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Le Monde de L'Écriture » Sous le soleil des topics » Discussions » Le petit salon » Nietzsche, "l'excès d'études historiques est nuisible aux vivants"

Auteur Sujet: Nietzsche, "l'excès d'études historiques est nuisible aux vivants"  (Lu 4743 fois)

Hors ligne Gros Lo

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Wind, au s'cours. J'révise tranquillement le chapitre sur "l'Histoire", quand je tombe sur un texte de Nietzsche assez court, qui dit... ce que le titre du topic mentionne. Je comprend rien à ses arguments ; c'est un extrait des Considérations intempestives (ou inactuelles, ça dépend des traductions, je crois)...

T'aurais une idée ? :(
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Hors ligne Windreaver

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Re : Nietzsche, "l'excès d'études historiques est nuisible aux vivants"
« Réponse #1 le: 04 Juin 2007 à 17:47:55 »
Tiens, en passant à la librairie, j'ai vu "Livres pour les prépa , histoire" avec "Seconde considération inactuelle de Nietzsche" dedans.

Bon alors , je n'ai pas lu cette oeuvre (bien que j'ai lu 80% des oeuvres de Nietzsche).
Par contre j'ai lu ce texte :

Citer
Pour le plus petit comme pour le plus grand bonheur, il y a toujours une chose qui le crée : le pouvoir d'oublier, ou, pour m'exprimer en savant, la faculté de sentir, pendant que dure le bonheur, d'une façon non-historique. Celui qui ne sait pas se reposer sur le seuil du moment pour oublier tout le passé, celui qui ne se dresse point, comme un génie de victoire, sans vertige et sans crainte, ne saura jamais ce que c'est que le bonheur, et, ce qui est pire encore, il ne fera jamais rien qui puisse rendre heureux les autres. Imaginez l'exemple extrême : un homme qui ne posséderait pas du tout la faculté d'oublier, qui serait condamné à voir en toutes choses le devenir. Un tel homme ne croirait plus à sa propre essence, ne croirait plus en lui-même; tout s'écoulerait pour lui en points mouvants pour se perdre dans cette mer du devenir; en véritable élève d'Héraclite il finirait par ne plus oser lever un doigt. Toute action exige l'oubli, comme tout organisme a besoin, non seulement de lumière, mais encore d'obscurité. Un homme qui voudrait sentir d'une façon tout à fait historique ressemblerait à celui qui serait forcé de se priver de sommeil, ou bien à l'animal qui devrait continuer à vivre en ne faisant que ruminer, et ruminer toujours à nouveau. Donc il est impossible de vivre sans se souvenir, de vivre même heureux, à l'exemple de la bête, mais il est absolument impossible de vivre sans oublier. Ou bien, pour m'expliquer sur ce sujet d'une façon plus simple encore, il y a un degré d'insomnie, de rumination, de sens historique qui nuit à l'être vivant et finit par l'anéantir, qu'il s'agisse d'un homme, d'un peuple ou d'une civilisation.


Et il me semble qu'il répond à ta question. (source www.cyberphilo.com)

Maintenant, pose moi des questions précises, sur tel ou tel point, si tu as besoin.
Quelques fois je cours
Je laisse mon âme errer
Qui a dit que Morphée
Ne vivait pas le jour ?

 


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