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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Il était une fois un éléphant

Auteur Sujet: Il était une fois un éléphant  (Lu 2008 fois)

Hors ligne colombe

  • Tabellion
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Il était une fois un éléphant
« le: 12 Mai 2018 à 10:57:58 »
Ce texte, écrit il y a 17 ans, parle d’amour, de petits et de grands, du désir de liberté, des aléas de la vie… Il équivaut à quatre pages format A4. C’est un texte que j’aimerais bien mettre en bouche, conter, oraliser, mais je ne sais pas encore de quelle manière. La fin, un peu abrupte, est certainement à retravailler.
Vos remarques et commentaires sont les très-bienvenus.



Il était une fois un éléphant qui vivait dans la tribu des éléphants de l'Afrique occidentale. Comme tous les éléphanteaux, il avait vécu protégé au sein du groupe et ne s'en éloignait guère que de quelques pas hasardeux, c’est-à-dire lorsqu’une mouche énervée dans sa danse folle l'amenait à déployer sa trompe et à agiter ses membres de façon désordonnée pour se défaire de cet insecte agaçant. Lors de sa lutte, l'éléphanteau aveuglé ne dirigeait plus ses pas et oubliait la consigne sécuritaire du groupe qui était, pour un jeune éléphanteau, de ne jamais quitter le cercle sans la compagnie d'un plus ancien. Et lorsqu’il s’éloignait ainsi du troupeau, on aurait dit alors que les mouches de la région avaient constitué une ligne d'attaque contre lui, car toujours il était le plus piqué. Et toujours il faisait quelques pas en-dehors du périmètre de sécurité, encore, pour se défendre contre l'agresseur ailé ; agresseur envers lequel le groupe n'assurait aucune protection, la mouche étant considérée comme faisant partie intégrante de la destinée des éléphants, qui se devaient d'en accepter l'existence, la présence, la piqûre même. La peau des éléphants, en vieillissant, prenait rapidement la consistance d'un cuir inattaquable pour lequel le dard aiguisé de l'insecte volant se transformait en une chimère de plume. C'est pourquoi les anciens n'avaient pas décrété la mouche en tant qu'être ou phénomène nuisible au groupe. Supporter de telles piqûres était une des bases de l'apprentissage de la vie d'un éléphant, apprentissage du stoïcisme en attendant que s'épaississe la peau. Ainsi, les jeunes éléphants confrontés régulièrement à ce problème étaient-ils dûment rabroués lorsqu'ils émettaient un grognement et s'ébrouaient dans tous les sens pour se débarrasser du parasite. Et très vite, ils apprenaient à marcher au pas pour ne pas mécontenter la troupe, affichant un mépris sans concession pour les mouches qui s'acharnaient sur leur cuir tout neuf. Etait-ce ce mépris affiché qui donnait sa vigueur à la croissance des éléphanteaux, était-ce cette patience résignée qui développait à la surface de leur corps la matière protectrice nécessaire à leur bien-être ? Toujours est-il que l'éléphanteau de notre histoire ne parvenait pas à supporter les démangeaisons continuelles et que, sans patience, il se démenait, comme pris d'une crise de folie, ce qui avait pour don de titiller les mouches en escadron qui piquaient de plus belle. Le petit éléphant secouait sa trompe, ses oreilles, sa queue dans tous les sens, et par manque d'efficacité, tous ses membres se déplaçant dans le même mouvement, l'entraînaient malgré lui hors du groupe formé par ses congénères.
Ainsi, de pas en pas, et honteux et mécontent de lui car montré de la trompe par la tribu, l'éléphanteau petit à petit se sentit pris d'un sentiment de culpabilité qui grandissait au fur et à mesure que sa conscience de la liberté augmentait. Car, à mesure que ses pas le portaient de plus en plus loin, son champ de perception s'élargissait, l'horizon était plus large, et non plus bouché par les lourds membres éléphantesques, les trompes sévères, les ventres qui faisaient barrage. Dans le cercle, pour échapper à la vue des masses grises, on ne pouvait que pointer sa trompe vers le ciel pour observer un coin de ciel bleu – tacheté de mouches vrombissantes- ou baisser sa tête pour voir quelques pousses d'herbe jaunie piétinée par les mastodontes. Un soir où le ciel était menaçant, prêt à craquer et à déverser sa rage dans une pluie écrasante, un soir où les mouches, pesantes sous le poids de l'humidité atmosphérique, anéanties par l'oppressante chaleur, s'excitaient de tout leur dard sur les jeunes de la tribu, le petit éléphant, qui ne savait où donner de la tête contre l'attaquant, avait vu le soleil se coucher dans un horizon strié d'éclairs au moment où, la pluie se déversant sur la savane brûlé, les mouches s'étaient cachées dans la terre. Ce déploiement de lumières ocres parsemées des lumières aveuglantes des éclairs fut une révélation pour lui. Alors, il existait autre chose que ce gris inconsistant qui absorbait toutes les matières environnantes ?
Sans connaître encore l'irisation de l'arc-en-ciel, l'éléphanteau ressentit la présence des innombrables couleurs, et peut-être des innombrables odeurs et sensations. Depuis ce coucher de soleil, il regardait sa peau terne avec un certain dégoût. Un drôle de sentiment s'emparait de lui. Il éprouvait l'envie de découvrir toutes ces beautés qu'il sentait si proches de lui, mais
les lois répétées et ressassées par les Anciens de la tribu s'insinuaient aussi dans son esprit et le menait à reproduire inlassablement les gestes quotidiens de la vie des éléphants.
Le jeune éléphant savait bien ce qu'il fallait faire pour gagner sa liberté. Il tentait déjà ce jeu depuis quelques temps. Il allait simuler une attaque en masse de mouches, attaque si puissante qu'il pourrait s'éloigner assez loin pour rejoindre là-bas au loin quelques arbres tordus par le vent et se dissimuler derrière eux jusqu'au lendemain matin. La saison des orages était un moment propice, moment où les mouches, pesantes sous le poids de l'humidité atmosphérique, anéanties par l'oppressante chaleur, s'exciteraient de tout leur dard sur les jeunes de la tribu. Lorsque les premières lourdes gouttes de pluie s'écrasèrent sur le sol, l'éléphanteau avait atteint les arbres tordus et cachait tant bien que mal sa petite corpulence derrière leur maigre tronc. Pour protéger ses yeux de l'humidité qui tombait maintenant en rafale, il tenait sa trompe et toute sa face tournée vers le sol.
Il sentit un léger picotement à l'intérieur de sa trompe qui reposait à terre. Pas grand chose, une sensation minime, mais suffisante pour titiller puissamment ses sensibles papilles nasales et le faire éternuer de toute la force d'un jeune éléphant. Il entendit ensuite comme un minuscule cri et vit une fourmi, propulsée à 200 à l'heure, tomber à ses pieds. Elle se relevait de sa chute, se secoua et regarda le pachyderme droit dans les yeux, d'un air très mécontent. La pluie, mangée par la terre aride et craquelée, projetait des nuées de particules qui rendaient floue la vision de l'éléphanteau. Avait-il rêvé ? mais non, elle était là la petite fourmi qui le regardait tout en cherchant à se protéger des colères du ciel sous sa masse grise.
Après l’avoir jaugé du regard pendant un certain laps de temps, la fourmi prit la parole dans sa langue et dit à l'éléphant qu'il s'était comporté comme un goujat vis-à-vis d'elle. L'éléphant, étonné par cette rencontre, se défendit en répondant que la fourmi l'avait chatouillé si fortement qu'il n'avait pu retenir ce formidable éternuement. Les espèces animales ont la particularité de posséder chacune leur propre langue et, malgré ce fait, de pouvoir se comprendre entre chaque espèce. Seuls les humains ont perdu cet étrange faculté qui aurait bien intéressé le grand sémiologue Umberto Eco. Alors que l'éléphant, intimidé – car il n'avait jamais eu affaire qu'aux mouches, à ses congénères et à quelques oiseaux mi-gratteurs – s'empêtrait dans plus d'excuses qu'il n'en fallait pour se faire pardonner par l'insecte arrogant, la pluie avait cessé. La fourmi, sans aucun doute très rancunière, lui dit qu'il devait maintenant subir une punition de sa part afin qu'ils soient tous les deux quitte de leur comportement. Et après, elle s'en irait et espérait ne plus croiser la route de ce pachyderme mal mouché. Elle entreprit d'escalader le mastodonte, s'accrochant aux quelques poils qui parsemaient la peau rugueuse des pattes, remontant par le cou et par le sommet de la tête jusqu'à se trouver perchée au milieu des deux yeux de l'éléphanteau (ce qui n'arrangeait pas la vision de ce dernier qui ne quittait pas une seconde la petite bête des yeux). Elle ouvrit la bouche, montrant deux belles mandibules brillantes, prêtes à mordre de toutes leurs forces le cuir attendri à cet endroit, à la naissance de la trompe éléphantesque. L'éléphanteau attendait avec patience et courage la punition, lorsque –futile délivrance- la terre se mit à trembler, un énorme nuage de poussière avançait au loin, se rapprochant de plus en plus des maigres arbres de savane. L'éléphant et la fourmi, impressionnés tant l'un que l'autre, virent apparaître le troupeau hurlant et dévastant des éléphants qui revenait à la conquête de leur petit égaré. La matriarche, déboulant tel un bolide, barrissant à qui mieux mieux, ne fit qu'une bouchée des arbustes et, freinant de ses quatre membres, vint se planter solidement face à l'éléphanteau qui, vous l'imaginez bien, était tout tremblant de peur à l'idée du châtiment qui l'attendait. Mieux aurait valu la morsure de cette petite bête, pensait-il.
L'éléphanteau fut ramené au sein du troupeau, on fit la chaîne de queue en queue et l'on compta tout le monde pour voir si la grande tribu était au complet.
La petite fourmi avait disparu en soufflant à l'éléphanteau qu'elle le reverrait bien tôt.

Après cet épisode, le jeune pachyderme a tenté bien d'autres fugues, et toujours au fin fond de son cœur, il pensait à la petite fourmi. Il marchait le nez au sol, excepté lorsque les mouches furieuses l'assaillaient de toute part. Il en a rencontré des fourmis, des blanches des rousses, des fourmi-lion, et même des fourmiliers, mais tous le dédaignaient ou le fuyaient. Il revenait la mine battue vers le troupeau et rejoignait sa nouvelle compagne, une éléphantette très douce avec qui il partageait ses jeux. Malgré sa douceur et sa gaieté, celle-ci ne comprenait pas les fugues de son ami et le sermonnait à chacun de ses retours, tout en le couvrant de caresses. Tu ne sais pas ce qu'est la liberté, lui disait-il. Elle haussait les épaules en chassant nonchalamment les mouches de sa queue. Lui fulminait, devenait aigre, et la fulmination ajoutée à l'aigreur s'élevaient au-dessus de sa tête dans une masse trouble et vrombissante. Le temps passait –chaleurs humides, orages puis interminables sécheresses. Bien que la perception du temps ne soit pas la même pour chacun, le temps, lui, inexorablement grignotait les bouts des souvenirs du jeune éléphant
Les oiseaux amis, qui venaient gratouiller le cuir des éléphants lors des fortes chaleurs, apportèrent un jour une belle surprise à notre éléphanteau. Des plumes de l'un d'eux se laissa glisser la petite fourmi rancunière. Et l’éléphant ne se serait guère aperçu de cette visite si celle-ci n'avait choisi de le mordre à l'endroit le plus tendre de sa cuirasse pachydermique. Rien à voir avec la piqûre acide d'un taon enragé par la pression atmosphérique. Ce stimulus provoqua le long de la ligne des nerfs trompesque un message électrique qui se décoda en ces termes dans le cerveau de l'éléphant : "Souviens-toi." Et voilà, pensait la fourmi, nous sommes quitte. Elle n'avait plus qu'à regagner sa fourmilière, ayant accompli sa vengeance. Mais l'oiseau était parti. Et l'éléphant, s'éveillant des brumes et des bourdons qui l'avaient jusqu'alors enveloppé, lui psalmodiait des mots gentils en la remerciant de son acte de punition. Il lui a dit reste. Et elle est restée.

C'était un terrain de jeu pour elle que ce corps énorme qu'elle passait son temps à escalader, à découvrir dans ses moindres recoins, c'était pour lui un plaisir que de sentir sa petite amie déambuler sur lui et venir murmurer des paroles de fourmi à son oreille. Elle dormait dans le creux de sa trompe et, à l'aube, le réveillait par la morsure de ses mandibules. Il la portait au sommet des arbres et elle en ramenait pour lui des microgrammes de sucre, de sève qu'elle déposait dans le coin de sa bouche. Jamais il ne l'a happée ou écrabouillée par mégarde, tellement il était attentif à sa petite compagne. Dans le clan, on l'avait pris pour fou, paraissant toujours isolé, semblant parler à un être invisible. La jeune éléphantette s'était éloignée de lui, de peur d'une possible contagion. Il riait, il se cabrait, lançait des barrissements à faire frémir les pousses sèches. On le regardait faire en se tapotant la trompe sur la tempe pour signifier qu'il était cinglé, celui-là.

Quelquefois, il l'amenait rendre visite à sa nombreuse famille, dans une fourmilière située à l'orée d'un petit bois. Il la laissait là, déclinant les invitations de son amie, et revenait la chercher à la tombée du jour. Elle reconnaissait son pas et, bien avant de le voir, elle sentait son ombre immense qui l'absorbait, se projetant sur elle comme une couverture épaisse et chaude qui la protégeait.

La Nature est mal faite. Ces deux-là qui s'aimaient si tendrement n'étaient pas du même monde. A personne ils ne pouvaient parler de l'un et de l'autre sans provoquer des réactions de stupeur, d'incompréhension, de moquerie surtout. Ils l'avaient bien compris et ne cherchaient plus rien d'autre que les sensations d'être l'un avec l'autre. Tu me connais mieux que moi-même, disait le jeune éléphant à la fourmi, qui avait parcouru tous les recoins que lui offrait la chair distendue de son ami – un terrain de sport gigantesque. Elle avait réussi à faire fuir, grâce à l'action de ses phéromones agressives, toutes les mouches de la terre hors d'un périmètre assez large, considéré ce petit être. L'éléphant garda ainsi une sensibilité extrême. De toutes façons, il n'avait plus l'envie de fuir ces insectes prétexte à l'élargissement de son horizon. Quelle autre liberté maintenant pouvait bien exister, si ce n'était celle de taquiner sa petite compagne ? En dehors de ça, rien que du vide. Et pour ce qui est du vide, que l'on soit fourmi ou éléphant, c'est toujours le même vide, immense, incontournable et imprévisible.

L'histoire aurait pu se terminer là
Eh bien ce n'est pas le cas
Alors qu'elle grattait le dos de son ami l'éléphant
La fourmi a été emportée par une bourrasque de vent
Elle s'est envolée au-dessus de l'Afrique
Au-dessus de notre planète tellurique
Et est retombée loin, très loin de son pays.
Ainsi va la vie.
Elle était retombée par là (lui a dit une grosse araignée) et il fallait qu'elle aille par ici (lui a dit un oiseau têtu) pour retrouver son pays et ses amis.
Elle a traversé le territoire des fauves, approché la frontière d'une immense termitière en guerre contre des fourmis rouges (malgré la connaissance de quelques cousins éloignés chez les fourmis rouges, la petite aventurière n'avait pas tenté d'incursion dans une zone si tourmentée); puis la poussière ocre s'était changée en sable blond, le pays des camélidés et des scorpions s'étendait à perte de vue.
La fourmi y avait connu maints déboires,
Avait mille fois plongé dans le désespoir,
Et pourtant de jour comme de nuit on pouvait apercevoir
Ce minuscule corps noir
Qui avançait, qui avançait à la rencontre du hasard.

La petite fourmi avait accompli un long périple. Elle observait cette vie, si étrange à ses yeux, qui se déroulait devant elle. Elle se disait : "si j'avais pu utiliser un moyen de communication autre que mes petites pattes, j'aurais joint mon cher ami l'éléphant pour lui demander des nouvelles et lui en donner." Elle gardait néanmoins l'espoir de le revoir très prochainement et de lui raconter ses péripéties. Mais la vie n'est pas ainsi faite. Les spirales du temps ne facilitent pas le retour vers le passé, et il était inscrit quelque part que la fourmi et l'éléphant ne se reverraient jamais. Ainsi va la vie.

La fourmi qui pouvait soulever son poids par millier
Sur ses épaules n'a pu endurer
Le poids d'un bolide – 36 tonnes.
L'éléphant,
Grâce à sa cuirasse développée
après le départ de son amie,
la Nature l'a rattrapé,
N'a plus ressenti les mouches et parasites ennemis.
Il est mort de sa belle mort au Cimetière des Éléphants,
le temps a fait son œuvre,
Et n'a eu qu'une infime pensée pour son ancienne amie.
« Modifié: 28 Mai 2018 à 19:23:08 par colombe »

Hors ligne Loïc

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Re : Il était une fois un éléphant
« Réponse #1 le: 13 Mai 2018 à 11:11:15 »
Salut Colombe (et bienvenue ici, puisque nous ne nous sommes pas encore croisés, il me semble).
Merci pour ce petit paragraphe en préambule qui donne de bonnes informations pour répondre à tes attentes.

Citer
Lors de sa lutte, l'éléphanteau aveuglé ne dirigeait plus ses pas et oubliait la consigne sécuritaire du groupe qui était, pour un jeune éléphanteau, de ne jamais quitter le cercle sans la compagnie d'un plus ancien. On aurait dit que les mouches de la région avaient constitué une ligue d'attaque contre cet éléphanteau,

La transition est pas très heureuse ici. On était parti sur la sécurité, et on revient à l'attaque de la mouche.
Avaient constitué une ligue d'attaque, c'est un peu lourd je trouve.

Citer
partie intégrante de la dure vie d'éléphants, qui se devaient d'en accepter l'existence, la présence

Puisque tu reviens sur un pluriel après la virgule, "des éléphants" me semble plus indiqué.

Citer
de la dure vie d'éléphant,

il y a déjà la même formulation deux lignes plus haut
Avec la répétition de l’épaississement de la peau qui vient juste après, ça fait beaucoup de répétitions.

Citer
pesantes sous le poids de l'humidité atmosphérique

déjà écrit quasiment comme ça aussi

Citer
Elle se relevait de sa chute, se secoua et regarda le

se releva ducoup, non ?

Citer
Après s'être jaugé du regard pendant un certain laps de temps,

souci ici :
- soit la fourmi s'est jaugée, et du coup, jaugée
- soit la fourmi et l'éléphant se sont jaugés, du coup, jaugés, et la suite ne convient pas puisque tu vas seulement sur la fourmi

Citer
malgré cet état de fait,

Pourquoi pas "malgré tout" ?

Citer
L'Ancien, déboulant tel un bolide

N'est-ce pas plutôt une ancienne, chez les éléphants ?

Citer
Il en a rencontré des fourmis, des blanches des

souci de temps

Citer
. Et celui-là ne se serait

celui-là ne peut pas renvoyer à éléphant

Citer
la chair distendu de son ami

distendue

C'était sympa. Ça peut probablement donner quelque chose de sympa, oralisé.
Pas fan des parties versifiées, je vois pas tellement l'intérêt par rapport aux parties narrées.
Quelques soucis de concordance des temps aussi, le passé composé n'est pas un temps du passé.

À + !
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne avistodenas

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  • Messages: 696
Re : Il était une fois un éléphant
« Réponse #2 le: 13 Mai 2018 à 11:32:48 »
le passé composé n'est pas un temps du passé.

Loïc écrivit-il.

Ah bon ?

» A. L'emploi du passé composé de l'indicatif
Le passé composé, comme son nom l'indique, est un temps du passé. Il exprime donc une action ou un fait qui a déjà eu lieu au moment où nous nous exprimons.

Hors ligne colombe

  • Tabellion
  • Messages: 20
Re : Il était une fois un éléphant
« Réponse #3 le: 21 Mai 2018 à 09:18:33 »
Bonjour Loïc,
Je réponds un peu tard, n'ayant pas vu ta relecture. Merci pour tes commentaires que je prendrai le temps de relire de façon détaillée dès que j'aurai un peu plus de temps.

Et, oui, le passé composé est un temps du passé, il travaille d'ailleurs en alternance avec l'imparfait. Il a la même valeur que le passé simple (action terminée) mais s'ancre dans l'énonciation d'un narrateur présent, selon moi, alors que le passé simple marque une rupture, une mise à distance forte vis-à-vis de la situation d'énonciation. Le passé composé est également lié à l'oral.

Lorsque dans la même phrase, je juxtapose passé composé et imparfait sur des verbes d'actions, c'est que je n'y mets pas la même valeur : action terminée pour l'un, action qui dure pour les autres. C'est donc fait sciemment. Je regarderai dans le contexte comment modifier cela éventuellement.


Hors ligne colombe

  • Tabellion
  • Messages: 20
Re : Re : Il était une fois un éléphant
« Réponse #4 le: 28 Mai 2018 à 18:53:20 »
La transition est pas très heureuse ici. On était parti sur la sécurité, et on revient à l'attaque de la mouche. Avaient constitué une ligue d'attaque, c'est un peu lourd je trouve.
J'ai modifié un peu le début pour plus de lisibilité.

Citer
  il y a déjà la même formulation deux lignes plus haut
Avec la répétition de l’épaississement de la peau qui vient juste après, ça fait beaucoup de répétitions.
J'ai modifié la première répétition, je n'ai pas trouvé la seconde concernant l'épaississement de la peau ?

Citer
pesantes sous le poids de l'humidité atmosphérique
Alors, là, j'assume (ce soir en tout cas...), il s'agit même d'une répétition plus longue. C'est une ritournelle, comme dans un conte à dire, peut-être celle qui prend forme dans l'esprit de l'éléphanteau. Pour le moment, je laisse.

Citer
Elle se relevait de sa chute, se secoua et regarda le
se releva ducoup, non ?
L'idée ici est de casser le rythme entre imparfait = durée et passé simple = actions rapides.

Citer
Après s'être jaugé du regard pendant un certain laps de temps,
corrigé : l'avoir jaugé

Citer
malgré cet état de fait,
Pourquoi pas "malgré tout" ?
Corrigé par "malgré ce fait", pour insister sur le dit-fait, celui de pouvoir parler et se comprendre entre animaux.

Citer
L'Ancien, déboulant tel un bolide
N'est-ce pas plutôt une ancienne, chez les éléphants ?
Exact ! merci.

Citer
Il en a rencontré des fourmis, des blanches des
souci de temps
Que mettre ? du passé simple ? Alors, je dois changer toute la chaîne... ici, le passé composé me semblait aller avec une oralisation de la phrase. Je ne vois pas trop comment faire ?...

Citer
. Et celui-là ne se serait
celui-là ne peut pas renvoyer à éléphant
Modifié.

Citer
la chair distendu de son ami
distendue
Modifié.


Merci beaucoup pour ta lecture et tes commentaires !
« Modifié: 28 Mai 2018 à 19:26:22 par colombe »

 


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