Oui, je comprends qu'il y ait des réactions vis à vis de ce texte qui sont fortes et impliquées. Je n'ai pas écrit ce conte pour en fuir la paternité ! On n'oublie quelques fois à quel point le sujet est sérieux.
Effectivement, nous avons eu une discussion avec ernya dans laquelle j'ai finalement appris qu'elle en connaissait peu sur la philosophie humaniste ; j'étais effectivement bien loin d'avoir la réaction appropriée et je lui demande pardon d'être allé un peu trop vite. Oui, si on questionne ma démarche, on questionne le fond du texte et donc sa forme. Quel chemin ai-je parcouru avant d'en arriver là ?
Et quels sont les mots que j'emploie ? Et quelle est mon intention ?
Je rappelle ici que j'ai énormément modifié le texte suite aux commentaires des uns et des autres (la V1 est accessible en spoiler), et que je n'ai pas fini de le retravailler ; en revanche, certains points essentiels, comme la dimension utile du texte (dont parlent Navilys et Aïsha) et les procédés relatifs au conte font partie de mon travail et m'intéressent donc tout particulièrement. J'ai voulu écrire un texte utile, aucune question ne peut donc être écartée.
Si mon texte contenait de propos scandaleux, voire dangereux (nous parlions précédemment d'une prétendue "banalisation du viol"), je me dois d'en assumer l'éventualité et de tenir le dialogue avec celui ou celle qui pose la question ; maintenant, sous réserve de liberté d'expression, un membre ne pourrait pas débarquer sur mon fil, dire que tel propos est dangereux, et censurer soudainement le texte, sans avoir eu au préalable une discussion qui permette de prendre une décision honnête (sinon, on risque les abus).
C'est aussi ça, la force de l'échange entre les uns et les autres.
Ainsi, malgré les apparences, nous n'avons pas quitté le sujet initial.
(Autrement dit, si une lectrice comme Aïsha me confiait être choquée par le propos de ce conte, je serais vraiment obligé de le retravailler immédiatement afin d'éviter nécessairement tout malentendu ; en revanche, quand les maladresses du texte portent sur des détails et des formulations imprécises, j'ai un peu plus de temps devant moi pour retravailler mon style.)
Les textes sont vivants, ils se développent peu à peu sur le regard des uns et des autres, et douter d'un texte, c'est stimuler son développement.
Voilà, merci, vous avez tous beaucoup apporté à ce conte.