Nouvelle série française sur France 3.
Alexandra Ehle est médecin légiste à l’IML de Bordeaux. Elle est assistée de son jeune stagiaire Théo Durell qui a aussi une formation en psychologie (son père est psychanalyste).
Passionnée d'enquêtes de terrain, elle s'évertue à agacer son frère, Antoine Doisneau, Commandant à la PJ.
Bien entendu, une bonne série policière ne serait rien sans quelques remous dans la vie personnelle des personnages. Mais là, les scénaristes sont complètement tombés dans les clichés :
- elle est divorcée, vit avec son Golden Retriever, dort sur les tables d'autopsie du laboratoire et la sonnerie de son téléphone est une sirène de police;
- il est seul depuis que sa femme l'a quitté en lui laissant son fils ado de 14 ans qu'il ne comprend pas ;
- leur mère (Andréa Ferreol) les couve comme s'ils avaient quinze ans ;
- leur père, ancien flic a été assassiné sans que l'auteur soit retrouvé ;
- la patronne d'Alexandra est amoureuse d'Antoine, qui lui, traumatisé par l'assassinat de leur père continue à enquêter en secret.
En bref, un mauvais remake de la série US Body of Proof, qui n'était déjà pas formidable, mais qui avait l'avantage d'avoir un casting sexy. Parce que là, c'est encore manqué, avec une héroïne campée par la fille Depardieu. Heureusement que les seconds rôles, Sarah Martins, Sophie Le Tellier et Bernard Yerlès sont là pour remonter le niveau. Malheureusement, encore une fois, c'est contrebalancé par les rôles tenus par Xavier Guelfi (stagiaire d'Alexandra) et Philippe Caulier (adjoint d'Antoine), complètement surjoués.
Autre point, mais que je leur pardonne : le placement commercial ; en effet, certains personnages sont très ostensiblement amateurs de Kriek, bue directement au goulot...
J'attends le second épisode pour savoir si les scénaristes veulent attirer les fans de série policière, ou les fans de Plus Belle la Vie.