P"tit texte qui m'est venu en écoutant
Help ! des Beatles...

« Help ! I need somebody ! Help ! Not just anybody ! Help ! You know I need someone...heeeelp »
J'étais en parfaite osmose avec cette chanson. Les paroles me glissaient aux oreilles, décrivaient ce que je ressentais au plus profond de mon âme.
Les larmes roulaient sur mes joues. Des larmes de tristesse. Pourquoi personne ne venait ? Pourquoi restais-je toute seule ? Parce que c'est plus facile de ne pas parler. La parole demande toujours un effort, ce n'est pas facile de se livrer aux gens... et encore moins lorsqu'ils en ont strictement rien à foutre de toi ! La solitude est à la fois un cadeau et une bombe. L'homme est fait pour fréquenter du monde, mais ce monde qu'il fréquente est aussi fait pour le mener à sa perte.
Les larmes roulaient sur mes joues. Des larmes de colère. Pourquoi pleurer ? Ça ne fait pas plus avancer les choses ! Je devrai me lever et crier, hurler tous mes poumons, dire ce que j'ai toujours rêvé de dire. Mais je restais là. Roulée en boule. La rage roulait hors de mes yeux. Pourquoi ? Pourquoi étais-je si faible ? Mais surtout... Pourquoi personne ne se venait ? Ils m'abandonnaient tous... juste au moment où j'avais besoin d'eux.
Des larmes roulaient sur mes joues. Des larmes désespoir. Pourquoi n'en finissais-je pas ? Ce serait le plus rapide et le moins douloureux. Mais ce serait lâche. Que ferai ma famille ? Je ne tiens pas à leur faire subir cette peine. Mais ce serait tellement plus facile...
Des larmes roulaient sur mes joues. Des larmes d'appréhension. Devais-je vraiment le faire ? Ça allait brûler. Mais est-ce que ce serait pire que la douleur qui étranglait ma poitrine ? Je ne pense pas... Imaginer pire revient à imaginer l'impossible.
Des larmes roulaient sur mes joues. Des larmes de dégoût. Pourquoi étais-je obligée de m'infliger ça ? C'était horrible ! Comment pouvais-je faire ça ? Ce n'était pas humain... Un Homme doit se respecter un minimum, il ne doit pas s'abaisser à ce genre de sottises !
Des larmes roulaient sur mes joues. Des larmes de regret. Pourquoi avais-je laissé passer ma vie comme ça ? J'aurais dû me lever. Faire entendre ma voix ! Pourquoi étais-je si bête, si inactive... ?
« Help me if you can, I'm feeling down... and I do appreciate you being round. Help me get my feet back on the ground. Won't you please, please help me ? Help me, help me, help me... »
Des mots s'étendaient sur mon avant bras. Des mots teintés de rouge. Des mots pleins de tristesse, de colère, de désespoir, d'appréhension, de dégoût et de regrets : La société craint.