
Bonsoir.

Rassurez-vous tout de suite, en lisant le titre, vous pensez sûrement que je posterai toute l'histoire chapitre par chapitre, il n'en est rien.

Je poste simplement le tout premier chapitre de mon histoire, qui se dévoile de manière plus complète sur le site internet.
Voilà, alors je voudrais simplement votre avis, sur la manière dont ce chapitre est écrit, sur le déroulement, si on s'ennuie en lisant, si on ressent quelque chose pour les personnages, etc...

A savoir que les deux premiers chapitres sont publiées, mais je viens juste de finir la fiche construction du troisième, il ne me reste qu'à l'écrire.

Seulement, j'attend l'avis d'un maximum de personnes pour commencer son écriture, pour me perfectionner, car il s'agira du "final de la Genèse".
La Genèse étant en réalité le synopsis des
Yeux de Murat, mais évidemment, en plus détaillée. Elle se déroule en trois ou quatre chapitres, pour "démarrer l'histoire".
Après avoir lu la genèse,
Les Yeux de Murat sera enfin ce qu'il est sensé être depuis le début.
A savoir un
guerrier-ermite, défendant la forêt de Murat contre ses agresseurs.
Alors, attention.
Je sais, il est fortement possible qu'il y ai des fautes dans ce chapitre. J'ai un gros problème avec ça, je l'admet sans problème, mais avec honte, je n'arrive pas du tout à me relire. Je l'ai fait trois ou quatre fois lors de sa publication, j'en ai corrigé deux trois, mais il en restait toujours, et on me les as signalées. Et c'est sûrement des fautes d'inattention grossières, en plus, mais rien à faire, je les loupe, je n'arrive pas à me concentrer, je lis trop vite, je survole, et voilà. 
Voilà le chapitre, bonne lecture.
« Allez, Hé ! Levez-vous, vous avez assez dormi ! »
La voix rauque de son père l'arracha de son sommeil.
Une vive lumière lui fit instantanément fermer les yeux.
Les rayons du Soleil. Un jour nouveau. Inédit. Pourtant il sait ce qu'il l'attend.
Il est habitué.
Le jeune garçon resta allongé quelques secondes, le temps que sa vision devienne nette, et que la lumière du soleil ne cesse de lui agresser les rétines.
« Il est onze heures, on a pas beaucoup de temps, et vous le savez. Et évidemment, vous avez veillé tard, comme à votre habitude. » dit son père d'un voix vive et agacée.
« Non, j'ai simplement eu du mal à m'endormir... Mon dos me fait mal. »
« Rassurez-vous, ce n'est que le début. Allez. »
« Oui, père, vous me le répétez tout les matins... » Répliqua sèchement le jeune garçon.
« La même comptine, encore, encore, et encore... »
« Ne soyez pas insolent. Nous avons déjà eu cette conversation. Votre mère et moi savons que c'est physiquement très dur pour vous. Si nous avions les moyens d'avoir un, ou deux esclaves, vous seriez en train de vous amuser dehors. »
Le jeune garçon s'assit péniblement sur sa paillasse, l'air un peu endormi.
« Donc vous exploitez des animaux... Ça coûte moins cher... »
Il regarda son père du coin de l’œil. Il avait l'air furieux.
Après de longues secondes, ce dernier réitéra son ordre.
« Habillez-vous, buvez votre lait de chèvre, et sortez. Ne perdez pas de temps. »
Le jeune éveillé tourna la tête vers sa table de chevet. Une petite tasse l'attendait.
Son petit-déjeuner habituel. Ainsi qu'un bout de pain et une tranche de jambon, sèche comme du bois.
Mais il n'avait pas faim. Son quotidien le tue à petit feu. Il attrape sa tasse de lait et la vide difficilement. Son ventre est noué.
Entre deux légères nausées, il demanda à son père :
« Les chevaux vont bien, rassurez-moi ? »
« Je n'en ai aucune idée. Vous verrez au retour de votre mère, si elle revient avec eux ou non. » Répondit le père en sortant de la petite maison, un sac de toile vide à la main.
Le garçon attendit que son père soit suffisamment éloigné, puis vida par terre sa tasse, à moitié pleine.
Il se leva, attrapa ses vêtements, sa ceinture, et enfila ses habits avec précaution.
Ils sont sales, et rongés par les mites. Un simple mouvement brusque, et les voilà taillés en pièce.
Ça serait regrettable : en montagne, le vent est sec, et glacial.
Il serra sa ceinture en cuir, puis sortit de la maison.
Il regretta immédiatement le fait d'avoir ouvert la porte.
Le soleil, toujours aussi agressif, lui tomba dessus comme la misère sur le monde.
« C'est pour trouver le moyen de ne pas travailler, que vous fixez le soleil comme une chèvre ? »
Cette voix fit sursauter l'enfant.
En tournant la tête, il vit sa mère. Elle revenait avec les chevaux, comme prévu.
Le garçon soupira de soulagement. Ils étaient là. Sur leurs quatre fers.
Ils sont maigres, et ils sont malades. Mais ils sont là.
« Je suis content, vous avez réussi à ménager ces braves bêtes... C'est presque miraculeux, Mère. »
« N'abusez pas... » Dit-elle en avançant vers l'enfant.
« Allez, harnachez-moi ces bestiaux, et mettez-vous au travail. »
La mère posa les harnais des chevaux dans les mains de son fils d'un air glacial, et s'approcha de la maison pour s'y reposer.
« Il y a bien ce tavernier... Siméon... Il pourrait nous aider. » siffla le garçon à sa mère.
« J'y ai pensé. Le problème, c'est qu'on ne peut pas lui faire confiance, c'est bien trop dangereux. Des dizaines d'inconscients se sont retrouvés au cachot pendant des semaines pour avoir troqués de la nourriture avec lui ! Et d'ailleurs, on ne les a jamais revus... »
« Mais c'est une question de vie ou de mort. Les chevaux ne survivront pas à l'hiver qui approche... Et nous non plus... »
« Mais nous aussi, on risque notre vie. Même sans marchander avec cet homme. Il est hors de question de risquer rien qu'une nuit de cachot. C'est le déshonneur. »
«C'est si important que ça, l'honneur ? Je suis sûr que les autres gens ne s'intéressent pas à nous.
Nous ne nous intéressons pas à eux, nous non plus.» Répondit le garçon avec un air de défi.
« Si ça vous tente, vous pouvez affronter les coups de fouets, le froid, l'eau et le pain sec… Mais sinon, vous pouvez toujours aller travailler. »
La mère regarda son fils d'un air dédaigneux, puis détourna le regard pour s'engouffrer dans la maison.
Discuter avec son fils la fatigue.
Le jeune garçon parti travailler aux champs, avec les chevaux.
Comme chaque jour. Comme chaque matin, depuis quelques années.
Chaque jour, il doit labourer, replanter, arroser, réparer...
Et aussi, chaque jour, il doit parcourir trois kilomètres pour accéder aux terres familiales.
C'est une idée de ses parents.
Pour ne pas que des ennemis attaquent et détruisent les terres, et la maison avec.
Ces derniers auront soit l'un, soit l'autre. Pas les deux.
Il faut tout éloigner de tout. Pour gagner du temps.
Cependant, cette misérable stratégie n'apporte aucun avantage aux braves bêtes qui accompagnent la famille.
L'enfant le sent, au creux de ses mains. Les harnais sont tellement tendus qu'il ressent les battements du cœur des chevaux. Ils sont tellement épuisés, qu'ils vont deux à trois fois moins vite que le garçon.
En plein milieu du chemin, il remarque que les chevaux n'avancent plus. Il se retourne, très inquiet.
Ils sont allongés sur l'herbe fraîche de la prairie qu'ils traversent.
Ils soufflent fort.
« Vous avez soif, évidemment... »
Le jeune garçon s'agenouille près des bêtes, attache les harnais à une grosse racine sortant du sol, prend sa gourde, et donne le peu d'eau qu'elle contient aux chevaux de manière équitable.
« Je suis vraiment désolé, mais je n'ai que ça... »
Ils ont l'air contrariés. Mais ça ne les a pourtant pas empêchés de vider la gourde en quelques secondes.
« Bien... Mais il ne faut pas perdre de temps. On doit repartir. »
L'enfant, détachant les harnais de la racine, dévisagea les chevaux, qui se relèvent d'un air joyeux.
En tournant la tête pour voir la source de leur curiosité, il vit la forêt voisine.
« … Je ne crois pas qu'on puisse y retourner aujourd'hui... On a bien trop de travail !
Il faut y aller. Allez... »
Mais les chevaux ne veulent pas travailler. Ils sont affamés, ils ont soif, et ils ont besoin de repos.
Leur précédente balade, il y a quelques mois, leur a énormément plus. Même s'ils ne sont restés dans la forêt que quelques minutes. « Juste pour voir », a t'il dit.
Mais le garçon en a envie, aussi.
Ils sont tout les trois aussi affamés et fatigués que possible.
Même si le travail ne peut pas attendre, la cure forestière est bien trop tentante.
« D'accord. Allons-y. Je trouverai une excuse. »
Il n'eut pas le temps de terminer la phrase, que les chevaux avancèrent d'un pas décidé vers les bois.
Après une dizaine de minutes, il pénétrèrent dans ce palais boisé.
Tout le monde se sentit très bien. Les oiseaux chantaient, les biches et les cerfs couraient et sautaient entre les arbres. L'air est pur. Les rayons du soleil, si agressifs d'habitude, sont filtrés et adoucis en traversant les feuilles.
Tout est parfait.
Tout est tellement parfait que le jeune garçon n'a même pas senti que sa main était devenue subitement vide.
Il regarda autour de lui d'un air paniqué, quand il vit un peu plus loin les chevaux, la tête plantée dans l'eau claire d'une rivière.
Il souffla de soulagement.
Après avoir rejoint les chevaux, il leur releva la tête.
« Ne buvez pas trop vite, vous allez vous noyer... Je vais tenter de nous trouver quelques fruits. »
Il en profita pour remplir sa gourde d'eau fraîche, pour attacher les chevaux à une branche, et s'enfonça parmi les arbres pour en trouver un ayant quelques pommes à proposer.
Il marche. Escalade quelques butes de terre. Aucun arbre fruitier.
« Je trouve ça assez décevant, en fin de compte, je dois l'avouer... »
CLAP !
Ce bruit soudain fit sursauter le garçon.
En tournant la tête vers l'origine du bruit, il remarqua un buisson un peu plus agité que les autres.
Il posa sa gourde et son sac contre un arbre.
Sa curiosité est bien trop grande. En contournant le buisson, il comprit.
Juste derrière, se trouvait un piège à oiseaux, occupé de surcroît.
Une mésange, apparemment blessée et effrayée, mais pourtant encore bien en vie, ne cesse de battre des ailes pour se dégager du piège. Ses piaillement se font insupportables pour le jeune enfant.
Ce dernier ouvrit le piège en forçant, ce qui fit souffrir la brave bête de plus belle.
Il est terrorisé, et il ne sait pas ce qu'il fait. L'agonie de ce pauvre oiseau ne faisait que grandir.
Il finit par mourir dans le creux de ses mains.
La forêt redevint calme. Calme à sa façon. Les autres oiseaux environnant continuent de chanter, comme si ce qui se passait sur la terre ferme ne les regardaient pas.
L'enfant remarqua un petit détail sur cet oiseau.
« … Un papier... ? »
La petite mésange portait un petit bout de papier ficelé à une de ses pattes.
Un des plus grands handicap du petit paysan frappa de nouveau.
Il ne sait pas lire. Il ne voit que des symboles, insensés. Cela dit, c'est sûrement important.
Mais d'habitude, on n'attache ce genre de choses qu'aux pigeons voyageurs.
Le jeune enfant reprit sa gourde et son sac pour ranger le message à l'intérieur.
Il rejoignit les chevaux, rassasiés, les détacha, et décida de rentrer rapidement à la maison.
« Tiens, vous êtes déjà là ? Vous n'avez pas rejoint la charrue, il est bien trop tôt ! » dit le père, surprit de voir son fils revenir en plein après-midi.
« Je sais... Je ne sais pas si c'est réellement important... Dans le doute, j'ai préféré rentrer pour vous avertir... »
« M'avertir de quoi ? »
« De ceci. » fit le garçon d'un air fier en sortant le petit message de son sac.
« … Un papier ? C'est très intéressant, mais on ne sait pas vraiment écrire, d'ailleurs je ne suis même pas sûr que nous ayons de quoi ! »
« C'est un message. Une mésange est tombée épuisée à mes pieds sur le chemin. Elle avait ce petit papier attaché à une de ses pattes.
Quelqu'un a voulu utiliser une mésange comme pigeon-voyageur ! »
Le père pris le papier des mains, et le déroula pour voir le message.
Mauvais réflexe. Dans cette famille, personne ne sait lire. D'ailleurs, les voisins non plus.
« Pigeon-voyageur ? » dit-il d'un air interloqué.
« Un pigeon-voyageur, oui... Les nobles utilisent des pigeons pour s'envoyer des messages. »
« Nos dirigeants font ça ? »
« Évidemment, je trouve ça d'ailleurs assez surprenant que vous l'ignoriez. »
Le père fronça les sourcils. S'il y a bien quelque chose qui l'énerve, c'est d'être prit pour un imbécile.
« Oui, oui, d'accord ! » Répliqua-t'il d'un air agacé. « Mais qu'est-ce que j'en fais, de ce message ? »
« C'est peut-être important. Je pense qu'il faudrait le confier à notre Seigneur. C'est peut-être à lui qu'il est adressé. »
« … Oui, vous avez sûrement raison. Nous en parlerons à votre mère ce soir, au souper. Si elle est d'accord, nous irons au village demain, pour trouver un relayeur. » dit le père d'un air inquiet.
Mais le jeune garçon était déjà un peu plus loin, à prendre soin des chevaux, encore fatigués du petit voyage quotidien.
Mais son père avait encore un petit détail à régler. Il s'approcha de lui, avec un regard noir.
« Une mésange qui tombe à vos pieds, en plein milieu d'une plaine ? »
« Surprenant, n'est-ce pas ? » répondit l'enfant, qui ne s'occupait que des chevaux, sans se soucier de son interlocuteur.
« Surprenant, oui. Pour être honnête je vous trouve un peu trop proche de ces animaux. »
Le jeune garçon se retourna.
Avoir secouru un oiseau, et être un ami des animaux.
Pas le meilleur plan pour passer pour quelqu'un de viril.
« Cela vous pose problème ? »
« Pas à moi. Pas encore... Méfiez-vous. »
Le garçon frissonna.
Son père tourna la dos à son fils pour reprendre ce qu'il faisait.
« Et reprenez le travail ! Retournez à la charrue et finissez le labourage ! »
A suivre.
Voilà, voilà, j'attend vos commentaires et avis avec grosse impatience !

J'espère que ce chapitre découverte vous a plu en tout cas !

Merci encore !