Bonjour à tous, je viens tout juste de m'inscrire à ce précieux forum d'écriture. Je débute donc ave un texte très succinct, sur la forme comme sur le fond, évoquant, un peu, la nature de ce besoin dont nous sommes tous animés, l'écriture.
Quelle horreur. Cette pesante torpeur, terrible geôlière de mon esprit, ne semble pas vouloir lâcher prise. Pourquoi ne se defait-elle pas de ma pensée ? Je peux le dire maintenant ; ce pauvre diable, cela fait longtemps que je le connais, qu’inlassablement il me détourne de moi-même. Et à l’instar d’un ami que l’on connait trop bien, dont on apprend à concevoir les mauvaises habitude comme de les détourner, je sais maintenant que ce nœud qui coule inexorablement sur le flux de ma pensée, n’attend autre chose que de se délier de mon âme, s’étendre jusque l’infini , pour finalement adopter la forme de ces délicieuses courbes dont mon carnet regorge, en lesquelles mon âme déborde. De fait, c’est véritablement à travers ces caractères écrits sur ce papier blanc que moi, libre penseur parmi d’autres, parvient à dresser, face à vous, ce que de moi je n’ose exposer. C’est en métamorphosant mon être en texte, en transposant ma propre réalité, bien que difficilement démontrables dans les mots eux même, qu’enfin, tout entier, je m’exprime. Qu’enfin, tout entier, j’aspire à l’immortalité. Pour qu'enfin, le monde entier, sache que le monstre de foire est de sortie