Bonsoir le Monde!
Voici un deuxième essai de poème, et cette fois-ci en vers libre, comme proposé par Le Margoulin.
J'y fais la description d'un jeu qui a cours en Birmanie et qui s'appelle le Chinlon. Le but est de faire rebondir une balle en osier sans qu'elle touche terre, en se servant uniquement de ses pieds et jambes. Ils y jouent à 5 ou 6.
Voilà:
Le Chinlon
Le soleil tombe derrière la pagode en feu,
Les corps noueux et ambrés dansent.
Langés dans le tissu bouffant,
Ils offrent leurs muscles saillants
À la douceur du soir.
Dans le cercle ils oublient et virevoltent
Afin de sauver la balle en osier
Souples et légers, ils se cabrent et sautillent
Patients et passionnés par cette quête futile.
Je vole l’instant sans oser l’immortaliser
De peur d’alourdir sa candeur
Et de briser leur beauté.
Merci d'avance pour les commentaires!