Alexandrins encore une fois, mais un sur deux est 6/6 et l'autre est 5/7.
J'ai écris ce poème de retour chez moi après avoir quitté une fille que j'aimais beaucoup (quitté, elle devait rentrer à Bratislava, et moi à Bruxelles). On s'est rencontré pendant nos vacances en Grèce cet été...Et on était très proche l'un de l'autre, enfin, on s'entendait très bien. Et c'eût été dur pour nous de se dire adieu.
Loup, je reconnais qu'il n'est pas si calme que ça

mais j'en posterai un, j'en posterai un...
Comme il est pesant, le silence de ma plume
Les mots n'en sortent plus car l'encre de mon sang
Séchée par l'émoi et noircie par l'amertume
S'est enfuie de mes veines, apeurée du présent
Ce terne présent, qui étouffe mes bonheurs
Qui ronge mes pensées, qui vide mon visage
Qui coupe l'envie, qui provoque mon aigreur
Celui-là qui soutient l'endroit de mon naufrage
Mon corps tout entier, je le sens, il s'affole
Comme il t'implore, toi l'artiste qui sommeille
D'écrire pour lui avant qu'il déjà ne s'étiole
D'être du cauchemar le doux bruit du réveil