Tu portais l’habit de lumières
Sous les soleils verticaux
Ta chaleur irradiait la planète
De galaxie en galaxie
Tu ressemblais à un dieu
Et tes apôtres t’admiraient
Ils étaient mille, ils étaient cent
A sauter par dessus les ponts
Ta parole valait table de loi
Les nuits t’appartenaient
La lumière qui émanait de toi
Rendait fou ou bien poète
Tes apparitions de la nuit
Confirmait nos certitudes
Tu étais parmi nous
Mais loin de nos vies
La tienne te destinait à la solitude
Tu promenais ton ombre par habitude
Tu étais caméléon et pluriel
Ton caractère te portait à brûler
Sous les multitudes de soleils
Quand nous, nous rêvions
A d’incertitudes folies
Pour te plaire et nous sentir vivre
Tu étais plus qu’un exemple
Tu étais l’homme à suivre
Notre admiration nous portait
Près des portes de l’infini
A la vie, à la mort
Tu plantais le décor
Et ton tour est arrivé
La descente n’en est que plus cruelle
Tu étais ta propre création
Du début à la fin
As tu décidé d’en finir
De rejoindre les esprits d’ailleurs
Ou que tu sois, ta mémoire et ta mort
Font de nous des enfants tristes
Ta perte nous précipite vers l’ultime
Notre raison vacille, nos émotions culminent
Ce sont les sentiments les maîtres du destin
Tu étais la Vérité, nous sommes tes apôtres