais tu as voulu montrer quelque chose par les mots alors qu'une image serait mieux passée. A mes yeux, c'est parce que tu demandes au lecteur d'imaginer cette scène où il est spectateur, alors qu'une image (à la télé, par exemple) lui demanderait juste de voir la scène. Avec l'imagination, cet écho entre l'homme sauvage prêt à accepter les conséquences de ce qu'il voit et l'homme civilisé qui les refuse catégoriquement, il y a une sorte de duel intérieur qui se joue.

Citer
Quand je dis gratuitement, je veux dire que je ne l’ai trouvé  justifié ni par une révolte quelconque du narrateur, ni par un style riche et imagé, ni par un humour subtil, ni par une chute surprenante.

Je pense que tu devrais t'intéresser à la fin de la phrase si tu as envie de retenter l'expérience. Il faut savoir mettre le lecteur dans de bonnes dispositions pour qu'il puisse voir l'image sans qu'il ne se sente trop mal de l'avoir fait. J'aime bien l'idée des images et de l'humour personnellement, ça permet pour le premier un décalage par rapport à la scène de base et pour le deuxième, une sorte de détente pour le lecteur.

Une autre idée qui me venait et qui te permettrait de mettre toutes ces images choc sans pour autant trop déranger, ce serait de faire passer ça dans l'imaginaire du lecteur narrateur. Parce qu'à la fin, la fille n'est pas morte et on ne sent pas aussi mal de l'avoir imaginée éventrée. Les lecteurs te diront sûrement que c'est clichés, mais ils seront tout de même moins choqués ;).

Edit : Prenant compte de l'information qu'a donné Loïc et parce que je trouve mon commentaire particulièrement bien construit, je vais l'utiliser dans le cadre du Défi Lecture 2016, dans la catégorie Un texte d'un membre à qui vous avez posé une question dans sa présentation.
« Modifié: 18 février 2016 à 12:03:08 par Luna Psylle »

Hors ligne RyanCoteAzur

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Re : Le banc de l'infâme.
« Réponse #6 le: 01 février 2016 à 23:37:17 »
Bonsoir Luna,

J'ai mis un certain temps à répondre à ton commentaire, je l'avais vu, je l'avais lu, et j'ai complètement omis d'y répondre,  (bien que je voulais le faire) désolé !
La fois prochaine, si je refais un texte de la sorte, je tâcherai de relever tous tes conseils et les mettre à l'oeuvre. Par contre, je redis bien que là, mon but était tel que, choquer le lecteur en voyant les écrits. C'est une expérience que j'ai tenté mais que je n'ai pas aussi bien réussi que je le voulais.
Merci pour ton passage et tes conseils, je prends note, encore, encore... et encore ! :)
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Aube

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Re : Le banc de l'infâme.
« Réponse #7 le: 02 février 2016 à 00:17:54 »
Bonsoir ! Je rejoins l'avis de Champdefaye : à mon goût c'est trop ignoble pour... rien ? La gratuité me choque ici plus que le propos, c'est effectivement réussit. Cette gratuité me semble d'autant plus cruelle que la situation en elle-même sonne comme un cliché : le mystérieux beau gosse ténébreux torturé sur le banc, et la jeune femme blonde et séductrice qui apparaît en impromptu. Par contre, l'écriture est fluide et je trouve que tu aurais de quoi faire tes armes dans n'importe quel genre ou histoire. Quelque chose d'intéressant et d'inhabituel (pour moi) : la réaction des passants qui ne réagissent qu'en spectateurs, la critique est ici poussée à l'extrême et participe au malaise.

Bon, pourquoi je suis passé sur ce texte si c'est pour dire la même chose que certains de me prédécesseurs ? Eh bien ta démarche m'intrigue. En effet tu dis vouloir choquer, ce faisant tu vas droit au but : tu parles d'une atrocité aux accents réalistes, tu mets en exergue certains traits sociétaux de façon à provoquer un malaise efficace (société du spectacle, individualisme...), tu mises tout sur la gratuité d'intention et enfin tu saupoudres d'une misanthropie qui fait écho à certains de tes autres textes. Mais pourquoi vouloir choquer le lecteur ainsi ? Qu'est ce qui justifie la prise de risque de s'attaquer à un sujet si sensible que la torture, la folie et la violence faite aux femmes ? La "gratuité' de ta démarche me trouble beaucoup, et je l'ai déjà rencontré chez d'autres à travers d'autres média, mais ce sera donc à toi que je poserai la question ^^

Merci pour ce texte et à bientôt ! ;)

En ligne Luna Psylle

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Re : Le banc de l'infâme.
« Réponse #8 le: 02 février 2016 à 10:29:11 »
Je reviens juste sur cette phrase de ton commentaire, Aube :

Citer
Cette gratuité me semble d'autant plus cruelle que la situation en elle-même sonne comme un cliché : le mystérieux beau gosse ténébreux torturé sur le banc, et la jeune femme blonde et séductrice qui apparaît en impromptu.

Le personnage principal n'est pas décrit, donc chacun peut le voir comme il veut (moi, personnellement, j'ai imaginé l'homme le plus commun du monde). Mais la fille est une petite brune aux yeux verts et aux dents blanches avec un rouge à lèvre en main et n'apparait ni blonde, ni séductrice. Juste une femme quelconque qui a tapé dans l’œil d'un homme quelconque. Et ce même s'il dit qu'elle ressemble à ces pouffiasses qui pètent plus haut que leur cul, parce que la ressemblance n'est pas l'appartenance.
Je tenais à préciser cela, car ça amène des images faussées dans ta lecture (ça m'est déjà arrivé dans des livres, et ça a même réussi à gâcher un moment dans le tome 2 d'une série).

Citer
Par contre, je redis bien que là, mon but était tel que, choquer le lecteur en voyant les écrits.

Tu as réussi à choquer les lecteurs, pas de doute là-dessus (même si ça reste mitigé pour ma part, puisque le choc ne vient pas de la violence des gestes). Donc, finalement, ton texte va bien dans le sens où tu le voulais, c'est juste que les commentaires aussi.

Aube

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Re : Le banc de l'infâme.
« Réponse #9 le: 02 février 2016 à 13:14:05 »
Oups tu as tout à fait raison Luna. J'avais lu ce texte avant d'y revenir pour commenter et apparemment ma mémoire m'a joué des tours sur ces détails, et après relecture c'est vrai que le narrateur n'est pas décrit, et donc que cette image que j'ai eu de lui provient d'un ressenti très subjectif. Excuse moi Ryan pour ces erreurs, ce n'est pas très délicat de ma part. Néanmoins ma question sur ta motivation que j'aimerais comprendre subsiste. ^^

Hors ligne RyanCoteAzur

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Re : Le banc de l'infâme.
« Réponse #10 le: 02 février 2016 à 13:58:52 »
Bonjour Aube,

Me voilà présent pour répondre à ta question. " Pourquoi vouloir choquer le lecteur ainsi ? "
Mais avant de répondre, je tiens à préciser que la violence faites aux femmes me fascine pas, bien loin de là. J'aurais pu inverser les rôles en mettant la victime étant un homme et la femme étant L'infâme. Cependant, le texte aurait peut-être pas eu le même impact.

Donc, j'en viens. Vouloir choquer le lecteur était un défi personnel que je me suis lancé pour essayer d'avoir des avis partagés (bien que le texte ne soit pas au goût de tout le monde, pour ne pas dire que je l'ai " raté " comme j'ai pu le dire dans un autre commentaire pour me faire rattraper par Luna). D'autres part, bien que la torture sur la femme ne m'intéresse pas trop (voir pas du tout, je trouve ça salace), le pourquoi du comment un être peut commettre de tels actes, en revanche me fascine.
Je ne dis pas la, que j'ai ces envies. C'est quelque chose qui s'explique pas toujours comme on voudrait que ça soit compris, alors je m'arrête ici pour ne pas divaguer.

J'espère avoir répondu à ta question.
Au plaisir. :)
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Aube

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Re : Le banc de l'infâme.
« Réponse #11 le: 03 février 2016 à 20:05:50 »
Salut ! Oui je crois avoir compris. Tu explores la thématique de l'atroce et tu mesures ton succès à la réaction du lecteur ? Enfin, tu es déjà bien cool de m'avoir répondu, je pense qu'on n'a pas à se justifier de tout ce que l'on écrit ^^ Merci en tout cas et au plaisir de te lire à nouveau !

Hors ligne JigoKu Kokoro

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Re : Le banc de l'infâme.
« Réponse #12 le: 03 février 2016 à 21:47:21 »
J'ai aimer la première image, moins le changement de ton du personnage.  :huhu:

Le passage à la vulgarité n'est finalement, pour ma part, pas très utile. Le même texte sans cette dernière gagnerait surement une grosse plus value en matière de cruauté.  ;)

Reste que l'histoire ne plait pas trop, j'ai l'impression d'une étrange fusion entre un texte qui se veut poétique et une histoire glauque mené tambour battant un peu expédiée.

Cela reste mon interprétation bien sûr mais si ton idée était de démarrer de l'un a l'autre alors la progression est peut-être un peu trop rapide et la transition un peu trop rigide. Un basculement progressif, plus souple comme une rentrée de lame dans la chair (Oui c'est glauque comme image  :mrgreen:).

Enfin voilà, je suis persuadé que cela peut-être affiné  :)
Ningen soto, bakemono naka....
"L'amour et la haine sont les deux faces d'une même pièce qu'il est bien trop aisé de retourner..." - JK

Hors ligne RyanCoteAzur

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Re : Le banc de l'infâme.
« Réponse #13 le: 04 février 2016 à 20:05:45 »
Bonsoir JigoKu,

Citer
Un basculement progressif, plus souple comme une rentrée de lame dans la chair
Je retiens cette phrase qui maintenant, me travaille. Tu vas me faire cauchemarder ce soir, et peut-être que ce cauchemar ne sera finalement qu'un bon rêve. Je me réjouirais de cette image donnée. Non, plus sérieusement  ^^ J'avais pas pensé à faire ce basculement plus souple comme tu dis, et en relisant mon texte je me suis dis " Finalement il a pas tord " ça aurait été bien mieux.

On verra si à l'avenir, je le modifie et en fait quelque chose de plus fluide. Pour le moment, je vais le laisser de côté, je me concentre sur quelque chose d'autre (niveau texte).

Merci pour ce commentaire et ces remarques constructives.
:)
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