Vilement il souhaita que les fleurs ne fanent jamais, pas dans son appartement.
Le visage déconfit, sans oraison, il plonge la tète dans le lavabo rempli à ras bord d’eau froide, l’eau qu’il avait fait chauffer ce jour pour se raser. Tout se renverse, alors que sa tête rentre jusqu’au fond, représentant par la même l’histoire qu’il avait traversée comme les deux moitiés d’une face souriante a en faire péter les muscles zygomatiques.
Il se couche, lentement, il n’est pas pressé ; des bouquins parsemés de cendre sur la table en face de son lit, tourné a l’horizontal, il s’était remis a fumé ; beaucoup.
La disposition des meubles était restée la même depuis trois jours, puisque pour profiter de leur entière fonctionnalité ces déniés devaient être pratiqués et maintenus en mouvement sur le déroulement de la journée, ces moments qui rendent la table basse plus utile face a la TV ou bien le long du lit.
Elle n’avait pas oublié cet aspect de la chambre alors qu’elle l’avait positionné ce jour-ci pour y remplir un chèque qu’elle remettrait le jour suivant a sa cure de désintoxication hors de prix.
Il ne touche a rien se couche en chien de fusil en hurlant muettement alors que des postillons giclent sous la puissance du geste.
Le téléphone sonne et le réveil par la même, il renverse en sursaut la tasse de café qu’elle avait presque fini en l’attrapant, il se brise en éclat sous la force de son Némésis : la gravité.
Ce n’est que le RDV qu’il avait, pour comprendre sa maladie, « la psycho-éducation ».
Bordel de merde, c’est le pire des réveils qui soit !
Il se noie sous l’élucubration d’une nouvelle approche encore refusé par les sages. Ils avaient des jeux d’enfants, ceux du genre qui complète la cohésion alchimique d’un couple, et dans ses dérniés allants de vie il en dessinera les contours, vraiment, il dessinera sur une feuille de papier l ‘essence de cette blague qu’ils avaient fait naître du cœur de leurs réunions.
A priori ça n’a rien fait de significatif, pas de réponse depuis 13 heurs et 59 minutes.
Vilement il souhaita que les fleurs fanent dans l’enclot d’une autre personne, mais a l’heur actuel il n’en était rien ; son appartement était un no-mans land encore plus effrayant la nuit, ou rodait un monstre de 1m75 au 76 kl bien trempé de son ombre.
L’appel est vain et il se recouche.
Merde, putain de pute ! Fait chier avec vos appointements de salope !
Il se lève et sort.
Le chemin est long, il ne le pratique désormais plus a pied puisque l’effort est bien trop significatif pour son esprit fragilisé par la rupture récente. Oui il avait rompus, et son cœur n’était pas a l’optimisation d’une personnalité en effervescence. Il empreinte le boulevard qui le mènera au bus, la ou les personnes âgées utilisent leur retraite pour se faire transporter d’un point a un autre, ici aucun risque de tomber sur cette jeune femme qui lui fait pensé a Elle, alors qu’elle s’assoie sur le siège avec ce déhanché mutin.
Stop, stop, stop !
Par trois ils avaient pour habitude de se dire « je t’aime », et désormais il se frotte aux puissances dévastatrices de la cognition conditionné. Il sort une énième cigarette tente d’allumer son briquet trois fois puis fini par allumer sa clope.
Il n’y comprend rien, son image est partout, Elle ne veut plus quitter son cerveau, son mental malade. Il avait emprunté le chemin de la psycho-éducation en oubliant ce qui l’avait fait chavirer.