Salut !
Voici pour la présentation:
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=187462.htmlQue dire ? Allez le voir !
Une femme chasse des hommes. Au volant d'une camionnette, blanche, utilitaire, comme celles que l'on peut voir à l'orée des routes au coin des aires de repos, dans la forêt. Là où les bourses vides s'égarent désespérément. Croisée des solitudes, abandon du difforme. Un rouge à lèvres, juste au corps. Et rien. Ni début ni fin, ce que peut en dire la peau : fumée d'écran, mais sol où débute, un pas... s'il ne trébuche, ainsi l'avons-nous appris.
Apparence ? Appât ? Rance ? Aucune histoire ne vient creuser le sillon de ce vinyle nuit. La fourmi tel un bolide y fait le tour et le retour. Veilleur aux aguets. Nul n'entre en ce cercle s'il n'est géomètre. On était prévenu ! Seulement les lumières éteintes, ce n'est plus pareil :suspendus à l'opaque désir, nus sans détour ni décor. Les dialogues, réduits aux résidus sémiologiques de la parade, forment le non lieu de l'acte. Ainsi est ce refus de scinder, scier, donner forme et signifier qui renvoie le spectateur à sa solitude matricielle. Non pas un sentiment, mais un état. Quasi chose, élément parmi les éléments. Rude froid où la fourmi s'échoue après une noyade plongée dans la rubrique des faits divers. Violence tangible : expression dépouillée, avec pour seules armes le viol et la mort. Cacophonie des parallèles, pour la musique. Un film de non relation. Une vision de l'humain poussée au plus au degré : avant la chute.