Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le Merle

Auteur Sujet: Le Merle  (Lu 851 fois)

Hors ligne RedSmile

  • Tabellion
  • Messages: 41
Le Merle
« le: 20 Juillet 2016 à 16:44:51 »
Voici un texte que je viens tout juste de finir d'écrire, ça me ferait plaisir d'avoir vos avis!

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  Un déchirement dans l'air, la magnificence de l'éclat d'une plume noire. Les nuages semblent s'incliner devant la vitesse de cet oiseau de ténèbres, libre dans le ciel. En bas, la Terre est un autre univers. Le merle ne baisse pas les yeux, les habitants terrestres ne les lèvent pas. Ils sont comme séparés par une barrière invisible caractérisé par l'inaptitude des uns à ne pouvoir prendre leur envol afin de rejoindre les autres.
  Le vent est frais ce matin là mais le merle n'en a que faire car il le tranche. Ici, dans son royaume, il est le maître et il n'est personne qui ne puisse l'arrêter. C'est alors qu'il décide de toucher le sol. Il a faim et s'il ne veut pas dépérir, il lui faut se nourrir. Le hasard fait que le merle survole dorénavant une base militaire. Le merle est inculte du savoir humain. Il ne connaît pas les armes, ne pourrait pas même faire la différence entre un fusil et un bout de bois. Il n'a donc pas peur et décide de se poser sur une barrière, une tour de guet pour lui qui cherche des insectes rampants.
  Le merle ne réduit pas sa fulgurance, ses serres sont acérées et puissantes, il sait pouvoir s’agripper à l'armature métallique de la barrière aussi facilement que si ses pattes étaient des aimants. Les yeux dans le flou du mouvement, il ne peut distinguer les barbelés qui s'établissent en rois que lorsqu'ils lui tranchent l'aile droite.
  Le merle se sent attaqué. Il agite sa nuque en tous sens à la recherche d'un serpent ou de quelque autre prédateur. Il ne trouve rien et plutôt que d'opter pour le combat, il choisit la fuite. Il vole difficilement désormais, établissant tout son poids sur son aile gauche. Son sang coule de son autre aile et de fines gouttelettes pourpres en tombent telles la cargaison d'un bombardier. Alors qu'au final, le merle est le seul mutilé. Il sent ses forces l'abandonner et ne sait combien de temps il pourra encore se maintenir en l'air.
  Son instinct de survie lui commande de fuir loin mais ses capacités physiques ne sont pas du même avis. Il perd trop de sang et c'est ce qu'il a de plus précieux. Autour, son territoire s'éloigne dangereusement, devenant rapidement nébuleux et menaçant d'imploser pour ne laisser plus que néant. La mort, le merle n'en a que très peu conscience. Il sait devoir l'éviter à tous prix sans ne savoir pourquoi. Il ne connaît pas la lumière au bout du tunnel, ne peut pas imaginer d'au-delà. Il vit pour vivre, tue pour survivre et fuit pour ne pas mourir.
  Les ailes du merle sont engourdies, il ne les sent plus battre. Leur mouvement se désordonne, le merle ne vole plus droit. Il a de plus en plus de mal à éviter les branches des arbres qui se mettent en travers de son chemin, encore plus à les discerner. Il y fait face sans cligner des yeux car il ne ressent plus la douleur. En fait, il ne ressent plus grand-chose si ce n'est la fatigue. Une fatigue intense, paisible, si proche.
  Depuis le ciel, un corps s'effondre tel une météore lors d'une pluie d'étoiles filantes. C'est un être noire, un cadavre peut-être, fait de plumes soyeuses qui forcent l'admiration. Un son sourd alors qu'il touche le sol, le béton. Une petite ville de campagne comme piste d'atterrissage de fortune mais le pilote s'est évanoui. Il n'y a pas de copilote ni de passagers alors il n'y aura qu'une victime. Dans l'oubli, insignifiant pour un monde contrôlé par l'humain, le merle s'éteindra. Pour le moment, ses yeux peinent à rester ouverts. En vain, ils tentent de s'accrocher à quelque repère spatiale mais autour, il n'y a plus rien de réel. Les paupières s'abaissent, le néant se forme et le merle, finalement, s'endort.
  Des nuits passent, des jours entiers disparaissent et le merle demeure dans l’œil de ce cyclone temporelle, les yeux toujours fermés. Puis, subitement, ils s'ouvrent. Le merle n'est pas en pleine forme mais il est éveillé désormais. Il tente de se mouvoir mais ne parcours pas un mètre avant de s'apercevoir qu'il ne peut plus voler. On lui a dérobé sa liberté. Envolée, sa fierté. Son aile droite est désormais enrobée d'un bandage blanc, imprégné à plusieurs endroits d'un liquide rougeâtre. S'il n'y avait que ça. Les environs sont encerclés de quatre murs d'où ne s'infiltre aucun courant d'air. Il n'y a qu'une fenêtre sur sa droite, mais aux reflets qui se forment, même lui, l'oiseau stupide, peut s'apercevoir de la présence d'une vitre. Le merle se sent en danger. Il s'agite en tous sens mais ainsi ravive sa blessure alors il se calme rapidement.
  Décontenancé dans ce territoire inconnu, le merle décide d'user de tous ses sens afin de trouver de quoi se contenter. Il n'a pas à chercher longtemps. En face de lui, à seulement une dizaine de pas d'oiseau se trouve un amas de graines comestibles. Le merle est d'abord méfiant, il joue avec les graines au lieu de les avaler. Il teste leur texture, inhale leur odeur, s'assure de leur qualité. Puis il se ravise et les avale toutes en quelques secondes : il a trop faim pour faire le fin bec.
  Dehors, à travers la vitre, le Soleil perce les nuages. Le merle aimerait le rejoindre, d'autant plus qu'apparaissent déjà dans le ciel ses cernes orangées signifiant qu'il ne va pas tarder à se coucher. Mais alors que le merle s'apprête à rencontrer la Lune, c'est à un inconnu qu'il fait face. Une porte s'ouvre, en sort un jeune humain de petite taille, le sourire aux lèvres mais pas moins menaçant pour autant. Le merle a peur, une aile incapacité, il n'est pas si fort et se trouve alors à la merci de ce mammifère bipède à deux mètres de lui.
  Le petit oiseau inoffensif se fait plus petit encore tandis que l'humain se rapproche, prononçant des paroles incompréhensives d'une voix calme qui se veut rassurante. Puis, lentement, il approche ses mains du merle afin de l'attraper. Il examine désormais l'aile et décide de changer le bandage qui s'use trop rapidement. Le merle tremble tant il a peur. Il n'ose rien faire, se garde de tout coup de bec. L'humain lui caresse la tête, l'oiseau n'y est pas habitué. Il ne sait s'il doit y voir une offensive ou un geste anodin. Dès lors, il n'y a que les individus de sa propre espèce et ses proies qui lui aient été inoffensifs. L'humain n'est ni l'un ni l'autre. Pourtant, le merle commence à se sentir en confiance. Il baisse sa garde volontairement bien qu'il n'ait en vérité plus la force de la lever.
  L'humain sort doucement de la pièce puis revient quelques minutes plus tard avec un petit sac rempli de graines. Il les donne toutes au merle qui ne peut y voir qu'un festin. Puis l'humain disparaît le temps d'une nuit.
  La pièce est si silencieuse lorsque s'abat le voile noir. Le merle se sent en sécurité. Il peut enfin dormir paisiblement. Son nid est fait de pierre, il n'a plus à le protéger. Demain, il ne chassera pas, ses proies sont des végétales et viennent à lui sans même qu'il n'ait à le leur commander.
  Le merle est réveillé par de la lumière mais elle ne provient pas du Soleil, elle est artificielle. L'humain s'avance près du merle, l'air fatigué. Il s'assoit sur le sol, laissant reposer son dos sur l'un des murs de la pièce. Puis, il commence à parler d'une voix triste, au bord des larmes. Le merle n'y comprend rien mais il reste là, sans bouger d'une plume. La scène n'est pas ancré dans le temps, pour aucun des deux êtres vivants et lorsqu'elle s'achève, il semble qu'elle n'ait jamais commencé. Le merle tombe à nouveau dans le sommeil.
  Le lendemain, le bandage est à nouveau remplacé par un autre, neuf et spécialement acheté pour l'occasion. La ration de graines est elle aussi renouvelée. Le merle est aux anges même si, une aile tranchée, il ne peut les rejoindre. On ne s'est jamais occupé de lui que pour quelques mois, jusqu'à ce qu'il apprenne à se débrouiller seul. Cela lui fait tout drôle d'avoir une figure paternelle et que celle ci soit un être humain.
  Il n'y a plus d'animosité entre le merle et l'humain. Ils ont tous deux pour l'autre une parfaite confiance et de l'amour commence à naître chez l'humain qui, pour la première fois, a la possibilité de s'occuper d'un animal de compagnie.
  L'aile guérit un peu plus chaque jour et le merle peut désormais légèrement l'agiter. Après peut être une semaine, il pourrait voler de nouveau. Mais cela ne le dérange plus d'être en pleine convalescence, ni d'être enfermé. Il a tout ce dont il a besoin ici, il peut vivre, dormir et manger à volonté. La peur ne fait plus battre son cœur et il peut enfin s'accorder un peu de repos.
  Mais ce qui devait arriver arriva. Les bandages ne sont plus nécessaires. Chacune des ailes du merle est maintenant fonctionnel. Confiné dans la petite pièce, il s'amuse à gambader dans les airs, à titiller de son bec les carreaux de verre qui le séparent de l'extérieur. C'est alors que rentre le jeune humain. Il est tellement surpris de voir son oiseau planer dans les airs qu'il en laisse tomber le sac de graines. Le merle se précipite dessus et en emporte quelques unes au passage. Il n'a pas le temps d'en prendre plus. Il est de nouveau incapable de voler, maintenu immobile dans les mains de son sauveur. L'humain a la voix tremblotante. Il prononce quelques mots, lâche beaucoup de larmes et se dirige vers la fenêtre. Son oiseau dans une main, il tourne la poignée d'une autre. Un vent doux vient fouetter le visage du merle. Ce vent, c'est celui de la liberté, il annonce la fin de la captivité.
  Le merle ne veut pas s'en aller mais, alors qu'il se retrouve perché au bout des bras tendus de son maître, il sait qu'il le doit. Il a comme devoir de se reproduire. La cage ne lui est pas destiné, ou alors, elle doit être à l'échelle du monde. C'est au moins ce qu'il lui faut pour pouvoir déployer ses ailes. Il attend un instant, sa façon à lui de dire merci puis prend son envol comme pour la première fois. Il ne sait plus à quoi s'attendre. Sa mort est peut être prochaine. Les crocs d'un serpent pourraient l'attendre, à moins que ce ne soit les serres d'un aigle ou le plomb d'un chasseur. Sa fin est incertaine mais une chose est sûr, il reviendra voir cet humain qui le recueillit tant qu'il le pourra.

Hors ligne Fried

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 017
Re : Le Merle
« Réponse #1 le: 21 Juillet 2016 à 16:02:13 »
Bonjour RedSmile,
Ton récit se lit bien, l'histoire est interressante.
Est-ce une fiction ?
Apprivoiser un animal adulte est assez rare mais on m'a raconté plusieurs récits où cela fonctionnait pour les renards. J'ai eu chez moi un corbeau apprivoisé, on l'avait eu tout petit.
Rendu à sa liberté, il restait dans le jardin.
Dans ton récit le beau merle est bien décrit, il me manque juste quelques mots sur son chant, (surtout après la pluie).
Hortographe
"une barrière invisible caractérisé" caractérisée
"Il agite sa nuque en tous sens" tout
Bravo pour ce récit bien écrit.

Hors ligne RedSmile

  • Tabellion
  • Messages: 41
Re : Le Merle
« Réponse #2 le: 21 Juillet 2016 à 19:31:12 »
Merci beaucoup pour ton avis et tes conseils Fried.
Et oui, c'est une fiction, je suis même pas sûr que je pourrais vraiment reconnaître un merle si j'en voyais un pour être honnête

Hors ligne Kailiana

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 801
  • Lial' | Calamar placide
Re : Le Merle
« Réponse #3 le: 24 Juillet 2016 à 20:33:31 »
Comme toujours avec les commentaires, tu prends ou tu laisses selon ce qui t'intéresse ^^

Citer
Les nuages semblent s'incliner devant la vitesse de cet oiseau de ténèbres, libre dans le ciel. En bas, la Terre est un autre univers. Le merle ne baisse pas les yeux, les habitants terrestres ne les lèvent pas. Ils sont comme séparés par une barrière invisible caractérisé par l'inaptitude des uns à ne pouvoir prendre leur envol afin de rejoindre les autres.
pas forcément à changer ici, mais fais tout de même attention en utilisant "semble, être comme" : souvent, l'image est tout aussi parlante (et c'est moins lourd et parait plus assuré) si on dit que "c'est". Pour m'exprimer plus clairement :
- tu dis "Les nuages semblent s'incliner " mais tu peux dire "les nuages s'inclinent"
- tu dis ". Ils sont comme séparés par une barrière invisible " mais tu pourrais dire "ils sont séparés par une..."

C'est pas à modifier absolument/en permanence hein, mais de manière générale, il faut y faire attention car ça a tendance à alourdir
Citer
il ne peut distinguer les barbelés qui s'établissent en rois que lorsqu'ils lui tranchent l'aile droite.
pb dans la formulation
Citer
établissant tout son poids sur son aile gauche.
"établissant" bizarre
Citer
devenant rapidement nébuleux
"rapidement" pas utile (en fait le problème du mot rapidement c'est qu'il est long donc en lisant ça a plutôt tendance à ralentir l'action  :-¬?)
Citer
menaçant d'imploser pour ne laisser plus que néant.
image sans plus
Citer
Il sait devoir l'éviter à tous prix sans ne savoir pourquoi.
"tout" je crois
Et j'ai du mal avec l'idée : je ne suis même pas sûre qu'un merle connaisse l'idée de "mort". Qu'il cherche à survivre oui ok ; éviter la douleur ok ; mais éviter la mort ?
Citer
Il ne connaît pas la lumière au bout du tunnel, ne peut pas imaginer d'au-delà.
je cite cette phrase mais c'est pas celle là en particulier, c'est juste qu'elle illustre un truc qui me dérange dans ton texte. En fait on a le point de vue du merle, enfin on voit à peu près par ses yeux, mais je n'ai pas du tout l'impression d''être "dans sa tête". Et quand tu utilises des métaphores/comparaisons/images très "humaines" pour ensuite dire "mais c'est pas comme ça que le merle voit les choses", ça met encore plus l'accent sur cette différence et j'ai envie de dire en tant que lectrice : ok, mais lui, le merle, il voit les choses comment alors ?
Alors que si tu utilisais le point de vue du merle avec des comparaisons/expressions humaines, ça ferait peut-être un peu bizarre, mais ça ne pointerait pas autant le doigt dessus et je pense que ça passerait mieux
Citer
  Des nuits passent, des jours entiers disparaissent et le merle demeure dans l’œil de ce cyclone temporelle, les yeux toujours fermés. Puis, subitement, ils s'ouvrent. Le merle n'est pas en pleine forme mais il est éveillé désormais.
alors ma première impression c'était que c'était un merle zombi xD parce que je suis vraiment pas sûre que si un oiseau reste complètement inconscient pendant plusieurs jours il puisse survivre. Remplace jours par heures et là ok aucun soucis
Citer
  Dehors, à travers la vitre, le Soleil perce les nuages.
pourquoi majuscule à soleil ?
Citer
Le merle aimerait le rejoindre,
un exemple de phrase où j'ai du mal : j'ai l'impression que tu veux donner le point de vue du merle, sauf qu'un oiseau ça rejoint jamais le soleil. L'extérieur oui, mais pas le soleil.
Si tu utilisais des trucs de ce style plus souvent dans le texte (et de manière plus assumée) il n'y aurait aucun problème, mais là j'ai l'impression que tu alternes entre "il faut écrire comme si c'était vraiment l'oiseau" et un langage plus imagé, je sais pas si tu vois ce que je veux dire.
Citer
Mais alors que le merle s'apprête à rencontrer la Lune,
ben non, la lune sera derrière la vitre également...
Citer
il n'est pas si fort et se trouve alors à la merci de ce mammifère bipède à deux mètres de lui.
"alors" inutile
Citer
Il examine désormais l'aile et décide de changer le bandage qui s'use trop rapidement.
"désormais" inutile
Citer
Pourtant, le merle commence à se sentir en confiance.
je trouve que "confiance" est un peu rapide : je pense plutôt qu'un oiseau ne "peut pas" avoir peur trop longtemps et/ou se résigne, mais confiance c'est un bien grand mot
Citer
Son nid est fait de pierre, il n'a plus à le protéger. Demain, il ne chassera pas, ses proies sont des végétales et viennent à lui sans même qu'il n'ait à le leur commander.
bien rapide
Citer
Chacune des ailes du merle est maintenant fonctionnel.
fonctionnelle





J'ai déjà dis pas mal ce que je pensais dans les commentaires détaillées.
En résumé, pour moi le soucis c'est le point de vu, qui me parait fluctuant. Il vaut mieux se décider sur un et s'y tenir. Avoir le point de vue de l'animal et décrire les choses à sa façon peut être intéressant, mais très difficile ; surtout ça me parait toujours très casse gueule de pointer du doigt les problèmes en utilisant une expression / en parlant d'un objet puis en disant "mais l'animal ne connait pas ça".
Sinon j'ai trouvé le texte un peu monotone, ça se lit bien mais j'aurais aimé un peu plus de dynamisme/d'originalité.
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

Hors ligne RedSmile

  • Tabellion
  • Messages: 41
Re : Le Merle
« Réponse #4 le: 24 Juillet 2016 à 21:23:29 »
Merci beaucoup pour ton long commentaire plein de conseils, il me sera très utile pour la suite.
Au départ, je voulais pas m'introduire dans la tête du merle. Mon point de vue reste celui d'un narrateur externe, un peu comme un cameraman, qui imagine les pensées du merle. Je serais jamais en position de savoir ce que l'oiseau pense vraiment et c'est le cas de tout le monde donc je l'imagine sans vouloir l'imposer. Et le fait de rapprocher l'animal à l'homme avec des métaphores "humaines" comme tu dis, c'est quelque chose propre à mon style d'écriture. Je fais pas dans le réaliste et j’exagère volontairement les choses, je penses que la littérature, c'est en partie fait pour rêver alors j'aime pas le rapprocher de la réalité.
Et l'originalité, c'est pas ce que je recherchais personnellement dans ce texte, je préférais décrire une action simple pour m'entraîner.
Enfin bref, merci encore d'avoir pris le temps de décortiquer mon texte. Je vais pouvoir le peaufiner afin de le rendre meilleur et c'est un super cadeau que tu me fais.

Hors ligne Kailiana

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 801
  • Lial' | Calamar placide
Re : Le Merle
« Réponse #5 le: 24 Juillet 2016 à 23:50:20 »
Citer
Et le fait de rapprocher l'animal à l'homme avec des métaphores "humaines" comme tu dis, c'est quelque chose propre à mon style d'écriture.
je peux complètement comprendre ! mais dans ce cas, assume ce choix. Parce que je trouve qu'en glissant des phrases "mais ça c'est pas le merle", tu pointes du doigt au lecteur que c'est pas comme ça que pense le merle, et ça me donne immédiatement envie de savoir comment c'est dans sa tête, justement.
Enfin c'est vraiment mon point de vue, mais en assumant vraiment ce que tu écris, je trouve que ça donne plus de force. Tu n'as pas besoin de tendre le baton au lecteur pour te battre, c'est un peu contre-productif  :mrgreen:

Ou alors, si jamais tu voulais vraiment faire :
Citer
Mon point de vue reste celui d'un narrateur externe, un peu comme un cameraman, qui imagine les pensées du merle.
(ce qui selon moi est plus facile que un point de vue interne au merle, mais plus difficile qu'un pur point de vue externe), pareil, il faut davantage l'assumer et s'y tenir du début à la fin. Ca veut pas forcément dire insister sur ça à chaque phrase, mais c'est plein de petites formulations qui font que, quand j'ai lu le texte, j'avais du mal à trouver un point de vue.

De rien, ça fait toujours plaisir quand un commentaire est bien pris et sera utile, pour ce texte ou un suivant ^^
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Mark Twain

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