Mon âme hantée pleure les fleurs de coton,
D'un champs ravagé par les guerres algides,
Amarante n'est plus et ma peur prend le nom
D'un tyran de Sumer à la face placide.
L'œil d'Orient crie "Douleur !". Le monde n'entend pas
Le monde l'ignore, ce monde si joli
Embrassé d'un parfum aux effluves de trépas
Le tyran foule alors du pied l'Anatolie.
Jourdain, Euphrate, Nil, même la Mer Morte
Connaissent le feu des résonances amères
Un jour à la Seine l'on frappe à la porte
Et le monde découvre le souffle du fer
L'Orient crie toujours, et le monde l'entend
Marqué désormais dans sa chair moins fière
Du pays du cèdre l'on entend peu pourtant
Les suppliques étouffées par les oiseaux de fer
Le tyran continue son chemin, sa criée
Retentit encor dans les cœurs moins hardis
Que les étoiles jugent de son arrivée
Et bannissent enfin ce prince décati.