Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

10 Juin 2026 à 11:54:30
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Paul

Auteur Sujet: Paul  (Lu 3917 fois)

Hors ligne Lester

  • Calligraphe
  • Messages: 105
Paul
« le: 29 Mai 2010 à 00:48:43 »
Ceci est un petit récit. Pour ceux qui attendent un enchainement de péripéties, d'actions, c'est raté; c'est juste un petit texte sans ambition, avec une pointe d'humour absurde, qui se veut seulement léger et agréable à la lecture. J'ai un autre écrit du même genre, Virginie (bien sûr) que je posterait éventuellement par la suite.


Paul

Quand il n'avait pas seize ans, Paul était loin de se douter qu'il finirait garçon-coiffeur. Et pourtant. Les années passèrent, l'hésitation fit son nid dans le creux des têtes, il regardait partir au loin les possibles, comme des trains manqués dont il n'eut vent de l'existence que trop tard; la lassitude, l'absence de passion aidant, Paul passa un jour le seuil d'un salon, toucha deux mots au gérant d'une voix déterminée, et fit cette ô combien sous-estimée profession son métier. Il aimait plutôt ça, couper les cheveux: il scrutait les clientes, faisait preuve d'assez de dextérité pour les choisir lui-même, il avait ses habituées, ses chouchoutes. Il donnait dans toutes les chevelures, mais préférait le blond. Il aimait se représenter le monde en teintes colorées. Ah, Paul! Toi naïf des mèches pour nos larmes de crocodiles. Dans tes mains, tout coulait.

On l'appelait le Mozart du ciseau. A moins que ce ne soit Michel-ange. C'est qu'il mettait dans son métier une certaine inspiration, une grâce empruntée au ciel ou au recoins des mémoires qui n'avait rien à envier à celle des artistes. Il fallait le voir, la main libre délicatement pliée, comme celle des pianistes se courbant au dessus d'un clavier, et l'autre qui s'affairait au ciseau. Il y mettait quelque mouvement, comme chef d'orchestre d'une musique intérieure. Son bras était un petit moulin dansant sous le vent des cheveux qui tombent. Regardez moi ces blés, regardez moi ces buissons noir des parvis.
L'important quand on est garçon-coiffeur, vous le savez, c'est d'être soi-même impeccablement coiffé. Paul faisait figure d'exemple. Il avait une chevelure profonde et dense comme les regards jetés au fond des puits. Ses rares pellicules n'évoquaient rien de moins que les étoiles. Il n'était pas rare de voir les clientes se retourner sur son passage, quand il arpentait le salon comme un grand lion fier. Des yeux le scrutaient derrière les magazines. Comment s'appelle ce jeune homme? j'aimerais qu'il s'occupe de moi. Et on disait: non madame, Paul est déjà occupé. Si son monde l'adorait, c'est qu'il avait une gentillesse, une douceur comme il est rare de nos jours. Toujours un mot gentil, une touche de bonne humeur, une fraicheur de fougère dans les couloirs sombres et les pommeaux des douches. Paul le rayon de soleil. Paul la petite abeille. Paul la guêpe, Paul le hérisson chantant, l'oiseau qui gazouille, Paul le pit-vert, le murmure des ruisseaux, le suave confortable des mousses. Un amour, un amour Paul. Le samedi soir, quand on son cœur n'étais pas a la fête, il écrivait des poèmes.

Paul,un roi, un roi, un roi, un roi, un roi. Chemise propre de garçon-coiffeur, et dans trente-cinq ans! Toujours un lion fier, mais avec cette grâce de ceux qui ont jadis aimé passionnément. Sans la souffrance, et la lumière se déposait sur Paul d'une manière toute spéciale. Sa peau l'appelait et la domptait comme un petit singe. Oh viens donc, viens donc m'arroser de mes poils comme un champ de soleil. Écoutons ensemble le bruit des blés. Écoutons les voitures, les camions, écoutons la pluie sur les gouttière. Tu mangeais alors des croque-monsieur Paul, a cinq francs, dans la brasserie chaude en face du salon. Il fallait pour y accéder traverser un petit parvis. En toi-même, se tenait une grande cour intérieure. Et la mousse qui débordait du verre, le fumant du pain et l'inutile de la salade, bercée par les ruisseaux de vinaigres, étaient un poème composé pour ton insu. Composé pour ton assiette. N'avais jamais tu remarqué le regard de ces femmes, Paul? (Paul le vétérinaire, une fois il avait soigné un petit chat.)

Toutes les bonnes choses ont une fin, et j'ai entendu dire qu'un jour Paul a mourru. Il est meurt. Dans le tic-tac des montres, dans les toux des églises, aucune cérémonie ne lui fut consacrée. mais quand même. Tu as toujours une petite place dans mon cœur. Tu avais le regard des anges, et la précision des alchimistes. Tu avais un sourire de carnassier végétarien, de cartable d'école , une grâce d'hélicoptère soviétique. Tes yeux battaient les airs comme des pales dans le vent. Je vois ta transparence et ta pénombre, je vois ce que tu apporte comme sceau de lumière; maintenant il y a un monoprix, a la place du salon.


« Modifié: 03 Juin 2010 à 01:32:06 par Lester »

Hors ligne Ambriel

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 497
Re : Paul
« Réponse #1 le: 29 Mai 2010 à 10:49:22 »
Zalut, c'ui là aussi j'laime bien, et mieux que l'autre même, plus compréhensible ^^
Citer
Il avait une chevelure profonde et dense comme les regards jetés au fond des puits. Ses rares pellicules n'évoquait rien de moins que les étoiles.
Pas mal pas mal ^^
Citer
une grâce d'hélicoptère soviétique
ça j'aime beaucoup ^^

Ce que j'ai trouvé dommage c'est qu'il n'y ai pas de chute à proprement parlé...
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 8 764
  • Prout
Re : Paul
« Réponse #2 le: 29 Mai 2010 à 18:15:00 »
Citer
et fit cette ô combien sous-estimée profession son métier.

Il manque un "de" non?

Sinon j'aime bien, c'est sympa à lire, même si j'ai un peu de mal à comprendre l'avant-dernier paragraphe, mais je suppose que c'est normal. J'aime par contre beaucoup le dernier, avec toutes ses comparaisons farfelues. Sauf peut être le

Citer
qu'un jour Paul a mourru


Ca passe vraiment pas ;)
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne Lester

  • Calligraphe
  • Messages: 105
Re : Paul
« Réponse #3 le: 29 Mai 2010 à 19:13:20 »
Je te rassures, le "il est meurt, il a mourru" c'est fait exprès (enfin, tu t'en doutais je suppose).
Moi je trouve ça lol, après peut-être que d'autres non, j'sais pas, j'sais pas.

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : Paul
« Réponse #4 le: 30 Mai 2010 à 11:36:00 »
C'est sympathique ! Un petit rayon de fraicheur, de soleil et de calme. Ça se lit agréablement et il y a des formules très bien trouvées (je ne les ai pas relevées pour ne pas couper ma lecture).

Par contre, d'autres sont plus maladroites, et les fautes gènent à la lecture, mais ça se corrige rapidement.

Citer
et fit cette ô combien sous-estimée profession son métier
et fit de cette ô combien...

Citer
couper les cheveux: il
espace avant les deux points

Citer
Ah, Paul!
espace avant le "!" (idem plus bas)

Citer
au recoins
aux

Citer
une fraicheur de fougère dans les couloirs sombres et les pommeaux des douches
j'ai pas trop compris ce que les pommeaux de douche venaient faire là...

Citer
Paul le pit-vert
pivert ou pic-vert

Citer
le suave confortable des mousses
tu fais de suave ou confortable un nom ? Hum, ça a l'air fait exprès, mais ça m'a gênée, à la lecture...

Citer
Paul,un roi
Espace

Citer
la pluie sur les gouttière.
s

Citer
des croque-monsieur Paul, a cinq francs
à

Citer
l'inutile de la salade
j'ai pas compris l'image (c'est pas inutile, la salade ! mdr. Ah, tu veux dire : la feuille de salade qui accompagne le croque-monsieur ? Hum, je trouve que ça rend pas bien, en tous cas)

Citer
N'avais jamais tu remarqué
n'avais-tu jamais

Citer
j'ai entendu dire qu'un jour Paul a mourru. Il est meurt.
Je rejoins Loïc. Même fait exprès, ça passe vraiment pas !

Citer
ne lui fut consacrée. mais quand même
majuscule

Voilà, j'ai bien aimé :)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Lester

  • Calligraphe
  • Messages: 105
Re : Paul
« Réponse #5 le: 30 Mai 2010 à 18:24:55 »
Ok, je prend note de tes remarques. Voilà Virginie, mais je vous prévient, la narration s'efface encore plus.

Sinon, je serais curieux de savoir lequel des deux textes vous avez préféré.

***********************************

Enfant, Virginie aimait aller près de la mare, pour y observer les grenouilles. Ais-je vraiment envie d'écrire un récit au passé? je crois que non. Alors, regarde Virginie se mouvoir dans les rues les samedis soirs ou les jeudis matin. Regarde sa grâce d'abeille quand elle va à la boulangerie. Plutôt gourmande, je la vis une fois manger deux pains au chocolat. Virginie, c'était un beau brun de fille, et elle avait les cheveux blonds comme les blés, comme on dit. Ou blond. Enfin un blond. Blond comme une reine pâle, blond comme une plaine barbue, blond comme les cils du sommeil, enfin je ne sais pas moi, un peu d'imagination, mais blond. Et donc Virginie, elle allait, euh pardon elle va, et va, vogue Virginie, sur les flots tumultueux du temps...!

... je m'égare.

Virginie allait, trois fois par semaine, donner des cours d'anglais dans une maison près du lac. la où elle passe en vélo, sur ces petits chemins normands, se réveillent des mouvements inconnus.  Une Nature s’anime. Elle parle, et sa voix nous vient grandissant :
« Regardez moi cette rosée savoureuse. Nous, les branches d'arbres, en frémissons. Quand elle arrive tout devient un léger murmure. La nature dans son landau est bercée par le vent. Va, virginie, va, mettre un peu du bleu de tes yeux dans le cœur des hommes. Va semer les soupirs, tailler la chevelure du vent, prendre douche dans l’horizon, entre l’herbe grasse et le chant des cascades, où un rien ne renait,  entre un homme et le ciel moi-même. Va souffler les pluies, élever les sourires, violenter les regards. Tes yeux battent les airs comme des pales dans le vent.  Tourne, tourne donc, les cheveux fous, offerts à une valse. Tu es la ride dansante qui s'émeut dans les rires et les cressons. Et quand tu viens tout s'élève, s'annonce au signes d'entre les constellations. »

...Il me faut parler plus en détail de ses yeux.
V., Vi, vivi, virgi-nie, tes yeux, tes yeux, tes zyeu. Taize-y'euh. Je n'ai pas eu l'honneur d'y nager. on dit que ce sont des piscines. l'entrée est bien gardée. il y a un grand chien noir, et un homme en costume. Vous avez une invitation? Non, on ne rentre pas. L'accès est privé. tous les deux ans, peutêtre, un élu: un nommé Tristan. Vous verriez ces files d'attentes! Combien de jeunes hommes la main au bouquet de fleur qui prétendent à tes yeux y soupirent. Combien de babouins, combien d'hérissons, combien de petits coeurs brisés. J'ai moi-même un coffre plein des morceaux d'amours perdus que l'on te porte. Mais tu sais V., tes yeux. Ces piscines. De source pure, ces bassins sont berçés par ce cratère là, que je vois rougir tout près. On l'appelle le coeur.

Parfois je m'enflamme. Je veux faire trop de poésie, je vois les vases de roses qui débordent. mots, mots, combien de fois avez vous étés la petite goutte. je m'en excuse. mais je demande clémence, votre honneur: voyez quels yeux ils faut voir pour me donner les circonstances atténuantes. Tout danse comme des petites ombres, soupire dans un mouvement, et fuit. Ce sont des phares pour les hommes égarés dans les cafétéria trop pleines et les hôpitaux de ciel noir. Que l'on me donne l'extincteur, que le me donne le panneau vert des sorties.

Virginie, tu n'existais pas, sauf peut-être dans les emballages des chupa-chups. Ne cherchons pas a comprendre, vois moi moi-même qui ne comprends rien. Je me parle a la troisième personne. Il est fou, il écrit, il ne fait pas gaffe. Sa main part toute seule a la recherche d'un sens qui n'a jamais existé. Pas de cohérence, pas de logique dans mes histoires. Virginie, sous le soleil du Sahara, tu allais entre les dunes portant la bannière de l'inconnu. Tu es de celles qui repoussent les limites du fini. Voilà des torrents qui fument et ne s'arrêteront pas de gronder. Ah, j'entends un orage qui s'approche: il me semble que c'est l'espoir.

***********************************
Voilà un paragraphe écrit un peu après, mais que je n'ai finalement pas décidé d'insérer:

Virginie, tu vivais dans un cerne, et longtemps je n’ai eu de toi que de précieux regards. Les vapeurs envolées s’annonçaient aux soupirs, quand me cœur battait, en temps, en demi-temps, en contre-temps, et je n’y voyais pas plus d’amour que dans les ride d’un soleil. Tes rayons me font froids, ta jupe est usée, tu ne ris plus que dans cette blondeur d’enfance, où rougissent les cressons, quand tu baigne ta tête arrondie aux ombres de sel. Te voilà enfouie et saine, tu es toi-même l'espoir et l'obscurité. Tu vois les marionnettes aux mains des roches et les reflets dans l’eau de pluie. Voilà que tu amène tes larmes, comme rosées de tes propre rengaines, au matin finissant. Tu te baignes aux jours, versés dans les cascades. Ta vie trop pleine me revient comme un limon infini.

Tu es comme ces nuages que le vent dissipe et qu'un rien ramène.
« Modifié: 03 Juin 2010 à 02:18:38 par Lester »

Hors ligne Ambriel

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 497
Re : Paul
« Réponse #6 le: 30 Mai 2010 à 19:07:23 »
J'ai un peu survolé parfois, car je n'aime pas les trop-pleins de phrases poétiques... (désolée) même si il y a quand même des trucs sympas !  Donc du coup j'aime mieux Paul.
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne Lester

  • Calligraphe
  • Messages: 105
Re : Paul
« Réponse #7 le: 30 Mai 2010 à 20:31:50 »
Ok. Merci pour tes lectures et commentaires :)

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 8 764
  • Prout
Re : Paul
« Réponse #8 le: 02 Juin 2010 à 23:37:24 »
J'ai trouvé ça sympa, malgré quelques bizarreries, je sais pas si c'est volontaire ou pas, mais surtout beaucoup de majuscules qui manquent après les points et du coup ça hérisse. Pis dans ce paragraphe:

Citer

Enfant, Virginie aimait aller près de la mare, pour y observer les grenouilles. Ais-je vraiment envie d'écrire un récit au passé? je crois que non. Alors, regarde Virginie se mouvoir dans les rues les samedis soirs ou les jeudis matin. Regarde sa grâce d'abeille quand elle va à la boulangerie. Plutôt gourmande, je la vis une fois manger deux pains au chocolat. Virginie, c'était un beau brun de fille, et elle avait les cheveux blonds comme les blés. Comme on dit. Ou blond. Enfin un blond. Blond comme une reine pâle, blond comme la nage des loutres, blonds comme l'amour au soleil, enfin je ne sais pas moi, un peu d'imagination, mais blond. Et donc Virginie, elle allait, euh pardon elle va, et va, vogue Virginie...!

Non seulement j'ai rien compris :D (mais ça c'est pas grave), mais le fait que des fois il y a un s, des fois pas, ça perturbe encore plus ^^'.

Citer
« Regardez moi cette rosée savoureuse. Nous, les branches d'arbres, en frémissons. Quand elle arrive tout devient un léger murmure. La nature dans son landau est bercée par le vent. Va, virginie, va, mettre un peu du bleu de tes yeux dans le cœur des hommes. Va semer les soupirs, tailler la chevelure du vent, prendre douche dans l’horizon, entre l’herbe grasse et le chant des cascades, où un rien ne renait,  entre un homme et le ciel moi-même. Va souffler les pluies, élever les sourires, violenter les regards. Tes yeux battent les airs comme des pales dans le vent.  Ce qui t’entoure est une ride, l’onde apparente d’un frisson. Et quand tu vient tout s’élève, s’annonce en signe entre les constellations. »

Ca j'aime bien, même si j'ai parfois l'impression qu'il manque des mots (ou qu'il y en a en trop: "un rien ne renaît"?)

Sinon j'ai un peu plus aimé que Paul, ça part encore plus en vrille, mais je trouve les deux agréables à lire en tout cas
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne Zacharielle

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 798
    • au bord du littéral
Re : Re : Paul
« Réponse #9 le: 03 Juin 2010 à 08:07:02 »
Virginie, c'était un beau brun de fille, et elle avait les cheveux blonds comme les blés, comme on dit.
je suppose que le "brun" est fait exprès mais bon, on peut aussi trouver un jeu de mots brin-blés et ce serait plus facile pour la compréhension immédiate  :mrgreen:

 [quote@ la où elle passe en vélo, sur ces petits chemins normands, se réveillent des mouvements inconnus.  [/quote]


Citer
Et quand tu viens tout s'élève, s'annonce au signes d'entre les constellations. »
tiens, déjà vu quelque part !

Citer
V., Vi, vivi, virgi-nie, tes yeux, tes yeux, tes zyeu. Taize-y'euh.
good !

J'aime bien les entrelacs entre Paul et Virginie (évidement :p), les références communes comme les pales et les abeilles. Le paragraphe que tu n'as pas inclus, je l'ai trouvé super en fait ^^ j'ai trouvé qu'il se rapprochait de Cécile. Tu fais toujours des textes avec des prénoms ? En tous cas j'avais trouvé Cécile plus enlevé dans le sens où on est + entraîné dans une espèce de mini tourbillon poétique, pas désagréable. Idem pour Paul, en un peu moins puissant mais pour Virginie j'ai étrangement trouvé ça plus fade. J'aime bien le non sens en général mais là je sais pas, il manque du peps inventif des autres textes, malgré les jeux de langue etc. Ah, l'arrivée de Tristan, c'est lol aussi. Je crois qu'il me manque des références pour tout saisir mais quand même, j'aime particulièrement ce que tu écris. C'est, comment dire, taillé dans le vif : )


(n'oublie pas de notifier tes nouveaux textes dans l'index, avec le lien vers tes nouvelles.)
« Modifié: 03 Juin 2010 à 08:09:29 par Zacharielle »

Hors ligne Lester

  • Calligraphe
  • Messages: 105
Re : Paul
« Réponse #10 le: 03 Juin 2010 à 09:09:26 »
En fait, ces deux textes ont étés écris coup sur coup il y a plus d'un mois. C'est en partant d'eux que j'ai fait évoluer mon style jusqu'à ce qu'on peut voir dans Cécile (écrit il y a quelques jours). Là, c'est plus sur l'humour, le décalage, le ridicule un peu parfois.

Pour les prénoms, je fait ça assez souvent (enfin pas tant que ça, parce que j'ai pas une expérience énorme, non plus), ça me permet d'aller où je veux, prendre un prénom qui me plait, et puis écrire sans trop savoir où ça va m'amener. En tout cas, heureux que ça te plaise, d'une manière ou d'une autre ^^

« Modifié: 03 Juin 2010 à 09:21:25 par Lester »

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 271
    • Page perso
Re : Paul
« Réponse #11 le: 06 Juin 2010 à 20:50:05 »
Citer
tard; la lassitude
Je suis loin d'être experte en ponctuation mais je crois qu'y une règle qui dit "quand y a deux éléments, c'est un espace avant et un espace après". Et idem pour ":" et "!" plus loin.

Citer
Tes yeux battent les airs comme des pales dans le vent.
Je trouve que ça fait bizarre de mettre la même image dans les deux textes.

Globalement j'ai bien aimé. J'ai particulièrement apprécié Paul, les images utilisées donnent vraiment une dimension au texte.

Par contre, pour Virginie j'ai pas accroché. Autant ça ne me dérange pas que l'action se dérobe sous la plume de l'auteur, autant ça m'a donné l'impression que les jeux sur les mots et les sonorités prenaient le pas, et sur toute action éventuelle, et sur l'intégrité même du texte.  ::)

Au plaisir de te relire, en tout cas. ^^
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.023 secondes avec 23 requêtes.