Salut Alexis, et merci pour ton commentaire.
Ce texte est très étrange...
Je prends ça comme un compliment, merci !
La première version est, comme coupée en deux, entre la poésie et la gnangnantise, le lyrisme et le culcul-isme...
Tiersen... les violons...
La seconde version semble... je ne sais pas... ces phrases très hachées laissent planer une sorte de folie sur ton narrateur et cet emmagasinement de ponctuation alourdi grandement ton texte sur le long terme, je pense...
Oui, il a mal. Pour la ponctuation, je vais relire ça, mais encore une fois, il s'agit de suivre la musique. Chaque phrase courte devrait être lue lentement, avec presqu'un silence entre chaque (Cf rythme de L'absente).
Après le déraillement, tout change brusquement mais pourquoi ?
Au début il se lamente, puis rêve d'un retour à sa vie d'avant, d'où la supplication. Le changement n'est pas annoncé parce que c'est un texte sur une musique, laquelle n'annonce pas le passage du "couplet" au "refrain". Et le refrain est une envolée assez forte (à la Tiersen, si tu vois la zic d'Amélie Poulain

)
Peut-être en ralentissant le rythme, phrases plus longues, tu pourrais laisser planer l'insinuation de l'alcool dans ses veines ou je ne sais pas, la folie qui monte mais ici c'est très brutal...
Ouaip

, c'est brutal. Mais il n'est pas fou ni complètement ivre, seule sa souffrance est brutale, pas son comportement, c'est le ressort du texte

.
Cependant, j'aime bien cette phrase : "Des cliquetis dans ma tête détraquent la rythmique de mes pensées, je déraille." même si j'aurais peut-être mis : au lieu de la virgule.
Merci, c'est ma phrase préférée aussi. Le genre "ouais, celle là je l'aime bien".
Pour les deux points, je suis pas trop pour : les cliquetits ne sont pas la cause du déraillement mais un symptôme.
Je ne veux pas donner une explication mais exposer un fait brut (et brutale est la transition ensuite).
Encore merci de ton com',
Rémi