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Moi j'ai pas trop aimé. Je suis probablement un peu plus haut que d'habitude sur l'échelle de sévérité

(mais la sévérité c'est vérité, hé.)
Je trouve qu'il y a trop d'effets convenus, souvent répétés et du coup qu'on voit arriver. Trop de "petits trucs" qui sont là pour le rythme, mais sans grand-chose derrière, et du coup qui installent un rythme un peu artificiel.
je vais reprendre ça pas à pas, je veux pas que tu prennes ça pour toi, pour une sévérité gratuite, ou quoi que ce soit d'autre du même genre.
J’aurai plaisir à monter
L’escalier sans regarder
Sans voir, sans y croire
Pourquoi ce premier pas
Cette marche à gravir
pour les 5 premiers vers, pas grand-chose à redire, t'installes qqch d'un peu musical, c'est agréable, une ritournelle légère qui ne se prend pas pour une énième et gavante
Ode à Cupidon, si tu cernes le style...
Après, on sent pas
(quand je dis "on" c'est pour mettre un peu de distance dans mon avis, mais c'est un "je" camouflé, ce n'est que mon avis) un grand potentiel poétique, ou en tout cas il n'est pas immédiatement à l'œuvre. C'est un peu creux, ça ne donne pas vraiment à voir, on n'est pas transcendé par l'image ou le son véhiculés par les mots. Moi c'est ce que j'attends de la poésie...
Les petits effets de répétition et autres parallélismes de construction, du genre "sans... sans... sans y", ce... cette", passent, on n'en est pas encore blasé.
Puis cette autre, cette autre
Et cette autre encore
Et une infinité
là ça commence à faire. Surtout que je vois ça comme une réelle solution de facilité. Pour décrire une "ascension", justement, c'est un des moyens les plus simples : "cettee autre, cette autre, et cette autre encore", le premier qui a fait ça était probablement un poète, et ça avait dû donner un réel rythme à son texte, mais c'est bien trop éculé. Il faudrait trouver autre chose.
Parce que sinon, ça fait vraiment, pour moi, "ritournelle creuse"...
Après, les parallélismes de construction (re)viennent et se ressemblent. Ca finit par alourdir le tout.
Les vers libres très courts, ça fait à la fois moderne et mauvaise poésie, il faut réussir à leur instiller quelque chose de très particulier pour qu'ils dépassent ce stade. C'est difficile et j'trouve que tu n'as pas réussi, ici...
bref, voilà pourquoi j'ai vraiment pas accroché