Dans le vacarme du temps, dans l’abominable lenteur du quotidien, de la routine, de sa jute, de sa flamme et sa candeur, un ange passe, blanc, blanc, affreusement blanc. Il raillonne, il scintille, il vole. Un ange, un ange, comme un mythe qui progresse, comme un rêve d’occident, blanc tout blanc. Une note de clavecin l’accompagne, blanche, blanche, une note blanche, une note blanche de clavecin l’accompagne. Elle résonne, lui passe, elle résonne et lui passe.
Un enfant regarde, il a peur, il cri, il cri, il cri, puis il pleur. Il pleur et l’ange passe, il pleur mais l’ange passe.
Une puanteur se dégage, terriblement délicate, elle pu le souvenir, le souvenir d’amours déchus, d’amours déçus, de vies bâclées, d’espoir scellés.
C’est un homme qui soupire un homme qui fût un enfant, c’est un homme qui soupire, qui soupire pour ne plus sourire, pour ne plus sourire à un ange qui passe dans la brume immonde du temps qui s’écoule.