Ca vient de sortir, chez une
maison d'édition qui vient de sortir, et c'est vachement bien :
Pêle-mêle éditorial : c'est un livre-CD, les couvertures sont en carton, chaque couv est unique. Il est composé de six nouvelles, j'avoue avoir été très enthousiaste à l'idée de créer ce fil mais je suis vraiment gêné à l'idée de présenter ces nouvelles, j'ai l'impression bizarre qu'à tout moment son auteur pourrait surgir sur ce fil et me dire que j'en parle trop mal. C'est débile, on n'a jamais vu d'écrivain répondre à un fil...
Des quatre nouvelles que j'ai lues jusqu'ici, j'ai aimé le style : y a un phrasé très intéressant dont on sent qu'il gagne à être récité. Enfin j'aime pas dire ça, on a l'impression que ça sous-entend qu'il "perd" à être lu, ce qui n'est pas le cas. Disons que le travail du style est vraiment agréable à gouter, et qu'il trouve une justification supplémentaire lorsqu'on fait l'expérience du texte récité.
J'accroche beaucoup aux textes qui nous susurrent "c'est en divaguant qu'on crée de la littérature", y a de la divagation à tous les étages, une divagation qui garde suffisamment de nerfs pour s'épanouir à la fin de chaque nouvelle et nous laisser le sentiment que ce ne sont pas que des textes d'ambiance mais qu'il y a bien quelque chose qui s'est construit : une réflexion, une vraie, tant chez le personnage qu'en-dehors, dans cet étrange espace interlope qui s'appelle "la sensibilité du lecteur".
Désolé d'en parler si mal. Lisez-le ça parle de Virginia Woolf, d'expériences népalaises, de pères, de mères, ça parle surement de vous d'ailleurs, il vous arrivera de poser le livre et remâcher un bout de phrase, ou sortir d'une nouvelle et vous demander quelle est cette corde dissimulée qui vient en vous d'entrer en résonance avec le texte ; ça parle de chameaux qui s'assoiffent, ça parle de sortir chez soi les poches pleines de cailloux, ça se prononce, ça s'argotise ; ça se lit, ça s'écoute, ça s'apprécie (beaucoup).
C'est du beau boulot en fait.