Il était une espèce de sale verrue anaphrodisiaque purulente et sèche, crouteuse, fibreuse, mal désinfectée et indéfectiblement fécale. L’atome qui lui servait de cervelle ne croissait qu’en immondice, bêtise intrinsèque à son idéal fistulaire, qui voulait voir unies la beauté de ce monde, lui étant accessoirement totalement étrangère, et son intelligence, le survolant également bien au-delà des nuages qui lui faisaient office de chevelure décapsulée.
Sa crasse céphalique n’avait d’égales que sa pestilence verbale, son idéologie de paramécie et son langage aux contours véreux. Il n’y avait dans ces manifestations mentales que vices et tares, perversion et dégénérescence. Rien n’offrait de plus pitoyable spectacle que ses interventions cancéreuses et fibromyalgiques, tant et si bien qu’on ne voyait en lui que pourriture et infection, qui nous inspirait un dégout vomitif dans lequel nous nous noyions, tentant de rester à la surface et brassant dans les grumeaux, îlots de son abjecte souillure, sa perfidie en marée noire dont le seul pouvoir était d’engluer toute forme de vie orbitant autour de lui.
Ne prenant en compte que son petit univers paralysé, sclérosé et névrosé, sa motivation tachée d’excréments cérébraux le menait sur des chemins septiques, et révélaient une putréfaction contagieuse dont seuls quelques démons pouvaient se défaire.
Pourquoi ? Pour satisfaire sa frustration du culte. Prenant en otage les esprits libres, il exerçait son garrot étouffant, en une torture malsaine et obscure, gangrénée jusqu’à la racine et au-delà, contaminant le terreau qui l’avait nourri, par propagation venimeuse, épidémie incurable.
Tous, nous nous liguions contre ce fléau, cherchant, dans nos laboratoires infestés de milliards de bactéries néfastes, un remède efficace contre lui.
Lui, il était le maître du monde.