Hello

Voici un petit relevé. Je ne sais pas si je vais t’apporter grand-chose, fais-en bien ce que tu en veux.

Sylvia est une femme de 37 ans qui aime la vie, qui est dynamique et qui marche vers l’ idéal qu’elle possède même si celui ci est souvent aux abonnés absents et si la vie est un peu dure avec elle par moments.
J’aurai peut-être remanié cette phrase du début pour poser le sujet. (trop de « qui », et il me semble qu’on « tend vers un idéal », mais je te suggère autre chose pour éviter la répétition de « vers »)
Je te propose une autre construction de phrase, j’ai inversé des éléments. Ce n’est qu’un exemple, à toi de voir :
« Sylvia est une femme de 37 ans, dynamique, qui aime la vie et marche vers l’idéal auquel elle aspire, même si celui-ci est souvent aux abonnés absents, même si la vie, par moments, est un peu dure avec elle. »
Elle est particulièrement courageuse au vu du monde dans lequel elle vit, et elle se défend bec et ongles quand il le faut avec le soutien des siens, de ses quelques amis.
"Au vu du monde dans lequel elle vit…"

Peut-être quelque chose d’autre, de plus léger à lire (mais ce n’est que moi

) :
« Elle est particulièrement courageuse, "compte tenu" ou "au regard" du monde qui l’entoure, etc… »
Ca la met en colère.
Ca : alt+128 pour le : Ç
Elle se pose des questions sur la vie comme par exemple comment être mère sans avoir d’enfants, sans avoir donné la vie.
2 fois « vie », des fois ce n’est pas gênant de répéter un mot, à toi de voir, mais on peut tourner autrement aussi, par ex :
"Elle se pose des questions existentielles, comme par exemple comment être mère sans avoir d’enfants, sans avoir donné la vie. "
Ca la travaille,
« Ça » la travaille.
On ne peut pas dire qu’elle ne vit que pour çà, mais un tel problème occupe beaucoup ses actions et ses pensées.
« ça », j’aurai inversé actions et pensées, et peut-être remplacer « mais un tel problème occupe » par :
"On ne peut pas dire qu’elle ne vit que pour ça, mais « ce sujet » occupe beaucoup ses pensées et ses actions."
Mais les choses étaient compliquées.
J’aimerai bien savoir ce que sont ces choses compliquées ?

Mais à toi de voir. Des fois, de simplement suggérer les choses suffit. Cela donne une pudeur au texte. Ce qui n’est pas pour me déplaire.

A cause de cela, malheureusement, elle souffre quand elle croise une femme enceinte qui donnera à terme naissance à un bout de chou. Sylvia, elle n’accouchera peut être jamais. Elle le vit comme un désastre, quelque chose que lui aurait envoyé les cieux pour la punir d’ elle ne sait quoi.
"À " et espace en trop après le « d’ »
Peut être a t’elle
Peut-être a-t-elle (tirets)
le sentiment de participer à un rituel sacré qui la rapprocherait de son rêve, à la réalisation virtuelle de ce qu’elle espère totalement, tellement cette obsession la pénètre dans son âme et l’envahit dans son corps. C’est une souffrance de chaque instant tellement ce désir d’enfant la tenaille depuis l’adolescence. Le temps passé n’a rien résolu, il n’a pas donné de solutions susceptibles de la rassurer, de la rendre libre d’enfanter et d’élever un enfant.
J’aime beaucoup et je trouve que ce que tu écris alors que tu es un homme sur ce sujet est touchant.
C’est même ce qu’il y a de plus difficile à faire quand on vit cette réalité.
Peut-être remplacer réalité par « situation ». Mais c’est peut-être moins fort ? :
C’est le deuil d’enfants qui ne sont pas nés, mais Sylvia est encore là à espérer.
« Ce deuil d’enfants », etc.. ?
Car l’espoir perdurera quand même.
« perdure », rester au présent pour nous rattacher d’une manière plus proche de Sylvia ?
Ce désir remonte à loin, dans l’enfance probablement, puis les terribles années de vie d’adulte quand les choses sont censées se faire, sont censées remplir un vide creusé par la nature et l’âge.
J’aurai coupé la phrase. Pour faire la rupture entre l’enfance et la vie adulte parce que je n’ai pas trouvé de lien entre les deux périodes dans ta phrase. Il me semble qu’il manque peut-être quelque chose dans cette 2è partie de phrase ? Suggestion :
"Ce désir remonte à loin, dans l’enfance probablement. Puis « sont arrivées » les terribles années de « la »vie d’adulte, quand les choses sont censées se faire, sont censées remplir un vide creusé par la nature et l’âge. ?"
Comment y résister quand les amies d’avant se marient et ont des enfants.
Un point d’interrogation à la fin de la phrase ?
Sans pouvoir partager le même bonheur, sans appartenir à ce « mouvement » de jeunes parturientes, apparemment tel est son destin.
Pour que ce soit plus percutant, j’aurai coupé :
« Sans pouvoir partager le même bonheur, sans appartenir à ce « mouvement » de jeunes parturientes ? Apparemment, tel est son destin. »
Elle appartient à ce type de femmes capables de faire des exploits mais auxquelles on ne fait pas confiance, par préjugés, par erreurs.Elle est pourtant prête dans sa tête, elle se sent capable, d’autres autour d’elle ne sont pas aussi optimistes, d’autres ne vont pas dans ce sens. A son plus grand désespoir.
Manque un espace après le point de la 1è phrase. Et un accent sur le A de la dernière phrase: alt+183
Là, également, j’aurai coupé, mais ce n’est qu’une suggestion et peut-être changé « faire des exploits » et erreur au singulier, je crois et un point virgule pour couper un peu, pour repartir dans la phrase après « capable » … à voir :
« Elle appartient à ce type de femmes capables de soulever des montagnes mais auxquelles on ne fait pas confiance. Par préjugé. Par erreur. Elle est pourtant prête dans sa tête, elle se sent capable ; d’autres autour d’elle ne sont pas aussi optimistes, d’autres ne vont pas dans ce sens. À son plus grand désespoir. » ?
Mm que veux-tu dire quand tu écris : d’autres ne vont pas dans ce sens ?
Et puis elle se sent agressée par cette société qui joue beaucoup sur ces sentiments de célébration de la famille notamment à travers la publicité et les reportages à la télévision.
Peut-être enlever « Et puis » en début de phrase pas nécessaire ?À voir... pas sûre.
De beaux poupons et de jolies mamans résument à eux seuls cet état d’esprit et inaugurent dans les cerveaux toute une philosophie de l’ existence que toutes ne partagent pas, faute d’argent, de partenaires, de maladies...
Petit espace en trop après le « l’ » d’existence. Et peut-être préciser aussi : de l’existence « que toutes les femmes » ne partagent pas, etc… ?
Dans ces conditions de frustrations, la vie est rude tous les jours ; la question demeure : comment se sentir encore complètement femme quand on n’a pas d’enfant.
Ha. Du coup il y a encore « femme » ici… suggestion : Comment se sentir complètement entière quand on n’a pas d’enfant ?
Est on encore une femme ?
Est-on (tiret et pour éviter la redite de femme, peut-être : « En est-on encore une » ?
Faire le deuil de ce qui n’est jamais arrivé relève de la chimère, l’illusion prend la place de la réalité et empire de jours en jours, d’années en années, c’est une forme d’imagination qui je suppose aide à vivre, à avancer avec toujours en tête ce petit être à jamais interdit.
Mm, il m’a manqué quelque chose quand tu évoques " empire de jour en jour". Et je couperai là aussi, à voir. Suggestion :
"Faire le deuil de ce qui n’est jamais arrivé relève de la chimère. L’illusion prend la place de la réalité et cette illusion « s’impose» de jours en jours, d’années en années, c’est une forme d’imagination qui, je suppose, aide à vivre, à avancer avec toujours en tête ce petit être à jamais interdit.
Il devient dur de pouvoir tourner la page pour Sylvia et les autres femmes dans ces conditions.
« ..Sylvia et « ses semblables » pour éviter la répétition de « femmes » ?

Le deuil n’est pas un deuil, le cœur est arraché à pleine main, le sang et les larmes se répandent sur tout le corps et vont investir l’esprit en créant à l’intérieur des tourments, des angoisses dont il est difficile de contrecarrer la venue.
J’aurai enlevé « le sang » ? À moins qu’il ne fasse référence à quelque chose ?
L’irruption du mal engendre des souffrances quelques fois cachées ou à d’autres moments c’est un déluge de larmes qui devient inextinguible, qu’elle ne peut plus arrêter.
J’aurai coupé ?
« L’irruption du mal engendre des souffrances quelques fois cachées. À « certains » moments c’est un déluge de larmes qui devient inextinguible, qu’elle ne peut plus arrêter. » ?
La souffrance que ce manque engendre existera peut être longtemps, Sylvia résistera du mieux qu’elle peut à la douleur dans son corps et peut être ne connaîtra t’elle jamais la réalisation d’un rêve qu’elle contient depuis des années, depuis son adolescence.
"résistera du mieux « qu’elle pourra » ? » et : connaitra-t-elle » (pour les tirets)

Cet enfant mort né dans son imagination ne verra jamais le jour et emportera Sylvia dans des chemins sombres de ténèbres.
Mort-né (tiret)
L’enfer sur terre soulagé par la famille, les amis, les personnes de rencontres ici ou là…
Virgule après terre et après « rencontres » ?
Il faut savoir se préserver, mettre des gardes-fous autour de soi pour protéger sa sensibilité, sa sensibilité exacerbée et à vif.
garde-fous
Sylvia devra chercher en elle des forces qu’elle même et son entourage devront lui prodiguer.
Mm pas très clair pour moi elle cherche des forces en elle-même et la fin de la phrase laisse suggérer qu’elle doit se les prodiguer, un peu torturé ?
Suggestion :
"Sylvia devra chercher des forces en elle, des forces que son entourage devra également lui prodiguer ?" Je ne sais pas… À voir…
Comment faire le deuil de ce qu’on a pas eu.
Point d’interrogation à la fin de la phrase ? Et : de ce qu’on « n’ »a pas eu
En sachant que l’absent demeurera toujours présent dans un coin de son esprit, comme un jardin secret dont elle restera dépositaire des clefs.
Jolie fin
