Et que le ciel éclate comme une musique enfantine et mature. Alphabet d'une langue morte et oubliée, d'une langue lointaine venue du bout des doigts des nuages : je me découperai en syllabes sous la pluie, en intonations, je reprendrai ma place gutturale et spasmodique sur la partition des partitions.
Je veux bien danser et me taire. Mais la nature, assise à la fenêtre, fait la moue... Sans elle, je suis un pantin, un joli pantin qui s'auto-meut.
Lumières de la nuit. Noirceurs du jour. Qu'enfin l'invisible nous apporte la trame, le croassement en vol, le thème musical... Et que le ciel éclate, que se resserre la pensée en même temps que tout ce qui rampe vers et au loin de la pensée. Au coeur centrifuge ou centripète mais lucifuge de l'Occident.
Le péril blanc
Moisissure
L'Europe dans un tube de verre
Micro-organismes sous contrôle
Continuons à croître
A imploser silencieusement
Europe de mes fesses
Où sont les poétesses
Les pythonisses
Le soleil n'est plus qu'un tatouage
Qu'un symbole amoindri
Autour d'un joli nombril
De vieille petite fille