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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Jour de pluie dans une cuisine

Auteur Sujet: Jour de pluie dans une cuisine  (Lu 15845 fois)

Hors ligne Edel Weiss

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Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #30 le: 24 Août 2017 à 19:47:15 »
Chère Milora,

Comme dit précédemment, me voilà au porte de ton texte pour un commentaire "inattendu" !


Pour commencer, j'ai relevé quelques amorces de paragraphes "abruptes" mais je ne vais pas rentrer dans le détail, car beaucoup de temps a passé sur ton texte, et d'autres commentaires avant moi, j'ignore donc où tu en es avec ce texte. Cependant, mon ressenti général est très mitigé car je trouve que ce texte combine des choses excellentes, voire géniales, et des "maladresses" ou "facilités" dans le déroulement de l'histoire qui ont un peu fait redescendre mon adhésion pourtant totale au départ.

Voici les points forts et les points faibles que j'ai rencontrés dans ton texte globalement et subjectivement :

Points forts :

- Un excellent début : très accrocheur, surprenant et la mise en abyme vertigineuse du personnage qui devient un simple personnage de tableau ! Cet introduction est géniale ! Le style de ce premier paragraphe est subtil et agréable. J'ai adoré être trompée par les premières images que je pensais être des métaphores descriptives jusqu'à ce que je réalise que non ! le "monde" fondait bel et bien !

- Une construction spéculaire (en miroir) vraiment très intéressante et bien exploitée : l'idée de deux mondes, de deux faces où l'on passe de l'une à l'autre, le tableau, la réalité, les objets dessinés pour Pierre-Auguste...

- Une construction circulaire : la fin qui est un retour inversé du début est une très belle fermeture pour ton histoire, il me semble.

- Les thèmes : les thèmes sont touchants et rendent l'idée de peinture/réalité (qui est peu originale) unique à ton univers.

En somme, une belle conception de l'histoire entre jeu sur une double-face, des glissements d'un monde à l'autre, et d'un personnage à l'autre. (attention, il m'a semblé qu'un des paragraphes m'avait égarée, je pensais qu'on changeait de personnage à chaque paragraphe et là, le changement ne m'a pas paru évident - paragraphe 3, je croyais toujours être Elodie)


Points faibles :

- Une écriture trop lisse à mon goût : les phrases sont toutes correctes, elles glissent assez bien, mais j'avoue qu'aucune ne m'a marquée l'esprit, envoûtée, hypnotisée et cela manque je pense pour une telle nouvelle sur l'art, la peinture et la réflexion sur la création.

- Les caractères des personnages : J'ai remarqué que tu rapproches ton style par moment des personnages (le mot "moche" appartient à Elodie et non au narrateur) mais on ne distingue pas de réelles différences de caractère entre les deux personnages, surtout Pierre-Auguste semble sans caractère. Durant toute la nouvelle, son absence de caractère ne m'a pas dérangé comme il n'était rien qu'un "bout de papier" mais à la fin ! Quelle surprise ! Et je n'y croyais pas : pourquoi Elodie irait-elle avec lui ? Je sais qu'elle est désespérée de sa vie réelle, mais Pierre-Auguste ne parle pas avec elle, n'a aucun caractère, rien n'en fait une vraie personne. Pour moi, elle s'est jetée sur la feuille avec une simple présence. Et cela m'a dérangé un peu. Au final, Pierre-Auguste n'est ni rien, ni réellement quelqu'un. Je ne dis pas qu'il faut absolument qu'il ait un caractère ou plus de caractère, mais je trouve que les passages avec Elodie sont très internes et ceux avec lui très distant tout de même.

- La fin : la fin m'a un peu dérangée car tu ne laisses pas beaucoup de mystère sur ce qui arrive et en même temps je n'arrive pas à comprendre Elodie qui suit un bout de papier dans un tableau, pour quoi faire ? Pour ne plus rien faire ? Peut-elle bouger ? Va-t-elle vivre vraiment dans le tableau ? Si tu voulais laisser toutes ces questions ouvertes, ce qui est une bonne idée, alors trop de choses ont été révélées par ailleurs, on a l'impression d'une fin rapide, d'une facilité pour finir alors que l'idée de fin inversée par rapport au début est très bonne. On ne sait pas si ils sont amoureux, si elle sera heureuse, ne voulait-elle rien d'autre que de rester sans rien faire devant un beau paysage ? car dans la vraie vie aussi il y en avait ! Elle pouvait déménager ? Et elle abandonne toute sa famille... Enfin, ici, je n'arrive pas à la suivre, malgré tout le côté psychologique développé avant. [Avis perso]

- Trop de détails psychologiques /manque de subtilité : j'ai trouvé que beaucoup de thématiques soulevées dans les réflexions d'Elodie sont super, mais amenées de manière "journal intime" et cela ne m'a pas plu après le brio de ton introduction de nouvelle. J'imaginais une nouvelle bien plus subtile, qui me ferait deviner tout ce ressenti plutôt que de me le dire. J'aimerais voir Elodie dans son quotidien, ressentir son malaise, sans qu'elle semble me le raconter.

En somme, je pense que le début et la fin sont bien pensé mais que le déroulement au milieu pourrait être améliorée et rendue plus subtil, plus intéressant : le lecteur a envie de comprendre pourquoi elle pleure sur sa toile, pourquoi elle se met à vivre uniquement pour ce personnage, et il aimerait le découvrir vers la fin, alors que là, toutes les clefs sont données à chaque pas et on ne se demande rien, sauf au début et à la fin. Je ne sais pas si je suis très claire, mais il m'a manqué dans le milieu de ressentir cette petite curiosité : "mais que va-t-il se passer ?". Alors que je le répète, le début m'avait totalement intrigué et je me demandais tout en lisant : "Mais que se passe-t-il ? Pourquoi il attend devant l'Hôtel chaque jour ? Qui est cette géante qui pleure ? etc".


Je te remercie en tout cas de cette lecture, j'ai trouvé plein de choses très riches et intéressantes dans la construction de ton histoire, ce fut un voyage agréable et si tu souhaites reprendre un peu la nouvelle pour la rendre plus "poignante" encore, je te souhaite bon courage pour la reprise !


Edel
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Hors ligne Milora

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Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #31 le: 30 Août 2017 à 19:53:06 »
Coucou Edel Weiss !

Merci pour ton commentaire développé et pour le remontage (ça fait toujours plaisir ^^ ).

J'ai un peu de mal à répondre à ton commentaire, parce que je l'ai pas mal relu/réfléchi dessus et en fait il me semble qu'il oriente le texte dans un sens différent de celui que j'avais essayé de lui donner. Je comprends qu'en l'état, le texte a pas réussi à trouver son équilibre... :/ Désolée par avance pour ce message qui fait davantage brainstorming que réponse :D .

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- Les caractères des personnages : J'ai remarqué que tu rapproches ton style par moment des personnages (le mot "moche" appartient à Elodie et non au narrateur) mais on ne distingue pas de réelles différences de caractère entre les deux personnages, surtout Pierre-Auguste semble sans caractère. Durant toute la nouvelle, son absence de caractère ne m'a pas dérangé comme il n'était rien qu'un "bout de papier" mais à la fin ! Quelle surprise ! Et je n'y croyais pas : pourquoi Elodie irait-elle avec lui ? Je sais qu'elle est désespérée de sa vie réelle, mais Pierre-Auguste ne parle pas avec elle, n'a aucun caractère, rien n'en fait une vraie personne. Pour moi, elle s'est jetée sur la feuille avec une simple présence. Et cela m'a dérangé un peu. Au final, Pierre-Auguste n'est ni rien, ni réellement quelqu'un. Je ne dis pas qu'il faut absolument qu'il ait un caractère ou plus de caractère, mais je trouve que les passages avec Elodie sont très internes et ceux avec lui très distant tout de même.

- Trop de détails psychologiques /manque de subtilité : j'ai trouvé que beaucoup de thématiques soulevées dans les réflexions d'Elodie sont super, mais amenées de manière "journal intime" et cela ne m'a pas plu après le brio de ton introduction de nouvelle. J'imaginais une nouvelle bien plus subtile, qui me ferait deviner tout ce ressenti plutôt que de me le dire. J'aimerais voir Elodie dans son quotidien, ressentir son malaise, sans qu'elle semble me le raconter.
J'entends tout à fait les remarques sur l'épaisseur des personnages et sur la dépression d'Elodie peinte à gros traits. Mais du coup, j'ai cherché à voir pourquoi je n'avais pas suivi cette direction (focalisation interne suivie et travaillée), et c'est parce que je cherchais à rendre un ton de conte. Il me semble que le conte va toujours avec une forme de distance par rapport aux personnages : on les suit, on a des aperçus de leur intériorité, mais on ne colle pas au plus près de leurs pensées, et du coup des fois, ils font des choses qu'on n'a pas vu se mettre en place. Il me semble que c'est vraiment ce que je visais : un récit avec quelques entrées dans leurs pensées mais surtout des personnages qu'on voit de loin, et du coup un ton de narration distant (pas complètement, mais dans l'ensemble). Je pense aussi que si on rendait davantage immersif le malaise d'Elodie, le ton léger du texte ne passerait pas du tout. (Je dis pas que sa version actuelle a trouvé le bon équilibre, mais je pense que ça ne fonctionnerait pas davantage en faisant ressentir plus subtilement le caractère malheureux d'Elodie). Je cherchais un ton qui soit un peu dans un entre-deux : fond triste/ton léger, personnages distants/pas réalistes. Je vois que ça ne marche pas bien, ceci dit.

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(attention, il m'a semblé qu'un des paragraphes m'avait égarée, je pensais qu'on changeait de personnage à chaque paragraphe et là, le changement ne m'a pas paru évident - paragraphe 3, je croyais toujours être Elodie)
En fait, j'ai relu pour vérifier, mais il n'y a pas la structure A paragraphe = 1 point de vue. C'est de l'omniscient tout du long (sauf le paragraphe 1 qui est un peu en externe avec quelques incursions dans a tête de P-A). :/

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- La fin : la fin m'a un peu dérangée car tu ne laisses pas beaucoup de mystère sur ce qui arrive et en même temps je n'arrive pas à comprendre Elodie qui suit un bout de papier dans un tableau, pour quoi faire ? Pour ne plus rien faire ? Peut-elle bouger ? Va-t-elle vivre vraiment dans le tableau ? Si tu voulais laisser toutes ces questions ouvertes, ce qui est une bonne idée, alors trop de choses ont été révélées par ailleurs, on a l'impression d'une fin rapide, d'une facilité pour finir alors que l'idée de fin inversée par rapport au début est très bonne. On ne sait pas si ils sont amoureux, si elle sera heureuse, ne voulait-elle rien d'autre que de rester sans rien faire devant un beau paysage ? car dans la vraie vie aussi il y en avait ! Elle pouvait déménager ? Et elle abandonne toute sa famille... Enfin, ici, je n'arrive pas à la suivre, malgré tout le côté psychologique développé avant. [Avis perso]
:\?
Tes remarques m'ont fait réfléchir, là encore, et je ne voudrais pas donner l'impression de me draper dans le "ça n'est pas ce que je voulais faire" pour défendre le texte. Mais du coup je comprends deux choses dans ce que tu relèves 1) manque de réalisme (pouvait-elle déménager, abandonne-t-elle sa famille, évolution psychologique) et 2) fin pas assez explicite sur ses conséquences.
Pour le point 2), c'est vraiment un choix : j'ai l'impression que pour les récits fantastiques, plus on explicite, moins les fins ont d'impact. (Encore une fois, je dis pas qu'en l'état ça marche bien, j'essaie juste d'expliquer pourquoi j'ai été vers cette direction). Ton comm' m'a fait réfléchir et j'ai l'impression que, si la fin était plus explicite (sur sa vie après son entrée dans le tableau) ça marcherait encore moins. Je comptais aussi sur le fait que le texte contienne implicitement les réponses à ces questions : quelle est la vie d'Elodie et Pierre-Auguste à l'intérieur du tableau ? Ce qu'on a vu dans la première scène de Pierre-Auguste dans son propre tableau. Peut-elle bouger ? Non, comme Pierre-Auguste, qui était heureux dans son tableau au début. Va-t-elle vivre dans le tableau ? Oui, à la façon dont P-A vivait dans le tableau dans la scène 1. Sont-ils amoureux ? Là je voulais laisser l'interprétation de leur relation à la sensibilité du lecteur (rien dans le texte ne dit qu'ils sont amoureux comme deux humains peuvent l'être, mais j'avais envie d'essayer de montrer une relation d'affection forte entre eux, qui ne soit pas classable en "amoureux").

1) Pour le réalisme de la décision finale d'Elodie (le fait de ne pas arriver à la suivre), je ne sais pas trop quoi répondre, en fait. (Ca me perturbe :D) Sur un point de détail : pour le fait qu'il y a de beaux paysages aussi dans la réalité, oui et non : là ce qui fait le bonheur d'Elodie c'est pas le beau paysage, c'est d'être dans le tableau, c'est-à-dire dans l'imaginaire (où il y a même un dragon dans le ciel, comme ceux qu'elle peignait dans sa jeunesse quand elle rêvait à de grandes choses). L'idée de la fin c'était vraiment qu'elle choisir l'imaginaire (la folie ?) plutôt que la réalité où elle est malheureuse. (Aurait-elle pu faire autrement ? Oui, mais pourquoi ça aurait été mieux... ) Pour le fait de ne pas suivre sa décision, en fait j'ai du mal à te répondre parce que je crois que j'ai essayé de mettre dans le texte, implicitement, les jalons qui la mènent à ça : elle peint des tableaux parce que la réalité la rend malheureuse et qu'elle rêve d'Ailleurs, elle se sent heureuse quand elle commence à se centrer sur l'imaginaire en délaissant la réalité (quand elle a peur d'être folle, elle se dit que même si elle est folle, elle est plus heureuse comme ça), et à la fin l'invitation à entrer dans le tableau imaginaire c'est un peu la solution à son malaise dans la réalité : partir pour de bon dans l'imaginaire, dans un tableau qui réunit tout ce qu'elle aime (le beau paysage comme ce qu'elle peint, le dragon comme dans ses rêves de jeunesse, le chevalet comme son activité de peintre, et Pierre-Auguste qui a un peu donné un sens à sa vie). Du coup, j'ai l'impression que non, on ne suit pas pas à pas son évolution interne en focalisation interne, mais qu'en même temps j'ai essayé (peut-être mal) de donner, implicitement, tous les jalons qui mènent à cette décision. Je note bien, ceci dit, que ça ne semble pas bien marcher.

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le lecteur a envie de comprendre pourquoi elle pleure sur sa toile, pourquoi elle se met à vivre uniquement pour ce personnage, et il aimerait le découvrir vers la fin, alors que là, toutes les clefs sont données à chaque pas et on ne se demande rien, sauf au début et à la fin. Je ne sais pas si je suis très claire, mais il m'a manqué dans le milieu de ressentir cette petite curiosité : "mais que va-t-il se passer ?". Alors que je le répète, le début m'avait totalement intrigué et je me demandais tout en lisant : "Mais que se passe-t-il ? Pourquoi il attend devant l'Hôtel chaque jour ? Qui est cette géante qui pleure ? etc".
Oui mais ça, il me semble que ça ne vient pas du fait que des clés soient données, mais du fait que la structure du texte est super classique, non ? L'enjeu est pas censé être la compréhension du moteur interne des personnages, mais la curiosité de savoir ce qui VA se passer maintenant que P-A est sorti du tableau. Du coup, je comprends tout à fait que ça ne marche pas bien, mais je ne suis pas trop trop convaincue par le fait que ce soit parce que ça donne trop de clés sur les personnages. Peut-être que le texte est trop long - comme le disait quelqu'un dans un commentaire précédent - ou, surtout, trop déjà-vu ?

Je dis pas que ça marche et - je le redis pour la énième fois - je cherche pas à défendre le texte ! Mais au contraire, ton commentaire me fait réfléchir sur la structure du texte et je m'aperçois que ces points-là étaient volontaires de ma part. Du coup, apparemment ils ne marchent pas bien puisqu'ils t'ont gênée, mais je ne pense pas que je vais les modifier dans ce texte-ci, parce qu'ils sont un peu la base-même de ce que j'essayais de faire dans le texte...


(Bon, pour l'écriture lisse, j'ai pas d'excuse :D J'ai bien peur que ce soit un peu ma façon d'écrire du coup, je ne peux rien objecter à part un "ah oui... désolée...  :-[ ")

Désolée, j'ai l'impression que ma réponse a l'air d'une fin de non recevoir. C'est pas du tout le but et tes remarques m'ont fait réfléchir, mais du coup plutôt pour un autre texte que celui-ci, parce que j'ai l'impression que c'est pas la direction vers laquelle j'avais essayé d'aller. Je note ceci dit que le texte n'a pas su trouver son équilibre en l'état, du coup.

Merci pour ta lecture ! :mafio:




Du coup je m'aperçois que j'avais jamais répond à Ben G et cessdu ! (honte à moi)

Cessdu, si tu repasses un jour par ici, merci pour ta lecture !

Ben G :
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Le petit passage sur Pierre augustin qui a son idée pourrait être plus détaillé selon son point de vue aussi, au tout début c'est centré sur lui quand même, et on perds cette narattion là après, même dans ce passage, et ca serait cool de retrouver plus la même,  notemment sur ce passage.

Le retrécicement d'Elodie me parait vite expédié aussi...
Pour le rétrécissement, j'ai un peu fait exprès, l'idée c'était "et maintenant, TGCM on est dans un conte et voilà :D" mais je comprends tout à fait que ça puisse gêner.
Pour Pierre-Auguste, c'est vrai qu'il est plus développé au début qu'à la fin... Je suis ps sûre que ça apporterait beaucoup d'avoir d'autres incursions dans sa tête après qu'il ait été campé vu que sa tête est un peu vide :kei: mais peut-être... Je pense pas que je modifierais ce point sur ce texte-ci parce que ça ferait changer toute la structure, mais je garde le défaut en tête pour de prochains textes.
« Modifié: 30 Août 2017 à 19:58:40 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Edel Weiss

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Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #32 le: 30 Août 2017 à 23:33:49 »
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Désolée, j'ai l'impression que ma réponse a l'air d'une fin de non recevoir. C'est pas du tout le but et tes remarques m'ont fait réfléchir, mais du coup plutôt pour un autre texte que celui-ci, parce que j'ai l'impression que c'est pas la direction vers laquelle j'avais essayé d'aller. Je note ceci dit que le texte n'a pas su trouver son équilibre en l'état, du coup.

Merci pour ta lecture ! :mafio:

Je comprends tes explications sur tes intentions d'auteur ;) Je pense en effet que le déséquilibre peut tout simplement venir du fait que le texte est trop long pour un "conte" justement, cela donne à penser au lecteur qu'il va tout comprendre ou tout savoir, et laisse le temps au lecteur de chercher les failles (dans un conte, la rapidité empêche le lecteur justement de devenir rationnel et de chercher les failles que le merveilleux fait entrer dans une réalité, les personnages font ce qu'il font et on ne les remet pas en cause). Donc je pense qu'en effet, si tu avais voulu reprendre ce texte sans en changer la "teneur" (qui est tienne et qui se défend), il aurait fallu raccourcir, attraper le lecteur dans une danse qui se finisse avant qu'il n'ait eu le temps de se dire "mais c'est une histoire déjà vu, mais... mais... pourquoi si pourquoi là" et qu'il se laisse porter par le "conte" justement.

Mais aucun soucis si tu préfères ne pas retravailler ce texte, tout cela te donnera matière à réfléchir pour tes prochains écrits ;)

D'autant qu'in fine, l'avis d'un lecteur n'est que subjectivité et que peu-être que ce je n'ai pas aimé, sera ce que d'autres aimeront ^^
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