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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Message à la fille qui vient après le crépuscule

Auteur Sujet: Message à la fille qui vient après le crépuscule  (Lu 1274 fois)

Hors ligne Café

  • Plumelette
  • Messages: 13
Message à la fille qui vient après le crépuscule
« le: 11 Avril 2016 à 11:37:42 »
Message à la fille qui vient après le crépuscule


Parfois mes pensées s’entrappellent, s’entreinterrogent, s’entremélangent. Et dans cet entrelacs d’étrangetés, je me sens moi-même attiré vers l’antre béant de ton entrejambe. Rayons de la Lune sur tes poils pubiens. En noir et blanc, ils jouent la mélodie feutrée de la main qui s’y perd… Qui s’y perd… Ce n’est pas une musique que l’on entend, mais une chanson que l’on ressent. La chaleur s’engouffre, comme irrésistiblement menée vers toi, en toi. Ton plaisir liquide. Ton plaisir-mélopée. Ma main en toi. Ton plaisir-muqueux. Je plonge vers ton cou. Effluves, courants, embruns, des senteurs-tropiques qui viennent sensuellement s’allonger sur des plages de plaisir…

Toi la fille qui vient après le crépuscule

Tu m’attires autant que l’ivresse, autant que les pluies tropicales qui maintiennent la Terre dans leur étreinte humide, autant que cette eau, ce bleu qui ondoie, qui vaguoie, qui te rend si belle et si désirable. Toi dont j’ai envie d’empoigner la peau pour ne la plus jamais lâcher.

Toi la fille qui vient après le crépuscule

Rayons pâlescents de la Lune. La lumière rampe sur ta peau, glisse sur ton ventre qui bouge à peine. Ton corps étendu sur le linge humide. La transpiration des âmes. Encore l’envie de toi qui me remue les tripes. Je pose ma main sur ton sexe brûlant. Et je pense aux déserts que je n’ai pas traversés, aux jungles noueuses qui n’ont pas vu mon ombre. Je pose ma main sur ton nombril. Ta peau est douce comme la douleur. Je pourrais mourir en la caressant. Ta main se pose sur ma main. C’est comme si nous étions deux à te caresser. Deux à te faire plaisir, deux à te remplir de bonheur, deux à changer ta peine en extase jusqu’à ce que tu n’en puisses plus.

Toi la fille qui vient après le crépuscule

Nous nous sommes rencontrés sur le vieux pont qui soupirait. C’était à cause des arbres qui bruissaient, à cause de la Lune encore elle qui faisait scintiller le ruisseau et, plus que tout, c’était à cause de ce saule pleureur qui caressait le ruisseau de ses mains-lambeaux. Tu étais assise dessous comme une enfant de Séléné. Je n’ai pas cru à cette vision et pour être honnête je n’y crois toujours pas.
Qui aurait cru, en te voyant ainsi, assise paisiblement sous ton vieil arbre à demi sénescent, que peu de temps après, nous serions tous deux essoufflés dans un lit, crachant l’amour à la gueule de l’autre, puis, qu’après nous être baisés l’un l’autre, nous nous déchirerions jusqu’à ce que nos ébats deviennent des bas, des instants-las au lourd parfum de lassitude ?
Tu avais le regard angélique des filles qui viennent de perdre leur virginité et qui souhaitent se donner des airs de femme. C’était touchant et dérangeant. J’avais envie de te toucher et de te déranger.
 
Toi, toi, toi la fille qui vient après le crépuscule…

[...]

Je me suis embarqué sur ton océan, je t’ai prise pour du bleu, du bleu dans mon cœur, sous mes paupières et là, au chaud, entre tes reins. Du bleu dans l’écrin de ta sensibilité. Du bleu dans ta douceur, et dans te fermeté. Du bleu partout, qui coule, qui s’étend, s’étale et puis, peu à peu, suinte, de tous les côtés, comme un mal qui refait surface.
"On circule tout près de la mer, sur le bord de sa propre vie, revenant là toujours, sans trop savoir pourquoi, à cause du bleu sans doute, de la lumière qui change, des coques colorées des barques, du bruit léger du flot, du tintement des drisses contre les mâts..."

Hors ligne extasy

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 099
Re : Message à la fille qui vient après le crépuscule
« Réponse #1 le: 12 Avril 2016 à 00:22:27 »
Salut Café ! (chouette pseudo)

J'ai plus ou moins beaucoup aimé. Tu as un style qui me parle, même si des fois je trouve que tu cherches à transmettre quelque chose de trop intense mais que l'écriture ne suit pas encore tes sentiments. Par exemple :
Deux à te faire plaisir, deux à te remplir de bonheur, deux à changer ta peine en extase jusqu’à ce que tu n’en puisses plus.
Il y a du gras, de l'italique, des mots et expressions qui suggèrent quelque chose de très grand, voire extrême, avec "extase", "te remplir de bonheur", "jusqu'à ce que tu n'en puisses plus" ; sauf qu'en fin de compte, enlevée la mise en page, cette phrase reste somme toute assez banale au niveau du style.

Donc en gros, à part un ou deux autres détails de ce genre, j'aime beaucoup, ton écriture m'accroche, un peu visuellement aussi.

Merci pour la lecture :)

Hors ligne EloiR

  • Aède
  • Messages: 198
Re : Message à la fille qui vient après le crépuscule
« Réponse #2 le: 12 Avril 2016 à 11:26:42 »
Mouais, ça veut faire plus que ça ne fait. Pourtant l'intention y est, et je ne suis pas contre l'esthétique intime qui s'affirme grandiloquente.
"Je crois que les efforts humains peuvent faire naître une œuvre."
Peter Zumthor

Hors ligne Café

  • Plumelette
  • Messages: 13
Re : Message à la fille qui vient après le crépuscule
« Réponse #3 le: 12 Avril 2016 à 11:42:30 »
Merci pour vos réponses.

Il y a déjà un malentendu avec cette phrase au niveau de la typo proposée par le forum, en réalité.
Je voulais faire une gradation italique, gras, gras+italique qui ne s'affiche pas ici, du moins pas avec mon ordi'.

extasy (chouette pseudo aussi!), tu dis très bien les choses. Les mots sont frustrants quand l'émotion les dépasse. J'espère un jour qu'ils dépasseront l'émotion.

EloiR, je t'invite à développer ton propos, qui m'intrigue plus qu'il ne m'aide, pour le moment. :-)
"On circule tout près de la mer, sur le bord de sa propre vie, revenant là toujours, sans trop savoir pourquoi, à cause du bleu sans doute, de la lumière qui change, des coques colorées des barques, du bruit léger du flot, du tintement des drisses contre les mâts..."

Hors ligne vinzWallbreaker

  • Palimpseste Astral
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  • Ga Bu Zo Meu
    • Esquisses-18
Re : Message à la fille qui vient après le crépuscule
« Réponse #4 le: 12 Avril 2016 à 12:40:03 »
Demi teinte pour moi... Mais je sais en partie d'où ça vient.

Les deux petites phrases :
Ton plaisir liquide
Ton plaisir muqueux

M'ont fait un effet repoussant, alors que tu décris une attirance extrême avec une certaine "poésie"...

De même que cette phrase en italique :
Qui aurait cru, en te voyant ainsi, assise paisiblement sous ton vieil arbre à demi sénescent, que peu de temps après, nous serions tous deux essoufflés dans un lit, crachant l’amour à la gueule de l’autre, puis, qu’après nous être baisés l’un l’autre, nous nous déchirerions jusqu’à ce que nos ébats deviennent des bas, des instants-las au lourd parfum de lassitude ?

Je n'ai rien contre le langage cru, mais je trouve que c'est un poil mal amené. Je comprend l'idée/point de vue, mais je le trouve presque gratuit, exposé tel quel.

craché à la gueule est vraiment ordurier, péjoratif à connotation clairement insultante.
baisé me gêne moins mais avec l'expression d'avant, il prend un sens négatif qui me chatouille quelque peu.

Sinon le reste est pas mal, fluide (liquide) et assez agréable. De belles sonorités qui donnent un bon rythme.
Avec des Si on fait de la musique monotone...

Hors ligne EloiR

  • Aède
  • Messages: 198
Re : Message à la fille qui vient après le crépuscule
« Réponse #5 le: 12 Avril 2016 à 13:14:44 »
"Parfois mes pensées s’entrappellent, s’entreinterrogent, s’entremélangent. Et dans cet entrelacs d’étrangetés, je me sens moi-même attiré vers l’antre béant de ton entrejambe."

Bon, certes, quand on tient une idée...pourquoi pas. Mais enfin, on est davantage proche d'un exercice d'écriture (si ce n'était d'un exercice d'exercice d'écriture) que de l'expression sentimentale visée par le sujet. C'est normal, hein ; un style ça se travaille, ça se cherche, ça s'exerce justement. Ici la volonté stylistique en fait trop, à mon goût, et la ficelle du néologisme trouve ses limites (par définition, un mélange est déjà une réunion entre deux choses, alors un entremélange...). Si je devais me faire sévère je dirai qu'à leur poids j'ai cru ces phrases elles-aussi conçues en gras.

"Rayons de la Lune sur tes poils pubiens."

Je trouve l'image déséquilibrée. Déjà, la Lune n'a pas de rayons propres - avare elle ne fait que les emprunter au Soleil - alors l'expression "rayons de la Lune" me semble superficielle, à la fois trop précise (on en rajoute une couche sur le plus simple "rayon de lune") et incorrecte. Ensuite on passe de "l'antre béant de ton antre jambe" à "poils pubiens", comme si finalement ton langage n'osait plus y aller et devait maladroitement se faire scientifique pour se justifier. Mais c'est personnel sans doute.

"En noir et blanc, ils jouent la mélodie feutrée de la main qui s’y perd… Qui s’y perd… Ce n’est pas une musique que l’on entend, mais une chanson que l’on ressent."

Le terme "feutrée", comme "blême" à mes yeux, est souvent passe partout et je ne l'aime pas. "Si vous ouvrez un roman et que vous y voyez le mot blême, refermez le, c'est un mauvais roman" dirait Yann Moix. Là encore, c'est personnel. Et entre les images et expressions stylistiquement recherchées au début, et le "ce n’est pas une musique que l’on entend, mais une chanson que l’on ressent" que l'on croirait sorti d'un Marc Levy, il y a un décalage qui me ressort du texte.

"La chaleur s’engouffre, comme irrésistiblement menée vers toi, en toi. Ton plaisir liquide. Ton plaisir-mélopée. Ma main en toi. Ton plaisir-muqueux."

J'aurai supprimé le "ma main en toi", qui rompt le rythme des "plaisirs" comme un adolescent malhabile (malvenu, étant donné la situation).  Ou alors il faut y aller ; il faut se faire plus théâtral, plus acteur, plus égoïste : "Ton plaisir liquide. Ma main en toi. Ton plaisir-mélopée. Ma main en toi. Ton plaisir-muqueux. Ma main en toi." Pourquoi pas.

"Je plonge vers ton cou. Effluves, courants, embruns, des senteurs-tropiques qui viennent sensuellement s’allonger sur des plages de plaisir…"

Bon, ta main en elle avant d'être allé à son cou...chacun ses manières ; ce pourrait être un violeur attendri. En revanche les "senteurs-tropiques" (si l'on met de côté l'aspect publicitaire de la chose) sur les "plages", avec la proximité des images musicales précédentes, font davantage songer aux clips de l'été qu'à des draps salis. Et là encore la sensualité juxtaposée au "ma main en toi" me dérange. Ce n'est pas forcément d'aller totalement vers l'un ou vers l'autre, vers la passion ou le viol, je m'en moque assez, mais les choses alors ne sont pas assez mêlées, complexes, pour rendre compte de ce double aspect de la relation.

"Tu m’attires autant que l’ivresse, autant que les pluies tropicales qui maintiennent la Terre dans leur étreinte humide, autant que cette eau, ce bleu qui ondoie, qui vaguoie, qui te rend si belle et si désirable. Toi dont j’ai envie d’empoigner la peau pour ne la plus jamais lâcher. "

J'y vois le même problème de décalage, entre l'esthétique active ("Toi dont j’ai envie d’empoigner la peau pour ne la plus jamais lâcher.) et la narration descriptive passive un peu bateau ("Tu m’attires autant que l’ivresse"). Comme si le style n'avait pas, pas encore, les moyens de ses ambitions. Après, la piste expressive et personnelle qui te pousse aux "ondoie", "vaguoie" est bonne, d'autant que ça me semble plus naturelle ici qu'au début. Attention à ne pas en faire trop, à vouloir faire un geste plutôt que de faire le geste. Le dosage est difficile, il s'agit d'être funambule.

"Rayons pâlescents de la Lune. La lumière rampe sur ta peau, glisse sur ton ventre qui bouge à peine. Ton corps étendu sur le linge humide. La transpiration des âmes. Encore l’envie de toi qui me remue les tripes. Je pose ma main sur ton sexe brûlant."

Toujours l'indélicatesse à mes yeux de la première image. Ensuite ça va mieux, c'est plus doux il faut dire, il y a moins besoin d'ambition et c'est dosé, jusque "qui me remue les tripes" : je trouve cette expression à la fois adolescente et trop bien coiffée ; l'expression de l'instinct du mâle, brut, viscéral, mais en costume trois pièces, d'un conformisme qui ne correspond pas à l'intention. Ça fait très "blog de rebelle sensible à 15 ans". Et puis étant donnée la situation, étant donnée l'intention, l'envie d'elle, ta main m'apparaît plus brûlante que son sexe, alors je tique sur la dernière phrase.

"Et je pense aux déserts que je n’ai pas traversés, aux jungles noueuses qui n’ont pas vu mon ombre. Je pose ma main sur ton nombril. Ta peau est douce comme la douleur. Je pourrais mourir en la caressant. Ta main se pose sur ma main."

J'aime bien, même si je ressens toujours, entre la première phrase et la suite, ce décalage qui se fait : des images recherchées, torturées, et des images qui retombent mollement. Même si dans l'idée, travailler les deux aspects et tenter d'en rendre compte est une bonne chose.

"C’est comme si nous étions deux à te caresser. Deux à te faire plaisir, deux à te remplir de bonheur, deux à changer ta peine en extase jusqu’à ce que tu n’en puisses plus. "

Je n'aime pas du tout. C'est comme ça. Le jeu de police n'efface pas la banalité de la gesticulation, cette fois.

"Nous nous sommes rencontrés sur le vieux pont qui soupirait. C’était à cause des arbres qui bruissaient, à cause de la Lune encore elle qui faisait scintiller le ruisseau et, plus que tout, c’était à cause de ce saule pleureur qui caressait le ruisseau de ses mains-lambeaux. Tu étais assise dessous comme une enfant de Séléné. Je n’ai pas cru à cette vision et pour être honnête je n’y crois toujours pas."

J'ai moins de choses à dire. La répétition du "ruisseau" m'a gênée, et celle de la structure ("le vieux pont qui soupirait...des arbres qui bruissaient" qui affecte et banalise le rythme à l'oreille (j'ai eu l'impression de relire deux fois la même chose)), mais le reste est plus cohérent. Bon, "à cause de la Lune encore elle", "ses mains-lambeaux", j'ai parfois l'impression désagréable de voir certaines de mes manières mal employées.

"Qui aurait cru, en te voyant ainsi, assise paisiblement sous ton vieil arbre à demi sénescent, que peu de temps après, nous serions tous deux essoufflés dans un lit, crachant l’amour à la gueule de l’autre, puis, qu’après nous être baisés l’un l’autre, nous nous déchirerions jusqu’à ce que nos ébats deviennent des bas, des instants-las au lourd parfum de lassitude ?"

Je ne relèverai que ce qui me gêne : comme le début du texte, "...nos ébats deviennent des bas, des instants-las au lourd parfum de lassitude". Je trouve dommage que l'esthétique soit ruinée par ce qui n'est encore une fois qu'un exercice. Parce que ça modifie le rythme qui semble d'un coup d'une fluidité excessive par-rapport à tout ce qui précède, et que ça ne devient plus qu'un jeu sonore avec du sens, là où tout le style qui cherche à s'imposer précédemment n'a pas du tout le même objectif, me semble-t-il. Et puis "cracher à la gueule" et "baisés", comme l'a dit vinzWallbreaker, manquent d'un point de vue d'ensemble sur ce ton pour être employés impunément.

"Tu avais le regard angélique des filles qui viennent de perdre leur virginité et qui souhaitent se donner des airs de femme. C’était touchant et dérangeant. J’avais envie de te toucher et de te déranger."

J'aime bien la première phrase, j'aurai retiré la suite.

"Je me suis embarqué sur ton océan, je t’ai prise pour du bleu, du bleu dans mon cœur, sous mes paupières et là, au chaud, entre tes reins. Du bleu dans l’écrin de ta sensibilité. Du bleu dans ta douceur, et dans te fermeté. Du bleu partout, qui coule, qui s’étend, s’étale et puis, peu à peu, suinte, de tous les côtés, comme un mal qui refait surface."

Le "du bleu dans l'écrin de ta sensibilité" est franchement laborieux, entre un rythme lourd et un sens bateau (pour rester sur l'océan). Idem pour la phrase suivante, j'ai cru qu'on parlait d'un matelas ou de quelconque objet (comme dirait les Inconnus, "souple et solide à la fois !"). Le reste, sans me transporter littéralement, me touche de manière générale.

Si je m'autorise à être aussi sévère et subjectif, c'est que la matière première que tu utilises est celle que j'emploie (jusqu'au titre, ou à sa répétition), et que j'y vois des possibilités bien plus profondes et efficaces que ce qui en est fait ici. Il y a des idées, de la volonté esthétique et un attachement aux choses intimes (je pourrai dire "autistes" même, s'il s'agissait de moi, et c'est ce qui à mes yeux en font des sujets, des JE, bien plus généraux ; la lecture prétendument autistique, et esthétique, est en fait bien plus lucide et ouverte sur le monde que l'on ne le croit) qui me touchent et m'interpellent (je me sens même peut-être trop concerné par certains éléments que tu emploies), mais le style est encore vert et trop immature à mon goût.
"Je crois que les efforts humains peuvent faire naître une œuvre."
Peter Zumthor

Hors ligne Café

  • Plumelette
  • Messages: 13
Re : Message à la fille qui vient après le crépuscule
« Réponse #6 le: 12 Avril 2016 à 13:54:21 »
Merci pour ce commentaire.
Tu as raison,  le style que j'utilise pour ce texte résulte d'un conflit: d'un côté, la douceur/esthétique ; de l'autre, une forme de violence. Toute la difficulté réside dans l'assemblage des deux. C'est compliqué d'élaborer un style.

Je reviens sur le mot "feutrée" dont la sonorité justifie l'utilisation.

Pour tes "manières", j'irai te lire pour comprendre un peu mieux ce que tu veux dire par là, ça m'intrigue, une fois de plus.

Tes commentaires me donnent envie de me remettre à travailler l'écriture, avec plus de précision. Je te remercie encore.
"On circule tout près de la mer, sur le bord de sa propre vie, revenant là toujours, sans trop savoir pourquoi, à cause du bleu sans doute, de la lumière qui change, des coques colorées des barques, du bruit léger du flot, du tintement des drisses contre les mâts..."

 


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