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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La mucoviscidose

Auteur Sujet: La mucoviscidose  (Lu 1122 fois)

ThomasL

  • Invité
La mucoviscidose
« le: 19 Mai 2013 à 18:01:35 »
JE PRÉVIENS, J'AI FAIT CE TEXTE SUR LA MUCOVISCIDOSE IL Y'A 2 ANS. J'AI JUSTE CORRIGÉ QUELQUES FAUTES DE CONJUGAISONS OU D'ORTHOGRAPHES (il doit en rester un peu je pense) MAIS JE N'AI RIEN TOUCHE A L'HISTOIRE

Extrait : qu’est-ce que la mucoviscidose ?

A l’origine de  la mucoviscidose se trouve un gène défectueux. C’est un des deux parents qui est  porteurs de ce gène. La mucoviscidose est une maladie génétique qui détruit progressivement les poumons (dans l’histoire) mais qui peut aussi détruire le foie ou encore le système digestif et les voies respiratoires. Lorsqu’elle touche les poumons ou les voies  respiratoires, le malade a du mal à respirer. La maladie se détecte dès la naissance. La mucoviscidose contraint les patients à une vie astreignante : médicaments, traitements à l’hôpital, aérosols et séance de kiné. La greffe pulmonaire est aujourd’hui l’ultime recours et le dernier espoir de prolonger la vie des malades.

Partie 1 : Mauvaise nouvelle

Cette après-midi est un jour comme les autres  chez la famille de Cédric, quinze ans. Son père, Jean, fait des courses et sa mère, Erica, est avec lui. Ils font tous ensemble. Par contre, le père de Cédric, lui, n’est pas au courant de sa maladie. Il n’était pas présent lorsque la mère de Cédric avait eu les résultats des tests et elle ne lui en avait pas parlé. Elle a  trop  mal pour lui annoncer une telle nouvelle. Et quand son mari lui demande pourquoi pleure-t-elle, elle répond que c’est l’émotion. Elle a toujours eu peur de lui dire, peur qu’il prenne mal le fait qu’elle ne lui dise que maintenant. Cédric et sa mère sont inséparables. Sa mère s’inquiète tous les jours se demandant s’il lui est arrivé malheur. Assis sur le canapé, ils parlent ensemble de tout et de rien.
Lorsque Cédric se lève une douleur atroce lui prend au poumon et il s’effondre. Sa mère, paniquée, appelle rapidement l’ambulance. Après avoir appelé l’ambulance elle appelle son mari, qui quitte immédiatement son travail de maçon et part vers l’hôpital. Cédric et sa mère arrive à l’hôpital un peu avant Jean. Les médecins installent Cédric dans une salle, et ses parents le suivent sans le quitter des yeux. Ils doivent tout de même restaient en dehors le temps que les médecins fassent des examens. Erica pense que c’est à cause de sa maladie et hésite à le dire à son mari.

-   Chéri il faut que je t’avoue quelque chose de très important.
-   Si tu veux bien on verra après les examens.
-   Il vaudra mieux que ce soit moi qui te dise ce qu’il a, plutôt que les médecins.
-   Quoi !?
-   Cédric est atteint … les larmes commencent à couler. Il est atteint de la … elle n’arrive pas à prononcer le nom de cette maladie.
-   Atteint de quoi !? commence à s’impatienter son mari.
-   De la mucoviscidose !!!
Son mari reste bouche bée et avant qu’il ne puisse répondre, un médecin arrive et leur dit :
-   Ce malaise est du à sa maladie qui comme vous le savez, depuis sa naissance est la mucoviscidose. Je suis vraiment désolé pour vous, votre enfant va devoir rester ici quelque temps.
Et le médecin part laissant une mère en pleure et un mari plus qu’énervé.
-   Magnifique ! hurle-t-il.

Partie 2 : dur combat

Voilà maintenant une heure que les examens de Cédric sont finis et que ses parents sont avec lui pour lui parler.  Mais ça fait aussi une heure que Jean et Erica ne se parlent plus. Cédric a bien remarqué qu’il se passait quelque chose et a une petite idée sur la question. Si son malaise vient de sa maladie alors forcément son père est maintenant au courant. Et donc sa mère a tout avoué et son père l’a mal, très mal pris apparemment. Au point où il ne parle plus à sa mère.
-   Je vais chercher à boire, tu veux quelque chose ? demande Érica d’un air assez triste.
-   Non. Je verrai tout à l’heure, dit le père, d’un ton bref et sec.

Et Erica part chercher à boire. Arrivé au distributeur Érica est en pleure.
Dans la chambre de Cédric, la discussion ne se fait pas, son père est trop énervé.
-   Tu devrais allez lui parler, conseille Cédric. C’est vrai qu’elle, on, aurait dû te le dire avant mais c’était difficile. Tu dois la comprendre.
-   Tu ne te rends pas compte de ce que c’est. Cacher une chose pareil à son mari, et pour toi à ton père !
-   Dis-toi que c’était pour éviter de te blesser.
-   J’aurais été surement moins blessé si vous me l’aviez dit avant.
Erica revient au même moment. Elle n’a rien entendu de la conversation mais elle est contente que son mari parle à son fils. Elle sourit en les voyant parler. Lorsque que son mari se retourne et la voit, il lui demande :
-   On peut parler ?
-   Bien sûr, répondit-elle.
Ils sortent de la chambre et Jean explique à Erica qu’il la pardonne et qu’il a réagi de la sorte sur le coup car il aurait préféré connaître la vérité dès le début. Les excuses faites, ils rejoignent leur fils dans sa chambre. Aujourd’hui, les parents se sont plus battus contre eux que pour leurs fils. Et ils s’en excusent auprès de Cédric. Ils lui jurent qu’ils resteront auprès de lui tout le temps, peu importe le combat, qu’il soit dur ou facile, long ou rapide. Jamais ils ne l’abandonneraient.

Partie 3 : affaiblit

Après s’être réconcilié, Jean et Erica, les parents de Cédric atteint de la mucoviscidose, sont plus proche que jamais pour pouvoir se battre contre cette maladie qui menace d’emporter leur seul et unique fils. Plus les jours passent, plus Cédric s’affaiblit. Lutter contre sa maladie devient difficile et ses parents en ont conscience. Il prend beaucoup de médicaments. Bien sûr il en prenait aussi avant d’aller à l’hôpital, mais en cachette pour ne pas être vu par son père. Souvent sa respiration ralentit et reprend normalement quelques secondes après. A chaque instant il a peur de mourir. Il se demande si les médecins trouveraient un moyen de le sauver. S’ils trouveraient un donneur. Il l’espérait fortement. Il ne voulait pas mourir maintenant, si jeune. Ses parents lui ont souvent dit : « tu as la vie devant toi ! » Mais sa maladie lui faisait perdre tout espoir, il ne peut et ne veut plus vivre au fur et à mesure que sa maladie s’aggrave. Il ne l’a jamais dit, mais il a quand même très peur de mourir. Il s’affaiblit énormément. De plus il ne mange pas beaucoup. Il le sait, il doit manger mais, surement à cause de sa maladie, il n’a jamais très faim. Ou alors, peut-être que c’est la peur. Ils lui disent souvent :
-   Ne t’inquiètes pas mon chéri, tu vas vite être guéri et on rentrera à la maison.

Mais même ces paroles, qui viennent de ses parents, ne le réconfortent pas. Rien n’y fait, et même lui n’a pas d’idée pour oublier un petit peu de temps cette maladie qui lui pourrit la vie et qui l’empêche d’être heureux. Il se pose une simple question : les médecins trouveront-ils un donneur compatible pour le sauver, ou non ? Et c’est cette question qui lui gâche le peu de vie qu’il a, à l’hôpital. Ses parents, qui sortent par moment pour discuter, ne savent pas quoi faire. Erica est en pleure à chaque fois qu’elle sort de la chambre et son mari la réconforte avec du mal. Ensuite ils parlent de Cédric et sa maladie, comment lui faire retrouver un peu de bonheur ? Et à cette question les deux parents ont répondu : un donneur. Seulement il est très difficile de trouver un donneur compatible qui veuille bien donner un de ses poumons. Et cette simple affirmation dite par les médecins à Erica lorsqu’elle perd patience, et crie sur tout le monde pour qu’il se dépêche de trouver un donneur pour son fils, la plonge dans une profonde tristesse. Tout ce que ses parents lui disent sur le fait qu’il s’en sortira, que les médecins trouveront vite un donneur, il n’y croit plus. Pour lui sa vie est tout simplement : finie. Il ne croit plus en rien, même plus à la vie. Sa maladie lui plombe le moral et les médecins font des têtes qui lui font encore plus peur qu’il ne l’est déjà. Il l’avoue : il avait peur de mourir mais il s’y attend. Il prend des trentaines de médicaments par jour, les médecins lui font plein de trucs et sa respiration ne va pas mieux du tout. En quoi peut-il encore croire ? Pour lui, plus rien. Il sait qu’il doit y croire mais il n’y arrive pas. Ses parents, eux, ont peur aussi, peur de perdre leur seul et unique fils, pour l’instant. Car Cédric ne le sait pas mais sa mère attend un bébé. Et c’est d’ailleurs le moment que choisit sa mère pour lui annoncer.

-   Cédric, tu vas avoir un petit frère ou une petite sœur, dit-elle en s’effondrant.
Elle sait qu’il ne le connaîtrait peut-être pas. Et Cédric pleure aussi et son père essaie de les réconforter tous les deux. Sa maladie l’affaiblit tellement, qu’il pleure même si d’habitude il se serait retenu. Il n’a plus assez de force pour se retenir. La maladie est trop forte pour lui et les médecins s’en excusent, car ils savent qu’ils auraient du mal à la vaincre et qu’ils n’y arriveraient peut-être pas.

Partie 4 : sur le chemin de la mort

Cédric a toujours un tout petit espoir de survie en lui. Ses parents eux ont un espoir inimaginable. Ils espèrent sans cesse que le bipper sonnera, un jour. Ils vont à tour de rôle chercher à boire ou à manger. Même si leur fils ne mange pas beaucoup, eux ont toujours faim. Chez Erica, des contractions se font ressentir par moment. Les repas de l’hôpital partent très souvent à la poubelle. Cédric aimerait faire pareil avec les médicaments. Mais il n’a pas le choix, s’il veut vivre un peu plus longtemps. La plupart de ses médicaments sont pour la respiration. Ensuite il en a pour ses douleurs aux poumons qui le prennent régulièrement. La mort est proche, il le sait mais il a très peur de celle-ci. Ses parents essaient d’engager la conversation mais dès qu’il essaie de parler il a mal ou alors il ne veut pas répondre pour on ne sait quelle raison.

-   Mon cœur, tu peux allez me chercher une bouteille d’eau s’il te plait ? demanda Erica à Jean.
-   Mais c’est à toi d’y aller.
Elle lui lance un regard qui le pousse à partir en vitesse chercher cette bouteille d’eau.
-   C’est à cause du bébé que tu ne veux plus nous parler ?
-   Non pas du tout, mais même quand je parle j’ai mal, et je veux éviter.
-   D’accord, repose toi, je vais rejoindre ton père, j’arrive.
-   A tout à l’heure, maman.
-   Je t’aime.
-   Moi aussi.
Elle part rejoindre Jean qu’elle croise dans les escaliers, et lui demande de la suivre. Il ne comprend pas pourquoi.
-   Tu m’emmènes ou ?
-   Nulle part, je veux juste que l’on parle.
Arrivés dehors ils s’arrêtent et Erica ne sait pas par où commencer :
-   J’ai parlé aux médecins il y’a environ une heure, et je n’ai pas trouvé le temps de te le dire. Elle commence à avoir les larmes aux yeux. Ils m’ont dit que… qu’il ne… ne lui restait plus beaucoup de temps. Après ces derniers mots, elle s’effondre sur son mari qui ne sait pas quoi dire, quoi faire.
-   Combien de temps environ ? demande-t-il.
-   Ils ne savent pas mais ils savent juste… qu’il ne finira surement pas la journée.
Erica pleure et Jean la réconforte, en retenant lui aussi quelques larmes. Erica doit accoucher dans un mois à peu près. Cédric ne verrait donc pas son petit frère où sa petite sœur. Erica et Jean n’ont pas voulu savoir si ce serait un garçon ou une fille. Lorsqu’ils remontent, ils voient plusieurs médecins dans la chambre de Cédric.
-   Qu’est-ce qu’il se passe ? demande Erica.
-   Je suis désolé madame, mais votre fils… est mort, lui répond un médecin.
Erica ne supportant pas le choc, s’évanouit.

Partie 5 : L’abandon d’une famille

Voilà maintenant deux mois que Cédric est mort, et un mois qu’Erica a eu un petit garçon qu’elle a appelé Cédric Junior. Erica ne cesse jamais de pleurer en regardant les photos de Cédric, et en repensant à sa mort, lorsqu’elle arrive avec son mari dans la chambre pleine de médecins. Dès qu’on lui parle de Cédric, elle pleure, ne pouvant se retenir. Pour se réconforter elle serre, Cédric Junior contre elle. Ça la console, mais elle pense encore et toujours à son fils, Cédric, 15 ans, mort il y’a deux mois. Tous les mois, elle se rend au cimetière, pour y déposer une fleur, et un objet que Cédric adorait. Aujourd’hui, pour ce deuxième mois, elle a pris un de ses doudous, qu’il adorait quand il était petit. Elle se prépare, se fait extrêmement belle, rouge à lèvres et toutes sortes de maquillages sans en abuser. Ensuite, elle prend sa voiture et en une demi-heure, elle arrive au cimetière où est enterré son fils. Elle arrive à la tombe de Cédric, et sans pouvoir se retenir elle se met à pleurer. Jean n’est pas là car il travaille, du coup, elle est partit avec Cédric Junior. Erica ne peut plus se retenir de pleurer. Elle enlève la fleur fanée qu’elle a posé le mois dernier, puis met celle qu’elle a acheté un peu plus tôt. Elle met aussi le doudou préféré de son fils. Elle reste un moment à regarder la tombe avec Cédric Junior, puis repart. En arrivant chez elle, lorsqu’elle ouvre la porte, elle avance, vit des bougies un peu partout et en arrivant dans la salle à manger elle voit un repas tout préparé, avec une table pour dix personnes. Son mari, et plusieurs membres de la famille, viennent la rejoindre.

-   Je sais que c’est dur, mais on a le droit de profiter un peu de la vie, pour lui, dit Jean.
Ensuite tous les membres de la famille lui expriment leur désolement. Toute la famille se met ensuite à table, Erica et Jean à côté de Cédric Junior, pour le faire manger aussi. Erica se dit, que pour son fils perdu, elle vivrait à fond, sans oublier de lui rendre visite tous les mois. Le repas de famille commence et tout le monde sourit, même Erica. Jean est content de voir que son idée aide Erica à faire revivre son sourire perdu il y’a deux mois. La soirée commence très bien et se finit aussi très bien. Erica a rigolé toute la soirée, et Jean s’est occupé de Cédric Junior, pour laisser à Erica le temps d’être avec la famille. La soirée finit, tout le monde parti, Erica est très heureuse de cette soirée et a bien l’intention d’en refaire. Elle part se coucher, avec son mari, le sourire aux lèvres.
« Modifié: 01 Juin 2013 à 16:34:30 par ThomasL »

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Re : La mucoviscidose
« Réponse #1 le: 19 Mai 2013 à 18:10:04 »
Désolée Thomas : la règle c'est 1 texte par jour et par section maximum ! Je verrouille ce fil jusqu'à demain.

N'oublie pas de référencer tout nouveau texte posté dans l'Index des titres, stp ! Merci !
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

 


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