Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le Retour

Auteur Sujet: Le Retour  (Lu 1073 fois)

Hors ligne Incele

  • Tabellion
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Le Retour
« le: 24 Septembre 2014 à 18:10:05 »
Salut, salut. Longtemps que je n’ai pas posté sur ce forum. Pour une fois j'ai une idée de nouvelle (ou roman je sais pas encore), qui semble tenir sur la durée, ce qui est pour moi un véritable miracle. Cette nouvelle, c'est la seule chose que j'écris en ce moment, je mets tous mes souvenirs et idées dedans, je me jette dedans de toute mes forces. Bon, je sais que ça va pas plaire à tout le monde, mais j'espère que vous apprécierez.

Bonne lecture. 

_________

Le Retour

1

Je m'ennuie, depuis une semaine déjà, je ne vois que le temps qui coule, goutte après goutte, grain après grain, etc... vous avez compris. J'essaye de trouver des choses pour faire défiler les jours, mais je n'ai pas de solution. La lecture ne me suffit plus, ne parlant même pas de l'imagination, c'est déjà disparu depuis la première poussée d'acné. L'ennui et le voyage, c'est juste un transfert de corps. J'achète le colis où je peux me mettre, je donne l'adresse et hop je me retrouve dans mon autre maison que j'avais abandonnée l'année dernière à la même époque, et vice versa au retour, rien d'original, mais jeune j'adorais cette maison qu'attire le soleil, je suis un être qui a besoin du soleil, pas que il me soit obligatoire, non, je passe suffisamment de temps dans mon antre, là où l'âme ne peut sorti que sous forme de donné immatériel, binaire, faite de tonnerre et de force, non, quand j'étais petit gars, la maison-lumière c'était deux mois de bruit de fracas de magma et à la fois à côté, le silence, le calme, la mare noir de la nuit où même le ciel semble dormir sur les lumières de la ville et le visage difforme de néon et parfois orange de colère envers les hommes qui cache sa beauté infinie, il reste des grains, caché pas invisible, le beau n'est peut-être seulement nature... Je m'égare, jeune cette maison n'est que réceptacle, le bout de l'entonnoir un premier temps, puis le vraiment le réceptacle, oui, les premiers jours que j'arriverai c'était la redécouverte de visage et de territoire connu, l'aéroport, la tante, la voiture, l'arrivé, l'allée, la porte, la cour, la grand-mère, la tante l'autre, la télé, la sieste, la nuit, aussi simple que ça.

Mais aujourd'hui c'est le grand jour, j'en peu plus, qu'il n'y a plus résistance ! fatigue d'attendre ! L'espoir d'un retour rapide ! L'encombrement voila le calvaire ! Attendre le bonheur ! Rien que souffrance ! Pas sûr du résultat ! En plus de l'attente, il faut une douleur en plus ! Non ! Refus, refus, la récompense tout de suite !

Le problème n'est pas fait pour homme, nous sommes cons, rien d'étonnant, le courage, des fois, ce n'est que de la lâcheté mal interprétée, une erreur de jugement, trop loin de ça l'être humain, lui il veut tout de suite le gain, fructifié, il connait pas, tant que l'on palpe le présent, cette putain dévergondée, ce monstre ouvrant son entre jambes, avec plein de dents, que ça bouffe âme et corps, esprit et être ! Le futur c'est la course, le marathon du toujours, la fuite vers l'avant, la crevasse au bout pourtant ! En sait pas son fond ! Alors on fait marche arrière, mais le sol ! un tapis roulant ! va plus vite que nous, alors que c'est simple l'existence.

8 heures... Encore et toujours sur ma montre... Je crois que je vais dormir un moment... et non pas de ça, j'ai le coeur trop vif. Depuis 2 jours j'ai même mal au côté gauche, je suis pas médecin, mais j'ai mes inquiétudes, la peur ne fait pas avancer le temps, elle casse juste le moral.

À partir de là, c'est clair, il n'y a que l'ennui qui peut nous soulever or du sol, aucun sentiment aussi malsain aussi méchant que peut être l'ennui. C'est comme ne plus être présent, en dehors de tout, ni même humain, rien, on est juste rien. Mais lorsque le réveil sonne, pas celui qui fait du bruit, le vrai le brut réveil, celui qui déchire le coeur qui fait sortir de la tête beaucoup de vers, que ça sort fort des oreilles même de la bouche, sous forme de fumée inaudible, que seul le jadis rêveur peut comprendre, le sentiment d'être plus que tout, puisque parti de morceau de moins que rien. Y a pas de mot pour expliquer ça, c'est propre à l'être, ça coule longtemps, c'est un pas, un vrai pas vers l'avenir, ce truc difforme que nous toisons sans respect, parce que peur de lui.

2

Il y a beaucoup de choses à dire sur cette maison, surtout quand j'étais encore petit. Je me souviens avoir un jour tellement eu chaud, car ce jour le soleil avait été très violent avec nous, nos peaux n'étaient plus que le charbon de ses désirs. J'avais la peau rouge à force de coups de griffes, cette douleur n'était jamais très forte sur le coup, mais au combien sadique à croire qu'il n'y a que dans la durée que les choses se font. Il est rare pourtant d'avoir subi de telles brulures pour moi, j'étais petit, faut'-il encore le rappeler.

C'était à la plage que c'était arrivé, quand on peut s'amuser, rire et sais pas quoi d'autre, rien ne peut détruire ce monde, à par bien sur soi même, car on est des tyrans, qui adorant détruire ce qu'il y a de plus humain en nous.

La plage c'était le mieux, la mer, la nage, les eaux qui vibre au rythme des jeux, nos vagues n'étaient pas des vagues, mais des monstres, des membres, extensions de nous, que nous contrôlions, grâce à nos pouvoirs psychiques surdéveloppés qui ont la force même de faire de nouvel être humain, personne peu les voir, c'était le secret, le truc un peu divin, pas complètement, mais secret pas me droit de le dire, sinon plus de pouvoir et juste à la place un regard amusé d'un grand espadon sur patte ou une grosse dinde, c'était jamais très drôle ça.

Puis à force de s'oubliai, j'avais eu des blessures, des vrais, celle où tu cries pas, mais qu’en vrai t'as juste envie d'être seul pour les faire diminuer par t'es propre moyen.

La galère du retour aussi, pas simple de quitté l'empire, construire à force de bras pour retourner dans la maisonnée, bien qu’accueillant, mais assez ridicule face à la forteresse sur le bord de mer qui pourrait faire passer la maison de Poséidon pour une cabane de clodo.

3

Mon oeil est couvert de grain, Proust a gagné la bataille, écrire est devenu vain. Je ne sais plus quoi faire, j'ai fini la bibliothèque, les gens qui écrivent aujourd'hui m'ennuient, je ne les aime pas. À vrai dire, je suis un peu médisant, je leur accorde quand même le droit de la faire, mais à quoi bon ? Ils ont le droit de salir toutes les âmes qu'ils veulent et désirent, ce sont que des insignifiances, qui porte le mal sur la pointe de leur crayon. J'aime aussi voir leurs pages noircis par le temps, oui, il n'y a que l'oubli pour les trucs aussi mauvais, le talent, il reste tout le temps. Peu importe le courage et le sacrifice, un livre, une lettre, un poème, ça reste que mineur, ça change pas grand-chose, il n'y a que la durée qui compte. L'esprit de roman, c'est fade, aucun plaisir, ils sont rares ce qui font vibrer, déjà mort pourtant, dans le sable ou le bois, des racines majestueuses, moi je veux être ça, un débris, un corps qui bouge pas, qui reste au sol, parce que dehors ça remue devant la dépouille. J'aime ça et j'aimerai le devenir. Je sais, j'écris, pour pas grand-chose, un rien.

4

J'ai la bave aux lèvres, ma bouche est remplie de salive, car je cours à me faire des trous dans le cœur. Je joue avec les gamins juste en face de chez moi, juste en face de la porte en bois. Nos cages sont pas grandes, juste la taille et la profondeur du petit garçon obèse juste à l'équerre de la rue. On avait juste besoin du ballon du gars, pour faire craquer les corps et les chaussures, c'est dur à faire, mais il faut quand même avoir un certain courage pour se mesurer à nous. De vrais bêtes, des tueurs, des casseurs de n'importe quoi et de n'importe qui, rien de plus vibrant. Peu importe la personne, la fougue dans les yeux, elle était là, des brasiers au fond de la pupille, des deux côtés du visage en plus.

Un jour, c'était masse de monde, jour férie, trop de gras du bide et de maigrichon, pourtant obligé de tous les faire jouer, sinon la correction de la part de la famille du ou des délaissés, beaucoup de dégât pour un mioche. Alors on a fait des équipes, de vingt à trente que ça varie au fil du temps, pas de remplaçant sur le banc, personne est trop con pour l'accepter surtout quand les règles, c'était ton travail. Voilà que l'arbitre court, voilà que le gardien pousse l'attaquant, y avait plus de sens, même celui du jeu il est parti.

Que ce jour fut beau, pas qu’à cause du soleil, mais oui le fracas, c'est un beau sentiment, un lit où les âmes se mélangent dans une quasi-orgie. Les oreilles se bougent, la vue devient, un flou, artiste, cinéma même, les plus beaux plans-séquences, ils viennent de nous, pas du vieux charlatan qui essaye de faire du vrai, du réel, du palpable, une folie des temps anciens. On a jamais mieux écrit l'histoire que par les yeux, le reste c'est un peu joli, mais au final immonde, ignoble au bout de cinq minutes. Le ballon il vit lui, il est un flux, machine de nerf, boule des envies de l'homme. L'image, le tableau, que de la prétention, à croire que l'on peut faire un ange qui ne bouge pas. C'est insensé, même proche de la folie.

Que j'aime le néant, celui qui naît de nos yeux, qui n'est, pour l'instant, qu'un kaléidoscope, une diffusion au courant alternatif. Car, bien sûr, il n'y a rien de plus beau que de faire l'exploit, ce jour-là, où par talent, j'ai réussi à remettre mon équipe sur selle, avec la frappe de loin, qui n'était rien d'autre qu'un météore venu sur terre spécialement pour moi. Le temps, le bonheur, rien d'autre, simple, pur.


Hors ligne Baptiste

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Re : Le Retour
« Réponse #1 le: 25 Septembre 2014 à 14:58:09 »
Salut

Au fur et à mesure de la lecture
Citer
J'achète le colis où je peux me mettre,
bizarre
Citer
J'achète le colis où je peux me mettre, je donne l'adresse et hop je me retrouve dans mon autre maison que j'avais abandonnée l'année dernière à la même époque, et vice versa au retour, rien d'original, mais jeune j'adorais cette maison qu'attire le soleil, je suis un être qui a besoin du soleil, pas que il me soit obligatoire, non, je passe suffisamment de temps dans mon antre, là où l'âme ne peut sorti que sous forme de donné immatériel, binaire, faite de tonnerre et de force, non, quand j'étais petit gars, la maison-lumière c'était deux mois de bruit de fracas de magma et à la fois à côté, le silence, le calme, la mare noir de la nuit où même le ciel semble dormir sur les lumières de la ville et le visage difforme de néon et parfois orange de colère envers les hommes qui cache sa beauté infinie, il reste des grains, caché pas invisible, le beau n'est peut-être seulement nature...
pas un seul point Oo
C'est super dur à lire, vraiment. Et à comprendre du coup
Citer
j'en peu plus
j'en peux
Citer
fatigue
Majuscule et accent
Citer
or du sol,
hors
Citer
de s'oubliai,
s'oublier


bon, je ne te cache pas que j'ai pas accroché. J'ai eu beaucoup de mal à lire ce texte, ça part vraiment dans tout les sens. Le coté phrase à rallonge ne me rebute guère d’habitude mais là, c'est vraiment difficile

Du coup, je sais pas trop quoi dire d'autre, désolé

au plaisir

Hors ligne Olibrius

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  • De retouuur !
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Re : Le Retour
« Réponse #2 le: 25 Septembre 2014 à 18:07:05 »
Bonjour !
Hum...
Bon, autant te le dire carrément, je n'ai pas aimé (désolée).
Par contre là où ça va être intéressant, c'est pourquoi  ^^
En fait, j'avoue que je commente à chaud, je n'ai fait qu'une lecture, et je n'ai absolument rien compris. Au début tu parles de maison, ensuite tu parles d'enfance, ensuite tu parles d'écriture, et puis tu parles de football...
A vrai dire, il y a aussi des fautes (que j'aurai certainement le courage de lister dès que j'aurai le temps de le faire) et de la ponctuation placée... bizarrement.
Enfin, il y a tellement à dire sur ce texte que je ne sais pas trop quoi dire, justement !
En fait tu pars beaucoup dans tous les sens, mais tu n'arrêtes pas d'utiliser une accumulation d'expressions, et vraiment c'est trop, surtout qu'on a parfois des phrases ENORMES avec seulement un ou deux verbes, ça rend la lecture très difficile.
En plus tu pars sur des réflexions poussées qui sont certainement très intéressantes, mais on a beaucoup de mal à accrocher même à ça, tellement c'est noyé dans le flots de mots, d'expressions décousues, là encore, sans verbe ni sujet pour faire tenir le tout...

Hors ligne Incele

  • Tabellion
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Re : Le Retour
« Réponse #3 le: 26 Septembre 2014 à 03:18:14 »
Justement c'est pour ça que j'aime écrire ce genre de texte, faire de mon texte un bloc de pensée. Certes, c'est aussi un problème dans le sens où je manque encore de rigueur pour pouvoir complètement absorber le lecteur, que ce soit au niveau du rythme, du fil conducteur et même réussir à me faire comprendre. C'est aussi ça qui est grisant, je pense, surtout dans notre littérature actuelle, qui n'est pas au mieux, même si je le dis déjà dans le texte.

D'ailleurs la fin devrait arriver sous peu, il doit y avoir normalement dix parties au total, mais j'annonce déjà que ce sera dans la même lignée de ce que vous avez pu lire. Bien sûr j'essayerai de faire encore mieux, mais pour l'instant je vous laisse apprécier (ou pas) cette première partie de texte.  :mrgreen:

Hors ligne Incele

  • Tabellion
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Re : Le Retour
« Réponse #4 le: 28 Septembre 2014 à 00:19:52 »
5

Il fait nuit, plus de lumière, sauf dans la ruelle en face. Je pense à l'avenir, je pense à demain. Je trouve le voyage fini, il n'y a plus de surprise, tout se ressemble beaucoup, c'est un mal, je ne ressens plus la vie dans l'air, ni même dans les livres, l'ennui se porte bien, à portée de main, lire une page, sur papier, sur lettre, sur écran, sur tablette de pierre, ennui pur, ennui simple. Les hommes sont comme mort, plus de fluide que le visage qui sort des lignes, on voit plus rien que l'alphabet, oui, les livres c'est devenu de l'alphabet, le gars qui écrit, maintenant, son but c'est la récitation, il dit des choses.

- a, b,c. A,bc,c... Je suis génie !

Que la mort les plonge dans le sommeil, ils ne sont vivants que là. Loin de l'éducation, loin des livres, loin des génies qui peuplent la terre, car oui les scribouillards ne méritent rien d'autre que la sieste, faut pas qu'ils parlent, l'oreille c'est leur trou de savoir, leur cerveau n'est qu'une bibliothèque et mon dieu que c'est moche, une bibliothèque pleine de livre appris par coeur où chaque page et connu où le coeur n'est plus ni même jamais était un jour. Faut dire que moi aussi je perds le temps, chacun son problème, j'ai que ça.

6

Les moteurs crachent, je suis sur le chemin de l'aéroport. Il y a beaucoup de voitures, elle rentre aussi, quelque part, je ne sais où, mais elle rentre. Moi, j'ai plus rien à faire ici. Je sais qu'il n'y a pas eu de miracle, que rien n'a changé, que le retour sera pire, que le remède était le poison. C'est surtout ça qui me brise, le coeur n'est plus, je crois que tout est noir aujourd'hui. La fumée , la colère, la furie, le cerveau en miette, voilà la conclusion.

La route est longue en plus, il y a des embouteillages. Ma tête n'est plus qu'un amas, chaque seconde devient le cataclysme, mon égo, il tombe, bas, très bas. C'est un océan qui se joue dans ma tête, point de neurone, de pont ou de passage d'information, a plus que le fracas, la colère et le fracas. L'avenir quand on sait qu'il est flou, quand on le voit, là juste devant nous, dur, les miracles ne marchent plus, il ne reste que la prière.

 


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