Valse avec Bachir, le "grand absent de Cannes" d'après tous les journaux. Je plussoie.
D'abord, au niveau graphique : Le trait est très réaliste, mais pourtant très épuré. Les couleurs sont éclatantes, et franchement, toujours de bon ton.
Quant à l'histoire, elle est magnifique. Enfin, je veux dire, magnifiquement racontée. Ari Foldman parle du massacre de Sabra et Shatila de l'intérieur. Tout se passe de nos jours, et le personnage principal, Ari Foldman, cherche à reconstruire sa mémoire, là ou il a un "blanc" de quand il fût soldat. On suit sa quête, à la rencontre de ses anciens camarades, d'historiens, de son voisin psy...
Et peu à peu, les images lui reviennent. Nous les découvrons pendant qu'il les redécouvre.
C'est un film très fort.
A la fin, des véritables images d'archives montrant des femmes pleurant les massacres sont bouleversantes. Comme un avertissement de l'auteur : "C'était un dessin animé, mais c'est arrivé en vrai !".
Je crois qu'on peut comparer ce film à persepolis. Même époque, même coin géographique, mais surtout, 2 autobiographies bouleversantes, racontées sous forme de dessin animé.
l'un comme l'autre, ces 2 films sont des chefs d'oeuvre, tant sur le plan de l'histoire que de la beauté plastique.
Ca prouve bien, comme disait l'autre, que l'art n'est pas de représenter le beau, mais de rendre beau ce qu"il représente. (en gros, hein)