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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » L'homme aux cheveux

Auteur Sujet: L'homme aux cheveux  (Lu 1300 fois)

Hors ligne Ginsoul

  • Tabellion
  • Messages: 55
L'homme aux cheveux
« le: 16 décembre 2017 à 15:28:56 »
Bonjour bonjour,
j'aimerais partager avec vous la première "nouvelle" que j'ai crée, il y a quelques années.
J'en ai écris quelques autres récemment, mais, écrivant à la main, je ne les ai pas encore informatisée, ce pourquoi je partage celle ci, assez ancienne (elle date au moins de 4 ans.), pour me faire une idée (je n'ai jamais rien partagé de ce que j'ai écris  >:D )

La voici, la voilà.

                                                                                   L'homme aux cheveux


CRAQUEMENT

   Le bruit sourd résonnant dans la grande maison stoppa soudainement Elisabeth dans l'activité à laquelle elle s'affairait. Ce bruit, elle le connaissait. Son cœur accéléra. Elle sentait battre son pouls dans la main qui tenait l'éponge. Penchée au dessus de l'évier, Elisabeth n'esquissa aucun mouvement. Elle entreprit de reprendre la vaisselle. Mieux valait que le bruit eut été le fruit de son imagination, trop débordante ces jours ci. Son mari était partit emmener Lise, leur petite fille, à ses cours de natation du samedi soir. Le temps était au pluvieux, bien qu'éclairé. La trop vaste maison dans laquelle ils habitaient tout trois commença à l'inquiéter. Et si c'était son tour ? Elle préféra écarter cette pensée, comme elle écartait les vulgaires tâches de nourriture de la vaisselle d'un coup d'éponge rapide et précis. Elle jeta un coup d’œil à son horloge, située au dessus du calendrier. Bel horloge, tout de bois, de chêne, si elle se souvient bien -elle n'est pas experte en menuiserie-. Il était 19h35. Son mari rentrerait dans une bonne trentaine de minutes, si il ne décidait pas de discuter avec l’entraîneur de Lise pendant au moins autant de temps. Alexis, le mari, n'était pas bien musclé, et Elisabeth ne pensait pas qu'il pourrait la défendre lorsque son tour viendra -et il vient-, mais sa présence l'aurait rassurer. Évidemment, il ne serait pas présent lors de la dernière visite. Personne n'est jamais présent lors de la dernière visite. Tout le monde sait ça.
   La jeune mariée continua son activité. Elle en oublia presque le bruit qui l'avait stoppée. Son tour ne pouvait pas être venu, elle commençait à peine à apprécier les joies de la vie en couple. Sa petit fille commençant l'école primaire, elle avait du temps libre. Alexis n'avait pas un métier trop prenant, ainsi, le jeune couple passait beaucoup de temps ensemble, à rire, pleurer, regarder, écouter..

CRAQUEMENT

   Cette fois, la panique s'empara d'Elisabeth.  Sa main lâcha l'éponge. Ses yeux s'arrondirent. Quelques gouttes de sueurs froides parcouraient son front. Elle n'osait plus bouger, n'osait plus respirer, espérant secrètement qu'il venait pour quelqu'un d'autre, mais pas elle, c'était trop affreux. Et pourtant, la maison était vide. Il venait. Pour elle. Elle seule. Elle pleura. Cela ne changerait gère la situation, mais elle pleura. Elle pleura pour son amour. Elle pleura pour sa fille. Elle pleura pour sa vie.
    Risquant un œil par-dessus son épaule, elle ne vit rien. Elle apercevait son couloir, dans lequel quelques tableaux du mariage, quelques peintures, quelques photos étaient parfaitement accrochés aux murs. Elle aperçut, plus près, à sa gauche, la cuisine. Personne là non plus. Elle pensa bien évidemment au téléphone, à appeler ses voisins, de l'aide, la police. Mais elle savait que personne ne répondrait. Évidemment. C'était son tour, et lorsque viens son tour, on est seul. D’ailleurs, lors des précédents, si la personne en question l'avait appelée, elle, Elisabeth, aurait elle répondu ? Non, évidemment que non. Le fusil ! Son mari avait insisté pour qu'ils achètent un fusil -C'était stupide, selon elle, d'avoir une arme chez soit, car premièrement, c'est illégal, et si on les prenaient avec, ils risquaient gros, et deuxièmement, c'est dangereux, ni elle ni son mari ne savaient s'en servir, c’était plus risqué qu'autre chose.- Alexis l'avait caché au dessus de l'armoire où était rangée la vaisselle, hors de porté de la petite, et camouflé derrière une pile de magasine mis à cet endroit pour la simple raison qu'ils y compliquaient l'accès. Elisabeth s'y précipita, balança à terre la pile de magasine d'un revers de main, agrippa le fusil et entreprit de reprendre sa place, là où elle avait une vue inégalable sur le couloir, seul endroit d'où peut provenir le bruit.

CRAQUEMENT

   Encore une fois, la panique monta d'un cran. Ce n'était pas le bruit que faisait le plancher lorsqu'un invité marchait sur une latte mal emboîtée. C'était un son étrange, étouffé, tel celui d'un os brisé sous un impact trop grand. Ses mains tremblaient, serrant l'arme comme une relique protectrice. Elle le savait chargé, elle le savait prêt à envoyer au tapis n'importe quel voleur, violeur, assassin, ou autres monstres du genre. Mais elle le savait aussi parfaitement inutile contre l'invité qui arrivait. Elle le maintint  tout de même contre elle, présence rassurante. La jeune mariée attendit, parfois pris d'un spasme, tremblant, et pleurant toujours. Pourquoi ? Pourquoi ce devait être elle, cette fois ? Pourquoi pas la voisine ? Cette vieille garce avait au moins trente-cinq ans de plus qu'elle. Ç'aurait du être son tour.
   Elisabeth fixait le couloir d'un œil triste, d'un œil vide, d'un œil déjà mort. Elle jeta encore une fois un coup d’œil à l'horloge, espérant secrètement que son mari rentrerait, qu'il la sauverait...

CRAQUEMENT

   Le bruit devint plus fort. Elle sursauta, lâcha l'horloge des yeux pour les reposer sur le couloir. Il était là. C'était bien lui. Son cœur marqua un arrêt. L'homme aux cheveux. Nu comme un ver, sa peau bleuâtre tendu sur les os soulignait sa maigreur irréelle. Ses cheveux tombaient jusqu'aux hanches, gras et mouillés. Son visage n'avait rien d'humain. La mâchoire brisée, le nez casser, son visage formait un "S". Il avait les yeux bien ouvert, et de ceux ci coulait du sang. Du sang noir. Il avançait d'un pas lent, mal assuré, boitant. Il ne regardait nul part, les yeux dans le vide, comme ceux d'un mort. Son bras gauche semblait s'être fait rouler dessus par un véhicule poids lourd, exhibant des courbes improbables. L'homme aux cheveux était hideux, tout le monde le savait, mais à ce point... Il n'avait pas de sexe. D’ailleurs, pour l’appelait on l'HOMME aux cheveux, dans ce cas ? Il s'approchait à une vitesse ralentis. Le fusil entre les mains, Elisabeth était paralysée par la peur, presque suffocante. Elle voulait fuir, courir dans n'importe quelle direction, sautée par la fenêtre, mais la terreur la clouait au plancher.

CRAQUEMENT

   Elle comprit soudain d'où venait ce fameux bruit. La cage thoracique de l'homme était enfoncée, et chaque respiration faisait bouger ce sac d'os en piteux état, les faisant se frotter. Ce craquement venait donc de sa respiration. Elle aura au moins appris ça, avant la fin. L'invité indésirable se tenait maintenant à cinq mètre d'elle. Il semblait ne pas la voir, mais s'approchait inéluctablement, de la démarche d'un vieillard bourré d'arthrite que chaque mouvement faisait atrocement souffrir. Elle se risqua à jeter un coup d’œil à l'horloge. 19h45.

CRAQUEMENT

   Le temps qu'Elisabeth mis à regarder l'heure, l'homme aux cheveux avait avancé de deux bons mètres. Elle sentait son odeur, putride, infecte, infâme, une odeur de décomposition organique. L'homme aux cheveux la fixait, maintenant. De ses yeux noirs, ses yeux cadavérique. Sa mâchoire déformée souriait.
Elisabeth pleurait, suppliait, je vous en prie,je ferais ce que vous voulez, je m'offre à vous, je vous offre tout : ma maison, ma fortune, mon travail, mais par pitié, laissez moi vivre, je vous en prie, j'ai un enfant..

CRAQUEMENT

   Pris d'un élan de désespoir, Elisabeth prit son courage à deux mains, monta le fusil à niveau d’œil, fixa l'objectif sur l'homme aux cheveux. Elle était décidé à vendre chère sa peau, peu importe ce qu'il lui était réservé.

CRAQUEMENT

   Les yeux pleins de larmes, elle avait du mal à discerner sa cible. Ses bras tremblaient. L'homme aux cheveux se mis à hurler, d'un hurlement terrible, à la fois grave et aigu, à la fois aboiement et mots inintelligible. Le cri puissant pris possession de la maison, et gela le cœur de la jeune femme. Elle appuya sur la détente. Le coup de feu partit. Elisabeth ne s'attendait pas à autant de violence. Elle fut projetée au sol, une douleur lançante dans l'épaule, les tympans explosés. Elle leva les yeux, espérant avoir gagné la partie, car le hurlement venu d'outre monde avait cessé, puis...

CRAQUEMENT

   Cette nuit là, les voisins d'Elisabeth entendirent le coup de feu. Ils savaient, bien évidemment, qu'ils savaient. Puis, suivant le coup de feu, les cris terrible de la jeune mariée emplirent la soirée de ses plus proches voisins, de longues minutes durant. Aucun n’appela les secours. Aucun n'alla voir. C'est ainsi que viens la fin, ici, dans ce petit village à l'écart de la civilisation. Et personne ne se mêle jamais de la fin de quelqu'un. Cette fois, c'était le tour d'Elisabeth, et une même terreur s'empara de tous. Qui sera le prochain à recevoir sa dernière visite ?
   
« Modifié: 17 décembre 2017 à 18:19:30 par Ginsoul »

Hors ligne AuntyBlue

  • Tabellion
  • Messages: 21
Re : L'homme aux cheveux
« Réponse #1 le: 16 décembre 2017 à 16:51:55 »
Bonjour,

J'aime bien l'horreur et les monstres  :)

Comme il s'agit d'une vieille nouvelle et que le style évolue dans le temps, je ne sais pas si mes petites remarques seront toujours d'actualité.

Première point sur la forme, j'ai remarqué des fautes de grammaire et de conjugaison. Personnellement, ça ne me gêne pas tant que ça pour te lire mais, si tu peux en corriger, ça serait peut-être plus agréable pour la lecture. Je ne peux pas les citer une par une, j'ai pas trop de temps pour commenter, désolée.

Deuxième point sur le fond, selon mon point de vue, il manque du suspense pour que le texte hérisse un peu plus les poils. Au deuxième paragraphe, je sais déjà que la femme est fichue si tu veux. Et, même elle se le dit, je trouve que si Elizabeth s'accrochait un peu plus à un espoir irrationnel encore plus marqué de s'en sortir, ça ne serait pas mal.
Autre remarque, sur l'horreur, l'approche du monstre est, à mon sens, un peu trop rapide ... En général, l'homme a plus peur de ce qu'il ne voit pas ou presque, donc, peut-être que rajouter une scène avec la silhouette entrevue ferait monter la pression d’un cran.
Note : les larmes noires m’ont fait penser à Alice Madness return au passage

Troisième point, ce qui est cool dans ta nouvelle :
- l’idée du CRAQUEMENT entre les paragraphes, ça donne du rythme à ton texte (comme le tic-tac d’une horloge qui annonce l’heure fatidique) ;
- le village qui n’aide pas, vit dans la peur et, où chacun ne pense qu’à soit au lieu de trouver une solution au problème ;
- les pensées de la victime envers les proches, la voisine, l’envie de vivre : pas mal décrit.

J’ai aimé dans l’ensemble l’idée quoi et la plume est plutôt jolie.
Bonne continuation !  :)

PS : Oui, je sais … Je suis bavarde.

Hors ligne Ginsoul

  • Tabellion
  • Messages: 55
Re : L'homme aux cheveux
« Réponse #2 le: 16 décembre 2017 à 17:02:36 »
Un grand merci à toi pour la critique ! 
Je vais regarder pour les fautes en effet, bien que tu puisse toi passer outre, je comprends que ça puisse freiner la lecture !
Ensuite en effet, le fatalisme du personnage bloque peut être. On sy attacherait plus, sûrement, si elle même, comme tu dit, conservait un espoir. Je n'y avais pas pensé. Très bonne remarque, je prends en note !
Oh oui, pas bête du tout, un paragraphe avec seulement une silhouette ferait monter la tension !
Que de bonnes idées ! :)
Je vais tâcher de les mettre en application.
PS : je ne connais pas du tout Alice madness return !
« Modifié: 16 décembre 2017 à 17:05:33 par Ginsoul »

Hors ligne Jozz

  • Plumelette
  • Messages: 14
Re : L'homme aux cheveux
« Réponse #3 le: 16 décembre 2017 à 19:55:15 »
Hello Ginsoul !

J'ai beaucoup aimé ton texte. Comme dit plus haut le craquement donne un rythme, et le fait qu'il s'agisse de la cage thoracique plutôt que du plancher amplifie l'horreur et le dégout.

La description du monstre est également superbe. On peut non seulement visualiser, mais aussi imaginer. Tu as décris juste ce qu'il fallait pour nous donner une toile de fond avec des lignes sur lesquelles notre esprit peut peindre :)

En terme de critique négative : je trouve que la révélation arrive trop tôt. J'aurais aimé d'avantage de suspens et de doute. Jusqu'à la description de l'homme aux cheveux je me demandais si Elisabeth n'était pas folle et n'allait pas trouer à gros coup de chevrotine son mari :) J'aime cette idée d'ambiguité et cela aurait été bien de la conserver jusqu'au dernier paragraphe. Peut être utiliser les larmes qui brouillent sa vue pour cela : elle distingue clairement une forme s'approcher d'elle, une forme bleuatre, silencieuse, etc etc, mais sans révéler précisément jusqu'au dernier moment. Cela renforce la peur et le doute.

Enfin un point que j'ai trouvé un peu particulier : visiblement tout le village est au courant, l'homme aux cheveux peut frapper à n'importe quel moment du jour ou de la nuit, mais le mari vit quand même sa vie peinard à discuter avec l'entraineur alors que sa femme est toute seule chez elle avec cette menace latente. Etrange ^^

Mais encore une fois bravo, j'ai beaucoup aimé te lire :)

Hors ligne Ginsoul

  • Tabellion
  • Messages: 55
Re : L'homme aux cheveux
« Réponse #4 le: 16 décembre 2017 à 20:39:05 »
Salut à toi !
Merci à nouveau pour cette critique !
 Tu me fournis là une piste nouvelle à la quelle je n'avais pas du tout songé ! En effet, "cette idée d'ambiguïté", comme tu dis, et de follie, ne m'avait même pas effleuré l'esprit ! Quelle nouvelle piste tu m'offres là, pour de futur éventuelles correction !

Je comprends ton "scepticisme", pour ta dernière remarque, néanmoins je la partage moins, car, à mon sens, il s'agit là d'une espèce d'antité mythique, à l'image de la faucheuse, mais qui serait bel et bien matériel dans cette Histoire. À savoir que l'homme aux cheveux incarne la fin d'une personne, et, dans la vie de tout les jours, la fin arrive aussi n'importe quand. À l'image de l'inévitable mort qui nous guette tous, et pourtant ne nous empêche pas de vivre.

Et surtout t'as remarque positive sur la description du monstre, merci ! J'ai toujours peur, dans les description, d'en faire soit trop, sois pas assez !

Encore une fois merci pour vos avis ! Moi qui hésitait à partager, c'est un plaisir de lire vos critiques ! Je vais donc numériser les nouvelles plus récente et les partager avec joie.
« Modifié: 16 décembre 2017 à 20:42:52 par Ginsoul »

Milla

  • Invité
Re : L'homme aux cheveux
« Réponse #5 le: 21 décembre 2017 à 17:13:06 »
Salut !

au fil de la lecture...
Citer
Le bruit sourd résonnant dans la grande maison stoppa soudainement Elisabeth dans l'activité à laquelle elle s'affairait.
cette phrase n'est pas très fluide, c'est un peu dommage comme elle introduit le texte... Je pense que ça tient au cumul participe présent + gros adverbe (soudainement) + "activité à laquelle elle s'affairait" qui est lourd et vague.

Citer
Le temps était au pluvieux, bien qu'éclairé.
mal dit je crois (je ne vois pas ce que tu veux dire avec "bien qu'éclairé")

Citer
Elle préféra écarter cette pensée, comme elle écartait les vulgaires tâches de nourriture de la vaisselle d'un coup d'éponge rapide et précis.
taches
bof, ça s'écarte pas des taches... avec effacer ça marcherait mieux.

Citer
coup d'éponge rapide et précis. Elle jeta un coup d’œil à son horloge
répétition

Citer
Bel horloge, tout de bois, de chêne, si elle se souvient bien -elle n'est pas experte en menuiserie-. Il était 19h35. Son mari rentrerait dans une bonne trentaine de minutes, si il ne décidait pas de discuter avec l’entraîneur de Lise pendant au moins autant de temps.
belle / s'il
" tout de bois, de chêne" mal formulé

Citer
Alexis, le mari, n'était pas bien musclé, et Elisabeth ne pensait pas qu'il pourrait la défendre lorsque son tour viendra -et il vient-
viendrait / venait

Citer
La jeune mariée continua son activité.
on dit ça juste après les noces, là ce n'est pas le cas si ?

Citer
Sa petit fille commençant l'école primaire,
entraînement de natation à 6 ans ? :\? c'est plutôt l'âge où on apprend à nager non ? cours de natation ?

Citer
Quelques gouttes de sueurs froides parcouraient son front.
je crois que tu mélange avoir une sueur froide et des gouttes de sueur :\?

Citer
Cela ne changerait gère la situation, mais elle pleura.
guère

Citer
Elle apercevait son couloir,
bizarre ce possessif pour un couloir

Citer
dans lequel quelques tableaux du mariage, quelques peintures, quelques photos étaient parfaitement accrochés aux murs
pourquoi parfaitement ? :\?

Citer
Elle aperçut, plus près, à sa gauche, la cuisine.
ben elle était dans la cuisine et elle n'a pas bougé  :-\

Citer
avoir une arme chez soit, car premièrement, c'est illégal
pas forcément
+ soi (orthographe)

Citer
hors de porté de la petite, et camouflé derrière une pile de magasine mis à cet endroit ...
balança à terre la pile de magasine
portée / magazines x2

Citer
là où elle avait une vue inégalable sur le couloir, seul endroit d'où peut provenir le bruit.
tu as des soucis de concordance des temps, là ce serait "pouvait"

Citer
Ses mains tremblaient, serrant l'arme comme une relique protectrice. Elle le savait chargé, elle le savait prêt à envoyer
la x2 / chargée / prête

Citer
sa peau bleuâtre tendu sur les os soulignait sa maigreur irréelle.
Citer
La mâchoire brisée, le nez casser,

Citer
D’ailleurs, pour l’appelait on l'HOMME aux cheveux, dans ce cas ?
bug dans la phrase

Citer
Il s'approchait à une vitesse ralentis. Le fusil entre les mains, Elisabeth était paralysée par la peur, presque suffocante. Elle voulait fuir, courir dans n'importe quelle direction, sautée par la fenêtre,
orthographe

Citer
se tenait maintenant à cinq mètre d'elle.
Citer
ses yeux cadavérique.
Citer
L'homme aux cheveux se mis à hurler
Citer
Le cri puissant pris possession

Citer
Elle fut projetée au sol, une douleur lançante dans l'épaule,
ça ne doit pas être le bon mot

Citer
les cris terrible de la jeune mariée emplirent la soirée de ses plus proches voisins, de longues minutes durant. Aucun n’appela les secours. Aucun n'alla voir. C'est ainsi que viens la fin

hop là, tout lu !
Une petite nouvelle horrifique, ça peut toujours être sympa  :) En gros du coup sur ce type de texte j'ai tendance à en attendre du rythme, de la tension, de l'immersion... et de la peur bien sûr  :D
Je n'ai pas été super convaincue par ton texte principalement à cause du style je crois. Les phrases ne sont pas très fluides, les actions sont redondantes et on n'est pas suffisamment immergé dans ta perso. Donc ça n'a pas fonctionné sur moi.
L'idée de scénario est pas mal, sur cette espèce de malédiction qui fait que les gens n'essayent même pas de s'aider. L'abandon par les autres c'est encore pire que le monstre lui même je trouve côté angoisse/horreur, brrr. Du coup je pense que tu as une piste sympa à explorer mais qu'il faut revoir la forme. Alléger aussi les actions, tu restes beaucoup sur ses mouvements (elle tient l'éponge, elle regarde le couloir, elle pose l'éponge), en les liant peut-être + directement à ses émotions, à ce qui se passe d'autre ? La phase où elle est toute seule sans le monstre est longue et pas très entraînante. Bonnes corrections :)

Au plaisir,

Milla

 


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