Il y aujourd’hui plus d’une centaine de milliards d’années que le Soleil se lève à l’Est et qu’il se couche à l’Ouest. On se réveille aux bruits transporté par les vents, dans les champs, dans les villes, dans les océans.
Ce n’est cependant, pas un jour dans notre histoire, sans qu’il y est du sang qui coule. Et pas un jour sans qu’il y est une once d’amour.
Il gisait au milieu des cadavres. Il y en avait un tel nombre qu’on ne pouvait les compter. Le monde est devenu fou au point ou les fleurs n’ont plus que pour se nourrir, le sang des innocents.
Moi-même ressemblant, j’y étais, parmi ces morts qui l’entoure. Essayant de me lever, mais la seule chose qui bougeait, mon annulaire de la main gauche, la bague de mes ancêtres disparue. Combien de jour ? Combien de mois ? Combien d’années depuis que je suis devenue un tel, je ne sais quoi au juste.
Des mouches bourdonnant au-dessus de ma tête, dansant le samba, chantant « De la chair, de la chair humaine pour nos babines ».
Qu’avais-je à perdre d’espérer un peu de calme ? Probablement rien.
Mon corps ce jour-là n’avait plus d’âme ou presque, mon corps avait oublié ses sensations. La haine avait pris mes semblables comme tant d’autre avant moi, la végétation, avait laissé place au sable. La haine avait recouvert nos cœurs, les océans n’étaient plus que poussière.
Si je pouvais les revoir mes deux rivières de diamants, ceux qui m'ont tellement réchauffer l’âme, ceux que j’aimerais toute ma vie, ceux qui m’ont donné la vie.
Si je pouvais briller de mille feux, pour que Dieu me voit de son trône. Lui demandait s’il m’entend, s’il entend toutes mes souffrances.
Mon cri d'agonie l'homme s'en fou comme a son habitude. Je supplie Dieu de me donner un peu d’amour.
Mais cette nuit, le Diable était debout, cette nuit, ou celui qui aime meurt.
Laissez-moi aimer par mon cœur d'or & d’argent. Laissez-moi rêver par mes yeux d’enfant. Laissez-moi sauver ce monde de ces monstres arrogants.
Pour qu’à nouveau l’eau des rivières s’écoule.
On m’a appris, « Quand le soleil se lèvera à l’Ouest, la Terre, sonnera sa fin. » j’aimerais y croire, sincèrement.
Aux prés de nous, ou on vit, ou on meurt. Nos premiers pas, nos derniers jours, notre désamour.
Par nos fenêtres, la Terre, la pleine Lune et le Soleil, sa chaleur, ses cendres, célestes, le chant des cors. Je vois, l’aumône, les pluies torrentielles, le ciel d’hiver mourir, son faux sourire. Des champs de sables à perte de vue. Se meurt la Terre, le Temps. Ne pensaient qu’elle peut attendre le présent.
Aux prés de nous, ou on aiment, ou on croit, le froid. On s’est aimé, on s’est hais, on s’est éloigné. On se tue dans nos rêves des premières lueurs.
Je vois, Dieu, les feuilles d’Automne, les arcs-en-ciel, le ciel d’été vivre, son beau sourire. Des océans à perte de vue, ce vit, la Terre, le Temps. Pensés que les fleurs dansent le printemps, pensé qu’elles dansent.
Laissons la suivre son temps.