Je suis allé voir quelqu'un danser.
Le texte est très court, à raison.
Des ordres mènent à Chaos et des os d’if gémissent au rythme du bouffon, par ces soubresauts que jalouse l’indolent.
Le velours constellé d’écho applaudit jaune et le sang du théâtre se fait miroir sans tain, longs cheveux sanglés au visage caverneux, ce grand masque inversé comblé par l’adolescent aux allures cicéronnes tandis que le galop des mains moites souhaiterait se vêtir de louanges ; mais on ne flatte ni ne perçoit l’Armageddon par la mécanique du mimétisme, Léviathan est un esthète des plus exigeants et la dextre étrillée n’est qu’un ajout bien dissonant à l’orchestre de chair qui bat la mesure pour divertir l’assemblée…
Le saltimbanque, lui, est amoureux du mur du fond, royaume sans réponses, idole de la noblesse surplombant la basse-cour. Il disloque ses membres, le cataclysme en intraveineuse et le plexus béant, en sachant qu’au terme il lui faudra de nouveau confronter le chuchotement du velours qui lui soufflera de se boucher les oreilles. Lorsqu’il effleure l’ether c’est un autre cercle qui se met à hurler, et en tirant les lames de la bouche des enfers, la dernière arabesque est trop effilée pour sa veine.
Les rangs se fourvoient lorsque l’aiguille se fige, une ovation obscène, puis le candélabre s’éteint.
Des ordres mènent à Chaos, sacro-simplistes absurdes jugés par le lointain.