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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le Hameau des morts [Défi mars 2014]

Auteur Sujet: Le Hameau des morts [Défi mars 2014]  (Lu 2738 fois)

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Le Hameau des morts [Défi mars 2014]
« le: 14 Avril 2014 à 13:19:11 »
Bonjour  :)

D'abord, il y eut ça : Défi mars 2014

J'avais commencé un texte : Le premier printemps. Mais je ne le finirais pas, faute de temps et d'envie. Mais j'aime bien quand même terminer ce que je commence, j'ai donc pensé à ce texte. Par contre, soyons d'accord, le défi n'est pas validé : hors-délai, hors-sujet. Mais j'ai bien aimé l'écrire et il m'a donné d'autres idées ma foi bien enthousiasmantes.

C'est un peu glauque, par contre.  :huhu:

Bonne lecture !

---

Pour ceux qui ignorent tout de l'histoire mythologique de Perséphone : L'histoire de Perséphone

LE HAMEAU DES MORTS

Le vent sifflait en longues plaintes sinistres contre les murs en bois du Hameau des morts. Une énième tentative de mère nature pour raser la petite maison, l’office de Satan. Mais elle n’y parviendrait pas. Pas plus que les nombreuses tempêtes qui s’étaient abattues sur lui. Ses vents avaient emporté des poignées d’arbres, avaient soufflé la vie de nombre d’habitants d’Heaven Hill, le village voisin. Les murmures soufflaient qu’elle était maudite, imprégnée de l’âme de Satan, et que rien d’autre que le Saint-Esprit n’en viendrait à bout. Des décennies que cette hérésie perdurait. Il y avait bien eu les fous, les téméraires qui s’y étaient rendus, fourche ou fusil en main, mais il se passait toujours quelque chose pour les arrêter.
Dans le meilleur des cas.
L’histoire du Hameau s’était transmise de décennie en décennie, racontée aux enfants les soirs de tempêtes. Elle divergeait d’une voix à une autre. Tantôt, Satan l’avait construite avec ses propres os, tantôt les sorcières errantes de Salem s’y étaient réfugiées. D’autres jouaient la carte du contemporain. Ils expliquaient pourquoi on l’appelait le Hameau des morts. Ils contaient la folie meurtrière de ses propriétaires qui se transmettaient, génération après génération, leur goût du sang. Ils énuméraient les disparitions inexpliquées d’enfants et les cris qu’on entendait parfois strier la nuit. Mais quand on demandait des noms, les langues se figeaient. Comme si l’horreur ne se définissait pas en mots.

Arslan devinait ces histoires. Mais elles ne l’atteignaient plus. Il avait fait la terrible erreur de penser qu’il pourrait changer la mentalité des gens, que sa présence parmi eux ferait oublier les ragots infâmes qu’on colportait à son sujet. Mais la haine des hommes et la peur des femmes étaient tenaces. Elles s’agrippaient à eux comme des harpies sanguinaires ; chacune de ses excursions au Sanglier Perfide provoquait un silence malsain. Il ne quittait presque plus le Hameau.
Arslan avait entendu un grincement qui avait troublé la nuit. Il fronça les sourcils, l’oreille aux aguets. Ses sourcils fournis plissèrent son front ridé. Il passa sa main rachitique dans la mèche de longs cheveux gris et gras qui venaient de lui retomber devant les yeux ; il la plaqua derrière son oreille droite, striée d’une vieille cicatrice. Il se leva du fauteuil à balance ; lui aussi grinça. Arslan tourna la tête à gauche, vers la fenêtre opacifiée par l’épaisse couche de poussière ; des planches y étaient placardées et ne laissaient passer qu’un seul fin rai de lumière lunaire, qui traversait le sol du salon. Il attrapa la bougie, fixée par la cire dans une petite assiette en porcelaine ébréchée. Il s’approcha de la porte d’entrée. Il l’entendit à nouveau. Plus un craquement qu’un grincement. Il tourna la poignée et ouvrit violemment la porte, pour s’avancer sur le perron délimité par une rambarde branlante ; plusieurs barreaux de bois semblaient en avoir été arrachés. Arslan brandit la bougie vers l’avant, comme s’il espérait que son halo fébrile éclairerait suffisamment les environs. Mais les ténèbres étaient tenaces ; plus encore que les autres nuits. Comme si une ombre menaçante s’y ajoutait, comme un signe. Il ne vit que ce vent violent qui agitait les fougères et les pins. Et ce vieux ballon percé qui gisait depuis des années dans une flaque de boue. Arslan approcha la lumière tremblante de la bougie de la paroi de bois, à sa droite. Les flammes tressautèrent et firent trembler des mots, inscrits à la craie à la hâte :
« Crève Hadès »
Ils étaient revenus. Encore. Les menaces recommençaient. Il aurait dû avoir peur, mais il espérait presque leur courroux.
Arslan poussa un profond soupir. Il était las de tout ça. De cette malveillance, de ces regards haineux, de cet œil qu’il sentait sans cesse braqué sur lui. Pour une erreur. Une seule. Il se détourna de l’inscription, ne tentant même pas de l’effacer et revint vers la porte. Il entendit un nouveau craquement, comme une branche qui se brise sous un pas.
-  Qui est là ?
Mais il n’y eut pas de réponse, sinon le sifflement grossier du vent. Arslan descendit les marches de bois de sa démarche claudicante ; ses muscles se raidissaient de plus en plus. La mort le rattrapait. Il contourna le perron.
- Montrez-vous !
Arslan s’immobilisa. Il y avait bien quelqu’un, tapi dans l’ombre du buisson qui bordait la maison en bois. A demi allongée dans le pare-terre, une tomate écrasée dans sa main. Sa présence illuminait cette nuit. Il hésita. Les railleries lui revinrent, et les insultes. Mais elle était si belle. La tentation parfaite.

Demi ne tenait plus en place. Elle sentait le sang battre à ses tempes comme le tambourin d’une armée marchant vers ses proies. Le cheminement des troupes faisait tressauter ses muscles, battre son pied par terre et claquer ses ongles sur le dessus de la table. Son regard erra jusqu’à la tasse beige qui y était posée et d’où s’échappaient des vapeurs opaques.
« Je vais m’en occuper ».
Les mots d’Ari. Elle regrettait de lui en avoir parlé. Elle y avait réfléchi une longue minute, avant de sortir en furie et se précipiter vers la maison de son voisin. Les huit cents mètres qui séparaient les deux maisons lui avaient parus bien plus longs. Un combat de titans s’était installé dans son cerveau ; elle savait qu’elle ne retrouverait pas Perséphone toute seule mais elle ne voulait pas affronter le refus des habitants de l’aider. D’ordinaire, ils taisaient leurs critiques, parce que Demi était leur principale source de nourriture. Sans ses cultures, ils devraient faire acheminer des denrées des villes qui se situaient à des dizaines de kilomètres. Ils n’en avaient pas les moyens. Mais aujourd’hui, la situation était différente. Demi avait besoin d’eux. Ils pourraient très bien refuser de l’aider.
Demi attrapa la tasse ébréchée et but une longue gorgée de la décoction. Elle faillit la recracher. Ari ne lui avait pas précisé de quoi il s’agissait. « Bois ça ». Elle s’était attendue à un simple thé à la menthe. Mais cette tisane était faite d’un enchevêtrement de bien des saveurs, mais la menthe n’en faisait pas partie. Et l’osmose n’opérait pas. Elle se leva en faisant racler la chaise sur le sol et alla déposer la tasse dans l’évier, en déversant le liquide ambre sur une pile de casseroles sales. Cette cuisine était le parfait reflet de l’idée qu’elle s’était toujours faite d’Ari : désordonnée. Il avait toujours agi en fonction de ses pulsions et aucune d’elle ne le poussait à laver la vaisselle.
Elle entendit un crissement provenant de l’extérieur. Elle écarta le rideau blanc de la petite fenêtre, au-dessus de l’évier et aperçut des phares éblouir la cour. Ari sortit en trombe de la voiture noire garée à la va-vite près d’un amas de bûches de bois. Il avançait déjà vers la maison d’une démarche féroce, sans avoir pris la peine d’éteindre le moteur et de refermer la portière. Demi entendit la porte du couloir s’ouvrir et les pas d’Ari vinrent jusqu’à la cuisine, les talons de ses santiags martelant le parquet.
- Viens, Dem’ ! Lui ordonna-t-il.
Demi hésita. Il avait encore bu ; ses paupières lourdes réduisaient ses yeux noirs à de simples fentes, soulignés de profonds cernes qui n’étaient pas la propriété de Morphée. Il serrait ses deux poings armés de bagues argentées.
- Tu étais où ?
Il ne lui répondit pas et se contenta de s’effacer pour la laisser passer.
- Magne-toi, ils nous attendent.
Demi comprit. Elle sentit le sang lui monter aux joues et une crampe contorsionner son estomac. Elle ne se voyait pas dire à Ari qu’elle ne bougerait pas d’ici sans réponses. Il avait certainement obtenu par la force l’infaisable. Elle laissa sa fierté de côté et traversa la cuisine, pour sortir de la maison par la porte restée ouverte. Elle avança vers les phares, plissant les yeux face à leur lumière éblouissante et monta dans la voiture côté passager. Ari l’avait déjà rejointe et faisait demi-tour dans un nouveau crissement de pneus, sans prendre la peine d’attacher sa ceinture. Ils s’engagèrent sur la départementale dans un vrombissement motorisé d’enfer.
Ari soupira et prit appui sur son coude, contre la portière ; il passa sa main dans ses cheveux bouclés, gras et sales. Demi s’aperçut qu’elle avait peur.
- Où on va ? Lui demanda-t-elle.
- Chez Hadès.
- Perséphone n’est pas chez lui.
Ari lui adressa un tel regard qu’elle eut l’impression de n’être qu’une déjection infâme tâchant son fauteuil.
- Je te parie le contraire.
Mais Demi était sûre d’elle. Sa fille s’était échappée pour la première fois. Cela faisait des années qu’elle n’avait pas vu la lumière du jour, des années qu’elle la suppliait de la laisser sortir. Pour se frotter au premier venu, assouvir son désir malsain. Perséphone ne jetterait pas son dévolu sur lui.
- Perséphone n’ira pas se perdre dans les bois.
- Elle peut trouver ce qu’elle cherche chez lui. Il ne se fera pas prier.
Une vague d’images atroces lui traversa l’esprit. Elle eut soudain l’envie féroce d’étrangler Hadès. Pour la première fois, elle ressentait cette haine vorace qu’elle avait toujours humée chez les autres. Cette sorte de poussière poisseuse qui les collait et dont ils ne parvenaient pas à se défaire. Elle était vorace et dopante.

Les yeux d’Arslan fixaient la porte de la salle de bain. La lumière s’en échappait par l’entrebâillement et courait le long de la pénombre du parquet. Il entendait les bruits de régurgitation. Il entendait ses plaintes, sa douleur. Elle était si faible. Elle toussa violemment, comme si un monstre tentait de s’échapper d’elle par l’exiguïté de sa gorge. Comme s’il l’étouffait, ce monstre. Assis dans son fauteuil, les mains cramponnées aux accoudoirs, il la fixait cette porte comme la tentation à laquelle il tentait vainement de résister. Comme pour ignorer la petite silhouette qu’il savait prostrée au pied de la cuvette des toilettes. Il devinait ses courbes minces, sa peau si blanche et sa faiblesse.
Ses mains se crispèrent. Arslan ferma les yeux. Mais le supplice était plus tenace. Les images s’insufflaient dans son esprit, s’y incrustaient. Un virus vorace. Lorsqu’il les rouvrit, il s’aperçut qu’il était debout. La porte ne se trouvait plus qu’à une longueur. Il lui suffisait de faire deux pas et de la pousser. De braver la lumière qui glissait sur le sol. De laisser cette charnière grincer furieusement. La lumière inonda ses chaussures pleines de bout.
Arslan se tenait sur le seuil. Elle avait fini de vomir. Elle reprenait son souffle, comme si elle venait de parcourir un cent mètres. Les tomates du Hameau avaient toujours été toxiques. Il ne les avait jamais cultivées, elles avaient poussé d’elles-mêmes, année après année. Toujours plus belles et venimeuses. Les autres disaient qu’elles se nourrissaient des cadavres que sa famille avait enterrés.
Elle essuya son visage d’un revers de manche et s’assit sur le sol froid. Elle tourna la tête vers Arslan ; il flancha. Son visage si maigre, les cernes qui soulignaient ses yeux si clairs. Ses cheveux noirs enchevêtrés et ces hanches à nu. Elle était malade. Et Magnifique. L’éclat des étoiles, une perle divine. Elle se releva maladroitement, manquant tomber à chaque pas. Arslan savait qu’il eût dû lui proposer de s’asseoir, de se reposer. Mais il n’en avait ni la force ni l’envie. Il la désirait, plus qu’aucune autre chose. Pour sa beauté autant que pour la douleur qu’il leur procurerait. Elle eut un sourire qui le fit vaciller. Qui l’emporta dans un tourment duquel il n’échapperait pas. Arslan posa ses mains sur ses frêles épaules et fit glisser doucement son t-shirt le long de son buste. Elle se laissa tomber à genoux et ôta la ceinture d’Arslan.

Demi n’y était pas revenue depuis des années. Le domaine était aussi sinistre que dans son souvenir. Peut-être même plus. Elle avait si souvent songé à cette légende urbaine qu’on attribuait au Hameau des Hess, « le Hameau des morts ». Tout le monde en parlait mais aucune bouche ne remuait. Elle l’avait longtemps dédaignée. Elle ne croyait pas à ces divagations de mauvaises langues qui n’avaient rien de plus croustillant à se mettre sous la dent. Mais les branches noircies et desséchées qui craquaient sous ses pieds témoignaient de la vie qui avait quitté la clairière. Tout semblait mort ici. Figé. Même le vent semblait avoir rebroussé chemin. L’herbe n’y poussait plus ; le sol terreux était sec et ses fissures couraient jusqu’aux marches de bois de l’habitation branlante qui se dressait maladroitement dans la nuit froide. Elle penchait tellement qu’elle semblait pouvoir s’effondrer à tous moments.
Demi écarta les branchages dénudés du buisson et s’engagea dans la clairière. Elle entendait les murmures dans son dos. La colère et les insultes s’étaient tues à l’instant même où l’odeur du hameau leur était parvenue. Le groupe de vingt personnes se laissait avaler par cette sensation effrayante qui les étreignait, comme un linceul invisible qui se refermait sur eux. Demi avança doucement. Elle s’était attendue à ce que des pas la suivent, que d’autres branches craquent et que la colère se réveille. Mais il n’en était rien.
Elle avança jusqu’aux marches. La fenêtre était obstruée par de larges planches de bois cloutées à l’embrasure. Seul un fin rai de lumière tremblait entre elles. Arslan était à l’intérieur. Demi jeta un regard en arrière vers les autres. Qu’ils restent là-bas, elle préférait. Mais c’était sans compter sur Ari, sur qui la terreur glissait comme une douce caresse. Il la rejoignait déjà.
Elle s’empressa de grimper les marches et frappa trois coups rapides contre le bois de la porte d’entrée. Elle trembla tellement que Demi s’attendit à ce qu’elle tombât sur le sol. Les charnières vibrèrent mais tinrent bon. Les coups résonnèrent bruyamment. Mais personne ne répondit. Ari l’avait déjà rejointe. Il s’approcha de la fenêtre, à droite et regarda par l’espace entre les planches.
- Il est à l’intérieur, précisa-t-il.
La seconde suivante et avant que Demi ait pu formuler les mots qui se précipitaient vers ses lèvres, Ari frappa violemment contre les planches de la fenêtre.
-  Hadès, ouvre cette porte !
Mais il n’y eut pas plus de réponse qu’aux coups plus faibles de Demi. Ari passa devant et enfonça la porte plus violemment que nécessaire ; un simple effleurement aurait eu raison de sa résistance. L’attitude d’Ari rasséréna le groupe resté à l’écart ; un brouhaha brisa le silence pesant de la clairière et les branches craquèrent de plus belle.
Ari était entré.
Demi se jeta dans ses pas et avança, avant de trébucher sur un objet laissé sur le sol. Elle se rétablit de justesse. Elle plissa les yeux, forçant sa vue à s’habituer rapidement à l’obscurité. La pièce dégageait une odeur pestilentielle qui lui donnait envie de vomir. Elle plaça sa main sur son nez. C’était irrespirable. Ari s’était immobilisé ; il ne s’attendait visiblement pas à ça. Une bougie était posée sur l’accoudoir d’un fauteuil en bois, dans un coin de la pièce et sa lumière tremblante éclairait partiellement le visage maigre et ridé d’Arslan D. Hess, Hadès. Demi ne le reconnaissait pas, comme si le visage de la mort s’était incrusté dans sa peau blafarde. Ses yeux exorbités fixaient un point, dans le bas du mur qui lui faisait face. Demi s’approcha doucement de lui, avec précautions. Elle réalisa que l’odeur venait de lui et s’intensifiait en sa proximité. Elle s’arrêta malgré elle. Elle avait envie de vérifier qu’il était encore vivant. Mais Ari posa sa main sur son épaule, pour lui montrer la pièce adjacente.
Demi hésita. Il s’agissait de sa chambre, elle apercevait l’armature du lit qui disparaissait dans la pénombre. Elle aussi entendait cette respiration haletante, presque un râle. Mais Arslan se trouvait à moins d’un mètre d’elle, ils étaient entrés chez lui en enfonçant sa porte. Elle n’était pas certaine que… Elle fit un pas vers la chambre. La main d’Arslan se referma sur son bras ; elle eut l’impression qu’un étau de fer venait d’en prendre possession. Elle se retourna vers lui ; il la fixait d’un regard intense, sans ciller. Le regard d’un fou.
- Elle a mangé les pépins.
Sa voix éraillée semblait ne pas avoir fonctionné depuis des années. Demi sortit de la tétanie qui l’avait frappée et échappa à son étreinte. Elle hésitait. Sa raison lui dictait de rebrousser chemin et de fuir cet endroit maudit. Mais elle savait qu’elle devait entrer dans cette chambre. Et qu’elle allait entrer.
Elle franchit le seuil de la porte. Elle devina plus qu’elle ne vit la forme qui se dessinait dans le coin de la pièce, prostrée dans l’angle des murs. Seul le fin rai de lumière lunaire qui se glissait entre les planches accrochées à une autre fenêtre condamnée éclairait ce qui tremblait. Plus encore que Demi. Elle savait de qui il s’agissait. Elle l’avait su dès l’instant où elle était arrivée à proximité du Hameau.
Demi s’approcha doucement, prête à déposer sur le sol son cœur poignardé. Elle entendit ses propres genoux frapper le sol ; elle n’avait pas eu mal. Elle était anesthésiée contre toute autre douleur que celle qui brûlait sa poitrine. Sa fille était là. Sa si petite fille qui tremblait. Son corps nu, blanc, parcouru d’ecchymoses. Son visage sale et maigre à la mâchoire déformée, qui grinçait douloureusement. Ses grands yeux clairs, hagards, qui fixaient le vide.  Ses cernes grisâtres qui les portaient. Et ses longs cheveux emmêlés, dans lesquels était accroché un enchevêtrement de ronces. Ils s’agrippaient à son crâne jusqu’à la faire saigner. Une couronne funèbre. Demi sentit une larme chaude rouler le long de ses joues refroidies par cette vision. Elle passa sa main tremblante dans les cheveux poisseux de sa petite fille et les rangea derrière son oreille. L’effroi la goba toute entière, sans déjection. Elle serra fort contre elle, ce corps froid et frêle.
Demi entendit des pas. Elle se retourna, sans desserrer son étreinte. Ari les regardait patiemment.
Il se passa de très longues minutes. Dix, vingt, peut-être trente. Demi n’était plus dans cette chambre glauque, il n’y avait plus cette pestilence. Juste sa fille meurtrie et l’amour avec lequel elle essayait vainement de la réchauffer. Demi trouva finalement la force de se relever et demanda à Ari de porter sa fille. Il la souleva sans difficultés et sortit de la chambre, pour traverser le salon miteux. Les autres étaient restés à l’entrée, presque respectueusement. Hadès était seul, assis dans son fauteuil à végéter à nouveau. Demi l’ignora, bien qu’elle sente son exécrable présence emplir toute la pièce.
- Elle reviendra.
Ari et Demi s’immobilisèrent. Cette dernière se retourna vers la voix morte d’Arslan. Il ne les regardait même pas. Son immonde faciès ne daignait même pas les regarder pour s’adresser à eux. Il ignorait le corps larmoyant de la petite fille, comme si elle ne méritait pas son attention. Demi avança d’un pas ; les tremblements s’intensifièrent. Sa tête allait exploser.
- Approche-toi d’elle… une seule fois et je te…
- Elle reviendra, ici. Et elle repartira. Puis elle reviendra, et elle repartira…
Un fou. Il parlait tout seul, d’une voix si faible qu’elle n’était qu’un bourdonnement qui s’étouffait au fil des mots. Et pourtant, Demi était certaine qu’il avait raison.
« Modifié: 29 Avril 2014 à 22:42:31 par Aphone »
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Il n'y a pas de remède à la curiosité.

- Dorothée Parker

Hors ligne Vivi

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Re : Le Hameau des morts [Défi mars 2014]
« Réponse #1 le: 14 Avril 2014 à 16:14:05 »
Superbe ! :coeur:
J'aime beaucoup l'ambiance, les descriptions, y'a vraiment de jolie trouvaille.

Un bémol concernant une surabondance de phrase commençant par "Elle" et "Il" qui m'a un peu perdu quelques fois (surtout au début avec le changement de lieu).

Voici quelques menues boulettes (ou pas) que j'ai relevé :

Citer
Arslan s’immobilisa. Il y avait bien quelqu’un, tapi dans l’ombre du buisson qui bordait la maison en bois. A demi allongée dans le pare-terre, une tomate écrasée dans sa main. Sa présence illuminait cette nuit. Il hésita. Les railleries lui revinrent, et les insultes. Mais elle était si belle. La tentation parfaite.
1) pare-terre : c'est soit "parterre", soit "par terre" ;)
2) Je comprends pas la phrase en gras. Il me semble que "A demi allongée" se rapporte au "il" de la phrase précédente, donc au masculin.
3) Ci-joint aussi la majuscule accentuée : À :mrgreen:


Citer
- Viens, Dem’ ! Lui ordonna-t-il.
- Où on va ? Lui demanda-t-elle.
Incises en minuscules :-¬?



Citer
Assis dans son fauteuil, les mains cramponnées aux accoudoirs, il la fixait cette porte comme la tentation à laquelle il tentait vainement de résister.
le / cette porte : un truc en trop, non  ;)



Citer
Arslan savait qu’il eût dû lui proposer de s’asseoir, de se reposer.
eût -> aurait, non ? :\?



Citer
Mais il n’en avait ni la force ni l’envie. Il la désirait, plus qu’aucune autre chose. Pour sa beauté autant que pour la douleur qu’il leur procurerait.
Je visualise mal ce que représente le "il" dans "qu’il leur procurerait" :\? Vu le troupeau de mot féminin qu'il y a avant, j'aurais plutôt vu un "elle". Mais en fait, en réfléchissant, je ne vois pas qu'est-ce que c'est que ce "il" :\?



Citer
L’herbe n’y poussait plus ; le sol terreux était sec et ses fissures couraient jusqu’aux marches de bois de l’habitation branlante qui se dressait maladroitement dans la nuit froide. Elle penchait tellement qu’elle semblait pouvoir s’effondrer à tous moments.
Vu la description (excellente, cela va de soi), j'aurais bien vu "vouloir" à la place de "pouvoir" ^^



Citer
Et qu’elle allait entrer.
"y entrer", peut-être ? :\?



Encore merci pour cette belle lecture, j'aime ton style :)
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne Aphone

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Re : Le Hameau des morts [Défi mars 2014]
« Réponse #2 le: 16 Avril 2014 à 22:56:03 »
Cool ! Je suis content qu'il t'es plu Vivi, même si ça ne m'étonne pas complètement. Pour les trouvailles, je sais pas. Je l'écris assez vite et, mise à part la scène de fin où Demi retrouve sa fille, scène qui m'a complètement happé, je n'ai pas été dedans autant que je l'étais quand j'ai eu l'idée de ce script. J'avais l'impression ténue d'une écriture hachée, inégale. Je ne sais pas si ça s'est vu.

Pour la surabondance des "il" et "elle", je me soigne. Mais j'avoue que je n'ai pas centré ma relecture dessus.

Citer
A demi allongée dans le pare-terre, une tomate écrasée dans sa main
 Il me semble que "A demi allongée" se rapporte au "il" de la phrase précédente, donc au masculin

Concrètement, je voulais expliquer que Perséphone était vautrée dans les plants de tomate évanouie. Mais l'effet est visiblement raté  :D

Citer
Incises en minuscules :-¬?
>< Je me demande s'il y a un texte dans lequel on ne me l'a pas fait remarquer. Je corrigerai.

Citer
Assis dans son fauteuil, les mains cramponnées aux accoudoirs, il la fixait cette porte comme la tentation à laquelle il tentait vainement de résister.
le / cette porte : un truc en trop, non  ;)
Un truc manquant, en fait. Deux virgules pour encadrer "cette porte" et ancrer la phrase autour d'elle.

Citer
Mais il n’en avait ni la force ni l’envie. Il la désirait, plus qu’aucune autre chose. Pour sa beauté autant que pour la douleur qu’il leur procurerait.
Je visualise mal ce que représente le "il" dans "qu’il leur procurerait" :\? Vu le troupeau de mot féminin qu'il y a avant, j'aurais plutôt vu un "elle". Mais en fait, en réfléchissant, je ne vois pas qu'est-ce que c'est que ce "il" :\?
Hm, c'est pas trop clair tout ça. Ce "il" se rapporte à Arslan, dans le sens où le fait d'abuser de Perséphone amplifierait la colère des habitants. Ils haïraient Arslan pour une bonne raison. Mais c'est maladroit. Je la tournerai autrement.

Citer
j'aime ton style
Merci  :-[ Tu le connaissais pas ?

Merci pour ta lecture et tes conseils avisés. Toujours un plaisir de lire tes commentaires.
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Il n'y a pas de remède à la curiosité.

- Dorothée Parker

Hors ligne Marygold

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Re : Le Hameau des morts [Défi mars 2014]
« Réponse #3 le: 18 Avril 2014 à 14:20:06 »
Hey ! Me voilà ! ;)

Encore une histoire passionnante de nos protagonistes préférés ! Je l’ai trouvée vraiment bien menée et j’ai adoré le contraste mythologie/époque contemporaine (quoique, en fait, j'ai eu quelques questionnements existentiels sur l’époque : la mention du « Sanglier Perfide » est assez étrange, il s’agit d’un bar ? On dirait plutôt le nom d’une taverne du coup je suis partie, au début, sur une impression plus médiévalo-début de l’époque moderne… jusqu’à la mention du ballon crevé, je pense !).

Les noms des persos sont cools, même si, personnellement, je préfère Dem’ à Demi (je dis ça parce qu’Ari utilise le diminutif à un moment).

Bref, c’est une histoire bien ficelée et j’ai beaucoup appréciée ma lecture !

 
Ceci dit, j’ai quand même noté des petites choses sur lesquelles je me suis arrêtée :
Citer
Une énième tentative de mère nature
majuscules à mère nature ?
Citer
mais il se passait toujours quelque chose pour les arrêter.
un peu maladroite comme tournure.
Citer
[…]Comme si l’horreur ne se définissait pas en mots.
Juste pour signaler que jusque-là j’aime beaucoup. Atmosphère bien posée, une narration fluide (c’est vraiment un plaisir de te lire) et qui donne envie de connaitre la suite.
Citer
Arslan devinait ces histoires. Mais elles ne l’atteignaient plus.
"Atteignait" irait si Arslan "entendait" les histoires ; si tu dis « devinait » je verrais plus un truc comme "il s’en fichait",  "elles ne l’intéressaient pas"… C’est subtil mais pour moi, ça fait une différence ! Atteindre, c’est vraiment quand une chose est « lancée » vers toi. Ou alors, en gardant atteindre (parce que ce serait plus logique, vu la suite), peut-être changer devinait en connaissait ?
Citer
Arslan avait entendu un grincement qui avait troublé la nuit. Il fronça les sourcils, l’oreille aux aguets. Ses sourcils fournis plissèrent son front ridé. Il passa sa main rachitique dans la mèche de longs cheveux gris et gras qui venaient de lui retomber devant les yeux ; il la plaqua derrière son oreille droite, striée d’une vieille cicatrice. Il se leva du fauteuil à balance ; lui aussi grinça. Arslan tourna la tête à gauche, vers la fenêtre opacifiée par l’épaisse couche de poussière ; des planches y étaient placardées et ne laissaient passer qu’un seul fin rai de lumière lunaire, qui traversait le sol du salon.
je suis pas super fan de cette description, par contre. Elle est moins fluide que le reste (peut-être trop de détails sur le perso ?)
Citer
Il fronça les sourcils, l’oreille aux aguets. Ses sourcils fournis plissèrent son front ridé.
répétition de sourcils (voire de l’idée même de l'inquiétude). Tu as moyen d'alléger.
Citer
Il se leva du fauteuil à balance ; lui aussi grinça.
à bascule, non ?  :\?
Citer
ne laissaient passer qu’un seul fin rai de lumière lunaire
bof, je sais pas ce qui me choque mais j’aime pas trop. L’accumulation de monosyllabes peut-être ?
Citer
A demi allongée dans le pare-terre, une tomate écrasée dans sa main.
parterre
Et pour rebondir sur le comm de Viviane et ta réponde, personnellement, j'ai compris ce que tu veux faire comprendre  ^^ Mais effectivement, à la première lecture, le "allongée" au féminin m'a fait tiquer.
Citer
Les huit cents mètres qui séparaient les deux maisons lui avaient parus bien plus longs.
paru ?
Citer
Elle faillit la recracher. Ari ne lui avait pas précisé de quoi il s’agissait. « Bois ça ».
le « bois ça », je le verrais peut-être plutôt avant la phrase précédente, ou avec un « avait-il seulement dit » (qqch du genre) mais à cet endroit et toute seule, cette parole me gêne un peu.
Citer
Mais cette tisane était faite d’un enchevêtrement de bien des saveurs, mais la menthe n’en faisait pas partie.
répétition (très très moche !) de "mais"
Citer
Cette cuisine était le parfait reflet de l’idée qu’elle s’était toujours faite d’Ari : désordonnée.
Au masculin plutôt puisque ça désigne Ari ? Je sais que l’accord pose question ici, mais je le verrais au masculin comme une ellipse de « il était désordonné ».
Citer
Il avait toujours agi en fonction de ses pulsions et aucune d’elle ne le poussait à laver la vaisselle.
aucune d’elles
Citer
Ari sortit en trombe de la voiture noire garée à la va-vite près d’un amas de bûches de bois.
« de bois » est une précision inutile, je trouve. Mais c'est vraiment du détail ^^ (c'est juste que je note vraiment les trucs qui ont rendus ma lecture moins fluide...)
Citer
les pas d’Ari vinrent jusqu’à la cuisine, les talons de ses santiags martelant le parquet.
Ah ah, l’image d’Ares en santiags est géniale ! (idem pour les bagues plus bas)
Citer
- Viens, Dem’ ! Lui ordonna-t-il.
Pas de majuscule à lui (idem pour la suite des dialogues)
Citer
soulignés de profonds cernes qui n’étaient pas la propriété de Morphée.
J’aime bien ! C’est peut-être un peu compliqué comme expression mais j’aime bien cette référence.
Citer
Il avait certainement obtenu par la force l’infaisable.
Maladroit et pas très esthétique, je trouve. "Obtenu l’infaisable par la force", ou alors « c’était certainement par la force qu’il avait obtenu l’infaisable » ??
Citer
déjection infâme tâchant son fauteuil.
tachant
Citer
La porte ne se trouvait plus qu’à une longueur.
une longueur de quoi ?
Citer
La lumière inonda ses chaussures pleines de bout.
boue
Citer
Elle était malade. Et Magnifique.
je ne suis pas convaincue de l’utilité de la majuscule (mais en général, je n’aime pas trop l’insistance par les majuscules, je trouve que le texte doit parler de lui-même : or là c’est le cas avec une phrase courte où le seul mot important est justement « magnifique »).
Citer
Elle se releva maladroitement, manquant tomber à chaque pas.
manquant de tomber
Citer
Arslan savait qu’il eût dû lui proposer de s’asseoir, de se reposer.
Qu’il eût dû est vraiment laid à l’oreille, mais je ne sais pas quoi te proposer…
Citer
Pour sa beauté autant que pour la douleur qu’il leur procurerait.
?? pas compris le « qu’il leur procurerait » : qui est le « il », à quoi fait référence le « leur » ? (bon en fait, en lisant ta réponse à Viviane, je comprends, mais honnêtement ce n'est pas clair du tout dans le texte  :/)
Citer
Elle eut un sourire qui le fit vaciller. Qui l’emporta dans un tourment duquel il n’échapperait pas. Arslan posa ses mains sur ses frêles épaules et fit glisser doucement son t-shirt le long de son buste. Elle se laissa tomber à genoux et ôta la ceinture d’Arslan.
j’ai pas saisi du coup pourquoi quand Demi et Ari arrivent il est dans son fauteuil, à moitié mort, et elle agonisante… Il est en train de rêver, là ?
Citer
Le groupe de vingt personnes se laissait avaler par cette sensation effrayante qui les étreignait, comme un linceul invisible qui se refermait sur eux.
laissa ? On a une impression d'action quand même donc l'imparfait fait bizarre...
Citer
Mais c’était sans compter sur Ari, sur qui la terreur glissait comme une douce caresse.
Je supprimerais le premier « sur », d’autant qu’il est répété juste après.
Citer
Mais il n’y eut pas plus de réponse qu’aux coups plus faibles de Demi.
C’est bizarre de dire ça alors que quelques lignes plus haut tu dis qu’elle l’a pratiquement fait tomber… Je sais que c’est dû à la porte elle-même mais c’est bizarre quand même !
Citer
Seul le fin rai de lumière lunaire qui se glissait entre les planches
Ça doit être la 3e fois au moins que tu utilises cette expression :D c’est peut-être parce qu’elle m’a gênée à la première occurrence (cf. plus haut) mais en tout cas, je l’ai remarqué ! Peut-être pourrais-tu utiliser un ou deux synonymes ?
Citer
L’effroi la goba toute entière, sans déjection.
Que vient faire déjection ici ?
Citer
Ari les regardait patiemment.
Je ne suis pas sûre que ce soit le terme approprié puisque, si j’ai bien compris, il vient juste d’entrer dans la pièce ? Patiemment a une idée de « il le fait depuis quelque temps déjà », non ?

 
Voilà, désolée pour le pavé (encore une fois...) !   ^^
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Re : Le Hameau des morts [Défi mars 2014]
« Réponse #4 le: 18 Avril 2014 à 23:40:43 »
@ Mary
J'aime tes pavés  :)

Citation de: MARY
j’ai adoré le contraste mythologie/époque contemporaine
Je me suis aperçu que c'était un exercice que j'appréciais beaucoup, revisiter un conte façon moderne. Comme je disais sur Le premier printemps, le défi m'a donné des idées et je travaillerais certainement sur ce concept.

Citation de: MARY
la mention du « Sanglier Perfide » est assez étrange, il s’agit d’un bar ?
Oui, il s'agit bien d'un pub, le seul de Heaven Hill. En y songeant, je pense que je changerais le nom pour y apporter une autre référence aux mythologies grecques. Peut-être l'amphore de Dionysos, ou quelque chose du style.

Citation de: MARY
Les noms des persos sont cools, même si, personnellement, je préfère Dem’ à Demi (je dis ça parce qu’Ari utilise le diminutif à un moment).
Justement, j'arrivais pas trop à me décider. Sur ton conseil, je vais peut-être m'arrêter sur Dem'.

Citation de: MARY
c’est vraiment un plaisir de te lire
Merci  :-[

Citation de: MARY
Maladroit et pas très esthétique, je trouve. "Obtenu l’infaisable par la force", ou alors « c’était certainement par la force qu’il avait obtenu l’infaisable » ??
Elle est carrément géniale cette reformulation.  :o

Citation de: MARY
je ne suis pas convaincue de l’utilité de la majuscule (mais en général, je n’aime pas trop l’insistance par les majuscules, je trouve que le texte doit parler de lui-même : or là c’est le cas avec une phrase courte où le seul mot important est justement « magnifique »).
C'est une coquille, en fait. Le M majuscule n'était pas voulu. Comme tu le dis, la structure de la phrase non verbale suffit à mettre le mot en valeur.

Citation de: MARY
manquant de tomber
Et bien tu mets le point sur un questionnement qui me tiraille. Pour moi, on écrit manquant de tomber. Sauf que dans plusieurs romans dernièrement, j'ai lu manquant tomber. Du coup, je sais pas.

Citer
j’ai pas saisi du coup pourquoi quand Demi et Ari arrivent il est dans son fauteuil, à moitié mort, et elle agonisante… Il est en train de rêver, là ?
Hmmf... Non. En fait, Arslan vient d'abuser de Perséphone et il a été violent. D'où l'état second de Perséphone. Mais Arslan a répondu à ses pulsions, sa raison a finalement vacillé ce contre quoi il a toujours lutté. Il n'est donc pas à moitié mort, mais juste happé par sa folie. Il parle tout seul. Je verrai si j'ai d'autres commentaires qui tiquent, parce que c'est quand même la scène-clé. Ça m'ennuierait qu'elle ne soit pas claire.

Citation de: MARY
L’effroi la goba toute entière, sans déjection.
Que vient faire déjection ici ?
Je voulais dire que l'effroi l'avait avalée en entier, sans rien recracher.

Merci vraiment pour ton commentaire, il est vraiment enrichissant. C'est super gentil de prendre chaque fois le temps de décortiquer les textes en long, en large et en travers. Et par-dessus le marché, je suis content qu'il t'ait plu.  :)
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Re : Le Hameau des morts [Défi mars 2014]
« Réponse #5 le: 19 Avril 2014 à 00:43:05 »
Bon, tant mieux si tu aimes mes pavés parce que j'ai cliqué malencontreusement sur "Secrets de famille" tout à l'heure... :mrgreen:

Oui, il s'agit bien d'un pub, le seul de Heaven Hill. En y songeant, je pense que je changerais le nom pour y apporter une autre référence aux mythologies grecques. Peut-être l'amphore de Dionysos, ou quelque chose du style.
Ouais, pourquoi pas mais peut-être une référence vraiment légère, je veux dire en conservant le côté anglais du pub. Non ?


Citation de: MARY
Maladroit et pas très esthétique, je trouve. "Obtenu l’infaisable par la force", ou alors « c’était certainement par la force qu’il avait obtenu l’infaisable » ??
Elle est carrément géniale cette reformulation.  :o
  ^^ à ton service !


Citation de: MARY
manquant de tomber
Et bien tu mets le point sur un questionnement qui me tiraille. Pour moi, on écrit manquant de tomber. Sauf que dans plusieurs romans dernièrement, j'ai lu manquant tomber. Du coup, je sais pas.
Oh, un défi linguistique !  :) Alors, je suis allée à la pêche aux infos et effectivement, tu as tout à fait raison. Voici ce que j'ai trouvé sur la banque de dépannage linguistique :
"Lorsque manquer signifie « faillir », il peut être suivi de la préposition de et d’un verbe à l’infinitif ou être directement suivi d’un verbe à l’infinitif. La construction sans préposition a déjà été considérée comme fautive, mais elle est admise depuis longtemps et c’est celle qui prévaut dans la langue courante, particulièrement à l’oral. La construction avec de est plus recherchée."
Donc tu peux effectivement (même si je ne te le conseillerais pas... mais je suis une psychorigide de la langue française   ::))

Citer
j’ai pas saisi du coup pourquoi quand Demi et Ari arrivent il est dans son fauteuil, à moitié mort, et elle agonisante… Il est en train de rêver, là ?
Hmmf... Non. En fait, Arslan vient d'abuser de Perséphone et il a été violent. D'où l'état second de Perséphone. Mais Arslan a répondu à ses pulsions, sa raison a finalement vacillé ce contre quoi il a toujours lutté. Il n'est donc pas à moitié mort, mais juste happé par sa folie. Il parle tout seul. Je verrai si j'ai d'autres commentaires qui tiquent, parce que c'est quand même la scène-clé. Ça m'ennuierait qu'elle ne soit pas claire.
Ah oui, d'accord. Pour moi c'était vraiment pas clair :o En fait c'est surtout le comportement d'Arslan qui est étrange, j'ai vraiment eu l'impression que les scènes précédentes se passaient presque dans sa tête vu que je le voyais ensuite comme dans un état catatonique limite mort... Vois avec d'autres lecteurs, mais sinon avec une légère allusion à sa violence et un ou deux qualificatifs bien placés quand Dem' le voit, l'info passerait ptêtre mieux ?

Citation de: MARY
L’effroi la goba toute entière, sans déjection.
Que vient faire déjection ici ?
Je voulais dire que l'effroi l'avait avalée en entier, sans rien recracher.
Ben, personnellement, je préfèrerais "sans rien recracher" que "déjection" parce que là on est vraiment dans le scato, c'est assez bizarre  ^^
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Re : Le Hameau des morts [Défi mars 2014]
« Réponse #6 le: 21 Avril 2014 à 22:23:48 »
Citation de: MARY
Bon, tant mieux si tu aimes mes pavés parce que j'ai cliqué malencontreusement sur "Secrets de famille" tout à l'heure..
Un message ne suffira pas... Mais si tu veux que ce soit plus agréable, dis-le moi que je t'envoie les huit chapitres postés en format PDF  :huhu:

Citation de: MARY
Oui, il s'agit bien d'un pub, le seul de Heaven Hill. En y songeant, je pense que je changerais le nom pour y apporter une autre référence aux mythologies grecques. Peut-être l'amphore de Dionysos, ou quelque chose du style.
Ouais, pourquoi pas mais peut-être une référence vraiment légère, je veux dire en conservant le côté anglais du pub. Non ?
Oui, bonne idée. Je creuserai plus de ce côté-là.

Citation de: MARY
Oh, un défi linguistique !  :) Alors, je suis allée à la pêche aux infos et effectivement, tu as tout à fait raison. Voici ce que j'ai trouvé sur la banque de dépannage linguistique :
"Lorsque manquer signifie « faillir », il peut être suivi de la préposition de et d’un verbe à l’infinitif ou être directement suivi d’un verbe à l’infinitif. La construction sans préposition a déjà été considérée comme fautive, mais elle est admise depuis longtemps et c’est celle qui prévaut dans la langue courante, particulièrement à l’oral. La construction avec de est plus recherchée."
Donc tu peux effectivement (même si je ne te le conseillerais pas... mais je suis une psychorigide de la langue française   ::))
Merci pour cet éclaircissement. Et je suis du même avis. Supprimer ce "de" me chagrinait chaque fois que la tournure surgissait. Je ne me priverai plus de les mettre.
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Eveil

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Re : Le Hameau des morts [Défi mars 2014]
« Réponse #7 le: 23 Avril 2014 à 13:22:04 »
Salut  :P, je vais relever des broutilles (un pétouillage en bonne et due forme  :mrgreen:), yaura peut-être doublon avec les remarques précédentes, vu qué yé pas lou :

Citer
chacune de ses excursions au Sanglier Perfide provoquait un silence malsain. Il ne quittait presque plus le Hameau.
très perso mais ça me plairait vachement plus avec un liaison, genre "si bien que"

Citer
striée
strié x2, ce qui est un peu malheureux vu que le premier c'était une image  :mrgreen:, "les cris qui strient la nuit"

Citer
comme s’il espérait que son halo fébrile éclairerait suffisamment les environs. Mais les ténèbres étaient tenaces ; plus encore que les autres nuits. Comme si une ombre menaçante s’y ajoutait, comme un signe
comme x3

Citer
« Je vais m’en occuper ».

le point avant le guillemet fermant, j'en ai vu un autre plus loin

Citer
Mais cette tisane était faite d’un enchevêtrement de bien des saveurs, mais la menthe n’en faisait pas partie
euh, "et", je pense, en remplacement du 2eme "mais". Sinon, ça y est, j'suis largué lol. Perséphone ? Je pensais qu'on était parti dans un registre horreur  :aah:

incises en minuscules  :mrgreen:

Citer
ses paupières lourdes réduisaient ses yeux noirs à de simples fentes
bien

Citer
gras et sales.
oui tu as déjà dit que les cheveux étaient gras et sales au début (ah non, attends, j'ai confondu Arslan et Ari, ça change rien, ça fait bcp de cheveux gras.  :P )

Pouce ! Alors Ari est avec Dem, ils vont chez Hades=Arslan qui a une fille=Perséphone ? Mmmm, mais euh... c'est qui Ari et Dem ? Pourquoi ils ont pas des noms de dieux aussi ? C'est des surnoms comme Arslan pour Hades ? Hein, c'est ça, hein ? Dis ?Diiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis.  :'(

*rappuie sur play*

Citer
il la fixait cette porte
pas convaincu, un "il fixait la porte" tout con c'est bien aussi, mais tu es capitaine

Citer
Un virus vorace.
vorace x2 juste au-dessus

pleine de boue  :vaurien:

Citer
Elle avait fini de vomir
ah bin sympa, la fille

Citer
Elle reprenait son souffle, comme si elle venait de parcourir un cent mètres
moué  :neutre:

Citer
ces hanches à nu.
ses ?

Citer
Elle se laissa tomber à genoux et ôta la ceinture d’Arslan.
:\?, c'est peut-être pas sa fille... en fait. Perséphone, c'est elle qui mange des tomates venimeuses dans le jardin d'hades, "mais qu'est-ce que c'est que cette mascarade..."   :(

Citer
branlante
branlante combo x2 avec la rambarde branlante du début ! gnihihi  >:D

Citer
ses fissures couraient
image combo x2 avec la lumière qui courait sur un mur un peu plus haut ! gnahahahahaha  >:D

Citer
Le groupe de vingt personnes se laissait avaler par cette sensation effrayante qui les étreignait, comme un linceul invisible qui se refermait sur eux. Demi avança doucement. Elle s’était attendue à ce que des pas la suivent, que d’autres branches craquent et que la colère se réveille. Mais il n’en était rien.
vache, je bite rien avec les personnages. Je sens que c'est un texte qui mérite deux lectures. (parce que oui, là je relève au fil de la toute première lecture, ceci mêlé au fait que je suis pas une lumière pour dénouer les intrigues, je suis rapidement perdu, pauvre de moi.  |-|)

Citer
fin rai de lumière
>:D (c'est le smiley du combo x2)

Citer
glissait comme une douce caresse
3 glissait, peut-être plus depuis le début.

Citer
qui lui donnait envie de vomir
décidément lol, hum, pardon...

Citer
’Arslan D. Hess, Hadès
d'aaaccord, les initiales, Hadès, oui, je vois, j'aurais au moins compris ça

Citer
Seul le fin rai de lumière lunaire
>:D >:D >:D

Citer
Sa si petite fille qui tremblait.
Perséphone est la fille de Dem ? Ca doit être ça.  :mrgreen:

Citer
enchevêtrement
sûr combo x2, peut-être 3

Citer
cheveux poisseux de sa petite fille et les rangea derrière son oreille.
il me semble que ya un truc similaire avec Arslan au début

Citer
sans déjection
on parlait pas d'une infâme déjection un peu plus tôt ?

Citer
à végéter à nouveau.
de non ?

Citer
Les autres étaient restés à l’entrée
je ne sais pas qui c'est, d'autres habitants ?


Voilà, bien écrit, c'est sûr, pas clair en ce qui me concerne (surtout si ya des références mythologiques qui pourraient aider à la compréhension, j'en sais rien), mais après qui suis-je pour pour asséner "pas clair" dans un com !  :mrgreen: Je le dis quand même, j'ose.  Attention, pas évident en première lecture. Le tout est plutôt agréable, même si je m'attendais pas à ce que ça parte en mythologie quoi. Il me laisse un effet assez neutre, pour être honnête. J'ai pas assez compris pour rentrer dans l'histoire, et pas été assez en pris par la langue. (oula, ça fait bizarre de dire ça  ><) Quelques trucs glauques, effectivement, mais que par endroits, je voulais plus, que tu sortes les tripes un peu plus, que tout ton texte soit puant et pas juste quelques scènes/phrases éparpillées.

a+ !  ^^

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Re : Le Hameau des morts [Défi mars 2014]
« Réponse #8 le: 23 Avril 2014 à 18:57:21 »
 :)

Citation de: EVEIL
Pouce ! Alors Ari est avec Dem, ils vont chez Hades=Arslan qui a une fille=Perséphone ? Mmmm, mais euh... c'est qui Ari et Dem ? Pourquoi ils ont pas des noms de dieux aussi ? C'est des surnoms comme Arslan pour Hades ? Hein, c'est ça, hein ? Dis ?Diiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis.  :'(

Aluuuuurs...
Arslan D. hess = Hadès, Dieu des morts
Dem' Aiter = Déméter, déesse de l'agriculture, mère de Perséphone
Ari = Arès, dieu de la guerre
Perséphone = Perséphone, reine des enfers

Pour la petite info, l'idée de ce texte était de réécrire l'histoire de l'enlèvement de Perséphone, dans la mythologie grecque. Au cas où tu ne la connaîtrais pas, Hadès, roi des enfers, enlève Perséphone, fille de Déméter et l'emmène aux enfers, dont il est le dieu. Là, il lui fait manger les pépins d'une tomate, ce qui la condamne à y rester. Par la suite et pour apaiser la colère de Déméter qui stoppa les cultures agricoles, provoquant la famine, Zeus obtint un compromis d'Hadès : Perséphone passerait six mois en enfers (Saisons Automne et Hiver), six mois sur Terre (saisons Printemps et hiver).
L'idée de ce texte était de réécrire une partie de cette histoire, dans un contexte plus contemporain en y incorporant certaines références.

Citation de: EVEIL
c'est peut-être pas sa fille... en fait. Perséphone, c'est elle qui mange des tomates venimeuses dans le jardin d'hades, "mais qu'est-ce que c'est que cette mascarade..."
:-\ Sa fille ? A Arslan ? C'est Perséphone qui est allongée, oui. Mais elle n'est pas la fille d'Arslan.

Citation de: EVEIL
vache, je bite rien avec les personnages
Tu en as que quatre à suivre. Je pensais pourtant pas avoir été dans la complexité, tu me fais peur là...  :( Dis-moi ce que tu ne comprends pas.

Citation de: EVEIL
je ne sais pas qui c'est, d'autres habitants ?
Le groupe dont je parlais quelques paragraphes plus haut, qui accompagnait Ari et Dem', à l'arrivée au Hameau.

Citation de: EVEIL
pas clair en ce qui me concerne
C'est ce que j'ai cru comprendre   :D Je pense que j'aurais peut-être mieux fait de faire un rappel de l'histoire de Perséphone, dans la mythologie. Tu es certainement pas le seul à ne pas faire le lien avec la réécriture de l'histoire.

Citation de: EVEIL
Quelques trucs glauques, effectivement, mais que par endroits, je voulais plus, que tu sortes les tripes un peu plus, que tout ton texte soit puant et pas juste quelques scènes/phrases éparpillée
J'aime pas le glauque pour le glauque. Je l'ai utilisé, par endroits, pour ce texte, parce qu'il permettait de servir l'histoire avec les pulsions de Perséphone et d'expliquer pourquoi elle venait vers Arslan. De créer ce lien un peu morbide pour eux. Mais il s'agit là simplement d'éléments clés servant l'ambiance.

Merci en tous cas pour ta lecture et l'honnêteté et la franchise de ton commentaire  :) Au plaisir !
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- Dorothée Parker

Eveil

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Re : Le Hameau des morts [Défi mars 2014]
« Réponse #9 le: 23 Avril 2014 à 20:10:21 »
hola  ^^,

Citer
Arslan D. hess = Hadès, Dieu des morts
Dem' Aiter = Déméter, déesse de l'agriculture, mère de Perséphone
Ari = Arès, dieu de la guerre
Perséphone = Perséphone, reine des enfers
Tout est très clair. Mais, juste, le lecteur est censé deviner que tu parles de Demeter et Arès s'il ne connait pas sa mythologie ? ( à moins que j'ai loupé un passage)

Ca pose une autre pb, le seul en fait, puisque la question des noms découle de ça  :/ : l'idée est cool mais je vois difficilement comment on peut comprendre ce qui anime les personnages si on n'a pas lu ton petit résumé explicatif sur le pourquoi du comment. (sauf si on connaît déjà l'histoire). Moi, je me demandais simplement ce qu'il se passait, en fait.  :mrgreen: Et surtout pourquoi. Apparemment, les commentateurs précédents connaissaient, super, mais pour les autres, ça les laisse quand même sur le bord de la route, non ? Tiens, pour illustrer, au début j'ai cru que quand tu parlais de "satan", c'était une image parce que le type était une sorte de sorcier ou de psychopathe et qu'il se faisait harceler par des jeunes... et quand j'ai lu "Hadès", je me doutais toujours pas que tu faisais une réécriture, c'est dire... c'est une fois que j'ai vu le premier Perséphone que j'ai compris que c'était de la mythologie. Bon, après ya l'histoire des tomates, on sait pas d'où ça vient ni pourquoi c'est si important dans l'histoire si on n'a pas potassé sur wikiped avant lol.

C'est tout ça qui fait que j'ai eu du mal à piger. C'est possible aussi qu'en fait ce soit une partie hyper connue de la mythologie que tout le monde connait par coeur dans son inconscient sauf moi.  :-[

Ce qui m'amène à penser : il fallait peut-être lire ton autre texte surligné en haut pour comprendre ? Auquel cas il ne faudrait pas tenir compte de mes bêtises concernant l'obscurité de ton intrigue.  :mrgreen:   

Citer
:-\ Sa fille ? A Arslan ? C'est Perséphone qui est allongée, oui. Mais elle n'est pas la fille d'Arslan.
ouip, zavé compris, arrivé à la fin où Déméter dit clairement que c'est sa fille.  :mrgreen:

Citer
Tu en as que quatre à suivre. Je pensais pourtant pas avoir été dans la complexité, tu me fais peur là...  :(
oh bin non, faut pas avoir peur  :mrgreen:, non l'intrigue est pas complexe, c'est juste que moi, par exemple, j'avais pas les clés pour la saisir. Le fait que la serrure soit simplissime n'y change rien, sans trousseau, je reste sur le seuil.  ::) et pour le nombre de personnage, c'est juste que je suis une tanche et que les vingt habitants m'ont embrouillé.  :-¬?

Citer
Je pense que j'aurais peut-être mieux fait de faire un rappel de l'histoire de Perséphone, dans la mythologie
:banane:

Citer
J'aime pas le glauque pour le glauque. Je l'ai utilisé, par endroits, pour ce texte, parce qu'il permettait de servir l'histoire avec les pulsions de Perséphone et d'expliquer pourquoi elle venait vers Arslan. De créer ce lien un peu morbide pour eux. Mais il s'agit là simplement d'éléments clés servant l'ambiance.
oui, je comprends,  dans ma tête, j'ai muté le "C'est un peu glauque, par contre." qui arrivait seulement à titre préventif, en "j'ai voulu faire un texte glauque". Mais c'était pas le but premier, donc désolé.  ^^

Je le relirai, maintenant que j'ai fait connaissance avec les personnages et que j'ai le décor devant moi.  ;)

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Re : Le Hameau des morts [Défi mars 2014]
« Réponse #10 le: 29 Avril 2014 à 22:39:47 »
Citer
Tout est très clair. Mais, juste, le lecteur est censé deviner que tu parles de Demeter et Arès s'il ne connait pas sa mythologie ? ( à moins que j'ai loupé un passage)
En fait, quand je l'ai écrit, je voulais que ce soit un texte qui soit plaisant même sans connaître la mythologie. Ne pas la connaître n'est pas un frein en soit, mais la connaître apporte une deuxième lecture. Mais comme je l'ai dit, je vais mettre l'histoire initiale en préambule.
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Re : Le Hameau des morts [Défi mars 2014]
« Réponse #11 le: 06 Juin 2014 à 22:56:29 »
Citer
Pas plus que les nombreuses tempêtes qui s’étaient abattues sur lui.

Je ne trouve pas le lui très heureux ; on a du mal à savoir à quoi il correspond

Citer
Ses vents avaient emporté des poignées d’arbres, avaient soufflé la vie de nombre d’habitants d’Heaven Hill, le village voisin.
Je trouve la ponctuation bizarre par rapport à l'enchainement avec la phrase d'après

 
Citer
Les murmures soufflaient qu’elle était maudite,

Que reprend elle ?

Citer
Elle divergeait d’une voix à une autre.

Pourquoi pas d'une voix à l'autre ?

Citer
Il fronça les sourcils, l’oreille aux aguets. Ses sourcils fournis plissèrent

Je pense que tu peux éviter cette répétition

Citer
Il passa sa main rachitique dans la mèche de longs cheveux gris et gras qui venaient

Qui = mèche donc venait

Citer
Il tourna la poignée et ouvrit violemment la porte, pour s’avancer sur le perron délimité par une rambarde branlante

Pourquoi la virgule ?

Citer
lui avaient parus

Paru : huit-cent mètres est sujet

Citer
D’ordinaire, ils taisaient leurs critiques, parce que Demi était leur principale source de nourriture.

Pourquoi la virgule ?
La formulation avec parce que est un peu lourde de toute façon

Citer
ses chaussures pleines de bout.

De boue, non ?

Je suis un peu déçu :/ Je t'avoue que j'attendais beaucoup de ce texte, et du coup je suis un peu déçu. Sur le fond, rien à dire. C'est un peu confus parfois mais d'une manière générale, c'est bon.
Je suis plus sceptique sur la forme qui me semble vraiment à retravailler. Je crois qu'il faut surtout que tu simplifies ton écriture qui est souvent lourde et tarabiscotée.
Mais ce qui est bien, c'est que je sais que t'en es capable, donc au boulot !
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Re : Le Hameau des morts [Défi mars 2014]
« Réponse #12 le: 06 Juin 2014 à 23:56:03 »
@Loïc

T'es télépathe Loïc ? Ou juste flippant ?  :o Non, parce que j'avais prévu retravailler ce texte la semaine prochaine pour un AT. Inutile de te dire combien ton commentaire tombe à pic.

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Je suis un peu déçu
Déçu dans quel sens ? Par rapport au pitch de départ ou par la forme, en comparaison du fond ?

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Je suis plus sceptique sur la forme qui me semble vraiment à retravailler. Je crois qu'il faut surtout que tu simplifies ton écriture qui est souvent lourde et tarabiscotée.
C'est un peu le problème avec lequel je bataille depuis juste dix ans  >< Mais je me soigne. Mon dernier texte me semble moins l'être, mais il est possible que celui-ci l'était plus, je ne sais pas. En tous cas, j'y travaille et dans la prochaine version du Hameau des morts, je te le promets, le style sera épuré.

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Mais ce qui est bien, c'est que je sais que t'en es capable, donc au boulot !
Cool, tu me mets pas la pression  :-¬?
La curiosité est le remède à l'ennui.
Il n'y a pas de remède à la curiosité.

- Dorothée Parker

 


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