c'est dur, j'ai fais quelques PETIT changement de ponctuation mais je sais pas si c'est très bon mais j'ai peur de trop changer... -
Psitt ! Ma belle ! La voie est libre. Papa et Maman dorment, tu peux venir.Je suis allongé sur mon lit dans ma chambre obscure, je l'attends avec impatience. J'ai déjà ôté mes vêtements, nous n'en aurons pas besoin... La boite est posée sur la table de chevet, j'ai fait le ménage dans la pièce et j'ai changé les draps.
Hum ! Ils sentent bon. Tout mon être l'attend, plein de vie et de chaleur. La lune, pointe le bout de ses rayons, éclairant la pièce d'une lueur irréelle. L'oeil de la déesse, attentif.
Je sens déjà sur mon torse le contact de sa main, et mon coeur qui s'emballe, et mon corps qui frissonne. Elle est là c'est certain.
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Te voilà ma chérie, enfin !Elle met du temps à arriver, me fait languir, joue avec moi.
Sa main à la peau froide remonte le long de mon ventre jusqu'à ma poitrine, ça me fait tout drôle. Mes lèvres frémissent, j'ai les mains moites, la respiration saccadée.
Je veux saisir sa main mais elle la retire.
L'air est froid contre mon corps chaud, presque glacial.
Elle frôle mon cou du bout de ses doigts, lentement.
Je n'en peu plus, plus vite!
Elle retrouve le chemin jusqu'à mon torse, avant de s'écarter à nouveau.
Ça me fait presque mal.
Je pense à papa et à maman... Ses doigts gelés se referme sur mon coeur... J'espère qu'ils ne m'en voudront pas, de toute façon... Hargh ! ça serre... Tout est écrit dans la lettre, j'y ai tout dit.
A quel point je les aimais. J'aurais voulu rester pour eux - j'ai essayé - je me disait que partir serait égoïste; mais je souffrais trop et qu'ils me forcent à rester l'aurais été tout autant.
J'ai tenté de les rassurer en leurs disant que j'étais mieux là où j'étais et que c'était tout ce qui devait compter pour eux. Je leurs ai dit qu'ils n'avaient pas à s'en vouloir, qu'ils avaient fait tout comme il faut et que si je partais c'était à cause de tout le reste.
Mon esprit vagabonde entre mes souvenirs, comme un rêve.
Un rire moqueur résonne dans ma tête, bientôt rejoint par un autre, et encore un autre. C'est insupportable. ARRETEZ !
Un reflet dans la glace de la salle de bain, mon visage, je détourne les yeux.
Sarah qui s'éloigne, ma main qui se referme sur le vide.
Dans un soubresaut, je renverse la boite de somnifère vide de ma table de nuit.
Mes yeux se ferment lentement.
Une larme coule au coin de ma paupière, dernière goutte d'une clepsydre humaine. Une clepsydre vide.