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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La véritable histoire du Hollandais Volant

Auteur Sujet: La véritable histoire du Hollandais Volant  (Lu 1171 fois)

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La véritable histoire du Hollandais Volant
« le: 06 Janvier 2014 à 19:08:47 »
Bonjour ici  8)

Un mammouth m'a appelé. Si, si. Poilu, malodorant toussa. Il m'a dit : "Écris un texte. Sur le meilleur des mondes". Il m'avait l'air sympathique, j'ai dit ok. Sot que j'étais. J'ai planché des jours durant ; idée après idée, je les aimais, les dorlotais puis les jetai comme des malpropres. Jusqu'à l'idée. Celle qui me transportait. Celle de ce texte. Mouais, tant et si bien qu'elle n'a jamais pu tenir dans le cadre des 2000 mots maximum.

En somme, le naufrage d'un AT. Pas le meilleur de mes textes non plus ; ni le meilleur des mondes, d'ailleurs. Mais la découverte d'une légende qui refera certainement une percée dans une plus longue histoire. Peut-être un autre roman.

Trêve de baliverne, le texte.

 :-¬?

---

LA VERITABLE HISTOIRE DU HOLLANDAIS VOLANT
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       La flamme fût soufflée. L'atmosphère froide et oppressante avait eu raison d'elle. Elle l'avait aspirée. Le Capitaine Van Der Decken soupira et planta son regard froid sur la bougie, partiellement consommée. Des larmes de cire coulaient de son sommet et ruisselaient jusque dans le creux de la coupelle. Le capitaine attrapa l’allumette posée sur le bureau de bois, la gratta sur celui-ci ; d'un craquement naquit une belle flamme, vive et éphémère, qui raviva l'espoir dans cette obscurité, éternelle victorieuse. Et la ralluma. Pour le sixième fois.
   Van Der Decken reporta son attention sur la grande carte des mers étendue sur la table, étirée entre quatre poids de fer. La lumière tremblante de la bougie animait les dessins plats de la carte, au point que l'Océan Atlantique semblait prendre vie, soulever de la houle vers la côte ouest de l'Australie. Le capitaine lissa le parchemin et traça une longue ligne invisible de son index ridé et sale, manquant trouer la surface des mers. Un trajet que bien d'autres navires ne pourraient effectuer en si peu de temps. Mais pas le sien. Il n'avait pas besoin de la participation des vents, des courants marins. Ils lui obéissaient.
   Poum... Poum. Poum... Poum.
   Il releva la manche de sa chemise ; les clés pendant de son bracelet argenté cliquetèrent. Sous sa peau blafarde, une pulsation vibrait et tamponnait son épiderme. Comme un pouls tonitruant. Agonisant. Derrière la porte, les cris et les coups des matelots cessèrent. Tous l'avaient sentie.
   Un sourire se dessina dans les méandres de sa barbe figée dans le temps. Il marcha jusqu'à un des grands hublots circulaires, au fond de la cabine, faisant traîner sa jambe droite raide sur le sol en bois, d'une démarche claudicante. Son navire fendait les eaux. Et remontait déjà des abysses.

———

   Les journées étaient longues à bord du Bacchante. John Hanley désespérait de voir un lambeau de terre apparaître à l'horizon pour achever cette longue traversée. Ces eaux sinistres paraissaient sans fin, comme une torture interminable. Il ne saisissait pas la passion de certains de ceux qui partageaient sa couche. Sur terre, ils étaient malades comme lui avait pu l'être durant ses premiers jours sur le pont. Comme des poissons hors de l'eau.
   John cracha. Cette chique était définitivement infâme. Henford s'était bien foutu de lui. John abandonna. Il recracha complètement dans les vagues le bout de tabac qu'il mâchonnait. Il termina sa chute de deux mètres de hauteur dans une vague noire qui se jeta contre la coque du Bacchante.
   – Tu n'aimes pas mon tabac ?
   John tourna la tête à droite. Henford approchait, le dos voûté. Il était toujours difficile de savoir s'il plaisantait. Un de ses deux yeux regardait toujours dans une autre direction et l'extrémité de sa lèvre droite s'étirait vers le lobe de son oreille.
   – Non, je l'avais fini.
   – Tu chiques vite, pour un gringalet.
   Il ne le croyait pas. Oh, et puis merde !
   – Il était dégueulasse !
   – Les bonnes choses se font rares sur ce rafiot !
   – Ouais...
   Une bonne leçon.
   – Le Dieu de la mer en a après nous.
   John observa le ciel. Il s'assombrissait. Les nuages noirs s'amoncelaient et un bruit de tonnerre secouait le silence. Et le vent agitait déjà la cime des vagues. Une tempête se préparait.
   – Les dieux n'existent pas, déclara John.
   – Tu es jeune. Sur cette terre, comme sur ce rafiot. Tu changeras d'avis.
   John en doutait. Henford était vieux et fou. D'autres matelots étaient vieux ; mais seulement vieux. Il était insulté, frappé, raillé. Beaucoup affirmaient qu'il serait jeté par-dessus bord s'ils étaient obligés de se délester d'un poids. Il ne faisait presque rien, à part refourguer des marchandises avariées aux plus naïfs. Mais le capitaine lui portait une attention particulière. Il faudrait une mutinerie. Elle viendrait.
   Ce dernier cracha à son tour dans les eaux tumultueuses. Comme pour exprimer sa mauvaise humeur. Et se détourna de John pour revenir vers les cales, aux sous-sols. C'est à ce moment que John le vit. Un immense bateau, bien plus grand, bien plus imposant que le Bacchante. Sans voiles, sa coque ancrée dans un squelette blafard et verdâtre à la fois. Sa poupe avalée par la mâchoire ouverte et statufiée d'un requin géant. Un de ces antiques trois-mâts qui paraissaient appartenir à une autre vie.
   – Henford, t'as vu ça ?
   John rattrapa Henford. Il l'attrapa par le bras et lui montra le bâtiment maritime ; il avait disparu dans la brume. John n'y croyait pas. Il avança jusqu'au bord, se pencha pour voir de plus près. Mais il n'y avait plus rien d'autre que la brume et la pluie qui commençait à s'abattre sur eux.
   – Y avait un trois-mâts là-bas !
   – Tu en es sûr ?
   – Oui, autant que je te vois.
   – Il ressemblait à quoi ?
   – Il n'avait pas de voiles. Et, sa coque était un squelette.
   – Tu en es sûr ?
   John réalisait ce qu'il pensait avoir vu. Quel navire pouvait avancer si vite sans voiles ?
   – Oui, répondit-il, malgré tout.
   – C'était le Hollandais Volant.
   – Tu le connais ?
   – Je l'ai vu, une fois. C'est le bateau des morts. Autrefois, c'était un navire comme les autres. Le plus rapide. Il parvenait à rallier les continents aussi vite que s'il volait. Mais la légende dit qu'un jour, son capitaine a lancé un défi à Satan. Il prétendait pouvoir braver une tempête confectionnée par Satan lui-même. Bien sûr, il a perdu. Mais il ne l'a jamais reconnu. Il a insulté Satan. Et pour le punir de son audace, celui-ci les a damnés lui, son navire et son équipage. Depuis, ils sont condamnés à recueillir les âmes des noyés pour les porter dans l'au-delà. Apercevoir le Hollandais Volant est un très mauvais présage, surtout lors d'une tempête.
   – Tu es encore vivant, fit remarquer John, moqueur.
   – Ouais, répondit le vieil, la mine maussade. Je suis vivant.
   Henford s'éloigna. Le tonnerre craqua au-dessus de leur tête et une première vague franchit le bord.

———

   Une nouvelle secousse jeta John contre la paroi.  Il sentit la paroi lui scier le dos. Il était certain que des jours durant, une ligne bleutée marquerait cette douloureuse embrassade. Il espérait simplement pouvoir endurer cette douleur ; le prix de sa survie.
   – HANLEY ! MAGNES-TOI !
   Stanham était hors de lui. Et il y avait de quoi. S'ils ne parvenaient pas évacuer l'eau qui s'était accumulée dans cette cale, le Bacchante reposerait bientôt au fond de l'océan. John se redressa, attrapa le seau qui lui avait échappé des mains et tenta de chasser de sa tête le bateau fantôme. Ce n'était pas un présage. Simplement un mirage. Le Hollandais Volant n'existait pas.
   Il racla le sol et remplit son seau de l'eau froide qui baignait ses chevilles glacées. Il se précipita vers l'escalier de bois qui remontait. Il rata la première marche et manqua s'écrouler sur le sol, dans le tapis d'eau gelée. John se hissa sur le pont, et fut cueilli par une brusque bourrasque de vent. Il prit conscience de l'état critique de leur situation, lorsqu'un éclair zeusien zébra le ciel de plomb et éclaira le pont. Des vagues de près de cinq mètres les attaquaient de tous bords ; l'eau envahissait déjà le pont. Et la houle bringuebalait le Bacchante de gauche à droite, en le bousculant comme un vulgaire bouchon de liège. Les hommes allaient et venaient de partout ; jetant l'eau par-dessus bord, tirant sur des cordes, attachant de vains nœuds. Et des cris.
   On n'entendait plus le capitaine.
   John fut bousculé. Il se rappela qu'il n'était pas simple spectateur. Il courut vers la rambarde et jeta le contenu de son seau, pour s'apercevoir qu'il était quasiment vide. Il fit un pas en arrière, en apercevant le tumulte des eaux. Happé par sa colère. John lâcha le seau. Une nouvelle vague s'abattit sur le pont principal et emporta un nouveau matelot. John entendit son cri étouffé ; et l'extinction de celui-ci dans la colère marine. Il crut entendre un bref silence. Et une autre vague, plus violente que toutes les autres, eut raison du Bacchante. Elle le brisa en deux et eut raison de son bois fébrile ; elle l'ensevelit dans les remouds de l'océan vorace. John n'entendit que le craquement sinistre, sous ses pieds ; il ne sentit que cette sensation de chute, avalé par la vide. Il n'eut pas le temps de crier. Déjà, son hurlement était avalé par les abysses. Il sombrait, gobé par l'aspiration du naufrage.

———

   L'odeur réveilla John. Il ouvrit les yeux et eut envie de les refermer immédiatement, tant ce qu'il voyait n'était pas plaisant. Une cage. Ou une geôle, plutôt. Les parois étaient couvertes de mousse, le sol humide proposait plusieurs flaques noirâtres ; seuls les barreaux en fer avaient un aspect solide. Bien sûr. Et cette odeur infâme. Mélange d'eau croupie et de puanteur cadavérique. Il essaya de se relever ; mais ses mains étaient retenues par de lourdes chaînes qui grincèrent, en signe de protestation.
   Il entendit des pas.
   Lourds, traînants. Et un râle. Comme une respiration qui se risquait là où il n'y avait pas d'orifice pour qu'elle passât. Lorsque son tortionnaire arriva devant les barreaux, John réalisa que c'était peut-être le cas. L'homme était grand et costaud. Et difforme. Une peau verdâtre, comme la mousse des murs. Et son visage à faire peur ; sorte de distorsion au creux de laquelle deux globes oculaires ronds comme des billes avaient été plantés. Ils fixaient droit devant eux. L'homme, s'il eût été possible de le qualifier ainsi, ouvrit la serrure et entra.
   – Hurg, comprit John.
   – Pardon ?
   – HURGH ! Insista-t-il en penchant la tête.
   John lui montra ses chaînes, pensant qu'il l'incitait à sortir.    
   – Ouergh.
   Il avança jusqu'à John. Il comprit d'où provenait la puanteur. Et pria pour que tout cela ne fût qu'un cauchemar ; il avait la désagréable impression que ce n'était pas le cas.

———

   Billes Oculaires le poussa ; John s'effondra sur le pont. Il roula sur le sol, avant de s'immobiliser contre le premier mât. Il se redressa et remarqua qu'il n'était pas seul. L'équipage du navire formait un cercle tout autour de lui ; Billes oculaires n'était pas le plus effrayant. Un vent souffla et amena une brise putride. Leur odeur. John eut envie de vomir. Il cauchemardait, cette fois. C'était certain. Ils ne pouvaient pas être réels. Leurs visages étaient squelettiques. Leurs yeux vides, leur mâchoire crispée. Et leurs bras ballaient, morts. Oui, ils étaient morts. John leva les yeux vers le mât contre lequel il se tenait, pour lutter contre la marée. Il ne portait pas de voile. Il savait sur quel navire il se trouvait. Alors que Billes Oculaires l'attrapait par l'épaule, il comprit l'odeur. Le bateau des morts.
   John se laissa entraîner par le bras décharné vers l'escalier. Ils se hissèrent sur le pont supérieur. Un autre mort se tenait, près de la rambarde. Il se retourna. Il avait le visage de la mort, une face de squelette prolongée d'une longue barbe verdâtre faite de sept dreadlocks.
   – John Hanley, déclara-t-il d'une voix grinçante. Je te souhaite la bienvenue sur le Hollandais Volant.
   Le capitaine avança vers eux. John remarqua sa jambe droite ; raide. Comme du bois.
   – Vous me connaissez ?
   – Je suis le capitaine du Hollandais Volant. Je connais les noms de tous ceux qui voguent les mers.
   – Ce n'est qu'une fable pour faire peur aux faibles.
   Van Der Decken avança à nouveau, faisant claquer sur le sol le pied de sa jambe raide. Il s'arrêta juste devant John.
   – Je suis bien réel. Tous les mythes sont basés sur des faits. Chaque année, le capitaine du Hollandais Volant amène son navire, chargé des âmes de noyés vers l'au-delà. Et tous quittent le navire. Y compris le capitaine. Et le premier noyé de l'année suivante devient le nouveau capitaine du Hollandais Volant.
   Le capitaine pencha son visage verdâtre vers John ; la barbe râpeuse frôla désagréablement sa peau.
   – Sais-tu quel jour nous sommes ?
   John eut besoin de faire un effort conséquent, pour ignorer la pestilence qui s'adressait à lui et se reconnecter à des normes aussi basiques que le calendrier.
   – Le douze Janvier.
   Un sourire effrayant étira le visage mortuaire, découvrant des dents jaunies.
   – Précisément. Douze jours que la mort nous poursuit.
   John mit un temps à comprendre. Le capitaine n'avait pas emmené le Hollandais Volant dans l'au-delà ; la mort réclamait son dû.
   – Mais la chasse est terminée. J'ai trouvé ce que je cherchais. Toi.
   Van Der Decken lâcha le pommeau du glaive accroché à sa ceinture. Il posa sa main émaciée sur l'épaule de John et l'amena jusqu'à la rambarde. Le vent soufflait avec plus de force. La vue était superbe. Des pics rocheux se dressaient tout autour d'eux, jaillissant des eaux comme des attaques funestes. Et, à quelques mètres, l'océan s'arrêtait brutalement. L'au-delà...
   – Je suis mort ?
   – Non, répondit le capitaine. Et c'est là tout ton intérêt. Tu es un vivant sur le bateau des morts. Et je...

———

   Vrrrrrrrmmmmm. Vrrrrrrrrrrmmmmmm. John leva la plume de la feuille blanche. Sa gorge cracha un juron en voyant la grosse tâche d'encre sur les deux derniers mots du capitaine Van Der Decken. Il posa son porte-plume sur le bureau et porta son regard sur l'objet maudit ; son téléphone portable. Il irradiait d'une lumière bleu électrique. Il l'attrapa et enfonça une des touches pour mettre fin à cette lumière criarde qui bataillait avec le doux halo de sa lampe de bureau. Un message de sa sœur. Elle serait là d'ici dix minutes. Trente minutes plus tôt que prévu.
   Il jura à nouveau.
   Il se leva de sa chaise et jeta un dernier regard à la pile de feuilles griffonnées de son écriture brouillonne. Quitter le monde de Van Der Decken était toujours un déchirement, comme une petite mort. Son monde. Le meilleur de tous. Mais il y reviendrait. Dès cette nuit.
   Il éteignit la lumière.

 
La curiosité est le remède à l'ennui.
Il n'y a pas de remède à la curiosité.

- Dorothée Parker

Hors ligne Erwan

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Re : La véritable histoire du Hollandais Volant
« Réponse #1 le: 06 Janvier 2014 à 20:13:25 »
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Le capitaine attrapa l’allumette posée sur le bureau de bois, la gratta sur celui-ci ; d'un craquement naquit une belle flamme, vive et éphémère, qui raviva l'espoir dans cette obscurité, éternelle victorieuse. Et la ralluma. Pour le sixième fois.
-> la sixième. Je trouve la phrase un peu trop longue, on s'y perd. "éternelle victorieuse" me paraît de trop. "Et la ralluma" se rapporte à quoi, la bougie ? C'est pas évident pour moi.

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Comme un pouls tonitruant. Agonisant.
-> ce mot, tout seul, perdu, ça me fait de la peine pour lui... :'( Et ça fait bizarre.  :o

Citer
Un sourire se dessina dans les méandres de sa barbe figée dans le temps.
-> peut être une ponctuation qui manque ? Là, il y a une certaine lourdeur, je trouve.

Citer
Il ne saisissait pas la passion de certains de ceux qui partageaient sa couche.
-> Alors, partager sa couche, ça ma fait penser à deux amants, pas vraiment à la camaraderie virile de fiers marins...

Citer
– Le Dieu de la mer en a après nous.
-> dommage, j'aurais préféré que la tension monte petit à petit. Là, boum, le ton est donné. Bon, je n'irais pas jusqu'à prétendre que je n'avais pas une petite idée de la suite, mais là, il n'y a plus aucun doute.

Citer
Sa poupe avalée par la mâchoire ouverte et statufiée d'un requin géant.
-> j'ai du mal à me représenter cette phrase. La poupe, c'est l'arrière d'un bateau... Sinon c'est la proue. Le requin a avalé l'arrière du bateau ?

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Un de ces antiques trois-mâts qui paraissaient appartenir à une autre vie.
-> Après la description que tu en as faite, il est clair qu'il n'y en a pas d'autres comme celui là, de bateaux. Du coup cette phrase ne me semble pas vraiment nécessaire.

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– Il n'avait pas de voiles. Et, sa coque était un squelette.
-> Le héros a sûrement l'air un peu paniqué, choqué. Il faudrait le préciser.  ;)

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une tempête confectionnée par Satan
-> le terme "confectionnée" me gêne. Une tempête, j'ai du mal à croire que ça se "confectionne". Le père noël avec ses jouets, oui. Mais Satan avec les tempêtes, non.  :mrgreen:

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Il sentit la paroi
-> répétition de paroi.

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Ce n'était pas un présage. Simplement un mirage. Le Hollandais Volant n'existait pas.
-> peu crédible. Il vient d'en parler avec quelqu'un, de le voir de ses yeux. Je m'attendrais à ce que le personnage soit plus perturbé que ça. Manque quelque chose au perso.

Citer
zeusien
-> je ne crois pas que le mot existe, mais met au moins "ss", parce que un "s" entre deux voyelle, ça se lit "z".

Euh, elle vient d'où la tempète ? Comme t'as pas précisé le temps qu'il faisait avant (à moins que j'ai oublié  :(), je me demande si elle arrive brutalement ou pas.

Citer
et eut raison
-> répétition. Pourquoi un point virgule plutôt qu'un simple point ? Je trouve que tu utilises souvent le point virgule. Ce n'est pas dramatique, mais je n'en vois pas non plus l'intérêt.

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avalé par la vide
-> le

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Déjà, son hurlement était avalé par les abysses.
-> répétition de "avalé".

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Il sombrait, gobé par l'aspiration du naufrage.
-> houlà ! Alors gobé, happé, avalé... C'est un peu toujours la même idée, non ? Quant à l'aspiration du naufrage : un naufrage n'aspire pas. Le bateau en coulant, peut-être.

Ça me rappelle "pirates des caraïbes"...   ^^

L'arrivée dans le bateau fantôme est bien construite.

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Il avait le visage de la mort
-> ben pour un mort, c'est plutôt logique, non ? Répétition de "mort".

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droite ; raide.
-> une simple virgule, plutôt ?

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qui voguent les mers.
-> sur les mers ?

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– Ce n'est qu'une fable pour faire peur aux faibles.
-> il manque quelque chose à ton personnage principal, depuis le début. Ça fait "artificiel" comme réponse parce que je pense qu'il manque une description plus poussée. Que vis t-il en ce moment. Il est terrorisé ? Enragé ? Calme ? tendu ? Je n'arrive jamais à le cerner psychologiquement, ce John...

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des âmes de noyés
-> des noyés ?

Toi, tu aimes les points virgules !  :D

Citer
La vue était superbe. Des pics rocheux se dressaient tout autour d'eux, jaillissant des eaux comme des attaques funestes.
-> houlala ! Ça va un peu vite tout ça! Et si tu prenais le temps de nous décrire tout ça plus en détail ?

La chute est intéressante. Honnêtement, je ne m'y attendais pas. C'est un peu déroutant, mais dans le bon sens du terme.

Globalement, ton texte est sympa. Il y a quelques répétitions et des tournures de phrase un peu bizarres, mais le style reste très lisible. En revanche, ton personnage principal mériterait d'être retravaillé pour lui apporter plus de profondeur psychologique. À mon avis en tout cas. Là, je le trouve un peu "plat". Donne lui des couleurs ! Mais après quelques corrections, ça devrait donner quelque chose de cool ! Ce fut une lecture agréable, en tout cas.  ;)

Hors ligne Kanimp

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Re : La véritable histoire du Hollandais Volant
« Réponse #2 le: 06 Janvier 2014 à 21:06:30 »
J'ai aimé le texte et la chute m'a surpris.


Citer
La lumière tremblante de la bougie animait les dessins plats de la carte, au point que l'Océan Atlantique semblait prendre vie, soulever de la houle vers la côte ouest de l'Australie.

Je me suis dit qu'il y avait un bug au niveau de la géographie. Océan Atlantique <-> Australie.
Dans un deuxième temps, j'ai mieux compris le sens de la phrase et je n'y crois pas.
Il n'y a pas de raison que le capitaine possède une carte mondiale à l place d'une de l'océan qu'il parcourt.
Je pense que la période est antérieure à la découverte de l'Australie.


Citer
Il rata la première marche et manqua s'écrouler sur le sol, dans le tapis d'eau gelée.

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Re : La véritable histoire du Hollandais Volant
« Réponse #3 le: 06 Janvier 2014 à 22:51:35 »
@Erwan

Merci pour toutes ces corrections bien intéressantes. Le moment venu, je les reprendrai dans le détail.

Citer
En revanche, ton personnage principal mériterait d'être retravaillé pour lui apporter plus de profondeur psychologique

Eh bien je suis ravi que tu le remarques et je vais te dire, je suis absolument d'accord avec toi. Je ne lui vois aucun visage à ce brave homme. Et voilà pourquoi. Durant toute l'écriture de ce texte, j'ai pourchassé les mots pour qu'ils soient le moins nombreux possible. J'ai rasé les paragraphes, au point que ce John en a pâti. Je ne m'y suis pas intéressé. La version que je vous ai proposée est, à un paragraphe près (la scène où le matelot aux billes oculaires vient chercher John avait été initialement enlevée pour espérer approcher les 2000 mots) celle que je souhaitais envoyer pour l'AT. Mais comme je l'ai dit, cette légende me plaît tellement que j'en ferais une toute autre histoire. Un jour.

Merci d'avoir pris du temps pour me lire  ;)

@Kanimp

Citer
Je me suis dit qu'il y avait un bug au niveau de la géographie. Océan Atlantique <-> Australie.
:o Oh que oui, je voulais dire océan Indien en fait. Je ne suis pas expert en Géographie mais là, c'est une perle.

Citer
Il n'y a pas de raison que le capitaine possède une carte mondiale à l place d'une de l'océan qu'il parcourt.
En fait si. Mais encore une fois, je n'ai pas pu étaler cet élément à cause de la contrainte du nombre de mots. Van Der Decken est capitaine du Hollandais Volant. Son rôle est de voguer très rapidement vers les noyés ; il possède donc une carte évolutive des mers et des continents.

Citer
Je pense que la période est antérieure à la découverte de l'Australie.
La colonisation britannique a commencé en 1788. Mais les terres australiennes ont été découvertes le siècle précédent.

Merci pour ta lecture, Kanimp, et tes remarques pertinentes. Content que le texte t'ait plu.  ;)
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- Dorothée Parker

Hors ligne Kathya

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Re : La véritable histoire du Hollandais Volant
« Réponse #4 le: 25 Janvier 2014 à 15:38:20 »
Lecture agréable mais je rejoins les avis précédents quant aux quelques fautes d'orthographes et aux tournures parfois peu claires. A deux reprises je me suis demandée si j'avais bien compris de qui ou de quoi tu parlais.

La fin surprend mais du coup ôte toute chute à "l'autre" histoire ce que je trouve un peu triste. J'étais prête à me laisser porter encore un peu...

Au plaisir de te relire.
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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