Voici une poésie composée l'an dernier, en l'honneur d'une collègue de boulot. Gwendoline, belle, et subtile ! Il s'agit ici du premier volet de cette trilogie !
Gwen
Avance tes sabots sur mes terres affamées
Là, où la braise a laissé des ruines.
Démasque ton voile dans le ciel encombré
Des visages des morts agrégés d'épines.
Sagement ton obscurité se dissipe et là
Tu m'insurges, tu m'aimes et me détruit.
Quelques heures suffisent point besoin de constat
Imagine des nuages, mon ego nous suffit.
Arrête ton lugubre chemin, là-haut vers l'infini
Méandres douces, câlins absurdes et novices
Tous tes caprices m'éveillent par la grâce du pays
Détruisent mon verbe pour embellir tes vices.
Ta face enchantée tel un rite magique
Eclaire les séances des loges de mes adeptes.
Ce diamant surplombant ton nez illogique
Fait le phare de ceux qui leur route détectent.
Rouge cuivré, ma douce, ton teint m'a tué
Muse, belle, ennemie de mes offices.
Criarde à tes heures ta voix a mué
A l'appel de mon autre tu fais sacrifice.
Tes pudeurs s'envolent comme un pauvre encens
Nu d'odeurs enrichit de sublimes notes.
Ta carrière se dessine au service de mon sergent.
Ta retraite sera repos et bergamote.
Je vous dis au revoir douce maîtresse
Une fin simple et sans histoire.
Je vous dis à jamais fine enchanteresse
Mon cœur vous remercie au nom de sa gloire.