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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Dans un hôpital psychiatrique...

Auteur Sujet: Dans un hôpital psychiatrique...  (Lu 1751 fois)

Hors ligne Bitatchu

  • Plumelette
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Dans un hôpital psychiatrique...
« le: 05 Août 2014 à 23:00:40 »
« Désiré Landruuuu ! Désiré Landruuuu ! »

L’homme bedonnant qui criait dans le fond de la cour principale était surnommé le gros Ed. Il aimait à se faire appeler ainsi en provenance du tueur en série Edmund Kemper. Ayant disjoncté un soir d’été, à ses vingt et un ans, ses parents n’ont eu d’autre choix que d’appeler les services de police, pendant que celui-ci fouillait les placards muni d’un couteau de boucher à la recherche d’éventuels agresseurs venus d’un monde maléfique. Il n’a pas fallu moins de cinq agents pour le contrôler au sol.

«  Dahmeeeeer ! Dahmeeeeer ! »

Ce qu’il faut savoir, c’est que cet homme, à ses dires et aux rumeurs qui couraient au sein de ce merdier, se masturbait fréquemment en visionnant des snuff-movies. Ces vidéos de meurtre en direct. Il était fasciné par le sang et par la souffrance humaine. Il avait commencé à s’intéresser aux biographies de tueurs en série, qui le fascinaient plus que tout. Il se reconnaissait dans leurs aveux, leurs profils psychologiques. Sa chambre était parsemée de livres douteux. Le plus glauque était son historique internet. Vidéos pédophiles, vidéos gores, scatologiques, et j’en passe. Je ne fais que répéter ce qui semble être la triste vérité pour cet individu.

« Ed Geiiiiiin ! Ed Geiiiiiiin ! »

Je me demande ce que je fous ici… Quand je vois le gros Ed, je n’ai vraiment pas l’impression d’y avoir ma place. Il était abruti par les médicaments. Et malheureusement, je l’étais aussi. Je me concentre sur Ed et je perçois sa pensée. Ah si je pouvais avoir une bonne bière.
Je dois arrêter avec ça. Ce n’est que le fruit de mon imagination. Je savais que ce mec qui hurlait avait déjà tué. Il exprimait désormais sa colère en criant des noms que je ne connais même pas.
Il me parlait souvent de ses beuveries incessantes entouré de ses amis fascistes.

Les psychotropes l’ont rendu fou, comme la majorité d’entre nous. Cannabis, alcool, amphétamines, LSD, …
Qu’est-ce que je ferais pas pour un rail de coke.
Je pense au visage de Ed dans ma tête et lui communique : Tu m’entends ?
« Oui ! »
Je rêve ou il l’a dit à voix haute  ? Je deviens fou… Tu l’as dit tout haut ?
Oui ! 
Il l’a cette fois dit par la pensée.

Si je me suis fait enfermer ici, c’est du à mes troubles de paranoïa disent les divers psychiatres que j’ai rencontré. J’ai mérité d’être parmi les tueurs et les névrosés ? Les personnes plus ou moins normales sont rares dans les environs.

Sur le banc longeant le bâtiment des cas les plus graves, toujours dans la cour principale, tremblotait la vieille Anna, les bras et les jambes en charpie. J’ai jamais compris les gens qui se mutilaient. Elle trouvait toujours un moyen pour se couper. Une lame de rasoir venue du bâtiment où je logeais qui permettait quelques rares sorties accompagnées, un bout de verre cassé, des ciseaux,… Elle y allait pas de main morte vu la profondeur de ses plaies. On pouvait lire une souffrance extrême sur son visage. Comme beaucoup d’autres dans l’hôpital psychiatrique qui comprenait quatre bâtiments séparés en sections pour les pathologies légères, les suicidaires, les cas très aggravés et les personnes âgées qui étaient devenues démentes avec les années. C’était vraiment pas la joie.




Je compte faire une nouvelle à partir de ça, vous en pensez quoi ?

Hors ligne Rémi

  • ex RémiDeLille
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Re : Dans un hôpital psychiatrique...
« Réponse #1 le: 06 Août 2014 à 00:25:16 »
C'est bien écrit, y'a quasiment pas de faute.
Pour faire une nouvelle, les questions que l'on peut poser :
_ Quelle histoire pour ton perso principal ?
_ Quelle(s) idée(s) développer ? Sur quoi le lecteur s'interroge-t-il ?
_ Quelle fin ? Veux-tu une chute ? De quel genre ? Un msge, une question ?

Y'a de l'idée et l'écriture est sympa en tout cas.

Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne nevizhed

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  • C'est tellement mystérieux, le pays des larmes.
Re : Dans un hôpital psychiatrique...
« Réponse #2 le: 06 Août 2014 à 22:19:31 »
Sympathique tous ça ! :)

Oui je vois un peu le protagoniste télépathe :)
C'est bien écrit ce petit résumé
L'autre personnage qui idolâtre les meurtriers, il me fait flipper lui  :o

Bonne continuation !
Nevizhed.  :mrgreen:
Au bout de ce tunnel noir,
Une lueur illusoire.
C'est peut-être ça ? l'espoir.
Mon espoir.

Hors ligne Rémi

  • ex RémiDeLille
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Re : Dans un hôpital psychiatrique...
« Réponse #3 le: 07 Août 2014 à 22:33:11 »
Salut,
en relecture, je me dis que la concordance/gestion des temps est peut-être à travailler :
Citer
Il aimait à se faire appeler ainsi en provenance du tueur en série Edmund Kemper. Ayant disjoncté un soir d’été, à ses vingt et un ans, ses parents n’ont eu d’autre choix que d’appeler les services de police, pendant que celui-ci fouillait les placards muni d’un couteau de boucher à la recherche d’éventuels agresseurs venus d’un monde maléfique. Il n’a pas fallu moins de cinq agents pour le contrôler au sol.
Il aimait à se faire appeler ainsi en provenance du tueur en série Edmund Kemper. Ayant disjoncté un soir d’été, à ses vingt et un ans, ses parents n’eurent d’autre choix que d’appeler les services de police, pendant que celui-ci fouillait les placards muni d’un couteau de boucher à la recherche d’éventuels agresseurs venus d’un monde maléfique. Il n’avait pas fallu moins de cinq agents pour le contrôler au sol.

Pareil ici :
Citer
Je me demande ce que je fous ici… Quand je vois le gros Ed, je n’ai vraiment pas l’impression d’y avoir ma place. Il était abruti par les médicaments. Et malheureusement, je l’étais aussi. Je me concentre sur Ed et je perçois sa pensée.
Je me demande ce que je fous ici… Quand je vois le gros Ed, je n’ai vraiment pas l’impression d’y avoir ma place. Il est abruti par les médicaments. Et malheureusement, je le suis aussi. Je me concentre sur Ed et je perçois sa pensée.

Si tu démarres une nouvelle, partant pour une lecture détaillée (Champdefaye a émis des idées qui me semblent aller dans ton sens ; d'accord avec lui  :)).

Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Erwan

  • Grand Encrier Cosmique
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Re : Dans un hôpital psychiatrique...
« Réponse #4 le: 07 Août 2014 à 22:54:57 »
Je suis plutôt d'accord avec les commentaires précédents, en particulier sur la concordance des temps. Sinon pour ma part, les personnages m'intriguent et je trouve dommage de ne pas avoir de description plus poussée pour mieux se les représenter. Une description des lieux, de l'ambiance (visuelle, sonore, odorat) pourrait aussi être bienvenue. Après, ce n'est que mon avis perso, mais je pense que beaucoup de gens ne connaisse pas trop l'ambiance qu'il peut y avoir dans une unité psy (c'est mon cas). Du coup, les descriptions sont alors précieuses, car c'est le seul moyen que l'on ait de se représenter  la scène. Soit il y a beaucoup plus de choses dans ta tête que tu ne l'écris, auquel cas rentre dans les détails, où sinon essai de te représenter les lieux dans les moindres détails (couleur des murs, odeur, etc), quitte à n'en dire qu'une partie choisie. Je trouve qu'il manque quelques détails descriptifs décisifs qui donneraient pleinement vie à ce texte, qui reste intéressant, quoi qu'il en soit.

Hors ligne Bitatchu

  • Plumelette
  • Messages: 16
Re : Dans un hôpital psychiatrique...
« Réponse #5 le: 07 Août 2014 à 23:00:55 »
Ok merci, j'avais écrit ça sous canna...

Quand je relis, je vois que j'peux ajouter des détails à mort..

Je suis encore sous beuh mais quand j'suis sobre l'écriture est plus simple... Je vois les grosses fautes après...

MillaNox

  • Invité
Re : Dans un hôpital psychiatrique...
« Réponse #6 le: 09 Août 2014 à 23:32:06 »
Salut !

au fil du texte :
Citer
Ayant disjoncté un soir d’été, à ses vingt et un ans, ses parents n’ont eu d’autre choix que d’appeler les services de police, pendant que celui-ci fouillait les placards muni d’un couteau de boucher à la recherche d’éventuels agresseurs venus d’un monde maléfique.
phrase trop longue, ça mériterait d'être coupé en deux à mon avis

Citer
Il était abruti par les médicaments. Et malheureusement, je l’étais aussi.
bizarre cet imparfait alors que le reste est au présent ???

Citer
Je me concentre sur Ed et je perçois sa pensée. Ah si je pouvais avoir une bonne bière.
Je dois arrêter avec ça. Ce n’est que le fruit de mon imagination.
:D :D bien dans l'ambiance HP

Citer
Il exprimait désormais sa colère en criant des noms que je ne connais même pas.
si tu commences à l'imparfait il faut que le deuxième verbe soit aussi à l'imparfait. Mais j'ai l'impression que ton texte fait des aller-retour côté concordance...

Citer
Si je me suis fait enfermer ici, c’est du à mes troubles de paranoïa disent les divers psychiatres que j’ai rencontré


Citer
J’ai mérité d’être parmi les tueurs et les névrosés ? Les personnes plus ou moins normales sont rares dans les environs.
euh, la névrose c'est un truc pas très grave dont à peu près tout le monde est atteint. je pense que tu pensais à des personnes psychotiques où effectivement ce sont en général des troubles + graves, mais là aussi attention, ça n'a rien à voir avec bons/méchants, un psychotique va pas forcément vouloir tuer qui que ce soit ! son principal souci c'est d'être mal. par ailleurs, la question du normal, c'est un terrain glissant. et absurde. pour moi ça n'a pas de sens de parler de normal ou d'anormal.

hop là !
bon, c'est marrant cette histoire de télépathie, et le milieu psychiatrique donne un fond qui ouvre pleins de possibilités dans une nouvelle. Y a plus qu'à !

au plaisir

Milla


 


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