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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Quand je n'existais pas [abandonné]

Auteur Sujet: Quand je n'existais pas [abandonné]  (Lu 2646 fois)

Hors ligne autofic

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Quand je n'existais pas [abandonné]
« le: 01 Août 2013 à 12:22:13 »
Explication :

Texte :

   La peur ne m'avait pas encore quittée, et je restais blottie dans ma situation propre aux fœtus. Je me sentais protégée de mon monde, ainsi recroquevillée, mes genoux ramenés vers ma tête. Mes bras restaient immobiles, au dessus de mon ventre, me protégeant ainsi de l'inconnu. Je sentais déjà l'importance de celui-ci, sans comprendre pour autant son utilité. C'était le symbole de la vie, de ma vie. Bizarrement, malgré mon ignorance, je savais que je devais le protéger, me protéger. Ce corps, inapproprié, devait être préservé. Je le touchais et il m’intriguais. Mes petits pieds restaient suspendus au-dessus de ma tête, en pleine situation d'impesanteur. Je me pris rapidement à les regarder, en me demandant si ces membres difformes m'appartenaient réellement. Je voyais des formes allongées et munies de boules monstrueuses à leurs extrémités. Je n'avais aucune envie d'être en possession de ces extensions grotesques. Avais-je seulement envie d'exister ? Cette réflexion fut la première qui émergea dans mes pensées. On pourrait parler de première naissance. On pourrait...

   Je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait. Ici, tous les instants se ressemblaient. L'obscurité était partout, et ce néant aurait pu être la vie. Comment vouloir vivre sans connaître la lumière ? Je ne connaissais que cette peur qui me tenaillait, qui me serrait le cœur. Ces secousses pareil à des tremblements de terre restaient des épreuves terribles. Et puis, ce monde restait identique, il n'avait pas encore suscité mon attention. Je ne savais rien de lui et je me moquais bien d'en savoir davantage. Je n'avais pas encore compris sa complexité ; la comprendrais-je un jour ? Je restais persuadée que j'étais le seul être vivant, et je me plaisais dans cette idée. Je me voyais unique ; je me voyais extraordinaire.

   A quoi bon ouvrir les yeux ? A quoi bon se donner la peine de le faire ? Je les gardaient malgré tout entrouvert sans trop en connaître les raisons. Je voulais voir mais l'image restait flou et sombre. J'attendais de voir avec excitation, seulement … ici, tout se ressemblait. Les fissures sur les parois n'étaient pas symétriques mais elles restaient similaires. Comme si elles ne voulaient pas trop se distinguer. Je voulais la différence, la surprise, l'émerveillement. Je voulais des arcs en ciel de couleurs posés sans logique sur les murs. Je voulais un coucher de soleil ici, et des arbres centenaires par là. Je voulais voir le beau, simplement pouvoir admirer la beauté des choses. Je voulais l'émotion, les larmes sur mes joues. Je voulais la vie.

   Je n'avais pas imaginé ce qui allait m'arriver, là dans quelques phrases. Comment aurais-je pu ? Je me pensais libre, je croyais en la motivation triomphante, en la volonté absolue. J'avais tort. Bientôt, une bulle et une corde me retint à m'en faire mal. Dans un premier temps je ne compris pas ce qui se passait. Je ne pouvais donc pas décider de mes mouvements ? La violence animale me pris, surgit de mes instincts primitifs. J'entrepris alors à détruire cette maudite corde, à coup de poing, à coup de tête. Sans succès. Mes pieds tapèrent dans la bulle sans plus d'effet. Pour la première fois j'étais confrontée à l'échec. Cette péripétie m'apprit que ces extrémités d'un esthétisme rudimentaire m'appartenaient bel et bien. Deux raisons de sombrer dans la dépression aiguë.


   Je retournais à ma place, dans ma position initiale et je me mis à méditer, à analyser la situation. Si j'étais attachée, je n'étais pas seule. Pouvez t-il m’empêcher de voir ? Pouvez t-il m'empêcher de penser ? La vraie question que je mis un temps à trouver était : pourquoi m'empêche-t-il de me déplacer ? Il fallait que je tente ma chance à nouveau. Je m'approchais le plus près possible de la bulle tirant au maximum mes liens. J'ouvris les yeux un peu plus grand. Ça me faisait un mal de chien mais je voulais savoir. J'observais ce qu'il y avait de l'autre côté. Je ne pouvais rien imaginer, j'étais encore privée de rêves pour quelques secondes.

   J'aurais pu penser à un simple dessein mais je n'en avais jamais vu. Alors je n'ai pensé à rien en voyant ces inscriptions quasi effacées. Une simple forme. Mon cœur se serra, fort, fort, fort, si fort. Un choc esthétique me submergea. Mon cœur finit par bondir dans ma poitrine et je crus qu'on allait m'empêcher de voir et de penser. Ces signes étaient tantôt élégant, tantôt colérique, terrible et doux. Je voyais là l'émotion, la souffrance et la vie. Immédiatement je compris que c'était l'acte de quelqu'un. Ces signes je les gardais en mémoire. Je savais qu'ils finiraient par prendre sens. J'allais bientôt ressentir et comprendre celui que je me mis à appeler « celui qui écrit ». Le sentiment de solitude me prie, je voulais le rencontrer. J'avais trouvé ma mission, ma quête chevaleresque.


   Mon existence n'était qu'ennuie. Il ne se passait rien. J'étais lasse, je ne comprenais pas l'intérêt d'attendre. Je n'avais pas d'horloge et pourtant je sentais passer le temps. J'attendais un moment fort, de l'action. Un ou deux tours d'horloge plus tard on répondit à mon attente. Mes oreilles se mirent à bourdonner. Je compris qu'on me parlait. La voix ne me voulait pas de mal. Elle savait tout de moi et commença à m'expliquer qui j'étais. En y réfléchissant cette voix était une figure divine pour moi, alors je l'écoutais. Cependant, ces mots me déconcertèrent rapidement. Elle affirmait que je n'existais pas. Je ne comprenais pas et je restais persuadée du contraire. J'appris que Dieu avait tort. J'avais vu, j'avais entendu, j'avais bougé, j'avais pensé ; j'existais. Ce n'est pas moi qui l'ai inventé mais un joueur de cartes qu'on appelle philosophe. Si Dieu avait raison pourquoi me parlait-t-il ? Incohérence totale ! Ce premier contact avec un être de conscience me parut bien étrange. Plus tard, il m'apprit autre chose. Il m'affirmait que j'allais bientôt franchir une porte me menant à lui. Je remis évidemment ces mots en cause. Je ne savais même pas ce qu'était une porte ! Décidément, Dieu était un être fort étrange.

   L'horloge tournait et j'attendais toujours cette fameuse porte. L'ennui était tel que je n'étais pas contre me rendre ailleurs. J'avais envie de me déplacer et d'entrer dans une forme d'action. Petit à petit je me mis à distinguer une ouverture. Dieu avait donc dit vrai ? Il n'était peu être pas si fou. Je m'y dirigeais à pas prudent, observant une dernière fois les inscriptions, tentant de les inscrire à jamais dans ma mémoire. La porte m'attirait sans que je sois maître de mes gestes. Encore une fois j'étais privée de liberté. Ce nouveau monde s’annonçait bien mal...
« Modifié: 11 Juin 2015 à 21:55:45 par autofic »
" Rien n'était plus dur que d'écrire un roman. Aucune besogne humaine ne réclamait autant d'effort, autant d'abnégation, autant de résistance. Aucun peintre, aucun musicien n'arrivait à la cheville d'un romancier " Philippe Djian, Impardonnables.

Hors ligne koutoumi

  • Calliopéen
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Re : Quand je n'existais pas
« Réponse #1 le: 01 Août 2013 à 14:24:43 »
Citer
Mon existence n'était qu'ennuie.

Cette phrase résume quelque peux ton texte.
Je vais sans doute te paraître fielleux mais je trouve ton texte un peu trop nombriliste.
Le principale problème lorsque l'on écrit sur soit c'est de trop en faire. Tu raconte tes états d'âmes
sans te préoccuper du lecteur.

L'écriture est fluide, sans aspérité mais le sujet est totalement inintéressant ; et la préciosité de l'écriture n'est pas assez bonne
pour qu'on puisse passer outre ton récit.

Désolé si mon commentaire est aussi catégorique mais ce n'est que mon avis et non une vérité générale.   :)
Choking On The Truth

Hors ligne Babataher

  • Troubadour
  • Messages: 389
Re : Quand je n'existais pas
« Réponse #2 le: 01 Août 2013 à 14:46:31 »
salut,
Je vais juste évoquer la vie fœtale, puisque j'avais écrit un texte similaire, d'un prisonnier dans un sas à qui on a effacé la mémoire pour en faire un être nouveau, et qui enfermé dans cette espèce d'utérus tendait  l'oreille pour comprendre l'univers des sons qui l'entoure, engourdi par une administration quotidienne de drogue pour le maintenir en gestation, il essaye de comprendre les grandes questions que soulève la venue d'un nouvel être vivant dans ce monde.
Alors la critique que je pourrais te faire concerne le coté réaliste de l'idée du texte:

La perception de la lumière devrait normalement être réduite juste une lueur diaphane, alors pas de coucher de soleil.
Approfondir la description de la paroi et de la forme gélatineuse gênante du placenta!
de l'observation médicale régulière auquel le fœtus est soumis.
De la durée de séjour dans cet état!
de la quiétude dans laquelle il se sent malgré la privation de nourriture et d'air.
De la non perception du temps et la différence entre le jour et la nuit.
Et enfin de la délivrance. et de la signification du premier cri:  cri de joie ou cri de douleur.
J'ai bien aimé ton texte, j'ai ressenti une certaine complicité, je trouve qu'il est perfectible et l'idée tout à fait originale.
Au plaisir.
« Modifié: 01 Août 2013 à 15:31:58 par Babataher »
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

Hors ligne autofic

  • Grand Encrier Cosmique
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Re : Quand je n'existais pas
« Réponse #3 le: 01 Août 2013 à 15:53:36 »
Koutoumi :
Merci pour ta franchise. Cependant, je comprends mal en quoi ce texte est nombriliste, peux tu donner des exemples ? Tu sais, il ne s'agit pas vraiment de moi en tant que personne. Mes personnages sont quelque part des moi. Bref...

J'aurais également aimé savoir quelles sont tes lectures ? Cela reflète qui tu es, et je pense que cela pourra m'aider à comprendre ton jugement.

Ici, l'histoire n'a que peu d'importance, c'est le style et la réflexion qui le sont. Tu juges peut être que ces deux points ne sont pas assez réussi pour faire passer ce que tu appelles « l'ennuie », ce que tu dis plus ou moins explicitement... La réflexion, l'as tu senti ? Ce texte (ou ce début de texte) est une manière de dire, de manière assez métaphorique, qu'on existe avec la naissance. C'est une manière de dénoncer... L'avortement, la liberté … Et puis l'émotion, ça c'est important. C'est ce que j'ai essayé de rendre, je n'ai peut être pas réussi.

J'oubliais je voudrais également savoir qu'est-ce qu'une bonne préciosité selon toi ?

Babataher :
J'ai ai aucune volonté de réalisme, là n'est pas du tout l'intérêt. Comme je le disais à Koutoumi l'important est dans la réflexion, l'émotion et le style.
Pour le coucher de soleil, elle (ce que tu appelles il) voudrais le voir. Bien sur cela est irréalistes car elle n'a jamais pu en voir. Dans aucun cas elle ne voit un coucher de soleil.
Je voudrais savoir si tu peux expliquer pourquoi tu as ressentis une « certaine complexité » ?
" Rien n'était plus dur que d'écrire un roman. Aucune besogne humaine ne réclamait autant d'effort, autant d'abnégation, autant de résistance. Aucun peintre, aucun musicien n'arrivait à la cheville d'un romancier " Philippe Djian, Impardonnables.

Hors ligne Babataher

  • Troubadour
  • Messages: 389
Re : Quand je n'existais pas
« Réponse #4 le: 01 Août 2013 à 16:50:23 »
salut,
Citer
Je voudrais savoir si tu peux expliquer pourquoi tu as ressentis une « certaine complexité » ?

je l'ai pourtant signalé au début de mon commentaire.
Je le reprécise ce n'est pas complexité mais complicité nuance.
Tu dois sans doute être énervée pour confondre.
Au plaisir.
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

Hors ligne autofic

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Re : Quand je n'existais pas
« Réponse #5 le: 01 Août 2013 à 17:54:48 »
Oui en effet c'est un lapsus ! révélateur ou non ! Je voulais parler de complicité ! Tu peux toujours répondre ?
Vos commentaires ne m'ont pas énervé mais plutôt excitée ! Ceci explique cela !
" Rien n'était plus dur que d'écrire un roman. Aucune besogne humaine ne réclamait autant d'effort, autant d'abnégation, autant de résistance. Aucun peintre, aucun musicien n'arrivait à la cheville d'un romancier " Philippe Djian, Impardonnables.

Hors ligne Babataher

  • Troubadour
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Re : Quand je n'existais pas
« Réponse #6 le: 01 Août 2013 à 20:58:54 »
Volontiers.
On parle de complicité à propos d'un écrit lorsqu'on se sent proche de son auteur et qu'il nous semble qu'il écrit avec les mêmes mots que nous utilisons. C'est indéniablement un compliment!
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

Hors ligne koutoumi

  • Calliopéen
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Re : Quand je n'existais pas
« Réponse #7 le: 02 Août 2013 à 03:16:13 »
Citer
Cependant, je comprends mal en quoi ce texte est nombriliste, peux tu donner des exemples ?

C'est plus une impression qu'une vérité réelle, une impression qui suinte de ta manière d'écrire, d'agencer les mots, de former les phrases. 

Citer
J'aurais également aimé savoir quelles sont tes lectures ?

http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,5815.msg99687.html#msg99687


Citer
J'oubliais je voudrais également savoir qu'est-ce qu'une bonne préciosité selon toi ?

Pour rester dans le forum je dirais :
http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,9433.0.html
La préciosité d'écriture de cet écrivaillon est tout bonnement à tomber par terre, je lis son texte uniquement pour le plaisir que me procure son écriture.
D'un point de vu générale, je dirais Le songe d'une nuit d'été et La princesse de Clèves de Madame Lafayette. Il a y bien évidement d'autre écrivains et poètes dont j'apprécie la préciosité d'écriture.
Choking On The Truth

Hors ligne autofic

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Re : Quand je n'existais pas
« Réponse #8 le: 04 Août 2013 à 16:26:03 »
Mon texte est indexé !  :) Koutoumi, ton lien vers tes lectures ne marche pas ...
« Modifié: 04 Août 2013 à 16:29:15 par autofic »
" Rien n'était plus dur que d'écrire un roman. Aucune besogne humaine ne réclamait autant d'effort, autant d'abnégation, autant de résistance. Aucun peintre, aucun musicien n'arrivait à la cheville d'un romancier " Philippe Djian, Impardonnables.

Hors ligne Loïc

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Re : Quand je n'existais pas
« Réponse #9 le: 11 Juin 2015 à 14:32:31 »
Gibettons, gibettons Gidéon.

(Perso, le titre me fait penser à ça.)

Citer
Ici, tous les instants se ressemblaient

Un présent me semble plus adapté (parce que "ici" fait contemporain, un lieu dans lequel tous les instants se ressemblent de façon intemporelle)

Citer
Je n'avais pas encore compris sa complexité ; la comprendrais-je un jour ?

Je comprends pas trop l'accolade du plus que parfait qui suppose qu'elle a compris, et le conditionnel qui suppose que non.

Citer
Je les gardaient malgré tout entrouvert

Gardais, entrouverts

Citer
mais l'image restait flou

floue

Citer
seulement … ici, tout se ressemblait

Pas d'espace avant les ...
Tu as quasi la même formulation plus haut

Citer
Bientôt, une bulle et une corde me retint à m'en faire mal.

retinrent

Citer
Pouvez t-il m’empêcher de voir ? Pouvez t-il

pouvait-il
Qui est ce il ?

Pas franchement aimé ce texte. Je l'ai trouvé embrouillé, pas vraiment travaillé, et surtout assez répétitif. Il ne se passe pas grand-chose, c'est très statique et contemplatif, avec un personnage qui de plus est plutôt antipathique.
Je suis assez d'accord avec Babataher sur le fait que dans un texte comme ça, pour accrocher, il faut que le personnage fasse sentir qu'il est vraiment un foetus et pas une personne adulte qui a tout découvert. La difficulté étant justement de rendre ça avec notre vocabulaire d'adultes.

Dommage.
(Quant au fond...)
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne autofic

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Re : Quand je n'existais pas
« Réponse #10 le: 11 Juin 2015 à 14:38:21 »
Merci Loïc, mais je pense que j'écris beaucoup mieux "qu'à l'époque", et franchement j'ai pas du tout envie de retravailler ce texte que je considère comme une vieillerie poussiéreuse.
J'espère que tu m'en voudras pas   :(
J'aurais du le préciser avant !

En faite, ce passage
Citer
  J'aurais pu penser à un simple dessein mais je n'en avais jamais vu. Alors je n'ai pensé à rien en voyant ces inscriptions quasi effacées. Une simple forme. Mon cœur se serra, fort, fort, fort, si fort. Un choc esthétique me submergea. Mon cœur finit par bondir dans ma poitrine et je crus qu'on allait m'empêcher de voir et de penser. Ces signes étaient tantôt élégant, tantôt colérique, terrible et doux. Je voyais là l'émotion, la souffrance et la vie. Immédiatement je compris que c'était l'acte de quelqu'un. Ces signes je les gardais en mémoire. Je savais qu'ils finiraient par prendre sens. J'allais bientôt ressentir et comprendre celui que je me mis à appeler « celui qui écrit ». Le sentiment de solitude me prie, je voulais le rencontrer. J'avais trouvé ma mission, ma quête chevaleresque.
est très personnel, mais complétement incompris car mal écrit.

Je ne pense pas reparler de ça dans un autre texte... donc... voilà...
« Modifié: 11 Juin 2015 à 22:01:30 par autofic »
" Rien n'était plus dur que d'écrire un roman. Aucune besogne humaine ne réclamait autant d'effort, autant d'abnégation, autant de résistance. Aucun peintre, aucun musicien n'arrivait à la cheville d'un romancier " Philippe Djian, Impardonnables.

 


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