Bonjour/bonsoir,
Je viens donc poster mon tout premier texte <3 C'est l'un des textes le plus horrible (surtout à écrire) que j'ai fait, et même si j'écris de temps en temps autour du suicide, je n'avais jamais pensé aller aussi loin dans un écrit. L'idée de départ m'était venu, suite à un texte sur Facebook, une chaîne à vrai dire, qui disait qu'une adolescente était morte et que sa mort avait détruit la vie de sa famille et de ses amis...Voilà, donc, "J'arrive". Ah et avant que j'oublie, ce texte a été écrit à la base, avec "Je te vends mon âme " de Kyo. Donc si vous voulez un fonds musical en même temps, c'est là qu'il faut aller

! En espérant que vous apprécierez =D
Elle est étendue sur son lit, son visage orienté vers le plafond blanc et sale de sa chambre. Ses doigts serrent nerveusement les couvertures. Son ventre est douloureux. Sa tête va exploser. Les fenêtres sont fermées, il n'y a aucun courant d'air dans cette chambre. Ses yeux sont fermés. Elle s'agite. Elle dort mais elle cauchemarde. Elle hurle soudainement, ses bras ramenés contre elle, serrant ses côtes trop saillantes sous sa peau. Elle crie à en transpercer les murs, à en mourir. Elle se réveille et son hurlement se stoppe. Finalement, elle fixe de ses yeux ternes le plafond.
Elle nage dans une chemine d'homme, bien trop grande pour elle. Elle est en sueur, elle est bouillante. Elle a envie de hurler. Elle s'échappe soudainement de ce corps devenu prison. Ses pensées vagabondent. Elle se rappelle, de cet après-midi...Il était là, ses bras serrés autour d'elle. Oui, elle avait désobéi à ses parents, du haut ses seize ans, elle n'était plus « pure ». Mais elle était si heureuse, là, appuyée contre son torse. Un autre souvenir s'impose à elle. Six mois après ce fameux après-midi, elle était là, devant son père...Elle pleurait, des larmes glacées, comme les restes de son petit cœur cassé. Ses mains serraient sur son ventre, sur le futur-enfant...Son père venait de lui annoncer la mort de l'être le plus important à ses yeux...En retour, elle avait craché, que ce n'était pas possible, que le père de son bébé ne pouvait être mort ! Son père s'était alors mis dans une colère noire...Et elle, elle avait fondu en larmes. Oui, elle était la honte de la famille ! La catin tombée enceinte à seize ans ! Et pire encore, d'un adolescent banal et antisocial.
Le souvenir se stoppe brutalement et elle se met à pleurer. Des larmes amères et brûlantes. Il était toute sa vie, pourquoi avait-il fallu que ça lui arrive à lui ? Et surtout pourquoi maintenant ? Il avait encore toute la vie devant lui ! Ce n'était certes pas le meilleur mais il était loin d'être le pire !
Parler de lui au passé, broie son cœur, déjà bien abîmé. Elle ne se traîne plus en dehors de son appartement. Au début, elle a essayé, elle croyait pourvoir tout supporter. Mais non, elle n'y arrive pas ! Elle a cessé de faire des efforts pour se noyer dans les vestiges de leur amour. Chaque soir, elle implore. Qu'on la tue, elle, la pécheresse, l'adolescente qui fait honte à sa famille, qu'on lui arrache son cœur et son âme en lui faisant le plus de mal possible ! Mais qu'on lui le lui ramène ! Elle donnerait tout pour ça ! Son visage, son doux visage, ses mains, ses mains fines, son sourire, son sourire simple et rare, si magnifique...Si il était là, près d'elle, elle irait mieux, elle serait heureuse ! Il aurait prouvé à son père qu'il n'était pas qu'un adolescent banal, il aurait protégé leur enfant...Il aurait fait d'elle la plus belle des femmes.
La vie n'as plus de sens, elle hait son corps amaigrit par sa dépression et déformé par sa grossesse. Elle hait ses proches, trop joyeux de vivre. Plus encore, elle se déteste, elle qui est incapable d'aimer l'enfant qu'elle porte. Son amour, sa vie, est mort ! Comment peut-elle encore aimer ? Ce pauvre petit être, n'as pas demandé à être créer. Elle ne devrait pas lui en vouloir...Mais elle ne peut pas s'en empêcher.
Elle hurle de nouveau, ses cris sont déchirants. Elle sait qu'elle va réveiller ses voisins. Elle sait que son cousin habite dans l'appartement d'à-côté, qu'il la surveille sur l'ordre de son père...Elle sait qu'elle va le réveiller, donc. D'habitude, elle prends la peine d'étouffer ses hurlements dans son oreiller, si bien que son cousin ne l'a jamais surprise dans cet état de détresse...Mais ce soir, elle n'en a plus la force. Voilà deux mois qu'il est mort, huit mois qu'elle est enceinte, c'est trop long, elle craque ! Elle avait enfin trouvé le parfait compagnon ! Un homme pour elle...Juste pour elle. Celui qu'elle aimait, celui qui l'aimait. Elle crie. Elle avait joué les filles sages devant son père pendant ses années. Son amour avait été sa seule désobéissance ! Elle n'avait cessé de faire des efforts, pour plaire à son père, pour qu'il soit fière d'elle...Une seule erreur, et la voilà devenue la fille de joie de la famille ! Son père ne s'adressait plus à elle que sous ce sobriquet affligeant : La catin.
Ce soir, elle voudrait s'enfoncer dans les murs de sa chambre, disparaître à jamais, ne faire plus qu'un avec le monde entier, ne plus rien ressentir. Ses sanglots se sont plus violents, ses cris plus puissants.
Elle se lève de son lit, alors qu'elle entends quelqu'un frapper à la porte. Son cousin, sans doute. Elle ne crie plus. Elle court pour rejoindre sa salle de bains, pour fermer le porte derrière elle et pour la barricader avec ce qu'elle a sous la main. Elle entends la porte de son appartement sortir de ses gongs, ça y est, son cousin est entré. Elle l'entends même courir, jusqu'à sa chambre. Elle doit se dépêcher, maintenant. Elle attrape le couteau qu'elle a caché sous une pîle de serviettes, il y a deux semaines déjà. Elle n'avait pas osé l'utiliser, elle tentait encore de se battre. Mais là, tout de suite, elle ne voulait plus rien d'autre que cela. Voir son amour de nouveau, espérait-elle !
Elle pose le couteau sur son poignet droit, alors que son cousin ouvre d'un coup la porte de sa chambre. Elle se dit alors que ça prendra trop de temps, de procéder comme cela. Son esprit est froid, logique. Elle ne veut que ça ! Elle pleure toujours mais ne s'en soucie plus vraiment. Elle appuie le bout, affûté, du couteau contre sa poitrine, au niveau de son cœur. Elle déchire la chemise blanche de son amour, en enfonçant lentement l'arme dans sa chair. Elle a du mal à garder une prise correcte. La douleur est insupportable.
Pourtant, elle n'abandonne pas, d'un coup sec, dans un sursaut de vie et de détermination, elle transperce son cœur. Voilà, ça y est, elle est cassée à jamais...Mais elle va retrouver son amour, et il va la réparer...La porte est défoncée. Et tandis que son corps tombe dans un dernier cri d'agonie, un cri qui est en fait un prénom, son cousin entre dans la salle de bains.
Elle s'appelait Anna, et elle était amoureux de Lysandre, mort lors d'un accident de la route. Le cadavre de la future maman a un léger sourire aux lèvres... A t-elle retrouvé son aimé ?
L'enfant fut sauvé et élevé par la famille d'Anna. Il ignorera toute sa vie les circonstances de sa naissance. La mort d'un être peut briser bien des vies...
Voili, voilou, c'est fini, j'espère que personne ne s'est pendu face à mon texte, et que j'aurais réussi à vous émouvoir =)