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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [Défi] Réveil...

Auteur Sujet: [Défi] Réveil...  (Lu 1324 fois)

Hors ligne Penruet

  • Calliopéen
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[Défi] Réveil...
« le: 20 Novembre 2012 à 21:32:08 »
Allez, j'ai été inspiré, par un double défi de loana90:

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Je défie quiconque me racontera l'histoire d'un homme qui se réveille dans une chambre d'hopital psychatrique, une camisole de force sur lui, dans une chambre moeltonée et vide. Sans aucune sortie.
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Veux-tu le même sujet ? Sinon, je te défie de raconter qu'un matin, tu te reveille et oh surprise ! Tu es devenu une très vieille femme riche.
Alors j'ai fait un mix, et voilà ce que ça donne...



La douleur me réveille, un marteau frappant contre mon crâne en rythme, des coups sourds, un mal lancinant, qui me perce les tympans.
Je ne sais pas où je suis, pas encore. Mais ce que je vois ne me rassure guère. Une salle vide, comme, deux mètres sur deux au sol, deux mètres au plafond, une petit cellule capitonnée, molletonnée d’épais coussins accrochés aux murs, un mur en lui-même de blocs de mousse qui forment un quadrillage. La lumière provient d’un petit spot coincé dans un coin supérieur de la pièce, puissant mais pas éblouissant.
Le vertige me prend. Que fais-je ici ? Pourquoi m’y a-t-on amené ? Qui ? Comment ? Je ne me souviens de rien ! Et, pire : pourquoi n’y a-t-il aucune porte à cette cellule, pourquoi aucune sortie ne se dessine dans ces murs blancs. Je parcours du regard la moindre surface qui m’entoure : pas de porte, pas de hublot, pas de trappe, rien que les murs capitonnés, rien que les coussins moelleux et blancs !
Je me lève brusquement, pose un pied à cheval entre deux coussins. Ma cheville se tord légèrement et je suis le mouvement avant d’avoir compris quoi que ce soit. Dans un tardif reflexe, je tends mes bras en avant. Du moins, j’essaye : ils sont attachés ! Je m’écrase au sol sans trop de mal, les coussins font leur œuvre. Je rebondis un peu, et m’assieds, étourdi.
Une camisole. J’ai une camisole de force sur les corps, coinçant mes bras autour de mon torse, de larges lanières de cuir enserrant le tout, immobilisant tout le haut de mon corps. Une camisole, toute aussi blanche que la pièce et que mon léger pantalon. Pourquoi une camisole ? Qui a fait ça ? Qu’ai-je fait pour qui cela m’arrive ? A qui ? Quand ?

« Allons, tu le sais très bien, arrêtes de te voiler la face ! »

Hein ? Qui a dit ça ? Qui m’a parlé ? Une voix aigue, éraillée, cauchemardesque a retenti dans la cellule où je suis enfermé, venant de nulle part, de partout, de je ne sais où.

«  _ Qui êtes vous ? Que me voulez vous ? Pourquoi suis-je là ?
_ Qui je suis ? Oh, que c’est vexant… Moi qui pensais être inoubliable… 
_ Mais qu’est ce que vous racontez ? Et répondez-moi !
_ Ah la la… Je ne pensais pas que nous aurions à recommencer tout ce cirque ! Mais je m’amuse quelque peu je dois dire… Alors je vais te laisser réfléchir… Cela va bien finir par revenir…
_ Quoi, qu’est-ce qui doit revenir ? Répondez ! »

Pas de réponse. L’écho de mes paroles. Puis le silence. L’écho… Il ne devrait pas y avoir d’écho là dedans, avec tous ces coussins ! Etrange… Mais pas plus que tout le reste en définitive. Il y a tellement de questions dans ma tête, tellement d’interrogations qui tournent en boucle dans ma tête, telles des oiseaux de proie au dessus d’une charogne. Qui est cette personne ? Quelle est cette voix ?  Ses élans me rappellent quelque chose, mais quoi ? Ou qui ? Je n’en peux plus, la folie me prends, je cours contre les murs, essaye de m’assommer, mais les coussins me renvoient les uns sur les autres comme autant d’adversaires d’un match de boxe, sans noms ni visages. Je m’arrête, essoufflé, épuisé, à peine calmé, une peur sans nom, une rage sans distinction me brûlant encore les entrailles, envahissant mon cerveau noyé de ces émotions, comme disjoncté par ces sentiments, incapable de réfléchir, de me raisonner, seules les limites de mon corps me freinent.

« _ Je vois que j’ai bien fait de capitonner ici… La dernière fois, tu t’es méchamment abimé la tête en faisant ça… Mais j’ai su m’adapter, et j’ai eu du temps… Cela ne sert à rien qu’à t’épuiser et te faire du mal, à t’embrouiller l’esprit, alors que tu as besoin de toute ta lucidité en cet instant…
_ Pourquoi faites vous ça ? Pourquoi ? Pourquoi jouez vous avec moi ?
_ Mais… Je ne joue pas ! Loin de là, ce n’est pas un jeu, mais une bataille, une bataille dont tu dois être le vainqueur, si tu veux vivre. Et ton ennemi n’est pas celui que tu crois…
_ Qui est-il alors ? Et vous ? Hein ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?! Pourquoi… »

Ma voix se perd, s’éteint, mourante. Pas de réponse. Plus de rage. Seulement de la peur, une peur qui me tord les entrailles, seulement la faiblesse, seulement la résignation qui prend le dessus… Non ! Non ! Je ne dois pas me résigner ! Qui que soit cette personne, quelles que soient ses intentions, les miennes ne sont pas d’abandonner ! Alors, autant parler, quitter l’offensive, y aller plus intelligemment, me calmer, et comprendre ! C’est cela, comprendre !

« _ Bonne initiative, en effet… Comprendre… Oui, il faut que tu comprennes, c’est le plus important…
_ J’aimerais bien comprendre qui vous êtes au moins, ce serait un bon début…
_ Hmm… Tu peux me tutoyer tu sais, nous sommes bien plus proches que tu ne le crois, bien plus… Quant à te dire qui je suis, eh bien cherche, et trouves, fouille ta mémoire, tu verras…
_ Ma mémoire… Nous nous sommes déjà rencontrés ! C’est cela ?
_ Bien, très bien… Tu vois quand tu veux ! En effet, nous nous sommes déjà rencontrés… Allez, une piste, dans des circonstances analogues, à peu de choses près… Tu avais été lent à l’époque, qu’en sera-t-il maintenant ? Si tu arrives à te souvenir, alors cela ira plus vite…
_ Me souvenir de quoi ?
_ Tutut… Ne brûlons pas les étapes… Rappelles toi, doucement, laisse les souvenirs venir à toi… Une cellule sans porte, une vois qui te parle… Tu ne sais pas d’où elle vient…
_ Nom de Dieu ! Mais qu’est ce que c’est que ce… La voix… Ta voix… Un son horripilant, désagréable au possible, un son qui donne envie de se crever les tympans, de se réduire le crâne en bouillie pour ne plus avoir à entendre ce ton sarcastique, ce timbre grinçant, ces intonations moqueuses… Une cellule fermée, des murs couverts de sang… Il y a quelque chose…
_ Tiens, ça va peut être être plus rapide cette fois on dirait…
_ Chut ! Non ! Je l’avais, j’y étais presque, et toi tu… Tu… Non !
_ Oups ! Hahahaha… Oh, excuse moi, mais je n’ai pas souvent l’occasion de m’amuser, alors je fais durer le plaisir… Reprends, je t’en prie… »

C’est à devenir fou ! Je ne sais pas ce que me veut cette voix, ni la personne qui se cache derrière, mais elles sont pourtant bien réelles, ici, et me harcèlent !

« _ En es tu bien sûr ? Que je sois réelle… Qu’en sais-tu ? Tout est si étrange, tu le dis toi-même…
_ Ne cherche pas à m’embrouiller, je sens bien que c’est réel. Je peux toucher ces coussins, leur horrible surface lisse, glissante, sans grain ni relief, sans personnalité, cette odeur aseptisée, j’entends ce bourdonnement incessant perçant le silence de plomb ! Tout est trop précis pour n’être qu’un produit de mon imagination ! Et toi aussi ! Alors arrête ce cirque ! Dis-moi ce que tu veux, qu’on en finisse !
_ Non non non non non… Cherche ! Je vais te laisser réfléchir un peu, te laisser tranquille... »

Tranquille ! Elle est bien bonne celle-là ! Comment pourrais-être tranquille ? Cette histoire de dingue me rend fou, complètement barré ! C’est ça, je suis fou, et on m’a mis dans une cellule pour me calmer, pour que je ne fasse de mal à personne, que je ne me fasse pas mal… Ce doit être très grave pour qu’on me mette là dedans… Je dois être schizophrène, et cette voix, c’est moi-même qui l’invente ! Oui ! Non ! Non, ça ne tient pas debout ! Même dans les hôpitaux, il y a une porte pour donner à manger au prisonnier, alors où est elle ? Je ne l’ai pas vue… Je me lève précautionneusement et fais le tour de la pièce avec prudence, étudiant minutieusement les coutures pour déceler une quelconque trace d’ouverture possible, mais je ne vois rien : il n’y a rien ! Force est de constater qu’il n’y a rien de visible… Tout ceci serait il un pur effet de mon imagination ? La vois aurait raison ?

« _ Tu peux m’appeler autrement tu sais, j’ai tout un tas de noms…
_ Mais tu ne veux pas me les donner !
_ Bien sûr que non, tu es en passe de trouver, alors pourquoi t’aiderais-je ?
_ Pour m’aider à sortir de ce cauchemar !
_ Ah ! Tu continues sur la bonne piste… Introduction d’une notion intéressante, le cauchemar. Creuse donc là-dessus !
_ Sur le cauchemar. Eh bien la situation est cauchemardesque, mais… Mais attends ! Tout ici relève du cauchemar !
_ Oui… Oui… Continue… C’est très bien…
_ La voix horrible, le pire qu’il soit possible d’imaginer, une situation incompréhensible, un enfermement sans possibilité de s’en libérer… Je serais en train de rêver ?
_ Ah… Tu brûlais, maintenant tu te refroidis… Tu ne rêves pas à proprement parler, mais ça n’est pas loin du tout…
_ Ca y est, je sais. Je délire. »

C’est cela, je délire complètement. Je suis vraiment fou, dans ma tête, et je me suis inventé cette situation, je me suis inventé cette prison, ce geôlier et tortionnaire… Mais pourquoi ? Encore une fois pourquoi ?

« _ Parce que ! Parce que, ne chercher pas plus loin, tu a recommencé ! Je vais t’expliquer… Je ne suis pas un geôlier ou un bourreau moi, ne t’y trompes pas, je suis ton sauveur !
_ Mon sauveur ?
_ Tu es tellement faible dans ton esprit que tu te replies sur toi-même, que tu t’enfermes dans ton esprit, dans des idées, dans la prison que constitue ton état d’esprit borné. Tu te crois être moins que rien, n’être qu’un détritus, alors tu ne fais plus rien, tu t’enfermes chez toi… Mais tu n’es pas faible, loin de là, tu es doté d’une très grand force que tu t’obstines à nier, alors évidement, cela ne fonctionne pas. Je suis cette force. Et je ne suis là que pour te sortir de là. Mais comme je suis inconscient, je ne peux pas travailler au grand jour… Alors j’ai construit cette cellule, et je t’y ai mis. C’est la deuxième fois. La première, tu t’es cogné la tête contre les murs, si fort que tu t’es assommé, et tu en as été pour une bonne migraine qui t’a bloqué ici pour un moment. Cette fois-ci, j’ai pris mes précautions, et j’ai molletonné tout ça… J’ai bien fait, tu as recommencé… Preuve que tu as une force, tu n’as pas abandonné tout de suite… Pas ici. Parce que dehors, tu abandonnes tout le temps. Mais là c’est trop. Alors je fais mon devoir… Je te réveille ! Je te sauve de toi-même ! Quand je ne serai plus une voix grinçante, alors ce sera bon, tu te seras accepté.
_ Nom de Dieu… Mais, comment je sors d’ici ?
_ Eh bien trouve, trouve en toi-même, car si je suis au plus profond de toi, je ne peux te sortir d’ici, toi seul peux le faire, et tu dois le faire… Une fois tu as réussi, alors recommence, pense à ce que tu devrais être, à ce que tu dois être, à la force que tu dois trouver, et montrer ! »

Etre fort ! Tellement facile à dire, tellement dur à faire ! Mais quoi que soit cette voix, vrai ou faux, réel ou non, elle a raison, je dois arrêter d’être cette ombre que je suis devenu, allons-y, il est temps, temps d’être quelqu’un, temps de devenir quelqu’un…
La salle s’assombrit, se brouille, le blanc devient noir, le spot s’éteint, le bourdonnement disparait. Puis c’est une explosion de couleurs, de sons, de lumières, un mélange détonnant, chaotique, dans lequel je plonge, au cœur du maelström, balloté par les éléments déchaînés…
Et me réveille dans un lit complètement inconnu. Dans une pièce inconnue. Dans une maison inconnue. Par la fenêtre, le faible soleil rasant m’indique que le jour se lève à peine, et en même temps me permet de voir où je suis.
Allongé dans un lit à baldaquin, aux colonnes torsadées et dorées supportant un voilà de tissu pourpre et lourd, qui tombe en larges franges autour du matelas en lui-même recouvert d’un édredon épais et rougeâtre. Mon dos est appuyé sur un traversin gigantesque, finement brodé. Rien à voir avec les matelas une place complètement défoncé sur lequel je dors d’habitude, et mon oreiller tâché de café et de sang.
La chambre est plus grande que mon appartement entier, recouverte d’un parquet manifestement en if verni, et garnie de meuble antiques valant à eux seuls plus cher que l’immeuble où je loge au complet.
Je le lève et avance, surpris de ma difficulté à me mouvoir. C’est moi où les meubles sont étrangement hauts, tout comme la pièce ? Tout est tellement démesuré… Je jette un coup d’œil distrait au miroir qui orne l’un des murs, fait quelques pas et revient au devant de la glace.

« Nom de Dieu… »

Je n’ai plus devant moi le jeune homme bedonnant, mal rasé, aux yeux gris et aux cheveux noirs, mais une vieille dame, petite, courbée, aux yeux noirs, aux cheveux blancs et longs attachés en un énorme chignon, au rides profondes, tombantes. Je ne suis plus moi. Et manifestement, je ne sais pas qui je suis. Je pousse la porte de la chambre, et débouche sur un palier dans un escalier de marbre en colimaçon. Je le descends lentement, m’habituant difficilement à ces membres raides, à ces articulations rouillées.
Une entrée vaste comme la chambre, donnant sur une porte vitrée non polie, que je traverse à son tour, pour déboucher sur un immense parc. Devant moi, une allée goudronnée s’enfuit, rectiligne, dans une épaisse forêt, et forme une boucle devant le parvis, boucle sur laquelle sont garées un Aston Martin, un Mercedes et une Rolls Royce flambantes neuves. A qui sont ces voitures ? Pas à moi !
Je rentre et tourne à droite, passant dans une pièce qui s’apparente à une salle à manger, où une table seule trône, accompagnée d’une chaise. Sur cette table, une petite pile de courrier, que je regarde en quête d’informations. Des pubs. Rien que des pubs ! A moins que… Non ! Une banque. J’ouvre. Un relevé de comptes. Vais-je savoir qui je suis ? Quel cauchemar a succédé au précédent ? Non. Je ne sais pas qui je suis. Je sais juste que je suis riche. Immensément riche. Bien plus que tout ce qui est imaginable.
Ma voix sort, seule, forte, et pourtant je ne la reconnais pas, elle est vieille, rauque, pourtant douce… Une voix de femme, de vieille femme…

« _ Mais nom de Dieu, qu’est ce qui se passe ici ?
_ Cherche…
_ Quoi ? Encore toi ? Mais c’est pas possible !
_ Eh si, eh si… Mais j’en ai marre, alors je vais t’aider. Tu as dis que tu devais être quelqu’un, couillon ! Tu n’as donc rien compris ? Ce que tu dois être, ce n’est pas quelqu’un, c’est toi ! Toi-même ! Tu as encore trouvé une échappatoire, une déviation. Tu veux être quelqu’un ? Eh bien voilà, tu es une femme, vieille et riche ! Ca te va ?
_ Mais… Mais non !
_ C’est pourtant ce que tu veux au fond… Etre l’inverse de ce que tu es. Tu es jeune, tu veux être vieux, ne plus avoir tous ses problèmes propres à la jeunesse. Tu es pauvre, tu veux être riche, ne plus te préoccuper de ce foutu argent, hein ? Tu es un homme, alors, pourquoi pas une femme ? C’est différent une femme ? Tu piges rien ! Rien de rien ! Tu cherches à te fuir. Et moi, j’aide un abruti comme toi ! J’en ai marre ! Grandis un peu ! Un peu beaucoup même ! Assume toi mon grand. Ou plutôt mon petit, je devrais dire, un vrai gamin !
_ Ok ! Ok. J’ai compris. Je… J’ai compris, je vais faire ce qu’il faut.
_ Et qu’est ce que ça veut dire, ce qu’il faut ? Rien, nada, niet ! Tu vas être toi-même, et tu vas en être fier, ok ?
_ Ok… »

J’ai de la chance. J’ai quelqu’un pour veiller sur moi. Me réveiller. Mais tout le monde n’a pas cette chance. Alors faites attention. Ne vous laissez pas aller. Ne dormez pas. Soyez clairs et lucides. Soyez vous, soyez le vous que vous voulez, mais soyez le pleinement.




Voilà les défis:

quote]Je défie quiconque me racontera l'histoire d'un homme qui se réveille dans une chambre d'hopital psychatrique, une camisole de force sur lui, dans une chambre moeltonée et vide. Sans aucune sortie.[/quote]
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Veux-tu le même sujet ? Sinon, je te défie de raconter qu'un matin, tu te reveille et oh surprise ! Tu es devenu une très vieille femme riche.
Alors j'ai fait un mix, et voilà ce que ça donne...

« Modifié: 21 Novembre 2012 à 06:42:41 par Penruet »
Chuis censé signer là ? Mais j'ai même pas eu le temps de lire le contrat !

Hors ligne Ham

  • Scribe
  • Messages: 82
Re : [Défi] Réveil...
« Réponse #1 le: 20 Novembre 2012 à 22:33:31 »
Bonjour,

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Une salle vide, comme, deux mètres sur deux au sol, deux mètres au plafond, une petit cellule capitonnée, molletonnée d’épais coussins accrochés aux murs, un mur en lui-même de blocs de mousse qui forment un quadrillage.
tu as oublié un "e" à petite.
Puis "un mur en lui même de blocs de mousse" je trouve ça mal dit

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J’ai une camisole de force sur les corps
J'aimerais bien savoir si des gens en mettent par pur plaisir  :mrgreen:

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Qu’ai-je fait pour qui cela m’arrive ?
que?

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« Allons, tu le sais très bien, arrêtes de te voiler la face ! »
arrête

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Une voix aigue, éraillée, cauchemardesque a retenti
aiguë

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Ma voix se perd, s’éteint, mourante.
perds

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Seulement de la peur, une peur qui me tord les entrailles, seulement la faiblesse, seulement la résignation qui prend le dessus…
Je sais que c'est fait exprès mais je trouve ça lourd

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Rappelles toi, doucement, laisse les souvenirs venir à toi…Une cellule sans porte, une vois qui te parle…
Rappelle et voix

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Mais comme je suis inconscient, je ne peux pas travailler au grand jour…
Pour moi la voix n'est pas inconsciente, c'est son inconscience, mais par contre elle n'a pas de substance...

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tu en as été pour une bonne migraine qui t’a bloqué ici pour un moment.
tu en as été ... mal dit

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Mais quoi que soit cette voix, vrai ou faux, réel ou non, elle a raison
réelle

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et garnie de meuble antiques valant à
meubles

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C’est moi où les meubles sont étrangement hauts, tout comme la pièce ?
C'est toi  :mrgreen:. Nan plus sérieusement cette question semble être directement posée au lecteur, ça fait une rupture dans le texte selon moi. Genre on sort un peu du texte, on émerge car ça ressemble trop à une question d'un dialogue banal... je ne sais pas si tu vois ce que veux dire

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au rides profondes, tombantes.
aux

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boucle sur laquelle sont garées un Aston Martin, un Mercedes et une Rolls Royce flambantes neuves.
une

Citer
Soyez vous, soyez le vous que vous voulez, mais soyez le pleinement.
soyez le vous que vous voulez... bof, même si le message c'est tout bon

Lorsque la voix lui reparle à la fin, je l'attendais mais j'avoue avoir été un peu déçu de son explication sur un ton donneur de leçon. En plus ça contredit la fin car finalement l'homme n'est plus lui... Je pense que tu aurais pu laisser l e mystère sur ce virement de texte mais faire quand même revenir la voix à la fin... enfin bien sur comme tout ce que je dis c'est subjectif hein. ;)
J'ai trouvé dommage que mette avant ton texte le défi parce que finalement on a plus la surprise. Pourquoi ne pas le mettre à la fin ?  :-X
[EDIT: J'ai trouvé dommage que tu ne fasses pas une relecture sérieuse, certaines fautes auraient pu être évitées et ça aurait été plus agréable. Une autre chose: ton titre, je ne le trouve pas convaincant...  ??? ]
Sinon, ton texte il déchire grave, on vit avec le personnage sa frustration et on a tout autant que lui envie de savoir qui c'est cette foutue voix: très sympa. :)
Deux défis en un, tu t'es bien débrouillé!


Au plaisir de te lire,
Cdt,

« Modifié: 20 Novembre 2012 à 23:27:29 par Ham »

Hors ligne loana90

  • Calliopéen
  • Messages: 429
Re : [Défi] Réveil...
« Réponse #2 le: 20 Novembre 2012 à 23:16:10 »
Je te dis bravo, défi bien relevé. C'est vrai que tu aurais dû mettre l'intitulé à la fin pour qu'il y ai un effet de surprise pour les autres. Sinon ton texte est bien ficelé, ça m'a fait pensé par moment à "la petite voix" d'Eillen Caddy. Tes phrases sont bien tournées, j'aime beaucoup ton style d'écriture, l'oppression qui en ressort.

Hors ligne Penruet

  • Calliopéen
  • Messages: 514
Re : [Défi] Réveil...
« Réponse #3 le: 21 Novembre 2012 à 06:42:07 »
Merci à vous pour la lecture, je vais corriger...j'ai hélas relu, mais j'ai vraiment du mal à retrouver les fautes, faut que je m’entraîne...
Sinon merci à toi loana90 pour le défi, vraiment très stimulant, et intéressant ! :)

Je vais modifier mon message, c'est une bonne idée ( même si c'est un peu tard )...
Chuis censé signer là ? Mais j'ai même pas eu le temps de lire le contrat !

 


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