Les lumières de la ville brillent d’un éclat toxique
On n’entend plus la mélodie de l’oiseau bleu
Dans l’égout pourrissent nos rêveries mystiques
Echangées pour trois sous contre un monde merveilleux.
Merveilleux roi et reines sur leurs trônes de fumées !
Merveilleuses égéries électriques, dans la
stratosphère, des éclairs de génie sont lancés
sur les clones-rhapsodes. Allez, alléluia !
Prions les Dieux thermoplastes, ils sont inodores
Incolores, indolores. Implorons ces égéries
De nous donner de l’or, encore, de l’or ! De l’or
artificiel. Pour recréer les fééries.
Dans notre conte, rien que Rosebud nous ait offert
Rien d’inédit sous les étoiles, tout a disparu
déjà. Charmes évanouis dans les airs, poussière
d’une ère dont l’aède sait bien qu’elle est révolue.
Mais faisons comme si voulez-vous, comme si les muses
avaient inspiré au poète un chant nouveau,
en si mineur, si puisque nous avons l’excuse
assurément, de n’être pas arrivés tôt.
Ainsi Zassa, maîtresse-lanterne, âme-héroïne
Tranchante et telle une guillotine vermeille
dont le fil promène la liberté et la ruine,
Zassa ressuscitera d’un rire, le soleil.