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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La poigne

Auteur Sujet: La poigne  (Lu 1310 fois)

Hors ligne Pensécrire

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La poigne
« le: 04 Avril 2016 à 18:56:59 »


Moyens. Capacités. Facultés. Aptitudes. Compétences. Talent. L'intermédiaire le plus bas dans l'agir est le moyen.


J'ai beaucoup de moyens. Toi aussi, tu es mon moyen. Que crois-tu, lorsque je pose la main sur ton épaule ? C'est à ce moment que tu dois comprendre que nous ne sommes pas égaux, je me sers de toi.

L'obstacle est aussi un moyen, te gravir c'est clouer le pont. C'est à cela qu'on remarque les meilleurs grimpeurs. Ils ne monnaient pas les moyens, ils les saisissent.

Les opportunistes ne peuvent aimer.

Sur le pont des arts, il faut cependant être mauvais grimpeur car ce n'est pas les moyens qu'on empoigne mais ce qui est (à soi ou non). L'attache n'est pas un pont car la main tendue est une poigne. Tu n'as nul autre moyen que d'être un passager intemporel sur ce pont, tu marques l'instant. Ta moitié. Laquelle ? Peu importe, l'amour n'est pas une escalade, nul besoin d'échauffement pour être en tête. Tu n'as pas non plus besoin d'être en enfer pour savoir ce qui te file entre les doigts. De manière juste, le froid transpire de tes mains quand ton souffle coupé s'arrache à toi même.

Tu sens la poigne maintenant, celle qui veut réchauffer ton monde.

Si l'amour est feu, alors quel froid a t-il lésé ?

Peut être que tout vient de là : le passager intemporel qui marque l'instant en saisissant d'une poigne les objets de sa constitution. Quelqu'un de voyage, un nomade sans aucune époque, intégré dans aucun monde mais qui ne cesse de découvrir. Ce qu'il découvre devient son monde et celui avec qui il le découvre devient son amour. Partir à froid c'est ne cesser de s'exposer, me dis-je contre tout préjugé.


______________


Apprécier n'est pas savoir. Alors dégage tes avants, tu as beaucoup à tendre sans que l'autre ne soit qu'un simple appui pour tes ambitions. J'ai bien envie d'être ambidextre, je pourrais saisir à force égale mes désirs opposés.

La main n'est pas une boucle, elle a intérêt a se déverser. D'ailleurs tu n'as plus les mains dans les poches, tu débourses. Tu ne te touches plus.

Se tendre c'est se détendre exclusivement par soi-même, n'est-ce pas ?

La poigne est une tension qui s'exerce dans le main tien. Elle élude la question "que te reste t-il ?", sitôt la fermeté disparue, tout s'écoule. La poigne arrête les secondes pour un temps. Serre donc bien ce que tu chéris, ce qui te grandit. N'embauche personne pour te faire beau, naturalise tes amours. Ce qui est dans ta nature doit aussi laisser une place à ton autonomie. Toute la confusion est là. Ta nature, tes penchants naturels ne sont pas suffisants pour dire ce que tu es. Tu deviens réellement toi lorsque tu choisis d'être en contournant ta propre nature.

"C'est dans ta nature" veut dire que tu es quelqu'un d'aliéné, tu es ce quelqu'un car le monde exerce plus de pression sur toi que toi en toi. La bonne pression vient de ton intérieur, de l'être grave de ce qui veut rugir en toi.

Alors quand tu saisis avec une poigne, quand tu tiens à quelque chose, ressens ou observe si ta main est lourde ou si elle est légère, si légère qu'elle serait mue par d'autres forces. La poigne est l'antagoniste de la marionnette.
Pensées & écrire.

pensécrire.fr : expression & fulgurance, poésie, articles de Philo, politiques, d'actualités, voyages. Partisan de la création et de la puissance d'existence.

Nocte

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Re : La poigne
« Réponse #1 le: 06 Avril 2016 à 01:30:49 »
Que crois-tu, lorsque je pose la main sur ton épaule ? C'est à ce moment que tu dois comprendre que nous ne sommes pas égaux, je me sers de toi.
L'image peut véhiculer autre chose, la détourner ainsi est trop facile.

Les opportunistes ne peuvent aimer.
Trop catégorique.

Sur le pont des arts, il faut cependant être mauvais grimpeur car ce n'est pas les moyens qu'on empoigne mais ce qui est (à soi ou non). L'attache n'est pas un pont car la main tendue est une poigne. Tu n'as nul autre moyen que d'être un passager intemporel sur ce pont, tu marques l'instant. Ta moitié. Laquelle ? Peu importe, l'amour n'est pas une escalade, nul besoin d'échauffement pour être en tête. Tu n'as pas non plus besoin d'être en enfer pour savoir ce qui te file entre les doigts. De manière juste, le froid transpire de tes mains quand ton souffle coupé s'arrache à toi même.

Tu sens la poigne maintenant, celle qui veut réchauffer ton monde.

Si l'amour est feu, alors quel froid a t-il lésé ?

Peut être que tout vient de là : le passager intemporel qui marque l'instant en saisissant d'une poigne les objets de sa constitution. Quelqu'un de voyage, un nomade sans aucune époque, intégré dans aucun monde mais qui ne cesse de découvrir. Ce qu'il découvre devient son monde et celui avec qui il le découvre devient son amour. Partir à froid c'est ne cesser de s'exposer, me dis-je contre tout préjugé.
J'ai trouvé tout ce passage trop artificiel dans sa forme.
Si tu veux vraiment nous transmettre une idée, fait le plus clairement.

J'ai bien envie d'être ambidextre, je pourrais saisir à force égale mes désirs opposés.
Ça c'est cool.

La main n'est pas une boucle, elle a intérêt a se déverser.
C'est à dire ?

"C'est dans ta nature" veut dire que tu es quelqu'un d'aliéné, tu es ce quelqu'un car le monde exerce plus de pression sur toi que toi en toi. La bonne pression vient de ton intérieur, de l'être grave de ce qui veut rugir en toi.
Si c'est ça l'idée que tu défends ici, autant dire que je ne suis pas du tout d'accord.
Pour la forme, le parti pris ne me plaît pas non plus.

Hors ligne Pensécrire

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Re : La poigne
« Réponse #2 le: 06 Avril 2016 à 03:01:03 »
Merci beaucoup pour ta lecture ! =D


Que crois-tu, lorsque je pose la main sur ton épaule ? C'est à ce moment que tu dois comprendre que nous ne sommes pas égaux, je me sers de toi.
L'image peut véhiculer autre chose, la détourner ainsi est trop facile.

Qu'est-ce que je détourne ?


Les opportunistes ne peuvent aimer.
Trop catégorique.

C'est écrit pour, c'est une conclusion.

Sur le pont des arts, il faut cependant être mauvais grimpeur car ce n'est pas les moyens qu'on empoigne mais ce qui est (à soi ou non). L'attache n'est pas un pont car la main tendue est une poigne. Tu n'as nul autre moyen que d'être un passager intemporel sur ce pont, tu marques l'instant. Ta moitié. Laquelle ? Peu importe, l'amour n'est pas une escalade, nul besoin d'échauffement pour être en tête. Tu n'as pas non plus besoin d'être en enfer pour savoir ce qui te file entre les doigts. De manière juste, le froid transpire de tes mains quand ton souffle coupé s'arrache à toi même.

Tu sens la poigne maintenant, celle qui veut réchauffer ton monde.

Si l'amour est feu, alors quel froid a t-il lésé ?

Peut être que tout vient de là : le passager intemporel qui marque l'instant en saisissant d'une poigne les objets de sa constitution. Quelqu'un de voyage, un nomade sans aucune époque, intégré dans aucun monde mais qui ne cesse de découvrir. Ce qu'il découvre devient son monde et celui avec qui il le découvre devient son amour. Partir à froid c'est ne cesser de s'exposer, me dis-je contre tout préjugé.
J'ai trouvé tout ce passage trop artificiel dans sa forme.
Si tu veux vraiment nous transmettre une idée, fait le plus clairement.

Très bien senti sur le passage d'artificiel, et j'expliquerai plus bas pourquoi tu as ressenti cela. Je ne veux pas transmettre d'idée.

J'ai bien envie d'être ambidextre, je pourrais saisir à force égale mes désirs opposés.
Ça c'est cool.

La main n'est pas une boucle, elle a intérêt a se déverser.
C'est à dire ?

Ce qui est boucle est cyclique, c'est une image de l'absurde. Une main qui se déverse donne un sens qui change car justement elle opère un mouvement non cyclique.


"C'est dans ta nature" veut dire que tu es quelqu'un d'aliéné, tu es ce quelqu'un car le monde exerce plus de pression sur toi que toi en toi. La bonne pression vient de ton intérieur, de l'être grave de ce qui veut rugir en toi.
Si c'est ça l'idée que tu défends ici, autant dire que je ne suis pas du tout d'accord.
Pour la forme, le parti pris ne me plaît pas non plus.

Tu parles de forme mais de quelle forme ? Il n'y a pas une forme, c'est pour que c'est confus et que ca peut paraître artificiel. La force de cet écrit réside dans sa proposition aux lecteurs de s'élancer.
Tu n'es pas d'accord soit, mais ce n'est pas l'idée principale du texte. L'idée principale est que dans la dernière phrase : "Alors quand tu saisis avec une poigne, quand tu tiens à quelque chose, ressens ou observe si ta main est lourde ou si elle est légère, si légère qu'elle serait mue par d'autres forces. La poigne est l'antagoniste de la marionnette." L'idée est de dire qu'il faut se saisir des choses qu'on aime avec force (avec sa main ou non) avec poigne c'est une manière de s'orienter dans le monde.
Pensées & écrire.

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Hors ligne Amymaria

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Re : La poigne
« Réponse #3 le: 07 Avril 2016 à 18:55:25 »
Bonjour, bonjour !

Alors voilà, après une lecture attentive de ton texte je me permets de te laisser mon avis (qui n'est QUE mon avis  :) ).

Ton texte est, à mon sens, beaucoup trop complexe. L'idée principale que tu essais de dégager ne ressort pas à la première lecture...
Par contre, ton style et ta manière d'écrire me plait assez. Une fois qu'on a capté ce sur quoi tu veux nous faire réfléchir et qu'on lit à nouveau ton texte, on le fait avec plus de fluidité et on comprends mieux.
Ça s'apparente vraiment au rythme et au cadre de l'écrit philosophique, mais je pense que tu devrais travailler davantage la transparence de tes idées.

Au plaisir de te lire à nouveau !
AmyM.

 

Hors ligne Pensécrire

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Re : La poigne
« Réponse #4 le: 07 Avril 2016 à 20:21:11 »
C'est un très bon conseil AmyM car c'est ma réelle difficulté d'être clair/transparent tout en restant authentique dans mon expression. Bien sur, je ne cherche pas l'effet de flou ou de confusion, mais je l'assume car c'est réellement ainsi que s'expriment mes pensées !

Merci beaucoup pour ton avis et de ta lecture, le fait que tu y jettes un oeil est très apprécié et ca ma stimule ! Peut être un jour j'écrirais quelque chose pour des lecteurs et non pas pour moi =D
Pensées & écrire.

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