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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Blanche Allogène [Extraits]

Auteur Sujet: Blanche Allogène [Extraits]  (Lu 2191 fois)

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Blanche Allogène [Extraits]
« le: 08 Novembre 2012 à 11:01:55 »
Bonjour !


Loin de moi l'idée de distraire ou narguer les nanoteurs que je respecte et soutiens jusqu'au bout (je prends les devants).

Suite à une idée lancée par Lo sur un autre fil, je me permets d'inaugurer les extraits de textes longs par un petit passage de mon nano 2012.

Pour situer un minimum l'action, la narratrice est une fille de dix-sept ans en voyage avec ses parents.
Je n'ose pas en dire plus afin de ne pas spoiler.

Peut-être que d'autres extraits viendront. Le cas échéant, je les ajouterai dans ce même fil.
Dès que la pression (des fans, pas la bière) se fera trop grande, je lâcherai le nano complet dans l'arène face à vous.


Bonne lecture.
O.





[...] Après avoir remonté sans m’en rendre compte toute une rue bordée de colonnes, je me retrouve face à la mer. Et là, j’oublie tout. Les deux garçons, ma virginité, la France, les autres visiteurs, et même mes parents. Je m’abandonne à ce spectacle, qui ne m’aurait pourtant rien fait il y a quelques jours seulement. Je sens mon coeur envahi de plénitude. La mer, d’un bleu profond, est bousculée par un vent présent et chaud, créant des vagues bruyantes. Le ciel clair et sans nuage vient délicatement froisser sa surface, l’empêchant de monter trop haut. La terre presque rouge apporte un côté chaud à l’ensemble, appuyé par le soleil écrasant. Impossible d’en détacher mon regard. Quelques arbres apportent un peu de mouvement et de bruissement. Je me laisse emporter par la plénitude qui m’envahit. Qui peut avoir envie de meurtre ou de guerre dans un monde qui offre de pareilles merveilles ?
Une bourrasque me ramène à la réalité. Je vois mon père, à un mètre sur ma droite, enlaçant tendrement Djamila par derrière, la protégeant ainsi du vent. Eux aussi sont en pleine scrutation. Nous restons là de longues minutes, sans pour autant nous rendre compte du temps qui passe.
Les rires des deux jeunes qui font semblant de se jeter mutuellement à l’eau jouent l’effet d’un déclencheur. Djamila sort son appareil photo compact, et c’est un véritable concert de clics-clacs silencieux qui commence. Nous voulons tous trouver le bon angle, la bonne prise de vue qui pourra nous remémorer les sensations vécues ici aujourd’hui.
On se dirige vers une colline, sur notre gauche. Elle est couverte de ruines d’habitations. Ce devait être le quartier résidentiel. Il reste moins d’un mètre de hauteur aux murs, ce qui fait qu’on peut se rendre compte facilement de l’architecture sans pour autant devoir entrer dans chaque pièce.
Mon père commence à faire le con.
— Je suis Indianna Sebs !
Djamila le suit dans son délire et commence à le filmer.
— Tu prépares la bande-annonce de ton prochain film, Djamila Spielberg ?
Je les prends en photo tous les deux ensemble. Ils sont comme de jeunes amoureux. J’ai un léger pincement au coeur. Est-ce de la jalousie ? De la compassion ? Ou un début de remords de ne participer à leurs jeux ?
— Papa Jones, t’as oublié ton fouet !
Il me regarde, puis cherche dans ses poches. En mettant une main sur son chapeau pour qu’il ne s’envole pas, il crie.
— Merde, t’as raison ! Attendez tous, on va devoir refaire la scène !
Un couple de personnes âgées passe à côté de nous en rigolant. Nous leur emboîtons le pas. Le sol se transforme alors en sable, et je dois régulièrement secouer mes chaussures avec la pointe de mes pieds pour faire évacuer les petits gravillons qui se faufilent à l’intérieur. Au sommet, une grande esplanade. Le sol est recouvert d’une mosaïque en bon état, malgré son âge. Par contre, j’ignore pourquoi ils ont mis ces sortes de grosses pierres dessus. En les regardant bien, je me dis que ça devait être des sommets de colonnes, ou quelque chose dans le genre.
Djamila, qui vient de lire la pancarte, nous apprend qu’il s’agit d’une ancienne basilique chrétienne. Je ne prête pas attention aux détails qu’elle ajoute. J’admire le point de vue sur la baie et la ville. Je peux suivre tout le trajet qu’on a fait depuis l’entrée.
Je sors ma bouteille d’eau et en avale deux grandes gorgées. Ma “comme ma mère” engage la discussion.
— J’ai soif aussi, mais je me limite. J’ai déjà envie de faire pipi.
— Doit bien y avoir des toilettes quelque part, non ? Vers la sortie, peut-être ?
Si on en trouve, j’y ferais bien un petit tour, moi aussi. Je transpire beaucoup, mais c’est pas suffisant pour tout évacuer. Nous continuons la visite. Tantôt en extase devant de vieux cailloux. Tantôt en plongée mentale dans la mer. Tantôt imaginant comment les gens vivaient là à l’époque.
Soudain, sans nous en rendre compte, nous nous retrouvons devant la grille. Une petite flèche surmontée de deux inscriptions, l’une en arabe, et l’autre constituée seulement des deux lettres “W.C.” réveille notre enthousiasme. [...]


« Modifié: 08 Novembre 2012 à 11:15:26 par OliveDuWeb »
"Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse" (Coco Chanel)

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Blanche Allogène [Extraits]
« Réponse #1 le: 08 Novembre 2012 à 11:15:19 »
Bon, finalement le second extrait vient rapidement (oui, je suis en pleine relecture).

Contexte : la nuit tombée, sur la plage. Une voix masculine surgit de nulle part en appelant la narratrice par son prénom : "Emilie ?"




Je tourne la tête, mais ne voit personne. Pourtant je reconnais cette voix.
— M... Mohammed ?
Il s’approche et je distingue vaguement sa silhouette.
— Emilie, quelle surprise de te trouver là ! Je ne m’y attendais pas !
— Qu’est-ce que tu fais ?
— J’aime bien marcher, le soir. Pour me changer les idées. Tu veux m’accompagner ?
Mon père prend les devants.
— Qui est là ?
Je le rassure.
— C’est un des garçons du volley. Je vous laisse, ne fermez pas à clé, que je puisse rentrer.
— Ne tarde pas trop, quand même.
— Non, on marche un peu et on discute, c’est tout.
Il sait que je ne suis pas du genre à me jeter à corps perdu dans une fête. C’est pas mon genre. Par contre, me défiler, rester dans un coin pendant qu’on me cherche pendant des heures, c’est déjà arrivé. Mohammed s’en mêle aussi.
— Ne vous inquiétez pas, Monsieur. Je vous la ramène dans une heure maxi.
On commence à marcher. Il me serre d’un peu trop près, mais je ne dis rien.
— Alors, Mohammed, pas trop de courbatures ?
— Tu rigoles ? J’ai l’habitude de faire du sport, moi !
— Pas du volley, apparemment ! Ou tu vas me dire que c’est à cause des autres que vous avez perdu quinze à deux ?
— Je pense qu’on n’était pas prêts, c’est tout. T’aurais du nous dire que tu savais jouer comme une pro, aussi !
— C’est vous qui avez choisi le sport, je n’avais rien à avouer.
— Et quelle idée de nous demander de vous baiser les pieds ! C’était dégueulasse et humiliant !
— Vous nous auriez rien demandé d’humiliant,si vous aviez gagné ?
— Bien sûr que non !
— Ça aurait été quoi ? Embrasser avec la langue ? Une main dans la culotte ?
Je commence à m’emporter.
— Tu nous connais pas, arrête ton char !
— Je préfère pas savoir. T’as raison.
— C’était une vraie récompense de te toucher les pieds, en tout cas. Tu sais, j’ai craqué pour toi. T’étais vraiment canon en maillot. Maintenant aussi, hein, c’est pas ce que je veux dire.
Il essaie de me calmer par la flatterie. Le pire, c’est que ça marche.
— Je pense que vous avez tous craqué. Les autres filles l’ont bien remarqué, c’est pour ça qu’elles n’ont pas voulu faire la revanche.
— Ha, c’est pour ça...
Pourtant, il y en avait une qui était au moins aussi jolie que moi. La seule différence, c’est qu’elle ne se mettait pas en valeur. Cachée sous un voile, des manches longues et une jupe. En plein soleil et sur la plage !
— Faut avouer que vous n’êtes pas discrets, vous, les mecs, quand une fille vous branche.
— On est comme ça. Impossible de cacher nos sentiments. T’as déjà eu des liaisons sérieuses ?
— T’es direct, toi, au moins !
Il s’arrête de marcher, me prend par la taille, et m’attire à lui. Je sens ses lèvres qui cherchent les miennes.
Mon bras se détend comme un ressort, et ma main vient s’écraser sur sa joue dans un claquement sec. Je me recule d’un pas. Je ne sais pas si c’est la surprise ou la douleur, mais il s’immobilise.
— J’aime bien les gens directs, ok, mais là c’est du manque de respect. Envers moi, et envers ta religion. Bonsoir.
Tandis que je m’éloigne, il rassemble ses idées. Il hausse la voix pour être sûr que je l’entends.
— La religion, je m’en branle ! Casse-toi, espèce d’allumeuse ! Ha, la salope, je me suis mordu la langue !
Je crois que je vais faire un détour avant de rentrer. Faut que je me calme. Et faut que je réfléchisse aussi. Je marche droit devant moi. Je sais que je ne suis pas du tout dans la direction de l’appartement. Mais il n’est pas encore temps de faire demi-tour.
Je ne lui en veux pas pour ce qu’il a fait. C’est pas le premier, ni le dernier, à essayer de fourrer sa langue dans ma bouche sans ma permission. Je sais que les hommes sont comme ça. Enfin, pas tous, mais la plupart. Et ceux qui ne le sont pas, c’est pas par manque d’envie, mais par timidité. Non, ce qui me choque vraiment, et qui est nouveau pour moi, c’est qu’il me traite d’allumeuse. Je me rends bien compte que par rapport aux autres filles, je me mets plus en avant. En valeur. J’en montre plus. Mais je suis comme ça. C’est absolument pas pour provoquer leur testostérone. Je suis faite avec des seins et un cul. C’est Dieu qui m’a faite comme ça. Alors pourquoi les cacher ? S’il n’y avait pas de petits cons en manque, tout ça n’arriverait pas. En fait... C’est peut-être pas à eux de se contrôler. Ils sont faits comme ça, eux aussi, après tout. Et si toutes ces filles avaient raison ? Si c’était à nous, les femmes, de faire en sorte qu’ils ne débordent pas de la limite du convenable ?
Si j’ai réagi aussi violemment, c’est pas uniquement par principe. C’est aussi parce que je ne suis pas attirée par le contact physique. Je ne l’ai jamais été. Un garçon, un homme, c’est dans ma tête le moyen de fonder une famille, vivre à plusieurs sous le même toit, et éduquer des enfants. Il faut que je me fasse à l’idée qu’ils sont là aussi pour concevoir les enfants. C’est leur unique raison d’être. Je ne dis pas ça parce que leur rôle se limite à planter leur petite graine. Je dis ça parce que c’est la seule chose à laquelle ils pensent entre leur puberté et leur mort. A peu près. Alors si je les provoque, involontairement, faut pas que je m’étonne s’ils réagissent au quart de tour. Je regrette ce qui est arrivé. J’aurais jamais dû me mettre en bikini Tout ça est ma faute. Mon unique faute.
Les images de notre match me tournent dans la tête. C’est vrai qu’ils n’arrêtaient pas de me regarder. Les filles aussi, mais pas pour les mêmes raisons. Elles devaient me prendre pour une pute nymphomane qui ne cherche qu’à attirer tous les pénis qui passent à sa portée. Et je leur donne raison. C’est exactement ce que je suis. Ce que j’étais. Les choses vont changer. Je vais corriger ça.
Je regarde autour de moi. Je ne reconnais rien. On n’est pas venus aussi loin aujourd’hui. Sur ma droite, l’éclairage public de la rue me permet de voir où je mets les pieds. J’hésite entre repartir sur mes traces, ou prendre cette rue. Finalement, je décide de rester dans le sable. Même si je dois régulièrement en enlever de mes mocassins. Même s’il y a le risque de retomber sur Mohammed ou un de ses congénères. Lui, il ne risque plus de m’approcher. Et s’il a eu le temps de discuter avec les autres, ça sera pareil. Un coup d’oeil à mon téléphone m’informe que l’heure impartie est quasiment terminée. J’aurai un peu de retard. Mais je m’en moque. Enfin, non, pas tant que ça. Pour une fois que je ne fais pas exprès, j’aurais presque des remords. Et puis, après tout, c’est pas moi qui ai promis !
En reniflant, ce que je mets sur le dos de la fraîcheur, je constate que mes yeux sont humides. Ce sont ces pensées qui me mettent dans un tel état ? Ou bien le vent ? Hum, probablement un mélange des deux.
Je retourne mes bonnes résolutions dans mon esprit. Depuis n’importe quel angle, ça me semble de bonnes idées. Les seules idées à suivre. Peut-être que demain j’aurai tout oublié, ou que je considérerai tout ça comme des conneries, mais pour l’instant c’est ma nouvelle règle de vie. J’ai envie de tout effacer ce que j’ai pu faire par le passé et qui n’allait pas dans ce sens. Je vais consacrer ma vie à chercher mon futur mari, et je ne m’offrirai qu’à lui. Tous les autres n’auront droit à rien. N’exagérons rien, je ne vais pas m’enfermer, non plus. Mais je vais me réserver. Cacher ce corps. Eviter toute allusion ou geste déplacé. C’est toute ma manière de vivre que je suis en train de remettre en cause.
Est-ce que je divague, ou quoi ? Je viens de me rendre compte que je suis entièrement d’accord avec l’un des préceptes de l’Islam. Oui, enfin, les catholiques aussi font ça : abstinence avant le mariage, éviter de provoquer, etc. Si je me sens proche de l’Islam, c’est parce que je suis actuellement dans un pays musulman, rien de plus. Enfin, peut-être. Toutes mes idées se bousculent. Je commence à avoir du mal à réfléchir. De la fatigue, c’est ça. Je commence à être fatiguée.
Je me racle la gorge, qui était devenue sèche. J’entends alors mon père.
— Emilie ? Ça va ?
Un instant, j’ai l’impression de rêver.
— Vous m’avez suivie ?!
Djamila se défend.
— Heu... Non, on n’a pas bougé, nous. T’es juste revenue à ton point de départ !
Ils sont restés là tout ce temps ! Finalement, elle ne devait pas avoir si froid !
— Tout va bien, à part que les mecs sont tous des gros porcs obsédés, excuse-moi, papa. Je rentre.
Je les entends se lever alors que je prends le chemin de l’appartement.
— Attends, on vient aussi.


"Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse" (Coco Chanel)

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Re : Blanche Allogène [Extraits]
« Réponse #2 le: 09 Novembre 2012 à 10:18:19 »
Yop.
Ca a l'air plutôt fluide, comme fil, mais je t'avoues que c'est pe un poil trop banal pour moi. Dans l'environnement, je parle, l'ambiance, les personnages, toussa.
Du coup j'ai pas lu le second extrait, désolé. Même si je trouve plutôt justifié de démarcher dans la mondanité quand on souhaite faire le reflet d'une existence naturelle, ce qui est somme toute plutôt subjectif d'un point de vue création, je trouve que ça manque un peu de piment pour accrocher l'oeil aux mots.

Bon j'ai survolé le second extrait... j'ai pas grand chose à reprocher mis à part la taille des éléments dialogue/récit, dont les transitions passent du coq à l'ane avec des transitions un peu abruptes.

En gros...
.

Jon Ho

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Re : Blanche Allogène [Extraits]
« Réponse #3 le: 09 Novembre 2012 à 10:20:05 »
C'est qu'un extrait donc dur de se faire une idée.
Mais ça a l'air pas mal du tout.

Je repasserais en fin de nano

Bon courage ODW

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Re : Blanche Allogène [Extraits]
« Réponse #4 le: 09 Novembre 2012 à 10:40:48 »
Ben moi j'aime bien. Comme quoi, je suis aussi capable d’apprécier des textes qui ne se déroulent dans une dimension réelle  :D

Bon, c'est peut-être parce que je suis une femme et qu'on s'est toutes posé ce genre de questions un jour. Du coup chapeau pour l'immersion dans un cerveau féminin :o ça a pas dû être évident.
Après, le style est léger, ça se lit tout seul, on rentre sans problème dans les pensées de la jeune femme...

Bref, affaire à suivre pour ma part =)
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


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Re : Blanche Allogène [Extraits]
« Réponse #5 le: 09 Novembre 2012 à 12:04:08 »
Merci pour vos commentaires.
Par respect envers les autres nanoteurs, je ne mettrai pas l'intégralité avant le 1er décembre.

Dot : je l'ai déjà dit dans d'autres fils, je sais que mon texte manque d'originalité dans le fond. Pour moi, le but n'était pas d'être original, j'ai seulement utilisé une idée que j'ai jugée pas trop mauvaise pour faire sortir certaines choses de moi (comme dans chacun de mes textes, d'ailleurs, avis aux psychologues qui pourraient passer par là !  :mrgreen: ) J'essaie d'être réaliste aussi dans la manière dont le personnage pense. Je ne sais pas pour les autres, mais parfois, dans ma tête, je fais des transitions capillotractées. J'essaie donc de toujours garder une certaine logique dans les enchaînements, même si elle peut être tordue. D'ailleurs, quand on saute vraiment du coq à l'âne, il y a une rupture visible dans la narration.


Afin d'éclairer un peu les curieux, voici quelques explications sur les motivations qui m'ont animé durant l'écriture.

  • Premier défi auquel je me suis attaqué, c'est me mettre dans la tête d'une fille. Je l'avais déjà fait une fois par le passé, dans une première version de "chamaneries" (qui est en train de subir une métamorphose de longue haleine) et devant un accueil plutôt mitigé, à juste titre, j'ai voulu renouveler l'expérience. Le deuxième extrait porte sur un passage où, après un dialogue, elle se retrouve seule et réfléchit. Du coup, oui, ça fait deux blocs. Mais c'est pas toujours comme ça dans le reste du texte.
  • Deuxième défi : rester dans le monde contemporain, sans fantastique ni science-fiction. J'ai probablement contourné cela par des pensées parfois utopiques ou délirantes, mais qui restent du domaine de l'imaginaire du personnage.
  • Troisième défi : ne pas me noyer dans la transcription de mes différents voyages en Algérie et garder la tête hors de l'eau pour ne pas perdre le lecteur. Pour le savoir, il faudra attendre que quelques uns aient le courage de tout lire ;)
  • Quatrième défi : semer des indices qui ne permettent pas de deviner la fin, mais donnent envie de la connaître car, vous commencez à me connaître, j'aime surprendre dans mes rebondissements.
  • Cinquième défi : laisser une grande place aux sentiments. C'était le plus important et le plus difficile pour moi, qui m'attache habituellement beaucoup plus aux faits qu'aux ressentis. C'est ce qui a généré ces longues réflexions intérieures qui, je l'espère, permettront au lecteur de trouver des non-dits révélateurs.

Dans ma tête, ce texte est une longue nouvelle plutôt qu'un véritable roman. D'ailleurs, l'idée a changé plusieurs fois de forme : nouvelle, conte, et même comédie musicale (!!!) avant de devenir ce nano ; et j'ai longuement hésité sur le type de narration à lui donner : journal intime, blog, point de vue d'un autre personnage ou encore narrateur neutre.
"Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse" (Coco Chanel)

Jon Ho

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Re : Blanche Allogène [Extraits]
« Réponse #6 le: 09 Novembre 2012 à 12:11:38 »
L'intégralité ? Ca veut dire que t'as déjà fini ODW  :o :o :o

Hors ligne Krapoutchniek

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Re : Blanche Allogène [Extraits]
« Réponse #7 le: 09 Novembre 2012 à 12:34:12 »
Je confirme, c'est plutôt fluide. Pour un roman écrit en si peu de temps, c'est vraiment pas mal du tout  ;)

(Et je crois qu'ODW a terminé depuis hier ou avant-hier)
It will reveal its meaning when it lives in victory...

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Re : Blanche Allogène [Extraits]
« Réponse #8 le: 09 Novembre 2012 à 13:28:53 »
Pour ceux qui ne suivent pas les compteurs sur le site du nano, oui, j'ai terminé hier matin très tôt. Au final, ça fait 7 jours et 8 nuits, pour un total de quarante deux heures de rédaction. Cela fait une moyenne de 6300 mots par jour.

Pour la petite histoire, quand j'ai eu fini, il me manquait 200 mots pour atteindre les 50 000. J'ai dû faire quelques rajouts qui, je l'espère, ne se verront pas  :noange:
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Re : Blanche Allogène [Extraits]
« Réponse #9 le: 09 Novembre 2012 à 13:33:52 »
Waw !
Le sprint. Tu t'es créé un autre compte et tu vas en faire un autre (t'aurais même le temps pour en faire trois en fait) ou tu vas nous attendre à la ligne d'arrivée sur un transat en sirotant une menthe à l'eau ?
.

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Blanche Allogène [Extraits]
« Réponse #10 le: 09 Novembre 2012 à 13:46:50 »
Waw !
Le sprint. Tu t'es créé un autre compte et tu vas en faire un autre (t'aurais même le temps pour en faire trois en fait) ou tu vas nous attendre à la ligne d'arrivée sur un transat en sirotant une menthe à l'eau ?

J'aime pas la menthe  :P


Je suis déjà parti sur un autre projet, mais ça devrait se limiter à une nouvelle... ou pas. Au départ, je voulais utiliser une idée qui traîne depuis un moment dans un petit coin... enfin on va dire un coin de ma tête, pour éviter le double-sens, en réponse à un AT. Mais la limite du nombre de signes risque d'être trop contraignante. Du coup je me lance, et on verra bien ce que ça donne.
C'est complètement à l'opposé de "blanche allogène", à savoir un gros délire. Besoin de me lâcher un peu, probablement.
J'ai déjà le plan et j'ai commencé hier soir la rédaction. Faut pas perdre la main !
Titre provisoire : La Ferme !

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