Un des premiers textes que j’ai faits, j’attends vos commentaires et vos avis avec impatience.
Et surtout j’espère que cela vous plaira, ou du moins ne vous ennuiera pas !
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Chapitre 1 : commencement
Plus le temps passe et moins les blessures nous ferons souffrir.
Connerie.
Cela fait maintenant 6 ans que je suis parti, 6 ans que le drame s’est produit, et cela fait 6 ans que je souffre.
Assis en tailleur devant un lac, je ferme les yeux et calme ma respiration.
Je replonge dans les méandres de mon esprit pour revivre encore une fois ce drame qui a failli me rendre fou.
C’était donc il y a 6 ans, je m’appelle Rémy, j’avais 16 ans et je rentrais du lycée. J’étais assez grand, blond aux yeux bleus, j’avais toujours l’habitude d’avoir des écouteurs dans les oreilles et je préférai rêver ma vie que vivre mes rêves.
C’était une belle après-midi, le 25 juin, la fin des cours annoncer le début des vacances d’été, en bref tout aller pour le mieux.
Lorsque trop de bonheurs sont à ta portée, attention le malheur est proche.
Je me rappelle avoir sorti mes clefs pour ouvrir ma porte d’entrée, la tête pleine d’idées de ce que j’allais faire, qui voir, quoi dire. Vous savez cette impression que certaines personnes vous ont déjà dit qu’elles ont eues, cette sensation de froid qui vous prend absolument tout le corps et qui vous paralyse ? Je les ressentis à ce moment-là.
Je ne savais pas pourquoi, mais je savais qu’il se passai quelque chose de pas normal. Sans réfléchir j’ai ouvert la porte et là un spectacle qui ma hanter, qui me hante encore et qui me hantera toute ma vie.
Au centre de la pièce mes parents et mes 2 sœurs, allongé ventre contre terre dans une mare de sang gigantesque.
A ce moment-là je ne savais plus quoi faire, dans ma tête les idées fusées mais j’étais là, du haut de mes 16 ans je ne pouvais plus bouger. J’étais paralysé.
Après 5 min, 4 heures ou peut-être 3 jours, je n’avais aucune idée du temps qui passait un cri est monté de mes entrailles les plus profondes, un cri de souffrance.
Je me rappelle être sortie vomir, subtil mélange de bile et de larmes.
Puis les choses se sont enchainé, moi je n’étais qu’un bout de paille dans une tempête. La police est arrivée, mes voisins et d’autres personnes que je n’avais jamais vues. J’ai été mené au poste le plus proche et on m’a interrogé, mes parents avait-il des problèmes d’argent ? Des ennemis ? Une dispute récente ? Mes sœurs consommées telle de la drogue ? Etc etc etc
Je me rappelle que mon corps a eu un réflexe de survie, un réflexe qui sait mis en place tout seul. Je me suis enfermé dans mon esprit, et je n’en suis pas sorti. Même aujourd’hui, que j’ai 22 ans je pense encore être prisonnier.
Pour finir mon souvenir, quelque semaine sont passés après le drame, au point de vue de la loi j’aurai du rejoindre ma famille éloignée ou aller dans une famille d’accueil jusqu’à mes 18 ans. Mais je ne pouvais pas. L’idée a pris de la place dans mon esprit et mon corps c’est enflammer, partir, je devais partir vite, loin et longtemps.
Et je suis parti, sans savoir ou j’allais. Je laissais derrière moi des amis, des amis que j’avais avertis de mon départ et que devant l’absolue nécessité, ne mon pas empêché. Je leur avais promis de revenir, eux m’avaient promis de ne pas m’oublier.
Voilà ça fait maintenant 6 ans que je suis là, Karakorum une chaine de montagne au nord-ouest du Tibet. Ici j’ai rencontré un homme qui ma apprit tout ce que je devais apprendre, il m’a appris à devenir fort et à contenir ce feu qui me brule.
J’ouvre les yeux, le retour à la réalité est toujours bizarre comme si on se réveille d’un rêve réel. Je remarque que mes yeux sont secs, parfaits.
Chaque fois que je repensais à ce drame, je me réveillais en pleure. Dans les premiers jours mon maitre m’avait imposée cet exercice, une fois par jour je devais me replongeais dans mon passé, revivre ce drame et essayer de me retenir. Au début je devais retenir mes larmes qui me laisser extenué. Puis les larmes ont laissé place à la colère, une colère gigantesque qui me consumer entièrement. Et enfin, la 3 eme phase a été le contrôle, à la fin de mes plongé dans mon passé, j’avais toujours cette colère, mais c’était maintenant une colère froide, contrôlé. En parallèle j’avais des entrainements physiques qui, le soir, me laisser presque mort, au sol sans avoir la force de me mettre sur le lit.
Mon maitre, Maitre Seyu ma apprit à utiliser ma colère, à la canaliser et la faire ressortir dans les moments que j’aurai décidés. Il m’a appris tout cela à travers un art martial oublié qui faisait appel aux éléments de ce monde. Je me rappelle encore des paroles qui m’avaient dit :
« La terre, la roche et le sol sont le même tout. Ce tout est aussi durs que le béton, si tu dois te protéger utilise la terre.
L’eau est une force impossible à arrêter, elle peut se glisser partout et aller là où elle veut, là l’eau te permettra d’acquérir la souplesse.
En haut de nos montagnes, un vent terrible souffle, un vent impossible à prévoir de par sa rapidité et son changement de direction. Le vent t’amènera la vitesse qu’il te faut.
Et le feu, le feu peut être fou et bruler tout autour de lui, ou le feu peut être contrôlé, dirigé et utilisé. La force te viendra du contrôle de ce feu qui brule en toi. »
Voilà, j’ai passé 6 ans à m’entraider tous les jours jusqu’au contrôle de ces techniques. Je les maitrise à la perfection mais je sentais qu’il me manquait encore quelque chose. C’est en méditant que j’ai compris, l’heure du retour a sonné.
J’ai longuement discuté avec mon maitre, et il est d’accord, je n’apprendrai plus rien là où je suis, je me dois de rentrer recommencer ma vie.
De plus, mes parents avaient une petite fortune de côté, et pendant mon absence mon maitre a fait en sorte que cet argent se développe.
Après 6 ans d’absence, je vais rentrer, revoir mes amis à qui j’ai fait une promesse et je vais être une des personnes les plus riches de ce monde.
Mais à l’intérieur je le sens remuer, cette flamme froide de la vengeance, elle me rappelle que tout n’est pas fini, au contraire tout commence maintenant.
Chapitre 2 : retrouvailles
« Donc pour demain vous relirez le cour que l’on a vue aujourd’hui, il y aura peut-être une… »
La sonnerie de la Fac coupe la parole au professeur, les élèves se lèvent tous en même temps et se dirigent rapidement vers la sortie de l’amphithéâtre.
« Encore une journée de fini » pense Yoann, qui est encore assis a sa place.
Yoann est assez grand, brun aux yeux noirs et mince, il est en 3 années de fac D’histoire, et ne sait pas du tout quoi faire de sa vie.
Il se dirige vers la sortie, sans grande motivation. Qu’est qui l’attend chez lui ? Une mère ivre qui ne le reconnaitra pas ? Un père absent qu’il n’a pas revu depuis qu’il avait 8 ans ?
Il n’aime pas sa vie, il n’y a aucune surprise aucun plaisir. A une période de sa vie il y a cru, cru en la magie de la vie mais les évènements ont fait que tout a disparu.
Il remonte l’allée de la fac en trainant les pieds, il voit c’est « camarade » de fac rire crier et parler. Une pointe de jalousie lui vrille le cœur, il la repousse immédiatement, sa vie est assez compliqué pour qu’en plus il devienne jaloux de celle des autres.
Il pense à aller voir Mallaury ou Julie, qui sont c’est deux seuls amis désormais. Il se demande encore aujourd’hui comment 2 filles aussi belle et intelligente pouvaient être attachées à lui. Mallaury était grande, sportive, avec des longs cheveux noirs et des petits yeux marron. Julie était plus petite, des longs cheveux frisés lui couler jusqu’aux épaules et ses yeux noir était remplis d’intelligence.
Yoann soupire, voilà la seule chance de sa vie, voilà pourquoi il se lève encore le matin, pour elles. Pour ses filles qui ne l’ont pas abandonné.
Il y avait bien quelqu’un d’autre, quelqu’un qu’il considérait comme son frère … la rage le prend mais il la refoule, il comprend son geste, il comprend sa décision. Il doit l’attendre, ils se l’ont promis
« Quel que soit le temps de mon absence, promet moi Yoann, promet moi de m’attendre et de ne pas m’oublier ! Moi je te promets de revenir, attends-moi »
Yoann se rappelle encore des derniers mots prononcés, ils sont gravés dans son âme.
Yoann voit devant lui l’arche qui délimite l’entrée et la sortie de la Fac. Il voit déjà comment tout va se dérouler, il va rentrer chez lui, passer encore 20 minutes à expliquer à sa mère que ces biens lui, son fils. Essayer de la coucher et de lui cacher les bouteilles d’alcool et après il pourra peut-être sortir retrouver les filles. Mais chaque jour qu’il passe il sent quelque chose ce fissuré à l’intérieur de lui-même. Pourquoi ? Pourquoi doit-il vivre comme ça ? Cas t’il fait pour mériter cela ?
Il ne sait pas.
Il soupire, encore, et relève la tête, qu’est qu’il dirait s’il le voyait comme ça ? S’il le voyait si abattu et faible ?
Un sourire se dessine sur les lèvres de Yoann, il dirait surement :
« Si la vie te donne 100 raisons de pleurer, trouve 1 000 raisons de rire »
Pause. Le temps semble se figer. Yoann n’ose pas bouger, n’ose pas regarder.
Il le sent s’il se retourne ce rêve fugace va disparaitre.
«Je suis la Yoann et je reste maintenant »
Explosion de joie, le temps reprend son cours, mais plus beau plus joyeux avec des centaines de couleurs.
Rémy à décidé que la première personne qu’il allait retrouver était Yoann, logique vue que c’était son premier ami.
Il c’était rencontré au collège, 2 jeunes enfants perdus. Il c’était trouvé des points communs et était vite devenu inséparable.
Et aujourd’hui Rémy le voit, il l’a vu descendre les escaliers de la FAC, il l’a vu se diriger vers l’arche avec des idées tristes plein la tête. Il l’a vu malheureux et avait ressenti une douleur, aurait-il dû rester ?
Rémy ignore la question et s’approche de Yoann
« Si la vie te donne 100 raisons de pleurer, trouve 1 000 raisons de rire »
Il était 14 h quand Yoann et Rémy s’étaient retrouvés, il est maintenant 18h et la grande question est enfin posée
« Ou était tu Rémy ? »
« Je te répondrai Yoann, il n’y aura jamais de secret entre nous, mais il n’y en aura pas non plus avec Mallaury et Julie, c’est pourquoi j’attends qu’on soit tous réunis pour vous raconter. »
Yoann hoche la tête, il s’en doutait un peu.
Les 2 amis décident d’aller dans la salle de sport, la ou les filles s’entrainent.
Sur le chemin Yoann parle de ce qui sait passer pendant l’absence de Rémy
« Au début sa a était dur, surtout pour Julie tu sais qu’elle pouvait rien faire sans tant parler avant ? Puis le temps à passer et la douleur c’est calmer. Mais on parlait de toi souvent, entre nous on c’était fait la même promesse que l’on ta faite, ne pas t’oublier.
Alors les filles se sont mises au sport pour évacuer tout ça, Julie à l’escalade et Mallaury à la boxe. Ça fait 6 ans qu’elles en font. »
« Et leurs études ? Et toi ? »
Yoann souri
« Je n’ai jamais été sport et tu le sais, et je suis en 3eme année de fac d’histoire et j’aime pas ! Julie et Mallaury ont fini leurs études, Mallaury est coach sportive et Julie est une experte en économie. Mais pour le moment elles ne bossent pas, elles ne savent pas trop, je pense qu’elles sont perdus. »
Rémy hoche la tête, même avec ces nouvelles il est rassuré, les choses vont quand même bien.
Sauf peut-être…
« Et ta mère ? »
Rémy savait la vérité sur la mère à Yoann, qu’elle était une alcoolique chronique.
« Pareil »
Remy hoche la tête, on en parlera plus tard si Yoann le veut.
Ils arrivent devant une salle de sport, les murs sont neuf et les façades ont était repeint récemment. Sur le haut, un homme et une femme avec des corps parfaitement musclé nous sourit et on peut voir « à vous de jouer ! ».
« Voilà leurs sanctuaires, à droite les salles de muscu et les rings, à gauche les murs d’escalade. Elles passent tous leurs temps ici »
Remy hoche la tête, 6 ans qu’il ne les avait pas vus non plus, 6 ans.
A l’intérieur de la salle Yoann part voir devant s’il les voit
« Julie et au vestiaire elle va arriver, je lui ai pas dit que tu étais là. Mallaury est surement sur le ring, vient »
Ils se dirigent vers le ring pour mieux voir. Au centre du ring Mallaury, une grimace de colère et dans les 4 coins 4 hommes.
« Au non pas eux ! » grimace Yoann
Devant le regard interrogateur de Rémy, Yoann se met à expliquer
« Mallaury a battu pas mal de personnes sur ce ring, et tu vois l’homme qui n’ait pas sur le ring ? Il s’appelle Marc, c’est un serpent. Tout ce qu’il veut c’est que Mallaury vienne dans son équipe de boxe féminine. Mallaury a refusé, tu la connais elle se fou de la compétition. Mais voilà Marc est devenu insistant. Et maintenant je crois que ça devient trop sérieux pour fermer les yeux, je vais chercher la sécurité toi tu… »
Personne, une seconde avant Yoann parlé à Rémy mais maintenant il n’y a plus personne.
Yoann a du mal à contenir un hochet de surprise quand il voit Rémy apparaitre sur le ring a côté de Mallaury.
Mallaury est en très mauvaise position, cela fait quelque mois qu’elle repousse les avances de ce Marc et ces propositions de combat. Mais maintenant elle est bloquée, elle ne sait pas comment faire.
Et c’est à ce moment-là qu’elle le voit, Rémy la devant elle sur le ring.
« Je rêve » voilà tout ce qu’elle peut dire. Rémy était parti il y a 6 ans, elle savait pourquoi et savait qu’il reviendrait, il leur avait dit. Mais elle ne peut pas y croire, la maintenant devant elle ?
Elle veut parler, poser des questions, le toucher pour être sur qu’il est réel
« Après Mallaury, après. Peux-tu descendre du ring ? Je vais discuter avec tes amis »
La scène est tellement surréaliste que personne n’empêche Mallaury de descendre et venir se mettre à côté de Yoann.
« Bon je vais vous expliquer, je m’appelle Rémy et toi c’est Marc c’est ça ? » l’homme qui porte un costume blanc hoche la tête, sans trop comprendre
« Je suis parti pendant 6 ans, mais maintenant je suis rentrée. Ici je n’ai personne à part 3 personnes et toi tu veux tant prendre à l’une d’entre elles. Alors part maintenant et oublie Mallaury »
Marc le regarde, est-il fou ? Il est seul contre 4 boxeurs professionnels et il lui demande de partir ?
Un éclat de rire sort de la gorge de Marc
« Tu es stupide ! Bon certes ton entrée ma déconcertait un moment mais maintenant regarde la réalité, tu es seul contre 4 boxeurs que j’ai moi-même former. Tu es foutu gamin, désolé mais tu n’aurais mieux fait de pas revenir ! »
Les 4 boxeurs se rapprochent de Rémy, lui tourne autour pour voir comment les choses vont se passer.
Rémy ne bouge pas, il attend.
Lorsque les 4 boxeurs décident de lui rentrer dedans en même temps, tout ce qu’ils ont eu le temps de voir c’est le sourire dur ce dessiner sur le visage de Rémy.
L’instant d’après il était tous dispersés sur le ring, au sol et incapable de reprendre le combat.
Marc les regarde, bouche bée. Il jette sur Rémy un regard plein de haine et prend la direction de la sortie. .
Yoann et Mallaury sont eux aussi bouche bée, que s’était-il passé ?
Avant qu’il est le temps de comprendre, Rémy les prend par les épaules et leur dit
« On a beaucoup de choses à se raconter, venait on va chercher Julie et je vous dirai tout, promis »