Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Sarah à la balançoire

Auteur Sujet: Sarah à la balançoire  (Lu 23191 fois)

Hors ligne Fried

  • Calame Supersonique
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Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #30 le: 21 Septembre 2016 à 06:49:15 »
Joli texte,  "Sarah à la balançoire "
et cela parle essentiellement de premiers émois.
Le texte est agréable à lire, il porte sur la période de la préadolescence. C'est encore l'innocence mais le début d'une curiosité entre filles et garçons. C'est juste la main dans la main avec Gaspard et pourtant beaucoup de sensations. La gentillesse de Gaspard et la beauté de Sarah,  entre les deux son coeur balance.

Hors ligne Marygold

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  • Messages: 4 235
  • marmotte aphilosophique
Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #31 le: 21 Septembre 2016 à 14:37:56 »
Bonjour Luna !
Très heureuse que ce texte fasse partie de ton défi lecture (et d’autant plus admirative que j’ai moi-même abandonné ce défi :mrgreen:)
Ton commentaire me fait super plaisir (et je suis très honorée que tu l’aies mis en coup de cœur  :-[)

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Le thème me plait, l'ambiance me plait, l'évolution me plait et surtout, cette fin qui est presque laissée aux mains du lecteur, appelant à plusieurs interprétations, me ravit.

Merci,  et merci aussi pour ton analyse dans le fil des coups de cœur, j’ai pu voir que tu l’avais reçu comme je souhaitais qu’on le reçoive :)




Salut Fried,
Merci pour ton passage !
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C'est juste la main dans la main avec Gaspard et pourtant beaucoup de sensations. La gentillesse de Gaspard et la beauté de Sarah,  entre les deux son coeur balance.

C’est toujours intéressant d’avoir l’interprétation des lecteurs parce que ce n’est pas tout à fait ça qui se passe en réalité (voir les commentaire précédents), mais ta lecture est aussi très belle :)




Bonjour Champdefaye
Merci pour ton commentaire détaillé !

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La touffeur de l’air se mêlait à cette sorte de fièvre intérieure
Pourquoi « sorte » ? Cette atténuation imprécise n’apporte rien, au contraire, elle contredit ce qui suit : à tel point que notre sang semblait parfois bouillir
Hum, ça ne me semble pas antinomique, puisque « une sorte de » n’est pas forcément imprécis (ça peut être une catégorisation). Il faut que je réfléchisse à l’enlever. J’ai voulu donner un rythme assez lent aux phrases dans ce texte, pour coller à l’atmosphère, du coup, en supprimant des mots, j’ai l’impression de trop modifier le rythme.

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Nous avions l’âge des premiers émois.
« premiers  émois » expression toute faite, un peu galvaudée (syntagme figé)
Je te comprends, ce n’est effectivement pas très original. Mais c’est plutôt vrai, non ?

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Encore bien trop jeunes pour avoir à trouver un job d’été, mais déjà trop âgés pour avoir besoin d’être surveillés constamment, nous étions laissés à l’abandon par nos parents qui, eux, travaillaient
Je trouve cette phrase un peu lourde, trop précise dans ses explications. Entendons-nous, je n’ai rien contre les phrases longues (je suis un fou de Proust) mais celle-ci n’est pas fluide. Plus court, peut-être :
Encore bien trop jeunes pour un job d’été, nous étions laissés à l’abandon par nos parents.

Eh bien tu mets le doigt sur un passage qui m’a effectivement posé problème. Je craignais qu’on imagine qu’ils étaient vraiment trop jeunes. D’où l’explication du « trop âgés pour… ». En même temps, cette phrase indique justement où ils se trouvent : entre deux âges. 

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volets clos ou mi-clos
plus simplement volets mi-clos, même si ce n’est pas l’exacte vérité et que parfois ils étaient clos.

Oui, pourquoi pas… J’aime bien être descriptive, c’est mon petit péché ^^ Mais ça peut effectivement se corriger.

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pour laisser entrer quelque lumière
quelque : un peu précieux
pour laisser entrer la lumière   

Ah mais j’aime bien le précieux, de temps en temps :) Bref, je ne sais pas, j’aime bien « quelque », et il ne me paraît pas si extravagant dans l’atmosphère de ce texte.

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de manière plus ou moins réaliste – plutôt moins que plus.
cette remarque relève du commentaire de l’auteur. Cela alourdit le texte et rompt la fluidité. Ca donne de la distance entre le lecteur et l’histoire. Inutile, et même nuisible.

Ok, à la relecture, je te donne entièrement raison sur la lourdeur (par contre, je ne suis pas d’accord sur le fait que ce soit un commentaire de l’auteur : c’est une réflexion de la narratrice plus âgée).

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Cela m’aurait angoissée car j’étais de nature timide et craintive devant l’inconnu
Un instant, du fait de cette phrase, j’ai cru que c’était la narratrice qui avait déménagé.
A sa place, j’aurais été angoissée…

Ok pour rajouter « à sa place »

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les conversations futiles ne me convenaient pas.
les conversations futiles ne me convenaient plus
car la narratrice a évolué, elle est d’ailleurs encore en pleine évolution.
Oui, c’est vrai !

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parce que Sarah le voulait et que je ne voyais donc rien de mieux à faire.
Le donc n’a pas sa place ici. Pas de donc, le moins possible de donc.
Alors, là, je ne vois pas pourquoi ce « donc » ne te plaît pas ? A cause du « parce que » précédent ? Sinon moi je vois bien une relation de cause à effet entre « Sarah le voulait » et « je ne voyais rien de mieux à faire ».

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les dalles blondes qui entouraient le bassin nous brûlaient les pieds lorsque nous les foulions
Lorsque nous les foulions est inutile. les dalles blondes qui entouraient le bassin nous brûlaient les pieds. Suffit largement. On voit très bien l’image.
Bien vu !

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le calme et le frais
le calme et la fraicheur serait plus agréable à lire.
Ok pour la fraîcheur !

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mais un cri de reproche le coupa.
il faudrait vraiment trouver autre chose : mais un cri nous fit nous retourner ?
Ok, je vais voir ce que je peux faire pour changer cela.

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Il me regarda avec son doux sourire, sûr de lui, satisfait de sa journée. Une sueur glacée me descendit le long de la colonne vertébrale tandis qu’un rire cristallin faisait naître au creux de mes reins une chaleur que je commençais à reconnaître.
 
La peur est mauvaise conseillère. Ce jour d’été, dans la chaleur pesante de la fin d’après-midi, je fis un choix, et je rentrai chez moi avec la sensation étrange de flotter hors de mon corps. J’avais la main dans celle de Gaspard, chaude et palpitante. Et le cœur froid.
Je n’ai pas vraiment compris ce dernier passage.  Pourquoi la sueur glacée ? Parce qu’elle voit le sourire satisfait de Gaspard ? Ou parce qu’elle a vu la peau du ventre de Sarah ?
Un garçon a-t-il vraiment un rire cristallin ? Ou bien n’est-ce pas lui qui rit ? Mais qui ? Sarah probablement.
Pourquoi la peur ? De qui, de quoi ? Que lui conseille la peur ?
Pourquoi le cœur froid ?
J’ai bien sur mon idée, mais si c’est la bonne, ce n’est pas clair, pas assez explicite (pas au sens que l’on donne ici dans les titres des textes à ne pas mettre entre toutes les mains.)
Si mon idée n’est pas la bonne, quelle est-elle ?
Alors alors… Bon, en relisant les premiers commentaires et le tien, je vois que ce n’est pas clair. Pourtant certains ont compris, et je ne veux pas trop en dire. Il me semble que j’ai déjà un peu modifié le dernier passage suite aux avis de Mil, ernya, & cie. Mais il peut certainement être amélioré.
 
Effectivement la sueur glacée c’est de voir le sourire de Gaspard qui semble si heureux d’être avec la narratrice. Satisfait n’est peut-être pas le bon mot pour l'opposer à l’angoisse de la narratrice à l’idée qu’elle voit sur son visage ce qu’elle-même devrait ressentir, et pour exprimer qu'elle comprend qu’elle ne ressent pas du tout la même chose que Gaspard et qu’elle risque de lui faire du mal si elle l’exprime (enfin c’est un mélange de tout cela). Et le rire cristallin c’est effectivement celui de Sarah qui lui fait justement ressentir ce qu’elle devrait éprouver pour Gaspard.
Quant à la peur, je comprends que ça ne soit pas clair. En relisant ce passage 7 mois après l’avoir écrit, je me rends compte qu’il est trop elliptique. C’est la peur de l’inconnu, de la différence qui l’a poussée (en mauvaise conseillère) à repartir main dans la main avec Gaspard, alors même qu’elle sait qu’elle n’est pas amoureuse de lui.


Bref, je vais reprendre ça dès que possible. Merci encore pour ce commentaire détaillé, j’ai pinaillé aussi (parce que c’est dur de remettre en question chaque phrase de son texte ^^) mais je prends bien tes judicieuses remarques en compte pour le retravailler  :)
Oh yeah ! 8)

Verasoie

  • Invité
Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #32 le: 30 Mars 2017 à 13:44:31 »
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Nous attendions un orage salvateur. Jamais nous n’avions connu un été aussi étouffant et nous cherchions par tous les moyens à échapper à cette chaleur qui nous écrasait. La touffeur de l’air se mêlait à cette sorte de fièvre intérieure qui nous animait, à tel point que notre sang semblait parfois bouillir. Nous avions l’âge des premiers émois.

Ça, c'est ce que j'appelle poser une ambiance.  :coeur:

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Encore bien trop jeunes pour avoir à trouver un job d’été, mais déjà trop âgés pour avoir besoin d’être surveillés constamment, nous étions laissés à l’abandon par nos parents qui, eux, travaillaient.

Je trouve cette explication contextuelle un peu laborieuse, je me demande si toutes les infos sont nécessaires ou si on peut les sous-entendre.

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mis, et les rêves. Notre imagination et notre rêverie

répétition

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De temps en temps Solène et Laure nous rejoignaient mais la chaleur était telle qu’elles préféraient souvent rester confinées dans les intérieurs frais de leur maison.

dommage, cette idée avait déjà été énoncée et je trouve qu'elle perd de l'impact à la répétition ^ ^

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Sarah semblait trouver un vif intérêt à ces garçons que nous vîmes deux ou trois fois. Pour moi,

trouver un intérêt à -> pas sûre de l'expression...?
Et le "pour moi" me paraît chelou aussi ^ ^

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Petit à petit, cependant, sa vitesse décrut jusqu’à ce qu’elle puisse arrêter doucement de ses pieds la balancelle.

[chieuse]une balancelle n'est pas une balançoire[/chieuse]



C'est super cooool ce texte ! Enfin je me suis vraiment sentie dans la peau de la narratrice, avec la fin prévisible et frustrante (mais prévisible comme les tragédies, TMTC, c'est loin d'être un reproche).

J'aime juste pas "je fis un choix" dans le dernier paragraphe parce que je trouve que ça prend trop de recul, et, comme dit au-dessus, j'ai vraiment ressenti tout le texte comme une sorte de fonctionnement social et de truc qui allait nécessairement se passer... j'ai pas l'impression que la narratrice fasse vraiment de choix, plutôt qu'elle est poussée par des rouages plus grands qu'elle, tu vois ce que je veux dire ?

Seul reproche x)

(et perso les allusions au monde moderne m'ont pas dérangée, loin de là, ça ressemble à mes étés d'ado : ))

anlor

  • Invité
Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #33 le: 30 Mars 2017 à 15:08:21 »
Oh yeah !

La touffeur de l’air se mêlait à cette sorte de fièvre intérieure qui nous animait, à tel point que notre sang semblait parfois bouillir.
Je crois que c'est la première fois que je fais attention au mot "touffeur" ; il me plait beaucoup (et la phrase est belle).


Nous nous gorgions d’oisiveté.
:coeur:


nous nous racontions tout, les livres lus, les films vus, les chansons entendues,
pas trop convaincue par la suite de terminaisons en -u, je trouve que ça sonne moche


les petits frères horripilants, les parents intrusifs, les secrets des amis, et les rêves. Notre imagination et notre rêverie n’avaient pas de fin, nous pouvions passer des heures à  spéculer sur notre avenir, de manière plus ou moins réaliste – plutôt moins que plus.
rêve/rêverie c'est pas très heureux. Je pense qu'on peut se passer de la répétition
espace double avant spéculer
cette phrase est trèèèès longue pour pas développer grand-chose de plus que "notre imagination n'avait pas de fin", je trouve


Elle était arrivée en début d’année dans ma classe, peu après la rentrée. L’histoire classique d’un déménagement imprévu : nouvelle maison, nouveau collège, nouveaux camarades. Cela m’aurait angoissée car j’étais de nature timide et craintive devant l’inconnu.
c'est rigolo, tu doubles souvent tes infos, j'ai l'impression. Enfin je sais pas trop comment dire mais là on a :
- en début d'année/peu après la rentrée
- timide/craintive devant l'inconnu
C'est pas génant en soi, mais du coup, moi ça me donne toujours une impression de, euh, remplissage ? De "je dis les choses deux fois pour faire joli et ajouter des mots". Je sais pas trop si je suis claire.


Mon attention était toute entière portée sur le dessin que je crayonnais, adossée à son armoire qui faisait face au lit.
je crois qu'il y a quelque chose dans le "le dessin qui/son armoire qui" que je trouve un peu lourd et pas très beau

— Tu t’en fiches ?!
bouuuuh, le ?! c'est pas beaaaaaau  :s

Je haussais les épaules encore une fois, seule réponse qui me semblait appropriée pour cacher mon trouble.
je haussai, non ?


je rentrai chez moi avec la sensation étrange de flotter hors de mon corps. J’avais la main dans celle de Gaspard, chaude et palpitante. Et le cœur froid.
:coeur:

Pour la partie pas dans le détail, j'aurais envie de dire "tout comme elle a dit Vera". J'ai beaucoup beaucoup aimé la finesse de ton texte. Cette omniprésence de la moiteur, la focalisation sur les détails, sur les corps, j'ai trouvé ça vraiment très chouette. J'aime pas non plus le "je fis un choix" pour les mêmes raisons que Vera, et c'est aussi le seul reproche que j'aurais à faire, je crois.

Je kiffe  :coeur:
« Modifié: 30 Mars 2017 à 15:12:19 par anlor »

Hors ligne Gros Lo

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Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #34 le: 11 Juin 2018 à 13:54:29 »
Jamais nous n’avions connu un été aussi étouffant et nous cherchions par tous les moyens à échapper à cette chaleur qui nous écrasait. La touffeur de l’air se

nos seuls plaisirs extérieurs étaient de plonger dans l’eau fraîche de la piscine, pour rejoindre ensuite l’ombre des arbres et nous y étendre en attendant le prochain plongeon.

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le soleil était encore trop haut et les dalles blondes qui entouraient le bassin nous brûlaient les pieds lorsque nous les foulions.
oui on se doute que ce n'est pas lorsqu'elles les regardent :-X

Petite difficulté à cerner leur âge. Enfin non, 12-13 me semblait évident, mais je crois qu'à un moment il y a une référence aux jobs d'été, je trouve ça chelou.

Je suis assez partagé. D'un côté, je trouve la narration ultra classique, presque trop ("nous appréciions" nan mais sérieux !), et les imparfaits à la chaine m'ont surement un peu ennuyé au début. Et puis je trouve que ça met du temps à démarrer, la contextualisation est longuette je trouve.
En fait la narration est si détachée, y a comme une vitre, pendant tous les paragraphes du début j'ai du mal à considérer que c'est le personnage principal le narrateur. J'ai l'impression d'une mise en situation impersonnelle. Non mais j'ai du mal à mettre des mots sur mon sentiment en fait.
Bon bref, de l'autre (oui ce commentaire commençait par "d'un côté,..." !), des choses me plaisent, qui font glisser le texte vers une sensibilité assez délicate (ça me rappelle des choses que j'ai lues de Kawabata par exemple), et qui discrètement le déconnectent de la "normalité". Par exemple, la récurrence des allusions à la chaleur et l'attachement porté à parler des gouttes d'eau. Ca nous murmure petit à petit que la vision narrative n'est pas aussi banale qu'elle peut sembler au premier abord. Ca jette comme un trouble dans l'esprit du lecteur (enfin dans le mien) et c'est assez agréable.

Donc ouais, en éventuelle piste d'amélioration (pour renforcer un truc déjà cool à la base), peut-être que multiplier les occurrences du léger trouble qui nous prend parfois (l'obsession des gouttes d'eau par exemple, la description des corps, et d'autres trucs) propulserait vraiment la narration dans quelque chose d'inédit. En tout cas c'est ce qui m'a principalement plu dans ton texte !

le bon baiser douce Mary :banane:
« Modifié: 11 Juin 2018 à 14:04:40 par Lo »
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

 


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