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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Purge

Auteur Sujet: Purge  (Lu 1146 fois)

Hors ligne Ollin

  • Troubadour
  • Messages: 377
Purge
« le: 20 Octobre 2013 à 23:56:11 »
V2 :

Purge

Les dunes et ce ciel bas confinaient le bandeau de sable face à l'océan, comme à l'orée de mondes invisibles, partagés par le souffle s'engouffrant le long de la côte, par la limite impalpable entre ces pins alignés et le désordre des vagues ; et sur cette plage, où l'informe se trace une silhouette pour disparaître à nouveau dans l'estomac du monstre, se trouvait une ombre ballottée par le vent, des rafales qui la tenaient en équilibre au prix de quelques courbes, de quelques écarts maladroits qui la faisaient danser en l'air.

Elle tanguait portée par la contingence jusqu'au bord de l'eau, puis trempa ses pieds, le regard posé sur ce semblant d'infini, la distance étirée devant elle qui lui soulevait le cœur ; l'horizon, se disait-elle, est hors de portée comme je suis à l'écart ; l'enfer, s'ajouta-t-elle, n'est que moi, que l'absence de l'autre et ma fierté qui s'est rompue, happée puis détruite par la solitude. Pleurant, tressautant face à l'immensité, les lèvres molles, des évocations arrachées à sa mémoire par l'intensité du vent, comme appâtées par une odeur familière.

Serrant les poings, plissant les yeux, la bouche ouverte déchirée en deux, empilant ses frustrations une à une, elle dessinait du bout des pieds, dans l'eau le fond de ses pensées ; absente, perdue dans la poussière, cherchait sous la surface opaque ce qu'elle n'avait su faire ; alors, dégoûtée par l'insignifiance de son reflet, entassant les regrets jusqu'à la nausée, la nuque froide, la peau moite, elle se rassemblait avant de se rompre, avant que tout n'éclate dans une explosion proportionnelle à son mutisme.

Alors son corps se crispa, son squelette se tordit, et un cri bestial s'envola. 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------
V1 :

Combien de gouttes, te demandes-tu la voix qui tremble, combien de gouttes ?

En équilibre entre le vent, serrant les poings, plissant les yeux, tes lèvres ouvertes déchirées en deux, tu sautilles la morve au nez, le regard résille noyé dans le passé, traînes dans le sable le bout de tes souliers, comme on y remue le fond de ses pensées.

Alors sur les sentiers du temps, réveillant la poussière, éclatant en l'air, un instant, un éclair, tu convulses en bavant, la nuque froide, la peau moite, tu secoues ton corps pour l'arracher à son sort.

Et du vacarme de la mélasse charnelle, du fracas de cette crasse pulsionnelle s'extrait un monstre avec fureur qui dévore sans faim rêves et lueurs.
« Modifié: 27 Octobre 2013 à 02:01:35 par Ollin »
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pehache

  • Invité
Re : Purge
« Réponse #1 le: 22 Octobre 2013 à 08:44:08 »
Toujours pas convaincu.
Pour les insultes, désolé de ne pas combler ton attente.


Combien de gouttes, te demandes-tu la voix qui tremble, combien de gouttes ?  (manque une "," après tu, là, on dirait le 'tu m'aimes-tu" de Desjardin.



En équilibre entre (!) quel est le but ? Susciter l'étonnement- mais pour quoi ?


 le vent, serrant les poings, plissant les yeux, tes lèvres ouvertes déchirées en deux, tu sautilles la morve au nez, le regard résille noyé dans le passé, traînes dans le sable le bout de tes souliers, comme on y remue le fond de ses pensées.
Plutôt sans "y", sinon le comme...
 


Alors sur les sentiers du temps, réveillant la poussière, éclatant en l'air, un instant, un éclair,     beaucoup de "han", ça doit être dur alors...
tu convulses [ quoi ? cod obligatoire]  en bavant, la nuque froide, la peau moite, tu secoues ton corps pour l'arracher à son sort.

Et du vacarme de la mélasse charnelle, du fracas de cette crasse pulsionnelle s'extrait un monstre avec fureur qui dévore sans faim rêves et lueurs.

Bcp de rimes internes sur la fin.
Franchement, je n'ai pas suivi l'idée, ou pas su la trouver. Je ne pige pas, et, n'étant pas non plus "enchanté", ben, je ne marche pas.
J'espère que mon commentaire te sera utile.
Bonne journée

Hors ligne Ollin

  • Troubadour
  • Messages: 377
Re : Purge
« Réponse #2 le: 22 Octobre 2013 à 21:09:06 »
Salut,

D'acc pour la virgule, même si je comprends pas la remarque, je vais chercher voir si je trouve de quoi comprendre.
Je suis pas très bon avec la ponctuation comme tu as pu le remarquer, je pense.  :mrgreen:

Le "en équilibre entre", je vois pas pourquoi il gêne en fait, on est soit en équilibre sur une chose, soit entre deux.
C'est le fait que le vent soit au singulier qui pose problème en fait ?  :mrgreen:
J'imaginais pouvoir prendre quelque chose comme le vent pour une manifestation plurielle, hétérogène (des souffles différents), et du coup utiliser le "entre" tout en gardant un singulier.
Ça passe mal, c'est ça que tu veux dire ?

Sur les répétitions des rimes internes par contre, je suis d'accord. C'est un réflexe car depuis jeune, j'écris en vers rimés, mais cherchant à faire de la prose, j'arrive pas toujours à m'en débarrasser. C'est mon goût qu'il faut que je refasse puisque je trouve ça même moche quand j'essaie sans...

Pour le comme on y remue, je veux bien l'explication. Je te fais confiance, mais manifestement, je connais pas la règle vu que je comprends pas ta remarque.  :mrgreen:
Pour convulser aussi à vrai dire, puisque j'ai trouvé en cherchant une utilisation de Céline pas loin de la mienne : "elle convulsait, hantée, par terre". Du coup, là j'hésite un peu plus. Mais comme je comprends pas complètement ta remarque, je sais pas si c'est de ça dont tu me parles. 

Pour le sens du texte : je pense que je fais pas assez d'efforts de ce côté, surtout que là, c'est vraiment une image que j'essaie de rendre. Enfin, un processus, celui du corps qui se met de lui-même dans un état critique et crache de toutes forces, de toutes les manières, ce qui est lourd et triste en lui.

J'ai cette image qui me hante d'un processus de purge physiologique. Je devrais peut-être me mettre au dessin pour l'exprimer.  :mrgreen:

Merci de ton passage, je vais le retravailler, il est trop court et assez mauvais comme tu l'as fait remarquer.
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Hors ligne Ollin

  • Troubadour
  • Messages: 377
Re : Purge
« Réponse #3 le: 25 Octobre 2013 à 00:38:27 »
Bon, j'ai retravaillé le texte. Il ressemble plus des masses à ce que c'était, mais c'était nécessaire je pense.
Après, mieux ou pas, j'en sais rien, je dirais que oui, mais sans vraiment pouvoir évaluer l'écart qui les sépare.  :mrgreen:

J'espère qu'il plaira un peu plus comme ça.  ^^
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Hors ligne Baptiste

  • Palimpseste Astral
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Re : Purge
« Réponse #4 le: 27 Octobre 2013 à 14:19:50 »
J'ai lu la V2, et j'aime bien. Je la trouve mieux mené que la V1.
 Comme souvent avec tes textes, j'ai un peu cette sensation d'être paumé, mais c'est pas désagréable

Pas grand chose à dire de plus, au plaisir

pehache

  • Invité
Re : Purge
« Réponse #5 le: 02 Novembre 2013 à 07:41:14 »
Je m'y perds toujours. Je trouve l'ensemble assez confus et bcp de passages aussi.
Envie de te dire: élague !

Les dunes et ce ciel bas confinaient [le tlf ne semble pas autoriser cette utilisation ni cette acception du verbe] le bandeau de sable face à l'océan, comme à l'orée de mondes invisibles (qui/quoi est « comme » ?), partagés(les dunes et le ciel ?) par le souffle s'engouffrant le long de la côte, par la limite impalpable entre ces pins alignés et le désordre des vagues(ben non, pas eux, alors ?) ; et sur cette plage, où l'informe se trace une silhouette pour disparaître à nouveau dans l'estomac du monstre, se trouvait(plat) une ombre ballottée par le vent, des rafales qui la tenaient en équilibre au prix de quelques courbes, de quelques écarts maladroits qui la faisaient danser en l'air. (Je trouve que ça manque de clarté et, à la fin, d’élégance.)


Elle tanguait portée par la contingence jusqu'au bord de l'eau, puis [comme les deux verbes sont à des temps différents, je remettrais le « elle »)  trempa ses pieds, le regard posé sur ce semblant d'infini, la distance étirée devant elle [qui est-ce utile, ce qui ?] lui soulevait le cœur ; l'horizon, se disait-elle, est hors de portée comme je suis à l'écart ; l'enfer, s'ajouta-t-elle (beuh, pas beau !), n'est que moi, que l'absence de l'autre et ma fierté qui s'est rompue, happée puis détruite par la solitude. Pleurant, tressautant face à l'immensité, les lèvres molles, des évocations arrachées à sa mémoire par l'intensité du vent, comme appâtées par une odeur familière.(Et le verbe ?)

Serrant les poings, plissant les yeux, la bouche ouverte déchirée en deux, empilant ses frustrations une à une, elle dessinait du bout des pieds, dans l'eau (,) le fond de ses pensées ; absente, perdue dans la poussière (je croyais que c’était l’eau…), cherchait sous la surface opaque ce qu'elle n'avait su faire ; alors, dégoûtée par l'insignifiance de son reflet, entassant les regrets jusqu'à la nausée, la nuque froide, la peau moite, elle se rassemblait (ou PS ?) avant de se rompre, avant que tout n'éclate dans une explosion proportionnelle à son mutisme.

Alors son corps se crispa, son squelette se tordit, (et) un cri bestial s'envola.

Hors ligne Vivi

  • Palimpseste Astral
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Re : Purge
« Réponse #6 le: 12 Juillet 2014 à 05:49:48 »
Là, j'ai absolument rien bité (v1 et v2) :'(

ça s'envole, un cri :\? ?

Tant pis... :-\
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

 


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