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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Les clés de Poivrot

Auteur Sujet: Les clés de Poivrot  (Lu 2988 fois)

Hors ligne Babataher

  • Troubadour
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Les clés de Poivrot
« le: 22 novembre 2013 à 08:20:20 »
Poivrot  était un homme vague. Une sorte de dégradé entre le mal et le bien, entre le laid et le beau. Une nature presque invisible. Faisant abnégation de sa personne, il consumait toute son énergie au travail. Mais, une fois la semaine terminée,  avec son ami Touret, un compagnon tout aussi flou, il consacrait la soirée du samedi à se délasser. La petite fête était, pour eux, une récréation méritée. L’inoffensive virée n’altérait en rien l’ordinaire s’il n’y avait pas cette histoire de clés. Manon, sa femme, en pâtissait, car Poivrot les perdait à chaque passage au bistrot. Il la réveillait, elle, les enfants et les voisins de l’immeuble, à une heure tardive de la nuit. Elle avait pourtant essayé à maintes reprises de le raisonner ; mais, peut-on convaincre un têtu aux habitudes sclérosées ?

Les saturnales revêtaient, pour les deux amis, un caractère sacré. Une cérémonie d’adieu pour enterrer une tranche de leur vie. L’occasion de mépriser le maigre revenu, les soucis et bien d’autres infériorités. Enfin, le seul moyen d’enrayer la tristesse de la vie.

Cela, Manon, ne pouvait pas le comprendre. 

Quel délice, après une semaine de soumission, de se rencontrer dans ce sanctuaire de jouissance. Devant leurs verres, les hommes se réconciliaient avec la spontanéité de l’enfance. Les voilà Perchés sur les hauts tabourets, pareils à de loquaces perroquets. Les langues se déliaient. Les chagrins se noyaient dans la fumée des cigarettes. La parole et la bière coulaient dans le même torrent. Le flot écumant emportait au loin le harcèlement de la malchance et les soupirs de l’injustice.

Ces moments d’évasion, Manon ne pouvait pas les comprendre.

Pourtant, Manon inquiète, au cœur de la nuit, lui ouvrait la porte. Poivrot, dans son égarement, dilapidait son argent et perdait aussi son trousseau de clés. Les lamentations de sa femme et ses remontrances consolidaient son entêtement, car de ce coté là, ses oreilles dressaient  une muraille infranchissable. C’était juste un incident minime que le lundi d’après, enterrerait vite dans le passé. Poivrot redevenait aussitôt normal et attentionné. Et la semaine, de nouveau, s’écoulait dans la trame de l’ennui.

Mais, le samedi encore revenait ; et cette fois ci, le persévérant fit preuve de bonne volonté. Il fut pour une fois attentif, il glissa les clés dans une poche à fermeture de son veston. Et, lorsque bourré, il rentra chez lui, comblé de tous les bienfaits de la soirée, la mauvaise surprise l’attendit. Les clés avaient de nouveau disparu.  Elles n’étaient ni dans les poches du veston ni dans celles du pantalon. Avec ses deux mains et ses dix doigts, Poivrot fouilla tous les endroits. Les clés n’étaient plus là. À contre cœur, il dut se rendre à l’évidence : Les clés étaient perdues, − il ne les avait pas égarées, car il n’avouerait jamais ses péchés même si  Belzebuth l’interrogeait. Et puis, à n’importe qui, cela pouvait arriver. Comme la dernière fois, il réveilla tout le monde. Son tapage nocturne, quoique insupportable devenait familier. Les voisins plaignaient sa femme. La pauvre les retrouverait plus tard dans la doublure de son veston.

  Au bout d’une semaine, la fatigue, en s’accumulant, précipitait de nouveau les deux amis vers l’exutoire. Cette incartade était, pour Poivrot, une des raisons de vivre, peut être même la seule. Mais, cette fois ci, prévoyant, il confia les clés à son ami et le pria de les lui rendre quand ils se quitteraient. Le voilà de nouveau agrippé au comptoir, radotant ses conceptions :

 « L’humanité, avant de faire son fameux pas sur la lune, en a déjà accompli un sur la terre, en fermentant l’orge pour en faire de la bière. »
« Le temps dans un bar, d’après mon expérience, s’écoule plus vite que dans un lieu de travail. »

Une fois la fête finie, il quitta son ami sans lui demander les clés. La sonnette, de connivence avec la limaille rouillée, refusa de résonner. Sans issue, le noctambule se mit alors à brutaliser la porte de l’immeuble. Tout le monde se réveilla. Le concierge, les voisins du premier, ceux du second et ainsi de suite, jusqu’à la fenêtre de Manon. Les volets des fenêtres s’écartèrent. Les têtes badaudes surgirent, des yeux bouffis clignèrent et des lèvres finaudes ricanèrent. Le concierge mit une éternité pour sortir de sa piaule. Tout le monde observait le spectre qui vacillait en bas. C’était encore lui, le dépravé.

Manon rageait devant tous ces voisins réveillés, l’un d’entre eux excédé appela la police. Elle fut là avant même que Poivrot ne s’immisçât chez lui. On emmena la loque passer la nuit au frais et n’en sortit que le lendemain à midi, bien conservée. Mais il prit la chose du bon coté et plus tard, avec son ami, il en riait.

Le samedi suivant, le démon de Poivrot se réveillait, mais l’histoire ne se répéterait plus. La pomme de discorde ne causerait plus de conflit entre lui et sa femme. Poivrot avait découvert l’astuce pour ne plus perdre son trousseau : un porte clé accroché à la ceinture. Emprisonnées, les clés ne pourraient plus s’enfuir. Maintenant la tête tranquille, il se consacra,  sans souci, à sa récréation. Il rentrerait chez lui dans la discrétion. Aucun voisin ne remarquerait son entrée. Personne ne se plaindrait. La fête pouvait alors commencer et durer autant qu’elle le voulait.

La soirée avait duré, cette nuit là, jusqu’à deux heures du matin. Durant tout le trajet de retour, tous les deux pas, Poivrot touchait le porte clés suspendu comme s’il s’agissait d’un pistolet. Sa présence le réconfortait. Sa lucidité ne souffrait que de la lie de neuf bocks de bière à pression, de trois pastis et une bouteille de vin. Une fois devant l’immeuble, il essaya d’ouvrir la porte. La première clé n’était pas la bonne, − évidement − il tenta avec l’autre clé, elle aussi, complice, refusait de s’introduire. Lassé par les multiples échecs, il s’assit enfin pour réfléchir. Parce que là, le problème devenait grave, il eut le sentiment de sombrer dans un naufrage : Il médita dans son esprit la technique « calme comme une grenouille » pour ne pas perdre sa bonne humeur et surtout, ne pas réveiller les voisins. Le froid le glaçait pourtant, il restait là ne sachant que faire.

Mais Manon, toujours prévenante, qui soupçonnait encore quelque désarroi de son mari, surveillait son retour depuis la fenêtre. Le voilà, le revenant qui, comme à son habitude, s’approchait en chancelant. Elle espérait que cette fois-ci, le tordu mari ne réveillerait pas tout le quartier. Une fois près de l’immeuble, elle le vît tâtonner ses flancs, sortir les clés. Elle soupira. Poivrot, tambourina la porte sans réussir à l’ouvrir. Après un long moment, il s’affala sur la marche du perron. Puis, il se releva de nouveau, s’inclina devant la porte dans une grave génuflexion.

Manon inquiète, qui pressentait que son mari perdait plutôt sa lucidité, ne comprenant pas pourquoi il s’arcboutait de la sorte, s’empressa de descendre pour le secourir.

−Tu as encore perdu la clé, petit ivrogne !

Poivrot, surpris de voir Manon lui ouvrir, la dévisagea du regard d’un noyé. Il réfléchissait à la réponse qui s’imposait, mais ne la trouva pas. Excédé par les commentaires de sa femme qui fouettaient ses oreilles comme de cinglantes lanières, il redressa sa tête tombante et  exhiba la clé, tel un phallus, devant son nez:

− La voilà ! Bonne femme, la clé, je ne l’ai pas perdue. Là, tu la vois !

Il chantonnait sa phrase avec la peine d’un poète qui articulait les syllabes et accentuait les césures pour vérifier le mètre de son vers.

−Et pourquoi tu ne rentres pas ?
−La serrure  n’a pas trouvé la clé !
« Modifié: 22 novembre 2013 à 12:10:48 par Babataher »
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

Hors ligne Pirouli

  • Calliopéen
  • Messages: 589
  • la vie est une pirouette
Re : Les clés de Poivrot
« Réponse #1 le: 22 novembre 2013 à 09:22:23 »
Salut Babataher ;). La lecture de ton texte est agréable, mais je suis déçue par sa chute. Je m'attendais à quelque chose de plus original...
" Les clés avaient de nouveau disparu.  Ils n’étaient ni dans les poches du veston..."
Elles
"... aux habitudes sclérosées."
Cette expression sonne bizarrement à mes oreilles, je ne sais pas pourquoi.
« calme comme une grenouille », je ne connais pas...
"− La voilà ! Bonne femme la clé, je ne l’ai pas perdue." J'aurai mis une virgule après "bonne femme", c'est plus évident en lecture à voix haute.
Belle écriture quand même.
Au plaisir. ;)


Il vaut mieux être ivre que con, ça dure moins longtemps.

Hors ligne Babataher

  • Troubadour
  • Messages: 389
Re : Les clés de Poivrot
« Réponse #2 le: 22 novembre 2013 à 12:22:06 »
Merci Pirouli,
Pour ta correction et ta lecture
"calme comme une grenouille" ça doit être une technique de yoga pour rester tranquille ou pour méditer! Mais à vrai dire je ne connais pas vraiment, c'était juste le contraste.
pour les virgules c'est vrai il faut gueuler mais lorsqu'on a une voix enrouée ce n'est pas facile.
Pour la chute c'est vrai ce n'est pas génial, car l'objectif premier était un essai d'écriture artiste. La forme prime sur le fond.
Merci pour le compliment 
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

Aahraz

  • Invité
Re : Les clés de Poivrot
« Réponse #3 le: 22 novembre 2013 à 14:57:45 »
C'était classe, j'ai trouvé ça bien amené ! L'amplification est un peu magique, on se prend vraiment à sourire en imaginant d'avance comment ce pauvre Poivrot va perdre la clé, malgré les précautions. De bonnes tournures aussi, qui rendent le déroulement amusant et agréable, notamment la première perte des clés (les deux mains, les doubles poches, on a vraiment l'impression de chercher avec lui), l'ironie. L'apothéose avec tout l'immeuble qui finit comme devant un film, les yeux grand ouverts, c'est excellent.

Et donc on est un peu tristounet devant une chute qui délaisse des éléments de la narration et qui, malheureusement, donne l'impression de rester sur sa faim, d'être passé à coté du "Ca, c'était un truc funky" pour du "Bien foutu mais c'est dommage" :'(

 ("avec l’autre clé, elle aussi, complice, refusait de s’introduire. " => là j'ai tiqué, il manque une liaison, genre "qui", ou "laquelle, complice, refusait".

Enfin, j'ai passé un bon moment, merci ;)

Hors ligne Mr. Tournesol

  • Calligraphe
  • Messages: 116
Re : Les clés de Poivrot
« Réponse #4 le: 22 novembre 2013 à 16:51:17 »
Un bon point pour le style. Vraiment appréciable. Ce n'est pas parfait, un ou deux signes de ponctuation se sont montrés gênants, mais bon point quand même. Seule la chute, je m'accorde avec Piroli, s'est avérée décevante.

Au revoir !

Hors ligne Pirouli

  • Calliopéen
  • Messages: 589
  • la vie est une pirouette
Re : Les clés de Poivrot
« Réponse #5 le: 22 novembre 2013 à 16:56:28 »
PIROLI !! :o
Les copains vont se foutre de moi maintenant, c'est malin! :relou:
Il vaut mieux être ivre que con, ça dure moins longtemps.

Hors ligne Ned Leztneik

  • Calame Supersonique
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  • Ressentir ou jouer ? C'est vous qui voyez !
    • La page de Ned
Re : Les clés de Poivrot
« Réponse #6 le: 22 novembre 2013 à 17:13:25 »
 pyro : ->:viviane: :viviane: :viviane: :viviane:

Je rejoins mes coforumistes pour la chute, mais avec un bémol : elle reste inattendue, ce qui est le principal. Et une mention particulière pour :

L’humanité, avant de faire son fameux pas sur la lune, en a déjà accompli un sur la terre, en fermentant l’orge pour en faire de la bière.

J'ai trouvé l'expression excellente.
« Modifié: 22 novembre 2013 à 17:15:43 par Ned Leztneik »
Il est dit parfois que toutes les guerres ne sont que des guerres de religion. Alors dites-moi le nom de ce Dieu qui les autorise à tuer l'amour. (apologue d'Alegranza)
----------
http://www.facebook.com/NedLeztneik

Hors ligne Babataher

  • Troubadour
  • Messages: 389
Re : Les clés de Poivrot
« Réponse #7 le: 22 novembre 2013 à 18:41:00 »
salut,
Merci pour vos retours positifs et encourageants.
Au plaisir.
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

Hors ligne koutoumi

  • Calliopéen
  • Messages: 439
Re : Les clés de Poivrot
« Réponse #8 le: 23 novembre 2013 à 01:35:21 »
le début de ton texte me donne une furieuse envie de boire !
les raisons qui font que poivrot boit tout les samedi sont si bien énoncées,
que l'on peut compatir et nous montrer solidaire en vidant une bonne douzaine de chopes !

Citer
de neuf bocks de bière à pression, de trois pastis et une bouteille de vin.

ça c'est du poivrot !  :mrgreen:

Comme toujours, c'est bien écrit et caustique à souhait ; en revanche pas satisfait de la chute, qui me laisse un peu sur ma faim,
je m'attendais à autre chose.
Choking On The Truth

Hors ligne Geekolas

  • Calligraphe
  • Messages: 128
Re : Les clés de Poivrot
« Réponse #9 le: 23 novembre 2013 à 15:24:59 »
Citer
Excédé par les commentaires de sa femme qui fouettaient ses oreilles comme de cinglantes lanières, il redressa sa tête tombante et  exhiba la clé, tel un phallus, devant son nez:
Euh... si tu veux  :/

C'est plutôt bien écrit  :)
Après, la chute laisse à désirer. Je m'attendais à un truc du genre : la clé ne rentre plus car Manon a fait changer la serrure pour s'installer avec l'ami de Poivrot... Bon, je divague un peu  :D

Ton texte me rappelle une nouvelle de Maupassant...

J'ai lu avec plaisir  :)

Hors ligne boumbaba

  • Scribe
  • Messages: 86
  • la nature et l'Homme sont sacrés
Re : Les clés de Poivrot
« Réponse #10 le: 24 novembre 2013 à 00:37:48 »
De la même façon que Aahraz, je trouve le texte ainsi que la forme tout simplement aussi inattendu que géniale. 
pensées pansantes et pensées à panser

Hors ligne nanettevitamines

  • Tabellion
  • Messages: 42
Re : Les clés de Poivrot
« Réponse #11 le: 24 novembre 2013 à 06:42:08 »
Je rejoins les autres commentaires concernant ton aisance. Pour la chute aussi mais l'exercice reste une réussite. J'étais gênée par une petite chose, le joli prénom Manon dénote un peu. Elle est bien cool cette femme.
Je lirai avec plaisir tes autres textes.

Will

  • Invité
Re : Les clés de Poivrot
« Réponse #12 le: 24 novembre 2013 à 23:05:50 »
J'aime beaucoup l'esprit du texte, que je trouve bien écrit ! Il y a une belle fluidité dans tes mots, et c'est assez agréable à lire, sans que l'on s'ennuie tout le long !

Pour la chute, je ne suis pas forcément d'accord avec mes collègues écrivains. On s'attend à une chute inattendue, quoi de mieux que de faire une chute plus neutre, nous surprenant alors dans un sens ? Belle initiative je trouve !

Hors ligne Erwan

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 066
Re : Les clés de Poivrot
« Réponse #13 le: 25 novembre 2013 à 16:08:20 »
Citer
Les voilà Perchés
-> pourquoi la majuscule ?

Citer
Pourtant, Manon inquiète, au cœur de la nuit,
-> problème de rythme, sans doute dû au placement des virgules.

Citer
C’était juste un incident minime que le lundi d’après, enterrerait vite dans le passé.
-> là aussi, la virgule est superflue, je trouve. Ou alors mets la après "minime".

Citer
Son tapage nocturne, quoique insupportable devenait familier.
-> Une virgule après "insupportable" rendrait la phrase plus claire.

Citer
sentiment de sombrer dans un naufrage :
-> Pourquoi les deux points ? Ou alors, si deux points il y a, la majuscule qui suit n'a pas de raison d'être.


Certains passages qui m'ont particulièrement plu (ce n'est pas exhaustif) :

Citer
Poivrot  était un homme vague. Une sorte de dégradé entre le mal et le bien, entre le laid et le beau. Une nature presque invisible.

Citer
La première clé n’était pas la bonne, − évidement − il tenta avec l’autre clé, elle aussi, complice, refusait de s’introduire. Lassé par les multiples échecs, il s’assit enfin pour réfléchir. Parce que là, le problème devenait grave, il eut le sentiment de sombrer dans un naufrage :

Sinon, plus globalement, c'est agréable à lire. Je trouve que le démon intérieur de ce fêtard est joliemment décrit. La chute n'est pas vraiment du genre "bouquet final", mais reste inattendue. Tu gagnerais, je trouve, à bien faire attention aux ponctuations et au rythme de tes phrases. Cependant, dans l'ensemble, l'écriture est élégante. Quand au personnage, je trouve ce multi-récidiviste attachant à sa manière. Dans ce personnage se mélange un côté ridicule et pitoyable avec un côté humain et vivant.

Voilà, comme piste d'amélioration, je trouve que le scénario est un peu délaissé sur le style d'écriture. Mais j'ai lu ta réponse à Pirouli, et effectivement, la forme prime sur le fond. Et du moment que c'était ton objectif, tout va bien ! ;)
« Modifié: 25 novembre 2013 à 16:11:24 par Erwan »

Hors ligne Babataher

  • Troubadour
  • Messages: 389
Re : Les clés de Poivrot
« Réponse #14 le: 25 novembre 2013 à 16:28:42 »
Salut,
 Merci Erwan pour ton éclairage et pour tes remarques à propos de la ponctuation. Il faut sans douter gueuler pour découvrir ces pauses maladroites.
Merci pour tous les commentaires positifs.
Au plaisir.
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

 


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