Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » FEU

Auteur Sujet: FEU  (Lu 1097 fois)

Mercutio

  • Invité
FEU
« le: 20 Décembre 2015 à 13:16:40 »
Clarisse Dupont…

Tout les hommes la voulaient, toutes les femmes l’enviaient. Du haut de ses un mètre soixante-quinze sur ses cinq centimètres de talon, elle se pavanait le long des couloirs comme un ange sur les champs-élysées. Elle s’amusait à lâcher quelques regards à quelques hommes méritant, sans même leur donner la chance de placer un compliment. Très peu résistaient à son charme, et cette minorité, aucun n’en avait encore croisé. On parlait d’elle comme une trainée, d’autre murmures disaient qu’elle était faite directement des mains de dieu. Les derniers ragots étaient qu’elle ne tiendrais pas l’année - soit on est belle, soit on est intelligente. Ces rumeurs furent vite éteinte, au contraire des flammes brillants dans les yeux de ses professeurs. Un jour, il fut même dit qu’un professeur se la ‘tapait’. Ce fut très vite démenti.

Clarisse Dupont n’avait pourtant rien d’extra-ordinaire. Beaucoup de charme certes - et de très beau yeux bleu - mais la à en être obnubilé? Non. Ce ne fut qu’un effet de foule. Les maux ainsi que les mots, se dissipèrent. Clarisse Dupont continua sa vie et se fit quelques amies. Elle sortait voir des films, s’amusait à répondre au textos de ses copines en classe et se trouva même un job à mi-temps dans un petit restaurant parisien. Les mois passèrent sans réel changement.  Histoire par ci, histoire par la, les premiers partiels approchaient plus vite que Clarisse n’aurais pu les voir venir. Proche du moment fatidique et une des seule dans son groupe d’ami à le prendre au sérieux, lors d’une après-midi pluvieuse de novembre, elle s’aventure pour la première fois jusqu’à la bibliothèque du campus.

Elle secoue son parapluie devant l’entrée avant de faire un premier pas sur la moquette rouge bordeaux du rez-de-chaussée de la bibliothèque. Elle s’avance vers l’accueil, sourit à l’octogénaire assise derrière le comptoir qui lui tend une brochure.
“Bonsoir!” elle dit d’une voix a la fois rogue, mais douce. “Comment puis-je vous aider?” Clarisse regarde autour d’elle, surprise de la taille de l’enceinte.
“Wow, je ne m’attendais pas à ce qu’il y est autant d’espace ici.” Elle s’avance vers le comptoir. “Euh… j’étudie histoire de l’art? Dans quel direction dois-je me diriger?”
L’octogénaire lui pointe du doigt l’ascenseur et lui dit “2ème étage, au fond à droite. Vous êtes venu réviser pour les partiels?” elle lui demande.
“Oui” Clarisse secoue sa tête. “Il faut bien s’y mettre un jour.”
La dame de l’accueil rigole doucement, aidé d’un regard chaleureux.
“Bonne chance” elle lui dit. Elle tape deux fois sur le bois d’Acacia avant de se rasseoir sur sa chaise de cuir brun.

Ting!
Sonne l’ouverture des portes de l’ascenseur. Clarisse met sa caban sur son bras droit, et retire son bonnet laissant ses cheveux frisés à l’air libre. Elle passe une main dans ses cheveux pendant qu’elle traverse l’allée principale et tourne sur la droite, comme indiqué. Elle regarde autour d’elle, pris de surprise par le nombre de personne présente sous ce temps. Certains se retournent et sont prit par le regard hypnotique de Mlle Dupont, d’autres ne lui prêtent même pas attention. Elle se met à chercher une place, près d’une femme ou d’un vieillard - ou un geek. Au loin, elle voit assis seul et sans combine un jeune homme qu’elle reconnaissait.
Daniel Clément.
Il était perdu entre deux bouquins plus épais que ses avant-bras à réajuster sa paire de lunette sur son nez avant de tourner sa page. Elle lui paraissait inoffensif à travers ses yeux bleus et sa peau métissé. Elle s’y reconnaissait. Clarisse s’avance jusqu’à sa table, et racle le fond de sa gorge avant de lui sourire.
“Puis-je?”
Danny sors sa tête de son bouquin et ne peux s’empêcher d’ouvrir la bouche quelque secondes avant de pouvoir prononcer un mot.
“Oui…” il dit, perplexe en libérant le siège de ses affaires. “Pourquoi pas?” il sourit.
“C’est pas tout les jours que je reçois la fille la plus-“
“Bonne? Charmante? Sexy?” Clarisse pense finir sa phrase.
“Intelligente. J’allais dire ‘la plus intelligente de la classe’.”
Clarisse rigole, se sent un peu bête d’avoir réagi si brusquement.
“Excuse-moi. J’arrive ici, te sors de tes bouquins et tout ça pour te prendre pour…”
“Un geek pervers macho fan d’histoire?” Danny finit sa phrase. Elle secoue sa tête en rigolant.
“Ouais.”
“Je ne pense pas que ça existe.” Il lui dit.
“Tu serais étonné de ce qui existe.” Elle lui répond. Danny sourit.
“Daniel Clément” il tend sa main. Elle savait comment il s’appelait, mais lui pris la main avec joie.
“Clarisse Dupont” elle lui dit. Lui aussi savait quel était son nom. Ils n’était pas dans la même promo mais partageaient certaines matières communes.

Clarisse et Daniel passèrent la journée à réviser, puis se donnèrent rendez-vous le lendemain. Au bout d’une semaine, les deux avait échangés leur numéros de téléphone, ainsi que leur facebook. Les partiels étaient passé me les messages ne s’étaient pas arrêter. Ils se demandaient si leur journée s’était bien passé suivi d’un ‘smiley face’, avant de se retrouver le soir devant la bibliothèque pour ‘étudier’. Daniel avait du mal à y croire, il n’était pas dupe. Quelque chose se passait entre eux deux, seulement il ne voulait pas briser le silence et se rendre compte que ce n’était que platonique. Pour quelqu’un de réservé comme lui, il se devait d’attendre encore un peu.

“Soda?” Danny lui propose devant le distributeur automatique de boisson.
“Oh mon dieu que oui, je meurs de soif!” elle sautille de joie en le voyant sortir une pièce de deux euros. Danny regarde la boisson tomber dans le bac, le récupère avant de le lui tendre. Elle l’ouvre et le son de la languette qui perce l’aluminium et laisse passer les premiers parfums font titiller les papilles de Clarisse et Danny.
‘Gloup! Gloup! Gloup!’
Clarisse essuie sa lèvre d’un revers de la manche, et tend la canette de soda à Daniel. Il ouvre grand la bouche et prend deux grosses gorgées de cette délicieuse concoction.
“On y va?” elle lui fait un signe de la tête. Danny acquiesce avant que tout les deux se dirigent vers la sortie. Ils saluent l’octogénaire assise à l’accueil - avec qui ils avaient pris goût au longues discussions philosophiques de fin de journée - et sortent par la porte principale.
Dehors le temps est clair. Les lampadaires viennent à peine de s’allumer, une lueur de jour encore visible à l’horizon. Ils traversent la rue en silence, tout les deux attrapés par la vie qui régnait sur l’avenue, avant de se tourner l’un vers l’autre en sachant que c’était déjà l’heure de se séparer. Danny la regarde et peux sentir son coeur battre. Comment pouvait-il ne pas tenter sa chance?
“Tu… Euh…Je…”
“Oui?” elle sourit, amusé.
“Resto?” il commence à suer, “ou pas resto! Plus cinéma, bar…”
“Resto.”
“Resto?”
“Oui” elle rigole.
“Ouais?”
“Oui!”
Danny est surpris. Il sourit puis hausse les épaules en posant ses coudes sur ses hanches, les deux paumes vers le haut.
“Vendredi?” il lui propose.
“Samedi plus”
“Samedi alors!” Clarisse rigole avant de commencer à s’éloigner.
“A samedi…” elle lui dit avant de s’en aller.
Danny la regarde remonter la rue jusqu’à ce que ses yeux la perde de vue.
“Samedi…”

Trois jours passèrent jusqu’à Samedi. Date, heure et lieu était fixé le soir même par sms, et Danny voyait la route du paradis à travers la vitre de la N20. Il saute hors du bus à l’arrêt le plus proche du point de rendez-vous et Danny marche avec un ‘smile’ sur son visage. Il regarde l’heure sur son portable. 18h48.
“Plus que douze minutes…” Il s’assoie sur un banc en face du restaurant et attends patiemment. Danny regarde les passants passer en essayant de ne pas penser a ce qui se passerait si Clarisse ne venait pas.
Très vite, les minutes se transformèrent en heures et sa patience s’était tourner en paranoïa. Il n’était même pas encore 19h00 mais une voix tournait en rond dans son crâne vide de toute réflexion logique. 
‘Et si elle ne venait pas’ .
Il se lève pour dégourdir ses jambes et voit à sa plus grande surprise voit Clarisse à l’intérieur du restaurant, assise au bar un jus à la main et le regard aussi perdu que le sien. Il sourit pendant que ses jambes avancent sans en attendre l’ordre. Daniel traverse la rue et rentre dans le restaurant. Clarisse le voit, puis sourit comme aucune femme ne lui avait sourit auparavant.  Elle se lève et montre sa belle robe rouge et noir qui affinait les courbes d’ange qu’elle possédait, ainsi qu’une coiffure digne d’un défilé de mode. Danny lui sourit et la serre dans ses bras. Elle s’accroche quelques secondes avant de se rendre compte qu’elle faisait ce moment durer trop longtemps. Daniel rougit avant de lever un main vers le serveur.
“Une table s’il vous plait?” Le serveur montre son pouce avant de s’éclipser dans la cuisine. Il regarde sa petite veste noir et son jean vieux de deux ans, et se sent un peu hors de sa ligue.
“Et moi qui pensais que je m’étais fait beau!” Clarisse passe une de ses tresses derrière l’oreille, confiante dans son regard. “Tu t’es pas mal débrouillé…” elle dit, “mais bon, il faut savoir que…” elle tourne sur elle même en pointant sa belle tenue. “Cette robe rend n’importe qui irrésistible.”
 Danny s’accoude pris de rire sur le bar en voyant le serveur s’avancer. Il les accueille et les déposent à leur table et les deux commencèrent leur rendez-vous sans même lui prêter attention.
Ils parlèrent à en tarder sur le choix de leur menu, rigolèrent à presque s’en étouffer, se mangèrent du regard à en devenir aveugle. Ils ne se souciaient même plus de l’heure, ni des clients qui arrivaient et partaient. A un moment, il fut temps pour le restaurant de fermer ses portes, et pour Clarisse et Danny de trouver un autre endroit ou continuer cette soirée.
“Je connais un petit parc ou on peut s’asseoir. Il n’est pas loin d’ici.” Danny propose, pas très sur de comment les choses devaient se dérouler maintenant. “j’ai mon iPod, y’a deux balançoires, il y a moyen de se mettre bien.”
“J’adore” elle lui dit.

Vingts minutes plus tard, une brique de jus et deux pots de glace Ben&Jerry’s qu’ils se sont procuré dans une alimentation du coin, ils s’assoient chacun sur une balançoire et ouvre leur pot.
“Je sais pas comment on fait pour manger ça avec le repas qu’on a eu.” Clarisse fait la réflexion.
“Je sais pas comment on a fait pour manger le repas qu’on a déjà eu!” Danny s’exclame. Clarisse rit avec retenu, surprise à quel point elle se savait apprécier cette soirée. Elle suit le regard de Danny qui lui l’avait fixer au ciel étoilé. Se balançant légèrement du bout des pieds, Clarisse observe, un silence différent de ceux qu’elle avait l’habitude d’entendre.
“Quand j’étais jeune” elle s’ouvre à Danny, “mes parents étaient rarement présent.”
“Oh…” Daniel est un peu surpris “pour quel raison?”
“Ils avaient leur problèmes… C’est pas ce qui est important.”
“Ah, les histoires de grands…” Il lui répond.
Clarisse laisse un soupir s’échapper, à moitié nostalgique, à moitié amusé.
“J’ai pris l’habitude de fuir le silence.” Elle continue, “Je ne comprenais pas le concept. Il ne me ramenait que de mauvais souvenirs. C’était comme tourner le couteau dans la plaie pour chaque secondes qui passaient.”
Danny la regarde d’un air sérieux. “Ils devaient vraiment être absent souvent…”
“Tu n’imagines même pas…” Clarisse se lève, et fais quelque pas, dans le besoin de secouer ses jambes.
Danny se lève à son tour, et met ses mains dans ses poches.
“Le silence est la porte vers son âme. Si un ne supporte pas ce qu’il entends, il ou elle se doit de continuer son écoute pour trouver dans le silence la réponse à ses problèmes.” Danny se rapproche de Clarisse, un air d’homme plein de future sagesse. “Le silence n’est pas notre ennemi.”
“Regarde moi ce poète!” elle le taquine. “C’est de qui?”
“De moi” il lui sourit plein de sincérité.
Le sourire de Clarisse s’efface lentement, prise à nouveau d’émotions soudaine envers Danny. Elle fait deux pas sur le gravier de pierres jaunes et entoure ses bras autour de sa taille. Il gèle, surpris, avant de mettre les siens autour d’elle. Clarisse et Daniel restent debout dans la nuit, réchauffant les parties de leur corps qui subissaient la fraicheur d’un vent d’hiver.  Elle décolle sa tête de son torse, et pose une main sur son visage avant de s’élever sur la pointe de ses pieds et poser un baiser sur ses lèvres. Les deux partagent ce moment comme inattendu. Danny n’y aurait jamais pensé - Clarisse encore moins - mais les voila tout les deux l’un contre l’autre à chasser l’idée de laisser l’autre se détacher.
Ils finirent par s’arrêter. Sans chercher d’explications, Danny laisse Clarisse le tirer vers la lueur des lampadaires de la sortie.  Ils s’élancèrent dans la ville, à tout jamais lié par ce moment de ‘silence’.

Il ouvre les yeux le lendemain matin. La lueur du jour l’éblouit. Il se retourne et s’aperçoit qu’il n’avait pas rêver. Clarisse était bien présente, en chair et en os, dans son lit. Sous la couverture, la tête tournée vers lui, elle sourit paisiblement dans son sommeil. Danny imprime cette image dans son cerveau, à tout jamais sauvegardée dans les anales de Cupidon. D’un doigtée sensible il passe sa main sur sa joue avant de la laisser en contact contre sa joue. Elle ouvre les yeux, d’un levé de cils des plus élégant, et connecte son regard au siens. Daniel ne savait pas ce qu’elle voyait, mais lui se voyait lui-même. Il voyait son passé, à quel point il n’avait pas appris à relativiser. Il voyait son présent et comment il était immature de penser que l’on pouvait prévoir l’avenir. Il voyait son future plus clairement et à quel point il ne pouvait plus imaginer une vie sans Clarisse, même si il ne pouvait pas garantir que cela était réciproque. Il lui sourit, perdu dans son regard. Elle pose sa main sur la sienne, toujours poser sur son visage.
“Tu ne devrais pas trop t’accrocher…” sont les mots qui glace le coeur de Danny.
“Qu’est-ce que ça veut dire?”
Clarisse lui pose un baiser.
“C’est juste pour un soir?” Danny insiste.
“Non,non… Ce n’est pas ce que j’essaye de te dire…”
“Alors qu’est-ce que tu essaye de me dire?”
“Que je ne suis pas celle que tu pense que je suis… J’ai… J’ai beaucoup de bagages sur mon dos. Peut être que tu devrais chercher quelqu’un de plus stable…”
“Je ne veux pas quelqu’un de plus stable. C’est toi que je veux.” Il la rassure, “mais pourquoi penser à tout ça maintenant? Rien ne presse.”
Elle lui sourit, inquiète au fond mais forte à cacher ses sentiments.
“Tu as raison… Tu as faim?” elle sort du lit en tirant la couverture pour s’en recouvrir.
“Ouais. Il y a une bonne boulangerie en bas de la rue. Je pourrais descendre acheter de quoi nous remplir le ventre!” Clarisse secoue vivement sa tête, déjà de nouveau souriante. 
“Ce serait parfait. Tu veux que je viennes?”
“Non fais comme chez toi. Ca ne prendra que quelques minutes.”
Danny enfile le pantalon et T-shirt d’hier qu’ils avaient éparpillés sur le sol de sa chambre, puis s’en va à la boulangerie.
“A toute!”
“A toute!” elle lui répond.
Clarisse ramasse ses affaires et enfile de quoi arpenter les couloirs. Une fois fait, elle s’aventure dans l’appartement - qui était plutôt spacieux pour un simple étudiant - avant de se retrouver dans son salon. Il n’y avait pas de télévision, ni de radio. Juste un ordinateur et une bibliothèque qui longeait tout le mur. Remplie à ras-bord, Clarisse est pris à court par la quantité astronomique de livres qu’il avait chez lui. De Socrate à Harry Potter, De Zola à Werber, de Victor Hugo à Chérub,  très peu de bouquins à lire ne s’y trouvait pas. Elle en tire un au hasard et une photo en glisse de l’étagère jusqu’au sol. Clarisse s’accroupit et voit Danny enfant et un homme âgé tout les deux souriant sur un bateau de pêche sur les eaux cristal des Caraïbes. Surement le vielle homme était son grand père. Elle la ramasse et se relève. Elle remet le livre à sa place et garde la photo avec elle.

“Sept euros quatre-vingt dix, s’il vous plait.” Dit la caissière de la boulangerie, jeune et sans effort. Danny lui tend un billet de dix et prend le sac de sa main droite. La boulangerie est vide, pas une seule mouche y traine, ce qui titille les sens de Daniel.
“Dix centimes.” Elle dit avec un début de sourire avant de se tourner et partir à l’arrière du magasin. Danny pousse la porte de sortie et s’avance vers le passage piéton. Il traverse, puis commence à remonter la rue. Une 4x4 s’arrête près de lui. La fenêtre avant s’ouvre côté passager, pour laisser apparaitre un homme latino, qui lui demande de s’arrêter.
“Excusez-moi? Vous savez ou est-ce que je peux trouver le supermarché le plus proche? Moi et mes cousins, on connais pas la ville. On tourne en rond depuis vingts minutes.” Danny hoche la tête, puis pointe du doigt.
“Vous prenez tout droit jusqu’au feu puis à droite et à gauche deux rues plus bas. Ce sera sur votre droite.”
“Ah! Un locaux! T’es d’ici?” l’homme demande. Danny secoue sa tête.
“Depuis toujours” Il ment.
“Super…super…” l’homme lui tend la main. “Moi c’est Marco.” Daniel hésite, mais cède.
“Danny.” L’homme acquiesce. Il laisse quelque secondes passer avant de nettoyer son gosier puis, suivi d’un air menaçant, sa main dans la sienne, il lui demande.
“Et Clarisse, tu l’as connais Danny?”
Le visage de Danny le trahit. Il n’as pas le temps de réagir que Marco ouvre la porte et la cogne contre lui. Danny tombe au sol et tente de se relever pour fuir mais Marco sort de la voiture et lui assène un coup de pied dans la mâchoire avant même que Daniel ait le temps de se mettre à quatre pattes. Il se retrouve couché sur le dos, prisonnier de sa peur. Il regarde les trois autres portes de la voiture s’ouvrir avant de recevoir un autre coup de pied dans les côtes. Il se plie de douleur, sentant l’accentuation de la fréquence des coups portés comme une fourmi sous la pluie. Danny se recroqueville en boule et subit les coups en pensant à la seule chose à laquelle il pouvait penser à ce moment la: Clarisse…
Daniel perd conscience sur le trottoir, seulement à quelques mètres de son appartement. Marco remonte dans sa voiture et s’en va en faisant crier les roues sur le bitume. Les passants se précipitèrent pour l’aider alors que Clarisse, elle, attendait toujours.

Hors ligne Blue-Face

  • Tabellion
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Re : FEU
« Réponse #1 le: 22 Décembre 2015 à 18:32:57 »
Wow ! Je viens tout juste de le lire et c'est...Très beau et accrochant.

Je m'attendais à quelque chose de trop long à mon goût en voyant le pavé, mais après les premières phrases, j'ai très vite accroché. Sincèrement.
C'est bien écrit, pas de prises de têtes avec duvocabulaire trop compliqué/ intellectuel (ça me rassure moi non plus) et le tout est captivant.
C'est reposant, doux et agréable à lire. Même si la fin est plutôt dure.
Par contre, fais gaffe à l'orthographe, j'ai vu quelques fautes par ci par là. Mais ça n'a pas enlevé le plaisir  ;)

Ce n'est peut-être pas une histoire que je trouve personnellement attirante et originale, mais j'apprécie la manière dont c'est écrit !
Chapeau et encouragements à toi  :)

Mercutio

  • Invité
Re : FEU
« Réponse #2 le: 24 Décembre 2015 à 12:43:39 »
Merci beaucoup!

Je crois qu'on se rassure mutuellement!
Je n'étais pas sûr de mon style d'écriture mais tu m'as donné un peu plus de confiance!
Je fais de mon mieux pour l'orthographe, ce n'est vraiment pas mon point fort mais je comptes m'améliorer la-dessus.

Merci encore!

Hors ligne JigoKu Kokoro

  • Prophète
  • Messages: 688
  • Quiche fourréé tapant n'importe quoi
Re : FEU
« Réponse #3 le: 29 Décembre 2015 à 16:24:14 »
Hop ^^ Effectivement le texte est imposant mais bon pourquoi ne pas le découvrir après tout  :)

Je me lance aujourd'hui dans un plongée en profondeur, c'est une première depuis longtemps (pas ici, ailleurs) ^^

Je ne relèverai pas tout tout car ça serait trop chiant  :mrgreen: J'ai fait un florilège de ce que je pense t'être le plus utile pour tes prochains écrits.  :)

Citer
- mais la à en être obnubilé? Non.
Je pense que : "Mais de là à en être obnubilé... Non. " serait une meilleur formulation ^^

Il y a un soucis car :
Citer
jusqu’à la bibliothèque du campus.
ne colle pas avec :
Citer
l’octogénaire assise derrière le comptoir
En France notamment et dans une université, peu de chance de tomber sur une dame de 80 ans.  :)

Citer
qui lui tend une brochure
Ben pourquoi  ? Elle a encore rien dit et en plus elle lui demande derrière :-\ 

Citer
rogue
=> Rauque

Citer
La dame de l’accueil rigole doucement, aidé d’un regard chaleureux.
Le verbe rigoler ne va pas a une personne agée, "se mit à rire" serait plus approprié. Je ne sais pas si le terme "aidé d'un regard" soit bon dans ce contexte, "avec" pourrais convenir mais c'est à toi de voir ^^

Citer
sa caban
=> S0n caban ( Nom masculin : manteau pour homme mais les femmes portent ce qu'elles veulent  :) )

Citer
elle voit assis seul et sans combine un jeune homme qu’elle reconnaissait.
Pourquoi sans combine ? "Sans malice" c'est ça ?   :-\
=> Reconnut

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“Oui…” il dit,
Citer
“Je ne pense pas que ça existe.” Il lui dit.
Citer
“Tu serais étonné de ce qui existe.” Elle lui répond
=> Dit-il
=> Lui dit-il
=> Lui répond-elle
En matière de dialogue il te faut inverser ^^

La présentation est à revoir, pour faire simple, regarde dans un de tes livres comment sont retranscris les dialogues afin de copier la manière de les présenter. Il seront plus clair et tout aussi vivant  :)

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étaient passé me les messages
=> Mais :)

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s’était bien passé suivi d’un ‘smiley face’
Pas trop top car ça parle pas au plus grand nombre tout en étant un peu... trop familier
par exemple "s’était bien passé accompagnant le message d'un smiley sourire" (clin d'oeil, tire-langue, ce que tu veux ^^ )

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“Soda?” Danny lui propose
Bon je vais pas tous les relever, tu as compris le principe par contre un changement de temps est nécessaire aussi ^^
“- Soda ? lui proposa Danny.

Citer
à travers la vitre de la N20
Nani kore N20 desu ka ? (traduction : c'est quoi un N20 ? )  :???:

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et Danny marche avec un ‘smile’ sur son visage
tu peux enlever "Danny" et perso j'ai du mal avec l'usage du terme smile comme précédemment pour le smiley. Ton texte à un ton agréable et une narration plutôt sous forme classique. Du coup ces touches familières sont un peu en décalé par rapport au reste. Il aurait fallu imprégner tout ton texte de ce ton très familier dès le début. :)

Citer
et voit à sa plus grande surprise voit

Répétition "voit-voit"

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Daniel
Soit Danny, soit Daniel mais l'arrivée de l'un à la place de l'autre qu'une fois de temps en temps c'est pas chouette  :/

Citer
Il regarde sa petite veste noir et son jean vieux de deux ans, et se sent un peu hors de sa ligue.
J'adore la référence "ligue" pour un un binoclard geek:D

Citer
Clarisse passe une de ses tresses derrière l’oreille
Cette tournure laisse à penser que tu as déjà évoquer les tresses de la coiffure alors que ce n'est pas le cas ^^ . Il te faudrait au mieux les évoqués avant comme :
"ainsi qu’une coiffure avec de jolies tresses digne d’un défilé de mode"

Citer
avant de se rendre compte qu’elle faisait ce moment durer trop longtemps
Seul Maître Yoda à le droit a ces formulations  :)

Citer
Danny s’accoude pris de rire sur le bar en voyant le serveur s’avancer
Syndrôme Yoda + on croit que c'est à cause du serveur  :-\

Citer
Il les accueille et les déposent à leur table et les deux commencèrent leur rendez-vous
=>Double "et"
On "dépose" une personne en voiture, mais on "l'amène" à sa table  ;)

Citer
Ils parlèrent à en tarder sur le choix de leur menu, rigolèrent à presque s’en étouffer, se mangèrent du regard à en devenir aveugle. Ils ne se souciaient même plus de l’heure, ni des clients qui arrivaient et partaient.
"à en tarder" c'est pas très.... enfin pas chouette  :)
Là j'ai un mini trou temporel, on passe de "ils s'assoient" à "on c'est éclatés on va partir" et le repas est où ?  :-\
S'il n'y pas de repas, il te faut clore se paragraphe et passer à un autre ou bien utiliser une phrase de transition entre les deux. Là c'est trop abrupt.  :)

Citer
Vingts minutes plus tard, une brique de jus et deux pots de glace Ben&Jerry’s qu’ils se sont procuré dans une alimentation du coin

Il faudrait un "avec" :)

Citer
surprise à quel point elle se savait apprécier
Si tu sait apprécier un chose, tu ne peux pas être surpris, c'est un contre sens ^^

Citer
Danny qui lui l’avait fixer au ciel étoilé. Se balançant légèrement du bout des pieds, Clarisse observe, un silence différent de ceux qu’elle avait l’habitude d’entendre.
=> "avait fixer le sien vers le ciel étoilé"
On observe le silence, on ne peut pas l'entendre puisque justement le silence est une absence de son. Dans ce cas "observer" à le sens de "garder", "maintenir" pas "voir"  :)

Citer
“Quand j’étais jeune” elle s’ouvre à Danny, “mes parents étaient rarement présent.”

Doit être placé à la fin et formulé plus dans le style => "Quand [...] rarement présent, dit Clarisse en s'ouvrant un peu à Danny."  :)

Citer
“Oh…” Daniel est un peu surpris “pour quel raison?”
afin d'assurer un peu plus de dynamisme à tes dialogues je te conseille de laisser tes répliques les plus "vives" (surprise, interjection, phrases courtes) d'un seul tenant et de ne placer qu'à la fin le descriptif du personnage  :)

Citer
Si un ne supporte pas ce qu’il entends, il ou elle se doit de continuer son écoute pour trouver dans le silence la réponse à ses problèmes.”
j'ai du mal à saisir le sens du concept  :/ La formulation n'est pas habile.

Citer
s’efface lentement, prise à nouveau d’émotions soudaine
Il y un léger contre sens entre le sourire qui s'efface lentement et les émotions soudaines. L'un rapide, l'autre lent. Je chipote un peu je le reconnais, c'est simplement que cela me gêne  :)

Citer
le gravier de pierres jaunes
"le gravier" suffit à lui même ^^

Citer
Il gèle, surpris, avant de mettre les siens autour d’elle.
"Il se gèle" sinon on pense que tu parles de la météo ^^ (plus "se figer" serait mieux non ? )

Citer
Elle décolle sa tête de son torse, et pose une main sur son visage
Trou temporel, quand l'a-t-elle mit  :???: :)

Citer
Clarisse était bien présente
Attention, tu jongle entre passé et présent, en l’occurrence Clarisse dans son lit c'est du présent  ;)

Citer
D’un doigtée sensible il passe sa main sur sa joue
Le doigté concerne le.. doigt :P La il y met toute la main !  :D
Je te suggère : "Avec un délicatesse toute particulière, il passe..."

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

C'est en spoiler car c'est conséquent. Mais c'est parce que c'est bien en soit, moins de description, plus de fluidité. Tu as donné la priorité à l'action et l'émotion et puis j'aime bien ce passage  :)

Citer
eaux cristal des Caraïbes
Naze ? (Traduction : Pourquoi, comment ?  ^^ )  Comment devine-t-elle que c'est les Caraïbes  :???:  :)

Citer
pas une seule mouche y traine, ce qui titille les sens de Daniel.
Ben pourquoi "les mouches" ou l'absence de gens titillerais son intérêt, j'ai manqué un truc ?  :-\ :???:

Citer
Ah! Un locaux! T’es d’ici?”
Bon je suis passé outre les fautes d'orthographes comme "future" et autres mais :
=> Un local ^^ (attention car un latino, et encore plus hispanophone, pourrait employé Loco qui signifie fou au masculin  ;) )

Citer
Daniel ait le temps de se mettre à quatre pattes
un peu maladroit  :/ "de se relever" serait mieux non ? :)

Citer
comme une fourmi sous la pluie.
Hee !  :???: quel rapport ?

Citer
en pensant à la seule chose à laquelle il pouvait penser
Répetition => Pensant, penser ^^

Citer
Clarisse, elle, attendait toujours
Concordance des temps ^^ "l'attends toujours"


Bon je suis allez au bout aussi je te donne mon avis. J'aime bien ton histoire même si c'est un peu convenu au départ et on s'attend justement à un truc avec cette voiture mais on s'en fout. ^^
Ils sont mignons nos deux paumés ensemble et leur histoire me plaît bien aussi j'espère que tu envisage une suite  :)

Pour le reste, je vois beaucoup de défaut qu'on trouve un peu partout et bien sûr aussi chez moi. Ce qui pêche chez toi surtout c'est la mise en forme des dialogues à revoir comme je t'en ai parlé plus haut. Cela gagnerait à être mieux présenter. Il y a aussi des répétitions ou des contre-sens dommageable. Mais il te faut avant tout faire un choix. Ton style de narration assez classique est suffisamment efficace aussi je pense que dans un premier temps tu peux retirer les formulations "très familière" et revoir certaine de tes tournures que tu cherches à complexifier. En effet, elle sont parfois maladroite et on ne voit pas l'image ou on ne saisit pas l'idée derrière. Cela gâche un peu l'ensemble. Faire une tournure au langage "haut" un peu tordue n’améliorera pas forcément ton texte.

Je pense que le style classique avec quelques tournures un peu travaillés suffiront à te servir les premiers temps. Pour moi tu as tout intérêt à continuer à écrire car on sent que, et bien qu'il manque des réglages, la base est bien là. Ne lâches pas l'affaire, je veux la suite ! :)
 
Ningen soto, bakemono naka....
"L'amour et la haine sont les deux faces d'une même pièce qu'il est bien trop aisé de retourner..." - JK

Mercutio

  • Invité
Re : FEU
« Réponse #4 le: 29 Décembre 2015 à 18:54:14 »
Très professionnel.
Très critique.
J'aime.
Merci.
J'ai hâte d'écrire la suite et m'améliorer.

 


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