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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Petit traité du désastre

Auteur Sujet: Petit traité du désastre  (Lu 1978 fois)

Hors ligne loana90

  • Calliopéen
  • Messages: 429
Petit traité du désastre
« le: 09 Décembre 2012 à 19:46:19 »
Voilà un extrait de mon roman (appelé jadis " le diable en eux" ). J'attends vos avis !

(version corrigée )

14 février 1978
20h21


   Une lueur virtuelle flamboie sur ses pupilles. Lorsqu’elle reprend ses esprits, elle devine les vapeurs du gaz récurer sa cervelle. La pièce dans laquelle elle se trouve porte des tons criards et sent l’éther. Sélene a un vague souvenir d’une salle d’attente chez son dentiste, elle s’imagine un très court instant se retrouver là-bas. Elle revient à elle et tourne délicatement la tête. Elle a mal. Quelque chose est agrippé à son visage. Elle se rend compte qu’elle porte un masque à oxygène.
        Puis tout lui revient comme une claque sournoise, tel des millions d’aiguillons. Le bébé. Vladimir. La vidéo. Le bébé.

   Au fur et à mesure qu’elle s’éveille, elle a de plus en plus de douleurs au bas ventre. Cinglante souffrance. Vide en elle. Elle ne ressent plus la chair de sa chair. Elle tente de lever les mains pour se masser le ventre, or elle se sent bloquée. Redressant le cou, elle se voit allongée sur une table d’opération.  Elle prend peur à la seconde où elle remarque qu’elle n’est plus maitresse de ses mouvements, pieds et poings ceinturés par de grosses sangles le long de la table. La longue robe blanche qu’elle porte depuis peu est rendue poisseuse par de la boue, ensanglantée par son placenta des genoux à sa poitrine. La terreur s’empare d’elle. Elle ne se rappelle pas comment elle a pu se retrouver ici. Elle secoue la tête pour faire tomber le masque à oxygène carnassier. En vain. Elle tente de crier, de se débattre. Effort remballé dans son étui d’origine.

   Au haut du néon qui lui éclate les yeux, une petite lumière rouge vient de s’allumer. Intimidant halo nébuleux. Ignorance qui ne lui témoigne aucune sympathie. Elle ne sait pas pourquoi mais une peur envahissante la prend. La pièce est grande et ressemble à une salle de cinema. Elle se voit sur l’estrade, et perçoit à sa gauche des sièges vides. Elle cligne légèrement les paupières vers la porte qui vient de s’ouvrir. Automatiquement elle pleure. Deux ombres blanches arrivent à son chevet et se penchent sur elle de chaque côtés. Une main gantée retire le masque à oxygène, ce qui immédiatement permet à la jeune femme de hurler.

  « Mon bébé ! Mon bébé ! » ne cesse-t-elle de répéter.

   L’une des ombres blanches reste stoïque, allant chercher dans un coin de la pièce une table à roulette grinçante avec, bien disposée par ordre de grandeur et d’importance, toute une panoplie d’instruments chirurgicaux. Sélene se tourne vers l’autre ombre. Cette dernière lui sourit, et ses rides très marquées prennent une forme rassurante. C’est une vieille femme aux cheveux d’un blanc éclatant et au rouge à lèvres discret qui pose une main tranquille sur ce visage terrassé.

  « Calme toi ma petite chérie, dit-elle d’une voix chevrotante, ça va bien se passer.
  -S’il vous plait… mon bébé…
  -Un bébé ? Quel bébé ? Tu as vu un bébé ici, Piotr ? »
   L’ homme de l’autre côté hausse les épaules en secouant la tête.
  « Tu vois ma belle ? Il n’y a pas de bébé ici.
  -Mais… Mais j’attendais une fille !  Où elle est ? Où est mon b… »

   La vieille femme se penche sur elle, caresse d’un doux mouvement la longue chevelure noire. Puis elle se met à chanter une berceuse, tout en prenant une tondeuse à cheveux qu’elle enclenche d’un coup sec. Sélene pousse un cri, cherche du réconfort de la part de Piotr. Les instruments que ce dernier manipule font un bruit étrange, à la limite de l’angoisse. La jeune femme ne voit pas ce qu’il cherche, et la vieille femme au-dessus de sa tête, ravie de la terreur qu’elle lui procure, le cache de moitié.

   La tondeuse glisse lentement sur les contour du crâne de Sélene, détruisant le peu de féminité que cette dernière avait encore. Elle se voit prostituée, collaboratrice avec l’ennemi, femme faible  punie sur la place publique comme ces milliers d’anonymes lors de l’Occupation. Le bruit est effrayant, mais grise la vieille femme qui chante d’une voix irritante. Des touffes de cheveux tombent en masse sur le sol brillant. Piotr se rapproche, regarde attentivement les mains tremblantes de la vieille femme.

  « Tu veux de l’aide, grand-mère ?
  -Laisse donc mon chéri. Je sais ce que j’ai à faire. Donne moi juste ce que je te demande. Passe moi le truc, là. Le… Oh comment ça s’appelle déjà ?
  -Le scalpel.
  -Oui voilà, c’est ça. Et du coton aussi, parce que ça va beaucoup saigner. »

   Sélene pousse un hurlement angoissé. De ses yeux suppliants elle pleure. Une vieille femme ne peut pas être si cruelle. Elle comprend l’espace d’une seconde que cette vieille dame, cette grand mère éblouissante, n’est pas un doux antidote qui soigne les blessures de son prochain. Certes elle est une femme comme une autre, mais elle se limite pas à faire des biscuits à la cannelle et des bouquets de fleurs en papier sur les marchés de noël. Qui pourrait croire que cette femme ressemble à toutes ces grand mères au visage d’ange à qui on confie ses enfants, à qui on donne le bon dieu sans aucune confession ? Qui oserait penser que cette femme là a autant de crimes sur les mains que d’années au compteur ? Et que dire de Piotr, cet homme colossal, naïf, réservé dans ses mots, talentueux dans ses gestes, qui a un regard sur rien et de la force physique à revendre, qui cède à tous ses caprices ?  Il l’aime, elle se sert de lui, mais leur complémentarité est exemplaire.

   Leurs gestes  sont d’une sévérité or d’un professionalisme hors pair. Quand elle lui fait signe d’approcher,  il arrive sans parler et de ses mains immenses il bloque d’un côté à l’autre le visage de Sélene qui braille.

   Cette dernière ne lit rien dans ces yeux noisettes qui puissent la rassurer.
« Je vais faire une toute petite incision, là, juste derrière l’oreille. Tu ne sentiras presque rien ma poulette. »

   Elle sent la lame froide râper le dessus de son crâne, puis une douleur lancinante envahit son front, sa tempe droite, le haut de sa nuque. Toute sa tête, tout son corps hurle. Abîme délirante. Ciel blanc, noirceur. Elle n’est plus là, elle est ailleurs. Au-delà du tourment, ses yeux semblent percevoir un plaid rose couvert de sang dans des bras inconnus appuyés contre le coin de la porte. Un cordon ombilical pendant sur une blouse. Une demie seconde revenant à elle, instinct primitif, maternel. Elle pense immediatement à son nouveau né. Comment était-il passé du ventre protecteur à ces mains animales ? Etait-il vivant ? Elle râle dans une souffrance piquante. Elle ne l’entend pas. Elle le voit juste là, emmitouflé dans ce plaid rose entre ces bras inconnus.

   La porte s’ouvre.

   Une foule de personnes bruyante arrive et s’installe peu à peu sur les sièges rouges de la salle obscure. La vieille femme stoppe son élan, remet ses petites lunettes en place sur le bout de son nez et sourit.

« Regarde ! Du monde pour voir le spectacle, ma belle ! »

   Les yeux sous les projecteurs, Sélene est aveuglée par son sang et la masse informe qui grouille. Elle ne comprend pas. Elle veut son bébé. Elle espère, dans une demi seconde folle, voir Vladimir venir la chercher, la défendre, la réveiller. Il n’en sera rien.

       Une fois installée, la foule voit les projecteurs éclairer le bord de l’estrade. Les applaudissements donnent du baume au cœur à la vieille femme qui, enchantée par tant de lumière sur elle, s’avance et salue par une longue courbette son auditoire.

« Modifié: 12 Décembre 2012 à 14:37:04 par loana90 »

Hors ligne Penruet

  • Calliopéen
  • Messages: 514
Re : Petit traité du désastre
« Réponse #1 le: 09 Décembre 2012 à 20:17:07 »
Bien le bonsoir !

Citer
La longue robe blanche qu’elle porte depuis peu est poisseuse par de la boue,
...depuis peu est rendue poisseuse par...

Citer
Les applaudissements donne
Donnent.

Au niveau de l'écriture, c'est vraiment pas mal, il y a quand même des imperfections, des moment où ça ne se laisse plus trop lire, mais passons...
Le fond est franchement angoissant, je trouve l'effet très réussi. Vraiment flippant le vieux couple, et les sensations de la femme sont très bien retranscrites.
Un peu dérangeant, mais réussi.

Au plaisir :)
Chuis censé signer là ? Mais j'ai même pas eu le temps de lire le contrat !

Jon Ho

  • Invité
Re : Petit traité du désastre
« Réponse #2 le: 09 Décembre 2012 à 20:36:23 »
Je dirais plutôt très dérangeant donc réussi ;)

Hors ligne May-lys

  • Troubadour
  • Messages: 296
  • "Ma vie est un conte de faits" A lire
Re : Petit traité du désastre
« Réponse #3 le: 09 Décembre 2012 à 21:13:39 »
 c'est difficile de faire ressentir une ambiance mais tu y arrives vraiment bien

Je te donne mon humble avis pour t'aider, juste quelques petites remarques
"ne cesse t’elle de vociférer"
C'est mieux ainsi "ne cesse-t-elle de vociférer". J'aurai cherché un  synomyme à vociférer

"le masque à oxygène carnassier"
je ne trouve pas cette association trés bonne

"Effort clos"
idem

"regarde attentivement les osseuses mains chevrotante"
Manque 1 S à chevrotante mais surtout je n'accroche pas à ce genre d'association pour la description

"salue par une longue courbette son auditoire."
L'ambiance est glauque et pesante, le mot"courbette" amène plutôt à sourire
J'espère lire d'autres textes de ton imaginaire débordant.

« Modifié: 09 Décembre 2012 à 21:16:36 par May-lys »

Hors ligne LeBossu

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 311
Re : Petit traité du désastre
« Réponse #4 le: 10 Décembre 2012 à 00:11:12 »
Citer
elle s’imagine un très court instant se retrouver la bas.
là-bas

Citer
Elle revient vite à elle et tourne délicatement la tête.
Sais pas si le vite est nécessaire, je trouve le fait de revenir à elle suffisamment en contraste avec les vapes dans lesquelles elle était avant

Citer
Elle se rend compte rapidement qu’elle porte un masque à oxygène.
Pareil pour le rapidement. En plus, si tu gardes le vite précédemment cité, je trouve ça redondant.

Citer
Puis tout lui revient comme une sournoise claque
claque sournoise?

Citer
elle a de plus en plus de douleur au bas ventre.
J'aurais mis douleurs

Citer
pieds et poings ceinturée par de grosses sangles
ceinturés

Citer
La longue robe blanche qu’elle porte depuis peu est poisseuse par de la boue
poisseuse de boue, ou rendue poisseuse par de la boue

Citer
Elle secoue la tête pour faire tomber le masque à oxygène carnassier.
Carnassier? Ah ouais, carrément :mrgreen:

Citer
La pièce est grande, et ressemble à une salle de cinema.
Sais pas si la virgule est nécessaire

Citer
les sièges rouges vides tout en hauteur sur sa gauche.
Hmmm… Ça me semble un peu lourd

Citer
Elle oscille légèrement les yeux vers la porte
Osciller les yeux, ça ne me plaît pas  :(

Citer
au cheveux d’un blanc éclatant
aux cheveux

Citer
Calme toi ma petite chérie, dit-elle d’une voix chevrotante, ça va bien se passer.
Me calmer? Ça va bien se passer alors que tu m'parles d'une voix chevrotante? Nan, je flippe ma race, oui!
Bref, j'aime bien le décalage entre ce qui est dit et la façon de le dire

Citer
caresse d’un doux mouvement la longue chevelure noire. Puis elle se met à chanter une berceuse, tout en prenant une tondeuse à cheveux qu’elle enclenche d’un coup sec.
P***** les sadiques

Citer
cherche du réconfort de la part de Piotr.
Euh, là à mon avis tu rêves ma belle

Citer
obstrue sa vision affaiblie.
obstrue? mêêêêbof

Citer
La tondeuse glisse lentement sur les contour du crâne de Sélene, détruisant le peu de féminité que cette dernière avait encore.
bah ouais, ça c'est vraiment triste, il y a des images de femmes après la Libération, de cheveux tombés quand on est malade du cancer, y'a des trucs à faire.

Citer
la vieille femme qui chante d’une voix irritable.
irritante? Mais surtout, le fait que la bonne femme chante en rasant les cheveux d'une autre, y'a déjà quelque chose de malsain. Peut-être plus pousser sur le chant, le fait de chanter que sur l'adjectif?

Citer
les osseuses mains chevrotante et sèches de la grand mère.
Ça ne va pas. Osseuses/sèches -> mains, ok. Chevrotante->voix, y'a un blème. Et l'inversion osseuses mains ne fonctionne pas.

Citer
Passe moi le truc, là. Le… Oh comment ça s’appelle déjà ?
Mais lol… C'est marrant, par contre je trouve ça vraiment trop décalé par rapport au ton.

Citer
  -Oui voilà, c’est ça. Et du coton aussi, parce que ça va beaucoup saigner. »
Là, je suis mort de rire! Trop drôle, ça peut marcher, y'a moyen, faut que ça reste dans le texte.

Citer
Une vieille femme ne pouvait pas être si cruelle.
Et bien si, elle en est la preuve (encore?) vivante. Par contre, je dirais problème de concordance des temps.

Citer
Elle pense à sa grand mère, douce, câline, qui faisait de bons biscuits à la cannelle et des bouquets de fleurs printanières dont le parfum collait à la peau.
Je pense voir ce que tu as voulu faire, le contraste entre les deux mémés et tout et tout, pour moi, ça ne marche pas en l'état, trop sentimental, peut-être trouver un autre moyen de rappeler/évoquer le souvenir, ou évoquer un autre souvenir de sa propre grand-mère. Peut-être une vision plus fragmentée par la douleur…

Citer
Je vais faire une toute petite incision, là, juste derrière l’oreille.
Une vraie sadique je disais

Citer
ma poulette
mais une sadique qui parle un peu comme Marcel, tu sais, le camionneur du 5ème?

Citer
Elle sent la lame froide frotter le dessus de son crâne
frotter? Pour une lame, bof, inciser, trancher, glisser, caresser, râper, à la limite

Citer
Or elle est déjà ailleurs, voit son bébé dans des bras inconnus appuyés contre le coin de la porte
Or: un peu bizarre, non?

Citer
ventre maternelle
maternel

Citer
ces mains insignifiantes
insignifiantes, insignifiantes, elles viennent quand même de bien lui mettre la misère

Citer
La vieille femme stoppe son élan
Quel élan? Son élan sadique alors

Citer
les projecteurs viser le bord de l’estrade
Viser… Euh

Citer
Les applaudissements donne du baume au cœur
donnent

Citer
prenant des couleurs
Je vois, elle rosit de plaisir? Je trouve prendre des couleurs un peu bizarre, ça m'évoque plus le ski personnellement

***
Bah, je pense qu'il y a beaucoup, beaucoup de choses à retravailler. Pourtant le fond est pas mal: la situation du lecteur voyeur comme la foule de sadiques, le couple infernal (voir ce que tu vas faire sur le contraste Igor la grosse brute qui parle pas/petite mamie vraiment folle, ça dépendra du ton général que tu veux donner. Plus comique, effet Laurel et Hardy, très contrasté; plus effrayant, peut-être gommer un peu plus la différence et bosser la complémentarité?)
La qualité de ton atmosphère effrayante, je l'ai plutôt ressentie sur de toutes petites choses, comme le moment où la mamie chantonne, plus que sur "mon bébé, mon bébé, on m'a enlevé mon bébé". Pour que l'enlèvement/meurtre/massacre du bébé me fasse de l'effet, il va falloir que ça soit plus viscéral que ça.

Après, pour la forme, je trouve que tu as des gros problèmes de précision dans tes choix d'adjectifs/verbes qui desservent tes effets, et c'est bien dommage.
Pour résumer plein d'impressions que j'ai, je pense que pour le moment ton texte n'est pas assez concentré sur un ton ou quelques tons ou atmosphère bien définis, et que du coup, au gré des phrases, on se retrouve à partir dans plein de directions différentes, un coup c'est vers un essai poétique, un coup c'est comique, un coup c'est effrayant, etc… Ça part un peu dans tous les sens sans que ça contribue à l'effet général, et on (je) me suis perdu. Alors que je continue à penser que la force de ton texte est dans l'atmosphère sadique, effrayante, malsaine.

Bref final, du potentiel, y'a vraiment plein de possibilités qui s'ouvrent et qui n'attendent que d'être explorées.

Et re-bref, désolé d'avoir été aussi dur avec toi  loana, rien à voir avec le défi que tu m'a lancé :p, mais je pense sincèrement que tu as un truc à faire, mais qu'en l'état, il y a pas mal de boulot à reprendre.

++ ;)
« Modifié: 10 Décembre 2012 à 00:20:22 par LeBossu »
Et alors ?

Hors ligne loana90

  • Calliopéen
  • Messages: 429
Re : Petit traité du désastre
« Réponse #5 le: 10 Décembre 2012 à 09:09:17 »
Merci pour tous vos bons conseils et vos commentaires. Alors oui, il y a quelques imperfections et du boulot sur ce texte/chapitre, je voulais juste voir si le côté malsain, glauque ressortait bien, et que ca dérange les esprits, car c'est la base de mon bouquin. Je pars sur un sujet délicat alors je prend en compte tous les conseils. Je vois également les choses qui ne sont pas trop cohérentes quand on me les signale, donc merci LeBossu d'avoir pris le temps de citer des passages trop légers ou pas clairs. Ca va bien m'aider.  ;D

Hors ligne Angelis

  • Tabellion
  • Messages: 52
  • Ermite
Re : Petit traité du désastre
« Réponse #6 le: 10 Décembre 2012 à 18:05:15 »
Citer
L’imperfection de la lueur virtuelle flamboie sur ses pupilles.
Quelle genre d'imperfection peut bien avoir une lueur?

Citer
Son calme s’est évaporé d’un coup, lorsqu’elle reprend ses esprits
Cette phrase sonne faux, y a un problème de temps je crois.

Citer
Les instruments que ce dernier manipule font un bruit étrange, à la limite de l’angoisse.
C'est le bruit qui est à la limite de l'angoisse?

Citer
Les intentions de son bourreau étaient déjà fondées.

"fondée" ne va pas.

Citer
   Elle est déjà ailleurs, voit son bébé dans des bras inconnus appuyés contre le coin de la porte.

Un peu confus.

Il y a des problèmes de temps disséminés dans ton texte et comme l'a mentioné LeBossu, tu emploies des adjectifs/verbes qui ne collent pas, ça dérange la lecture. Il a d'ailleurs bien résumé ce qu'il y a à retravailler. Sinon pour l'ambiance c'est assez réussi, environnement plus qu'hostile, scènes angoissantes, on se demande vraiment où elle est tombée la pauvre femme...

Hors ligne loana90

  • Calliopéen
  • Messages: 429
Re : Petit traité du désastre
« Réponse #7 le: 10 Décembre 2012 à 19:09:46 »
merci à toi Angelis !  oui je retravaille mon texte en ce moment même !  ;D
Ouh lala si tu savais où elle est tombée........ Des fois je me fait peur moi même en écrivant je suis complètement tordue hihihi

Hors ligne LeBossu

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 311
Re : Petit traité du désastre
« Réponse #8 le: 11 Décembre 2012 à 00:22:04 »
C'est le plus important, have fun  :)
Et alors ?

Hors ligne MaryAmerica

  • Scribe
  • Messages: 72
Re : Petit traité du désastre
« Réponse #9 le: 11 Décembre 2012 à 09:54:19 »
Terrifiant!!

J'ai eu une pensée pour le livre/film les "Hunger Games" dès ton 1e texte, serais-tu partie pour une histoire où il faut "jouer" certes à un jeu pervers, pour survivre?

J'attends la suite avec impatience!

Mary.
Romans 12:9

  Love must be sincere. Hate what is evil; cling to what is good.

Hors ligne loana90

  • Calliopéen
  • Messages: 429
Re : Petit traité du désastre
« Réponse #10 le: 11 Décembre 2012 à 11:19:15 »
J'ai écris un bouquin comme ça il y a quelque temps, mais non, là c'est bien pire, à ces "jeux" là on n'y survit pas. Et c'est bien plus pervers qu'un jeu en fait. J'attaque fort dès les premières pages, mais c'est rien comparé à la suite. Ravie que ça t'aies plu.

Hors ligne Kerena

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 675
  • Schrödinger cat
    • Dans les nuages
Re : Petit traité du désastre
« Réponse #11 le: 12 Décembre 2012 à 11:27:38 »
Alors, je vais être franche : je n'ai pas lu tes autres textes (chose que j'essaye de rattraper aujourd'hui d'ailleurs), et je ne sais pas s'ils sont tous liés les uns aux autres, mais du coup... J'ai pas tout compris :mrgreen:

Le cadre est super, l'atmosphère angoissante, la terreur de la jeune femme très bien rendue (je me suis d'ailleurs crue dans Kill Bill, quand elle se réveille à l'hosto). Mais... Comment elle est arrivée là ? Qu'est-ce qu'ils lui veulent, les vieux ?

Sinon, ton style est bon, tu as le chic pour faire monter la pression et l'angoisse.

Au plaisir =)

Kerena, en direct de son 6e com'
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Hors ligne loana90

  • Calliopéen
  • Messages: 429
Re : Petit traité du désastre
« Réponse #12 le: 12 Décembre 2012 à 13:08:48 »
merci à toi Kerena !  :oxo:

Le début de ce texte se trouve dans (titre provisoire le diable en eux) qui se trouve dans texte court, tu arriveras à mieux comprendre les choses ainsi. J'ai voulu avoir quelques avis sur le début de ce nouveau roman, car les premières pages sont toujours très importantes.
Et oui, quand j'ai vu Kill Bill, (je l'ai vu il y a 10 jours je sais pas pourquoi j'ai autant attendu pour voir ce film, moi qui suis fan de Tarantino) ca m'a fait un choc aussi, ca retranscrivait bien la scène que je me suis faite quand j'ai commencé à écrire ce bouquin.

Étincelle

  • Invité
Re : Petit traité du désastre
« Réponse #13 le: 12 Décembre 2012 à 14:49:21 »
J'aime bien, j'imagine que ton texte a fait son effet puisque j'ai grimacé au moment du scalpel. Et automatiquement je me suis mis dans la peau de ton personnage dans les griffes de la vieille femme. Tu nous as mis dans l'ambiance sans user d'infos inutiles concernant le pourquoi elle se trouvait dans cette situation mais ton texte n'était pas flou pour autant:) Du coup voila, j'adhère!

Hors ligne loana90

  • Calliopéen
  • Messages: 429
Re : Petit traité du désastre
« Réponse #14 le: 12 Décembre 2012 à 21:11:29 »
Merci à toi Etincelle, c'était le but recherché ! Ravie que ça t'aies plu !

 


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