Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

18 Mai 2026 à 06:56:43
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Pendant toutes ces années

Auteur Sujet: Pendant toutes ces années  (Lu 2330 fois)

Hors ligne Vilmon

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Pendant toutes ces années
« le: 28 Mars 2018 à 03:01:49 »
Désolé.  Je suis confus.  Les événements se bousculent maintenant dans ma tête et j'en perds la notion du temps.
(version revue et corrigée)


Pendant toutes ces années

____ C'est ce matin que tout a commencé.  J'en suis à me demander si ce n'était pas plutôt hier.  Ou encore, il y a quelques jours.  Bref, j'ai eu une forte impression de "déjà-vu".  Tu connais, mon ami ?  Permets-moi de t'appeler ainsi, même s'il y a à peine quelques minutes que j'ai vu ton visage pour la première fois.  Cela me sera plus facile.  Mais ce n'était pas une simple impression d'avoir déjà vécu un certain moment.  La sensation était beaucoup plus forte.  Comme si c'était plusieurs fois auparavant.  Et puis, il y a eu cette lettre.  Attends.  Non, je me trompe.  La lettre était bien avant.  Désolé.  Je suis confus.  Les événements se bousculent maintenant dans ma tête et j'en perds la notion du temps.  Je prends lentement conscience de ce qui m'est arrivé.  Oui, la lettre.  Je crois l'avoir lue avant ce matin.  Et voilà encore que je mélange tout.  Disons plutôt, avant la forte impression de "déjà-vu".

____ Je l'avais trouvée entre les panneaux des boiseries à la tête de mon lit.  C'était un vieux papier jauni par le temps.  Il craquait et éclatait de poussière alors que je le dépliais.  Le texte était d'une belle calligraphie faite avec une vieille plume qu'il fallait tremper dans un encrier.  D'ailleurs, comme celui sur le bureau près de la fenêtre de ma chambre.  Je n'arrivais pas à saisir tous les mots puisque l'écriture s'étirait par endroit et devenait illisible.  Comme si la main qui avait étendu les mots était parfois prise d'une grande fatigue qui en diminuait le détail des caractères.  Elle racontait l'arrivée d'un jeune homme, d'une certaine libération.  Tout n'est plus aussi clair dans ma tête.  Si je l'avais encore en main, je pourrais une fois de plus la relire pour tenter d'en saisir un peu plus le message.  Effectivement, mon ami, il y avait là un avertissement et maintenant, j'en réalise toute l'ampleur à chaque minute qui passe.

____ J'aimerais encore avoir en main cette lettre, mais elle me l'avait arrachée des mains dès la première fois qu'elle m'avait vu la lire.  Je me souviens maintenant, en parlant d'elle, que la lettre en faisait mention.  L'auteur y décrivait une charmante dame distinguée, d'âge mûr et sa fille, encore plus charmante et délicieuse.  Il est étrange, mon ami, que je voie tous les jours les mêmes personnes que décrivait cette lettre jaunie par le temps.  Je crois qu'il s'agit des mêmes femmes qui m'ont accueilli chez elles, il y a quelques jours.  Non, il y a bien plus longtemps.  Pourtant, je me souviens très bien de ma première journée ici, ou plutôt de ma première soirée.  Et comment puis-je oublier ces derniers instants, mon ami ?  Par contre, entre ces derniers et ma première soirée, tout est sombre et très vague.  Plusieurs images me reviennent et quelques événements, mais je ne saurais comment les mettre en ordre.

____ Je me souviens de la première fois que je l'ai rencontrée.  Elle était très belle.  Mes yeux ne voyaient qu'elle.  Je crois que je la vois tous les matins.  Elle ne prononce aucun mot, comme sa mère d'ailleurs.  Mais j'arrive tout de même à les comprendre.  Alors que je vois la fille le matin, je vois sa mère tous les soirs.  Elle vient me porter une tisane pour m'aider à dormir.  Comme sa fille m'apporte le petit déjeuner.  Je réalise, mon ami, que je ne me souvient pas de les avoir rencontrées ensemble.  D'ailleurs, je ne sais pas si je voyais l'une ou l'autre à d'autres périodes de la journée.  Enfin, pire, je constate que je ne sais comment j'occupais mon temps entre chacune de leur visite.

____ C'est la première fois que je sors du manoir, mon ami.  Je suis souvent sorti de ma chambre. Il s'agit d'un très grand manoir.  Il est vieux et puisqu'elles ne sont que deux, et temporairement trois avec moi, pour l'habiter.  Selon mon jugement, l'endroit n'est plus aussi bien entretenu qu'autrefois.  Ce devait être un lieu magnifique quelques siècles plus tôt.  C'est comme ici, à l'extérieur, sur les jardins de l'entrée.  Elles n'ont pas l'occasion de s'occuper de l'extérieur et ma foi, je dois avouer qu'en plein jour, le manoir est un endroit bien désolant.  Mais après le coucher du soleil, la noirceur semble effacer ses défauts, arrondir sa silhouette et l'endroit est magnifique.  Tout comme la première fois que je l'ai vu.

____ Je suis messager du sixième bataillon de l'infanterie de France.  En ces temps de guerre, j'avais un message à livrer aux lignes de notre armée un peu plus au nord.  L'Allemagne nous pressait sur plusieurs fronts et l'Angleterre tardait à nous venir en aide.  Je ne me rappelle plus de l'ordre écrit sur ce message, ni de son importance.  Pourtant, cela ne fait que quelques jours.  Non, c'est vrai, mon ami.  Alors que je regarde à nouveau ton visage, je réalise une fois de plus que ma tête me joue des tours et que tout ça date de bien longtemps.  Très longtemps.  Mais je m'en souviens comme si c'était hier.  Peut-être parce qu'il s'agit du seul souvenir que j'ai.  C'est pourquoi je ne peux pas te dire mon nom, mon ami.  Je l'ai oublié.  Tout comme le visage de mes parents et de ma famille, si jamais j'en ai eu.  Tout est très, très vague.  Tout ce qu'il me reste de tangible est ce moment et les images de la mère et de sa fille.

____ J'avais un message à livrer, disais-je, et il se faisait tard.  Je devais me rendre à cet autre campement au plus vite, mais la faim me tenaillait et j'avais si soif.  J'ai alors aperçu ce manoir qui semblait si somptueux dans la pénombre.  Il y avait une lampe allumée à l'une des fenêtres au premier et aussi celle du portique.  Je me suis alors arrêté pour quémander un bout de saucisson, une miche et une petite bouteille pour faire glisser le tout.  J'avais fait le tour du même bassin où nous sommes présentement.  Alors que je posais le pied sur les marches du portique, la porte s'est ouverte.  Il n'y avait personne.  La lumière du hall d'entrée m'éclairait et j'ai cru entendre une voix qui m'invitait.  J'ai gravi les marches et, au seuil de la porte, je me suis penché pour jeter un coup d’œil à l'intérieur.

____ Le hall était immense, montant jusqu'à l'étage supérieur.  Un beau chandelier de cristal illuminait tout l'espace.  Un grand escalier en courbe montait jusqu'au premier.  Tout en haut, se tenait la plus jolie des femmes que j'ai vues de toute ma vie.  Elle portait une longue robe rouge sombre avec un large décolleté qui mettait en valeur son cou décoré de colliers de perle.  Sa longue chevelure noire était ramenée et tombait d'un seul côté, révélant le diamant qui brillait à son oreille.  Ses yeux semblaient briller tout autant.  Elle restait là, silencieuse, me dévisageant alors que je faisais quelques pas pour mieux la voir.  La porte s'est refermée derrière moi.  Je m'étais aussitôt retourné.  Il n'y avait personne.  J'ai tendu la main vers la poignée pour vérifier si elle s'était verrouillée.  J'ai cru qu'elle m'avait adressé la parole.  Je me suis retourné pour la regarder.  Elle avait descendu quelques marches.  Et sous son regard paisible, j'étais bien embarrassé d'être surpris par une porte emportée d'un courant d'air.

____ Je me suis excusé de la déranger si tard.  Je lui ai expliqué que j'étais en mission et je lui demandais si elle n'avait pas quelque chose à manger pour tenir la route.  Sans m'en apercevoir, je m'étais avancé jusqu'au pied de l'escalier.  Elle, de son côté, avait continué à descendre et se trouvait à ce moment-la au centre de l'escalier.  Son sourire irradiait tout comme son être et je me sentais emporté vers elle.  Je continuais à lui expliquer ce qui m'amenait à frapper chez elle alors qu'elle s'avançait vers moi.

____ J'étais devant elle.  Je sentais le bas de sa longue robe se frotter à mes jambes.  Ses yeux avalaient tout le décor autour.  Je ne voyais qu'eux.  Ils étaient noirs, si profond et sans lueur.  J'ai alors réalisé que c'était plutôt moi qui m'étais approché d'elle en gravissant les marches.  Angoissé, j'ai bredouillé que j'avais ce message important à livrer.  Elle avait souri un peu plus, dévoilant ses belles dents blanches et fines.  Le plus bel ivoire dans un écrin rouge écarlate.  Elle a posé son doigt sur mes lèvres.  Un doigt fin, orné d'un ongle rouge sombre.  Elle a déplacé son doigt sous mon menton pour soulever légèrement mon visage.  Elle s'est approchée et m'a embrassé.  Je respirais à plein nez son étrange parfum enivrant.

____ Tout ce dont je me rappelle après ce baiser, mon ami, c'est qu'elle m'avait pris par la main pour me conduire à sa chambre.  Le message pouvait bien attendre une nuit.  Au matin, je m'étais retrouvé dans ce qui est maintenant ma chambre.  Empli d'une grande lassitude, j'étais incapable de quitter mon lit.  Je n'avais revu personne ce jour-la.  Et j'avais oublié le message à livrer.  Je ne me rappelle plus d'ailleurs ce que j'ai fait ce jour-la.  Le soir, j'avais rencontré la mère qui m'avais apporté une bonne tisane.  Elle était toute aussi charmante à sa manière et j'avais alors remarqué combien sa fille tenait d'elle.

____ Après, mes souvenirs sont très vagues, mon ami.  Les jours se sont suivis sans que j'en prenne conscience.  Dans ma tête, je ne suis ici que depuis deux ou trois jours, mais je constate maintenant que plusieurs années se sont écoulées.  Plusieurs dizaines d'années même.  Et je réalise que j'ai passé la majeure partie de ces décennies dans ma chambre à regarder par la fenêtre.  Ce n'est que ce matin, ou plutôt, il y a plusieurs jours que j'ai eu cette impression de "déjà-vu".

____ J'étais à la fenêtre de ma chambre lorsque j'ai vu une feuille tomber du chêne dans le jardin.  J'ai cru avoir vécu cette scène plusieurs fois de façons différentes.  L'accumulation des années m'avait alors frappé.  J'ai regardé mes mains et je les ai trouvées toutes ridées.  Je n'arrivais pas à le croire, mon ami.  Je me suis mis à la recherche d'un miroir.  J'ai cherché partout dans le manoir.  En vain, il n'y en a aucun.  Après quelques temps à ma fenêtre, j'ai remarqué que la pluie s'accumulait dans le bassin où nous sommes.  Après plusieurs efforts, j'ai enfin réussi à trouver le courage d'ouvrir ma fenêtre et de le rejoindre.  Arrivé tout près, j'ai été surpris de constater qu'il était gelé.  Seulement quelques heures étaient passées selon moi.  En réalité, l'automne avait fait place à  l'hiver.

____ J'étais avide de savoir la vérité.  J'ai pris une pierre ornementale qui était tombée au sol et je l'ai lancée dans le bassin pour casser la glace.  J'étais épuisé par cet effort.  Heureusement, la glace était assez mince.  J'ai écarté les morceaux en surface et, rassemblant tout mon courage, je me suis enfin décidé à plonger mon regard dans l'eau.  J'ai été saisi par le spectacle.  Je suis resté là à regarder l'image du vieillard que me renvoyait le miroir liquide.  Et c'est à toi, mon ami, cher vieillard que je vois dans l'eau, que je raconte cette histoire.  La seule manière que j'ai trouvé pour ne pas perdre la raison face à toutes ses années perdues.  Un passage de cette lettre me revient soudain en mémoire, mon ami.  Il était écrit : "enfin, voilà un jeune homme qui me libérera de mon enfer.  Ce sera le sien maintenant et je n'ai aucune pitié.  Je suis trop heureux de savoir que la mort viendra me délivrer."

____ C'est à mon tour de prier pour qu'un autre vienne me libérer de cet enfer.  La nuit est déjà là, mon ami.  Et je sens qu'elle m'appelle une fois de plus.  Par contre, elle semble triste de savoir que je suis maintenant conscient de mon sort.  Je me retourne et vois, mon ami.  C'est comme la toute première fois.

____ La lampe à la fenêtre du premier.  Celle qui éclaire le portique.  Elle m'appelle.  Je pose le pied sur la première marche du portique.  La porte s'ouvre.  Vois, mon ami, comment cette lumière éblouit.  Elle cache les fissures dans les murs, les feuilles qui jonchent le plancher, la balustrade détruite de l'escalier.  La porte se referme derrière moi.  Mais en réalité, mon ami, ce n'est plus une porte.  Il n'y a que de vieilles planches qui bouchent l'ouverture.  Et la lumière, elle ne vient pas du chandelier au plafond.  Elle irradie d'elle.  Elle n'a pas changé, elle, durant toutes ces années.  Ni pendant toutes les précédentes.  Elle vieillit un peu durant le jour.  En réalité, mon ami, la mère et la fille ne sont qu'une seule et même personne.

____ Comme la toute première fois, et comme à tous les matins, elle est toujours aussi belle.  Je la rejoins dans l'escalier.  Elle m'embrasse.  Elle me prend par la main pour me conduire à sa chambre.  Et chaque fois, l'oubli m’envahit.  Certainement que c'est trop horrible, car vois, mon ami.  Ses lèvres n'effleurent pas les miennes.  Son doigt reste sur mes lèvres alors qu'elle se penche à mon cou.  Ce ne sont pas ses lèvres qui me caressent, ce sont ses dents qui me lacèrent.  Ce n'est pas l'amour que je ressens, pauvre naïf que je suis, c'est la vie qui quitte mes veines.  Et demain, après avoir tout oublié, elle reviendra encore me tourmenter.


Vilmon
« Modifié: 20 Avril 2018 à 02:08:39 par Vilmon »

Hors ligne Milora

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Re : PENDANT TOUTES CES ANNÉES
« Réponse #1 le: 02 Avril 2018 à 11:05:22 »
Salut Vilmon !

Ton texte était déjà en page 2 avec 0 réponse :( J'y remédie ! Hop, lecture.

Citer
Je suis à me demander si ce n'était pas plutôt hier.
"J'en suis à me demander"

Citer
une bénigne impression d'avoir déjà vécu un certain moment.
Je trouve que "bénigne" ne correspond pas bien à l'idée, ou alors c'est juste que la tournure est un peu lourde, mais du coup j'ai bugué dessus à la lecture

Citer
Je m'excuse.
Techniquement, "je m'excuse" est incorrect. À toi de voir si tu veux donner ce registre de langue à ton personnage ou non

Citer
éclatait de poussière alors que je le dépliais.
jolie tournure !

Citer
une vieille plume dont il fallait tremper dans un encrier.
bug syntaxe : "qu'il fallait tremper" ou alors il manque un morceau de phrase, si tu fais la construction avec "dont".

Citer
D'ailleurs, tout comme sur le bureau que j'ai près de la fenêtre de ma chambre. 
Je ne comprends pas bien le sens de ce passage (le "tout comme" me perturbe)

Citer
elle me l'avait arraché des mains
arrachée (la lettre)

Citer
L'auteur y décrivait une charmante dame distinguée, d'âge mûr et de sa fille, encore plus charmante et délicieuse.
souci de syntaxe : "décrivait" c'est transitif, du coup le "de sa fille" ne colle pas

Citer
Il est étrange, mon ami, que je vois tous les jours les mêmes personnes que décrivait cette lettre jaunie par le temps.
voie

Citer
Je réalise, mon ami, que je ne me souvient pas de les avoir rencontrées ensemble.
souviens
(je précise qu'à ce stade du récit, j'en suis à me dire que mère et fille ne sont qu'une même personne)

Citer
plusieurs meubles et mobilier se trouve sous des draps blancs.
problème de syntaxe : "plusieurs mobilier" ça ne colle pas

Citer
En désarroi, j'ai bredouillé que j'avais ce message important à livrer.
En désarroi, il me semble que ça ne se dit pas

Citer
Pour moi, il n'y avait eu que la matinée de passer. 
passée, mais la tournure est un peu lourde

Citer
J'ai écarter les morceaux en surface
écarté

Citer
Et c'est à toi, mon ami, cher vieillard que je vois dans l'eau, que je raconte cette histoire.
Ah, pas mal, je l'avais pas vu venir !

Citer
C'est à mon tour de prier pour qu'un autre s'amène. 
s'amène, c'est familier, ça ne colle pas avec le ton du texte

Citer
La porte se referme derrière.
derrière quoi ? il manque quelque chose

Citer
Mais en réalité, mon ami, ce n'est plus une porte.  Il n'y a que de vieilles planches qui en bouchent l'ouverture.
le "en" n'a pas d'antécédent, il ne colle pas dans la phrase

Citer
Et chaque fois, l'oubli m’envahit par après.
je ne comprends pas le "par après"




Héhé, pas mal ! Du fantastique super classique, mais bien mené ! J'attendais la chute et la résolution du mystère (souvent là que les nouvelles fantastiques déçoivent), et c'était bien mené ! On devine pour la mère et la fille mais pas vraiment pour ce qu'elles font, et durant toute la deuxième moitié du texte on se demande si le narrateur va s'en sortir. Du coup la fin répond bien aux attentes, la nouvelle roule bien !
Un texte bien mené, avec du mystère et de la tension là où il en faut, qui fait qu'on passe outre le classicisme de l'histoire et qu'on est bien entraîné dans la lecture !


Merci pour cette lecture très sympathique ! :mafio:
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
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Re : PENDANT TOUTES CES ANNÉES
« Réponse #2 le: 02 Avril 2018 à 12:41:45 »
Bonjour et bienvenue sur le forum ! :)

Citer
Permet-moi
Permets

Citer
dont il fallait tremper dans un encrier.
qu'il fallait / dont il fallait tremper la pointe

Citer
  D'ailleurs, tout comme sur le bureau que j'ai près de la fenêtre de ma chambre.
tout commence ? sinon je comprends pas la phrase.

Citer
des mêmes femmes qui m'ont accueilli chez eux
chez elles

Citer
le couché du soleil
coucher

Citer
l'endroit est magnifique.  Tout comme la première fois que je l'ai vue.
Soit c'est comme la première fois qu'il a vu l'endroit et c'est "je l'ai vu" soit c'est une référence à la fille et j'aurais plutôt vu "Tout comme elle, la première fois que je l'ai vue."

Citer
Son sourire radiait tout comme son être
Irradiait, plutôt ? (radier c'est rayer, exclure, tout ça...)

Elle avait sourit un peu plus
souri

Citer
ses belles dents blanches et fines.
J'ai du mal à visualiser des dents fines. Enfin surtout pour en imaginer un truc beau en fait.

Citer
Je restais figé alors que ses lèvres ont suivi son doigt pour m'embrasser doucement.
Pas convaincue par la lourdeur de la tournure même si le narrateur est un pantin.

Citer
En vain, il n'y en a aucun.
Détail, mais j'aurais plus vu un point après "en vain".

Merci pour cette lecture agréable. Tout comme Milora, j'ai deviné que la mère et la fille étaient la même personne avant même leurs apparitions. J'ai cru un instant qu'il allait prendre la place de la femme dans la maison maudite, mais en fait il a du prendre la place de quelqu'un qui est mort... Le souci que ça me pose c'est qu'il vieillit quand même donc en fait, soit il a vraiment la poisse et personne est venu pour le remplacer, soit il va finir par mourir de vieillesse (ce qui je le conçois, ne constitue pas vraiment une fin heureuse... XD) Si lui aussi rajeunissait tous les matins, ça aurait fait plus sens dans ma tête.

J'ai beaucoup aimé l'ambiance qui se dégage du troisième tiers du texte, j'ai eu plus de mal à accrocher au début, qui en dit trop et pas assez en même temps. Ca parait alors juste confus alors que ça devrait être aussi un peu inquiétant, car dans tout ce méli-mélo  y a la prise de conscience du narrateur du fait que quelque chose ne tourne pas rond.

Hmm... Peut-on réellement voir son reflet dans un bassin par une matinée d'hiver ? (Question ouverte à laquelle je n'ai pas la réponse, mais pour moi ça demandait quand même une certaine luminosité et une certaine profondeur d'eau, mais, n'ayant jamais eu de jardin avec bassin, je m'incline. x) )

Au plaisir de te relire. :)
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne txuku

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Re : PENDANT TOUTES CES ANNÉES
« Réponse #3 le: 02 Avril 2018 à 12:53:36 »
Bonjour

un recit envoutant qui se termine sans trop de surprise............ :)


J ai tique aussi sur la vieille plume et radiait.

et sur quelques fautes d inattention :

Citer
des mêmes femmes qui m'ont accueilli chez eux, il y a quelques jours
chez elles.

Citer
ce manoir qui semblait si somptueux à la pénombre
plutot dans la penombre je pense.

Citer
Je continuais à lui expliquer ce qui m'emmenait à frapper chez elle
m ammenais ?


Citer
Ces yeux avalaient tout le décor autour
Ses.

Citer
J'avais alors réalisé que c'était plutôt moi qui m'était approché d'elle en gravissant les marches
J ai  - et m etais

Citer
Tout ce que je me rappelle après ce baiser, mon ami, c'est qu'elle m'avait pris par la main pour me conduire à sa chambre
Tout dont je me rappelle.

Citer
J'ai écarter les morceaux en surface
ecarte.

Citer
Comme la toute première fois, et comme à tous les matins,
comme les matins,


Juste pour pinailler ! ;D



Et j ai bien aime ton interpellation : mon ami !!! :)
« Modifié: 02 Avril 2018 à 12:59:48 par txuku »
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

Hors ligne Vilmon

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Re : PENDANT TOUTES CES ANNÉES
« Réponse #4 le: 02 Avril 2018 à 19:14:37 »
Bonjour,

Merci pour vos indications de correction, Milora, Kathya et txuku. 

Ça remet la modestie dans la maison alors que l'on croit avoir bien écrit et réviser 4 fois...  ;)  Il y a encore un peu de travail à faire !

Croyez-moi, c'est très apprécié !  :)

J'en comprends que le fond est bon, mais l'emballage reste à parfaire.

Je vais m'y mettre pour apporter vos commentaires à la correction du texte.

Merci encore !   ;D

Au plaisir !

Vilmon

Hors ligne Vilmon

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Re : Pendant toutes ces années
« Réponse #5 le: 08 Avril 2018 à 19:34:27 »
Bonjour,

Suite à vos commentaires, très précieux, j'ai revu et corrigé le texte.

Merci à vous et bonne lecture !  :)

Salutations !

 


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